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nées, l^a jnsquiamo noire {Hyoscyamus niyer) croit surtout sur les bords des cliomins, en terrains légers et calcaires. Son port est le suiv’^ant :
feuilles inférieures en rosette, tige atteignant 0'”, 80 à 1 m. de hauteur; toute la plante est hérissée de poils mous, visqueux, qui répandent une odeur vi-
reuse. I^es fleurs sont jaune pâle, parcourues par un réseau de veines pourpres; le fruit est induvié par le calice
La pisquiame est une plante veneneuse ; elle renferme un alcaloïde végétal, V hyosciaynine^ qui lui communi- (j[uo ses propriétés malfaisantes.
KaVnite. — Sel extrait des mines de Stassfurt (Allemagne), employé comme engrais potassique.
— Insecte de Tordre des Hémiptères, à corps globuleux, portant des épines sur chaque segment.
La principale espèce est le kermès des teinturiers {K. vei'miLio) vivant sur le chône kermès {Quei^cus coccifera)^ que Ton rencontre dans les garrigues du midi do la France. Le kermès est do couleur rouge, les femelles sont aptères,les mâles possèdent des ailes {Fig.).
Après la fécondation, la femelle dépose ses œufs sous e 1 1 c,l euraccumulationfait remonter la paroi abdominale
Kermès très grossis
(l cl O, Mâles. — *2 et 3, fnscctcs desséchés comme on les rencontre dans le commerce. — 4, Jeune lemeUe. — 0 et 7, Insectes vus de prolil et de dos).
contre la dorsale et la femelle meurt; I La liqueur que Ton obtient possède elle reste néanmoins fixée sur les | une saveur spéciale qu’il faut attri-
branches pour protéger ses œufs.
Dans le midi de la France, avant la découverte do la cochenille, les kermès du chêne étaient très recherchés; on récoltait les coques des femelles desséchées ;elles étaient vendues en droguerie sous le nom do kermès animal ou de graines tV écarlate.
Les kermès sont employés pour la teinture; traités par l’acide acétique, ils fournissent une couleur rouge très solide et très appréciée.
Kirseli. — Le kirsch est le liquide alcoolique que Ton obtient en laissant fermenter les merises et en les soumettant ensuite à la distillation.
LABOUR
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buer à la présonco de Tacide cyanhydrique dans les noyaux do merises.
Kyiiite. — Le kyste consiste dans une tumeur superlicielle ou profonde, cornpiètcment close et renfermant à Tintérieur un liquide souvent très épaissi.
1^0 kyste extérieur s’annonce par un bourgeonnement arrondi, do consistance molle ou un peu dure.
Son traitement est tout à fait chirurgical ; il nécessite donc la présence de riiommo de Tart.
— Famille do plantes dicotylédones, renfermant un grand nombre d’espèces possédant des propriétés condimontaires et médicinales.
Certaines Labiées sont ornementales, mais on no rencontre pas, dans cette famille, do plantes agricoles.
Voici les caractères essentiels de la famille : végétaux herbacés ou ligneux, à tige carrée ; feuilles opposées tleur
possède unecorollo à deux lèvres {hilablêe) ; par exception , elle devient iinilabiée comme dans les genres < Lamium et Galeopsis ; tubuleuse chez les Menthes.
On trouve quatre ovaires au fond du calice, quatre étamines didynames.
Los Labiées sont aromatiques, elles possèdent une odeur agréable ; dans toutes leurs fleurie de thym),
parties on trouve
une huile essentielle, stimulante, stomachicjue et pectorale. Ce sont des plantes labiées qui donnent l’essence do menthe, de romarin, de lavande, etc. L'eau do mélisse des Carmes est faite avec la mélisse et l’angélique (cette dernière, ombellifère).
l7a.l»oiir. — Le labour est une opération des plus importantes ; c’est do son exécution parfaite que dépend la réussite des récoltes confiées au sol.
11 consiste à, découper toute la terre à travailler en prismes qui sont retournés, de sorte que la partie inférieure de la couche arable reçoit par ce moyen l’influence des agents atmosphériques. Plusieurs phénomènes peuvent alors se réaliser :
1® Ameublissement du terrain sous l’action mécanique des instruments agricoles et par l’intervention de la gelée.
2® Comme conséquence, aération du sol.
3® Destruction des plantes adventices.
4® Knfouisspment des engrais.
5® Hocouvrement des semences répandues à la volée.
6® Mélange dans certains cas des diverses couclies de terre et répartition do l’humidité dans la masse remuée.
l.»es labours ont donc des effets multiples : ils facilitent la pénétration do l’oxygène de l’air qui active la nitriflcation des matières organiques; le sol est rendu perméable aux eaux pluviales; rameublissonjcnt et la division permettent aux radicelles des j)lantes cultivées de s’étendre, de se développer en môme temps que sont détruites les plantes de la végétation spontanée, l.cs fumures d’origine végétale, les fumiers et les engrais verts surtout, ne sauraient être incorporés à la terre d’une façon convenable sans la pratique des labours.
Moyens d’effectuer les labours. — On laboure tantôt avec des instruments à bras ou le plus souvent, en grande culture, au moyen de machines mises en mouvement par des animaux de trait ou la force de la vapeur.
Les instruments à ])ras doivent être divisés en deux groupes : 1® ceux avec lesquels on entame le terrain par pe>’cussion; 2® ceux qui entrent dans le sol par simple pression. Dans le premier groupe rentrent: \^pioc!ie{Kig , /), le pic 2) et la houe {Fig- S); dans
le second, la bêche {Fig, 4).
Les formes do la boche sont des plus diverses; le plus généralement la lame a une section trapéziforme de 0"’,25 à 0*",27 de largeur en haut et O"’, 21 à 0’”,23 en bas, la hauteur est d’environ 0'",30 à 0*",35. Elle est munie d’une douille qui sert à l’unir au manche d’une longueur variable, depuis 0*",75 à 1*",50. I^a lame est courbée transversalement, quelquefois aussi longitudinalement; neuve, elle pèse 2 kg. environ.
Quelle que soit la forme de la bêche, son emploi exige quatre opérations :
LABOUR