Bêche (Disposition du labour à la
LABOUR
LABOUR
enfoncer l’outil ; 2^ détacher la motte ; 3^ la soulever ; 4® la retourner et la déposer.
Pour effectuer un labour à la bêche, on commence par enfoncer la bêche en rinclinant 5) afin d’ouvrir en
tête de la surface à labourer, une iaugo J, d’une largeur double à celle de l’épaisseur de la motte ; la terre de cette jauge est reportée à l’extrémité A du terrain et servira à combler la tranchée qui se trouvera formée à la lin du travail {Fig . 7). I/ouvrier agit en quatre temps ainsi que nous l’avons indiqué, puis il écrase la motte, enlève les pierres et les racines. Avant l’hiver, le labour est toutefois laissé brut pour que les agents météorologiques aèrent le sol et désagrègent les mottes.
La quantité de travail effectué avec la bêche varie suivant l’habileté et l’activité du laboureur, la profondeur du labour et la ténacité du çol. On admet en moyenne qu’un homme peut retourner par jour 150 mq.
Dans les sols pierreux, on substitue à la bêche, la fourche à deux ou trois dents {Fig. 6’), dont les pointes évitent les oDStacles que le tranchant rencontre forcément. En terre collante, la fourche adhère moins aussi et devient plus facile à manier.
Charrues. — En grande culture, c’est toujours à la charrue que l’on a recours pour effectuer les laVjours. I^importance de cet instrument est considérable ; aussi est-il constamment depuis plusieurs années l’objet de perfectionnements avantageux (Voy. Charrues).
Les charrues sont le plus généralement mises en mouvement paV des animaux de trait : chevaux ou mulots, bœufs ou vaches. Ils déploient leur force sur l’instrument par l’intermédiaire des harnais et des volées d’attelage (Voy. Harnachement, Palonnier).
Pour être à même de juger un labour, il faut que l’examen porto sur les données qui en font la caractéristique ; nous devons donc étudier :
A. La largeur de la bande retournée.
B. La profondeur de la raie ouverte.