JAC
par uno rigolo; co chemin franchit le canal A par iin pont.
On établit un compartiment inférieur lorsque la pente primitive du sol donne une différence de niveau de O”', 54, Les ados de ce second compartiment sont donc à 0"’,54 au-dessous des ados du compartiment supérieur et les eaux de colature des canaux peuvent alimenter le nouveau canal de distribution.
Voici, d’après Keelhoff, le coût par hectare d’une semblable installation.
Trace des travaux do francs
Terrassements i5o —
Mise 5 niveau des rigoles
de déversement. . . . r>0 —
Défoncement préalable du
sol doO —
Total ^370 —
Pour entretenir uno nappe d’eau continue, le canal doit débiter de 30 à 80 litres par seconde et par hectare, suivant le climat et la porosité du terrain. Il faut un surveillant pour 3 ha.
Irrigation par rigoles de niveau. — Les irrigations par rigoles de niveau, très économiques puisqu’elles ne de-
lU f
lüln
Irrigation par rigoles de niveau.
mandent aucun terrassement, sont fort employées pour les terrains dont la pente varie de 0"’,025à 0'",3()0 par mètre.
Ces irrigations comprennent {Fig,) :
Un canal d’amenée A B B'.
Des canaux de distribution C D, C' D', larges de 0'",30 à 0"’,50 et écartés d’environ 50 m.
Des rigolos a, ô, c, rf, qui suivent les
courbes do niveau du terrain et sont écartées do 10 à 20 m. ; leur largeur est de O"’, 25 et leur profondeur do O"', 15 à O"’, 30.
L’eau fournie par le canal d’amenée AB B' se rend dans les canaux de distribution CD, C'D'et, avec des vannes appropriées, on la fait refluer dans la rigole de niveau a; elle se déverse alors sur la surface du sol suivant les flèches et se rend dans la rigole b pour revenir vers les canaux C D, G' D'.
On peut donc irriguer à volonté uno seule bande de terre ou plusieurs.
I^e coût do cette irrigation est d’environ 50 à 75 fr. par hectare, non compris le défoncement.
l!sal»elle. — (Voy.
Robes).
— En boucherie, on appelle issues les parties animales n’entrant pas dans la consommation; cuir, cornes, pieds, suif, intestins , poumons; c’est CO qu’on appelle le cinqui èmc quartier.
En terme de meunerie, les issues constituent les différentes catégories do sons (Voy. Son).
Ivraie. - Plante de la"* famille des Graminées, du
genre Loliuin,
L'ivraie e n i -
vrante {L, te- Ivraieenivrante.
mulentum) est
une ijlante salissante dans nos récoltes {Fig,); lorsque ses graines se mélangent à des céréales, elle devient malfaisante. Un dix-huitième associé au froment donne des malaises ; un neuvième arrête la fermentation du pain.
Los semences de froment renfermant de l’ivraie doivent être parfaitement nettoyées au trieur.
•Waelièrc. — La jachère, c’est l’état d’une terre soumise, dans le cours de l’année, aux façons culturales qui ont pour but de la nettoyer et de l’ameu-
blir. La terre ne porte pendant co temps aucune récolte : on dit vulgairement qu'elle se repose.
La jachère est complète ou morte
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quand elle occupe le sol pendant une année tout entière; ce mode n est plus usité, les progrrcs do la culture tendent ù, le faire disparaître. La jachère a surtout été diminuée de durée; au lieu d’occuper le sol pondant un an, elle est devenue soit estivale^ soit hivernale.
I^a jachère d’été consiste dans la préparation du sol pondant quelques mois, après une récolte prélevée do bonne heure au printemps sur une terre devant être ensemencée à nouveau à la tin de l’été ou à l’automne.
La jachère d’automne ou d’hiver se fait avant do semer les plantes au printemps-
J^a pratique de la jachère est aussi ancienne que la culture, car il a toujours fallu prendre le temps de préparer la terre. On a souvent exagéré scs mérites et en Angleterre il s’est trouvé des cntliousiastes pour appuyer des systèmes do culture sur son emploi exclusif (Jethro Tull et le Révérend Smith).
Avec ses partisans, la jachère a été considérée : i® comme moyen do fertiliser le sol; 2® do rameublir; 3® de le nettoyer.
Los récoltes qui viennent après jachère sont généralement fort belles, il y a donc augmentation dans la production. Mais si l'on examine la façon dont cette production est obtenue on est contraint do reconnaître que c'est surtout par la nitrification des matières organi(iues azotées. Or, au lieu d’accroître la fertilité d’un sol, la jachère la diminue, puisf^ue la nitrification se produit toujours avec dégagement d’azote libre.
Comme ameublissement du sol, rien ne saurait remplacer cette pratique et les sols argileux surtout sont lieureusement modifiés sous l’influence dos façons multipliées qui caractérisent la jachère. Les fumiers qui sont alors apportés sont toujours mieux utilisés, les praticiens ont mis le fait parfaitement en relief.
Au point de vue du nettoiement, la jachère constitue un puissant moyen de destruction des plantes adventices.
Les mauvaises herbes et leurs graines se développent dans les mômes conditions que les plantes cultivées; c’est au printemps et à l’automne que se trouvent réalisées les meilleures conditions de germination; ce seraient donc théoriquement les époques qu’il faudrait choisir j)our appliquer la jachère. Mais on ne pourrait ensemencer.
Les adversaires do la jachère ont proposé d’obtenir le nettoiement du sol avec la culture des plantes étouffantes et celle dos plantes sarclées.
On no peut toujours satisfaire écono-
miquement et d’une façon absolue à la propreté des terres par l’adoption de ces procédés. Toutes les fois donc que le sol sera envahi par des plantes à rhizomes traçants ou par une innombrable quantité d’autres plantes vivaces ou bisannuelles ([ui résistent aux binages, il faudra adopter la jachère, qui reste au demeurant le meilleur moyen de préparer les terres négligées.
If inconvénient très grave (pi’elle^ présente, c’est de laisser le sol sans produit pendant une année.
Quant à la pratique de la jachère, elle comporte un certain nombre d’opérations, labours, hersages et roulages, qui doivent être donnés en nombre variable, suivant la nature minéralogique du sol et d’ai^rès la vitalité des plantes à détruire.
C’est pendant l’année de jachère que doit ôtre enfouie la fumure.
Si les engrais sont répandus longtemps avant l’ensemencement, dans les terres légères surtout, il y a déperdition do matières fertilisantes. Pour obvier à cet inconvénient, on a conseillé le semis après fumure de plantes à développement rapide : colza^ navette^ sarrasin^ moutarde blanche^ que l’on enfouit en temps voulu (Voy. Terre arable). Ces plantes utilisent les nitrates et les restituent après enfouissement à l’état organique. Au printemps, sous l’influence de la nitrification, les matières organiques seront décomposées et serviront à l’alimentation des plantes cultivées. J. T.
•lacciiiez (Ampélographie). — Cépage hybride de Vitis vinifera., V. æstivaiis et V. cinerea. 11 a été très employé dans le Midi comme producteur direct; mais on tend à l’abandonner, car ses vins conservent toujours un goût spécial et une coloration jaune violacée. De plus, le Jacquez est très sujet au mildew et au black-rot.
Comme porte-greflés, il a rendu au début beaucoup do services; actuellement on reconnaît que sa résistance phylloxérique n’est pas toujours suffisante ; il y a lieu de lui substituer des cépages possédant la môme aire d’adaptation : Riparia x Rupestris, Rupestris du Lot, olfrant toute garantie contre les piqûres du phylloxéra, •litrclo. — Voy. Jardon.
•Ittrcliii. — C’est le lieu où l’on se propose de cultiver les légumes., les fruits, les fleurs et les plantes d'agrément. On peut donc avoir :
l«Un jardin potager (légumes).
2® Un jardin fruitier (arbres à fruits); 3^ Un jardin d’agrément, qui devient un parc avec la culture des essences ligneuses ornementales.
Nous nous occuperons seulement du
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Mur sunnoiité d un chaperon et muni d’un abri (Face et coupe).
Oa clôt le jardin par des haies ou par des murs.
jardin potager et du jardin fruitier; | pour le soustraire aux déprédations des le plus souvent, la culture des arbres I animaux nuisibles et des maraudeurs fruitiers est associée à celle des légumes. Il y aexception, cependant, toutes les fois que l’on veut faire du jardin fruitier un objet de spéculation.
Quand on réunit dans le même lieu les légumes et les fruits, le jardin prend le nom de potager - fruitier. Par des^ dispositions spéciales, dans le tracé de la plantation, on arrive ' d’une façon presque parfaite à concilier la production fruitière et celle des légumes . Examinons les points principaux qui peuvent satisfaire à ces conditions.
Nature du sol. — Le sol sans contredit le meilleur est une terre argiîo-siliceuse contenant en outre une certaine dose de calcaire , profonde , perméable , afin que les racines des arbrespuissent se développer facilement; les légumes y donnent d’excellents et abondants produits.
Exposition. — Pour ^le jardin potager-fruitier l’exposition a une réelle importance; elle agit effectivement d’une façon très intense sur le plus ou moins de précocité des fruits et des légumes. La ^ |\ meilleure exposition est celle du sud ou à son défaut cellede l’est.
Etendue. — La surface à adopter doit varier avec le but que l’on se propose. Si l’on veut créer un jardin en vue de la spéculation, il faut mettre la surface en rapport avec les bras que l’on veut employer. Si le jardin potager-fruitier n’a pour but que de procurer des fruits et des légumes nécessaires à une famille de 4 ou 5 personnes , il
Clôtures. — Le jardin doit être clos \ Les haies (Voy. Haies) sont moins