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Planches moyennes

Labours à plat. — Le labour à plat consiste à ramener toutes les bandes de terre dans le meme sens; on enraye sur un côté du champ et on ternime sur le côté opposé. Il n'y a donc pas de dérayures, le terrain présente une série de bandes de terre couchées les unes sur les autres du meme côté et sans interruption (Fig. 21), Ces labours se sont très répandus dans la grande culture depuis la confection des brabants doubles dont le travail est excellent. Les semoirs, les moissonneuses, les herses multiples fonctionnent facilement sans obstacles créés par une enrayure trop haute ou une dérayure trop creuse.

Quelle que soit la dimension des planches que Ton ait adoptée, il reste toujours aux deux extrémités, perpendiculairement à la direction dos oandes, une largeur de 4 m. pour deux chevaux, sur laquelle les animaux ont tourné ; on la désigne sous le nom de chaintre ou fourrière.

La chaintre est labourée transversalement soit en endossant, ou en refendant.

Aün que cette chaintre soit régulière et ne forme pas une partie surélevée, il importe de terminer toutes les raies à la même distance du champ. Si la terre colle et adhère au versoir, celui-ci doit être netto^-^é avant d’elfectuer la tournée et avant de recommencer la nouvelle raie.

Conditions d'un bon labour. — Il existe un ensemble de conditions qui doivent

se trouver réunies dans tous les cas pour constituer un bon labour :

1° Il faut que la raie soit coupée par le soc parallèlement à la surface, sur toute sa largeur et non sur une partie seulement, qui laisserait intact un bourrelet ou saumon, simplement recouvert par la terre renversée.

2® Le yiarallélisme des bandes doit être bien observé, do même leur égalité de largeur {Fig, 20).

3^ Les bandes doivent être renversées de façon que l’aération soit aussi grande que possible.

4« I^a direction du labour doit favoriser récoulemcnt des eaux sans provoquer des érosions.

5" Le labour doit être donné quand la terre possède un degré d’humidité convenable, 15 0/0 d’eau environ.

Sans doute, en pratique, la détermination exacte do ce degré d’humidité est fort difficile pour un cultivateur ne disposant pas de laboratoire. Son observation y supplée alors, la connaissance de son sol le guide en pareil cas, et il sait parfaitement quand sa terre est do bonne prise.

*Ce sont les propriétés physiques du sol qui déterminent son état au moment du labour. Faute de ne pas les observer, on s’expose à diminuer la productivité des terres, à obtenir, suivant l’expression consacrée, une terre gâtée.

Suivant les uns, c’est surtout en labourant les terres lorsqu’elles contiennent un excès d’humidité que l’on développe ces phénomènes ; le labour arrache la ten^e,, elle est corroyée et comprimée - Assurément l’état d’un semblable sol ne sera guère favorable à la production des récoltes et il faudra de nombreuses façons pour obtenir à nouveau l’ameublissement et l’aération ; mais en principe il faut admettre que tout labour qui développe la propriété physique dominante d’une terre tend à la gâter. Ainsi une terre très légère no saurait être labourée pendant une ])ériode de sécheresse ; la porosité serait augmentée et l’aération d’une activité extrême évaporerait toute l'eau : la terre serait gâtée. De même une terre argileuse ne doit pas être labourée trop humide, car sa compacité et son imperméabilité augmentent encore. Ce qu’il faut en semblable cas, c’est un jugement absolument sain, basé sur une connaissance parfaite des propriétés physiques des terres.

Nombre,^ époque et succession des labours. — Le nombre des labours nécessaires pour obtenir le résultat désiré varie forcément encore avec les propriétés physiques du sol et les exigences des récoltes qui doivent y être

Fn.G/ossep

LABOUR (suite)

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