LAD
faîtes. En étudiant la culture des plantes, nous indiquons, pour cliacune d’elles, la préi)aration spéciale que le sol doit recevoir. D’une façon générale, les terres compactes demandent })lus do labours que les terres légères.
Quant h l’époque des labours, ils peuvent être exécutés en toute saison, sauf pendant la période des gelées ou des fortes sécheresses. Les labours profonds doivent être entrepris avant l’hiver, adn que les gels et dégels désagrègent le sol et le pulvérisent.
De même les terres qui doivent porter des semis de printemps sont toujours favorablement retournées avant les froids, elles sont aiithivernées.
Au printemps, on no donne que des labours ordinaires ou superficiels; il faut veiller, à cette saison, que les haies dessécliants ne durcissent pas la terre et souvent il est d’une sage mesure de lierser le soir tout le travail de la journée. On évite ainsi la formation de croûtes et do mottes dont la réduction serait excessivement difficile.
Pendant l’été, on n’etlectue que des labours de semaille et de jachère (Voy. Jachère); ces derniers ont pour but le nettoiement du sol. — J. Thiuondeau.
— La lactation est la fonction qui consiste dans la sécrétion du lait par les mamelles des animaux domestiques. Nous aurons l’occasion de voir tout ce qui s’y rattache en faisant l’étude du lait et en examinant la constitution des mamelles, l^uis, au mot Laitières, le lecteur trouvera des explications complémentaires sur diverses causes capables d’exercer une action prépondérante sur la lactation.
La sécrétion du lait commence après la parturition ; la durée do la lactation est variable même chez les animaux d’une même race; en moyenne elle est de 300 jours.
J.«es aptitudes laitières d’une même vache augmentent depuis le premier jusqu’au sixième vêlage; elles diminuent ensuite.
^ Le lait s’extrait du pis par mulsion : c’est ce qu’on appelle l’opération de la traite (Voy. Traite).
M.ueti€|iic (Acide). — I/acide lactique est le corps qui prend naissance dans le lait sous l’influence du feri^^ent lactique. La caséine est alors ])récipitée, le lait aigrit et se coagule.
l^acire. — Les taches de ladre sont constituées, chez les animaux, par des parties de la peau dépourvues de matière colorante {pigment) et se présentant sous un aspect rosé. Elles apparaissent le plus souvent au pourtour des ouvertures naturelles : anus, vulve,
fourreau, lèvres, narines. Les taches de ladre servent dans le signalement des animaux (Voy. Robe).
l^atlrecie. — Maladie parasitaire du porc, encore désignée sous le nom de cijsticercose parce (iu’elle est caractérisée par le aéveloppement dans les muscles du porc d’un cysticergue issu de l’œuf du ver solitaire de l’homme.
Voici ce qui se passe dans la reproduction du ver solitaire {Tænia solium).
Les œufs de ce parasite sont expulsés avec les excréments liumains et avalés par le porc qui fouille les tas d’immondices. Dans reslornac du porc, les œufs se transforment : ce sont des sortes d’embryons munis de crochets; ils traversent ainsi l’estomac et les intestins, arrivent dans les vaisseaux sanguins et se trouvent portés ]>ar le sang dans les diverses parties du corps. A l’intérieur des muscles, les embryons })erdent leurs crochets et deviennent des cysiieerques. On constate alors un plus ou moins grand nombre de kystes ovoïdes et blanchâtres longs de 0*",01 à 0"^,0*2, larges de 0'”,005 à0^",01, placés parallèlement à la direction des laisceaux musculaires. Lorsque le jjorc ladre sera tué, que sa viande sera consommée, si elle est mal cuite, les c^'sticerques avalés j>ar l’homine se transformeront à nouveau en ver solitaire.
Sur le porc vivant, les symptômes de la ladrerie ne se manifestent pas d’une façon très intense, si bien que ratfection peut passer inaperçue. J^a maladie est révélée quelquefois par la localisation des cysticêrques dans le cœur, le poumon ou le foie : les sujets deviennent faibles, anémiques, avec la voix enrouée, ils éprouvent du vertige et des convulsiops. Les cysticerques, dans ce cas, sont souvent très abondants sous la langue et on s’en rend compte par le langueyage. Cette opération consiste à coucher le porc et à le maintenir convenablement, on lui passe un bâton dans la bouche, ce qui permet d’examiner sous la langue les cysticerqiies qui se présentent semblables à des vésicules dont la grosseur varie du volume d’un grain de chènevis à celui d’un pois. A cet état, les grains ladri(iues sont vulgairement appelés gi'êlons.
La ladrerie est une maladie incurable; seulement elle peut être sûrement évitée en tenant les porcs en stabulation complète. Les progrès de l’élevage tendent du reste à réaliser ce desideratum, si bien qu’avec de bonnes conditions hygiéniques, cette affection deviendra de plus en plus rare.
I.»a ladrerie est un vi,ce rédhibitoire, prévu par la loi du 2 août 1881 (Voy.
Vices rédhibitoires).
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LAIT
— Voy. Carex-
lL«aine. — La laino ost un produit de sécrétion des bulbes pileux de la peau du mouton, so distinguant des autres poils par sa finesse, sa souplesse, son élasticité. Chacun des filaments laineux porte le nom de brin; les brins so groupent do façon spéciale pour former dos mèches; rensoinblo dos mèches constitue la toison.
Du brin. — Il faut considérer sa finesse y sa régularité^ sa longueur.
finesse s’apprécie par le diamôcre; on s’en rend assez facilement compte à l’œil nu, en plaçant le brin do laine sur un fond do couleur sombre. La finesse varie avec les races do moutons, les laines superfines et extra-fines n’ont qu’un diamètre do 0“*”,01, les laines fines oscillent entre et
Cmm,o3, les laines grossières et communes vont au-dessusdc ce dernier chiffre.
La régularité du brin est parfaite lorsqu’il a le môme diamètre dans toute sa longueur; c’est un indice que les animaux ont toujours été bien nourris, que la sécrétion laineuse s’est produite normalement avec la môme intensité. Lorsque les animaux souffrent, que l’alimentation est insuffisante, par exemple dans la saison d’hiver, la laine produite a un plus faible diamètre, elle est affaiblie dans sa partie moyenne et porto le nom do laine à deux bouts ou fourchue. La laine fourchue se rencontre encore chez les brebis épuisées par la lactation.
Les brins possèdent dans chaque race des caractère s particuliers P ro venant do la disposition de Fou vertu rc des follicules qui les sécrètent.
Chez les mérinos, la laine est en zigzags; boaucou P d’autres races produisent de la laine fine, simplement frisée ; quand les flexions sont rapprochées, elle est ondulée ; si le brin est droit, elle est lisse {Fig.).
La longueur du brin est aussi à considérer ; à égalité do finesse et de flexions, la toison la plus appréciée sera celle dont les brins seront les plus longs, parce que son poids sera plus considérable.
Brins de laine vus au microscope.
On remarque encore dans le brin do la douceur et de la souplesse coïncidant avec un certain degré do résistance qu on appelle le nerf. La douceur s apprécie fort bien en frottant le brin entre le pouce et Tindex. Elle est le résultat do fa présence d’une matière grasse appelée comuinnèment suinty formée de corps gras dont les principaux sont VoléinCy la palmitine et la stéarine.
Lorsque le suint est très riche en oléine, il reste fluide ; il est faiblement coloré, imprègne considérablement le brin et Ipi donne une grandesouplesse.
Quand le suint est pâteux, plus ou moins gluant, c’est la palmitine qui domino; la laine est moins élastique. Enfin le suint épais, coloré, ost riche en stéarine qui enveloppe le brin sans le pénétrer; la laine est cassante, on la dit sèche.
Mèche. — La mèche ost formée par le groupement des brins.
Lorsque les mèches sont de diamètre égal à la base et au sommet, on les dit cylindriques ou carrées. Dans ce cas, la toison est généralement serrée, tassée, les brins sont uniformément frisés ou ondulés, symétriquement placés sans s’ontro-croiser. La toison est lourde.
Si, au contraire, les mèches sont pointueSy par conséquent plus fortes à la base qu’au sommet, la toison devient ouverte ou mécheuse. Le plus souvent la laino est grossière et, de plus, la toison est toujours souillée par la poussière, les débris do fourrages qui en altèrent la qualité.
Toison. — La toison tire nécessairement scs qualités de l’exposé qui vient d’étre fait. Seulement il y a lieu do remarquer que toutes les parties du corps ne fournissent pas de la laine do même qualité. — J. T.
— Le lait est le liquide sécrété par lesglandes mammaires desfemelles dos mammifères. Il est blanc, opaque, à réaction acide, de densité variant entre 1,029 et 1,033 à la température de 15®. Le lait renferme une grande quantité d’eau tenant en suspension et en dissolution des matières diverses: chlorures et phosphates de chaux, du lactose ou sucre de lait, de la caséine, des globules gras.
Si on examine une goutte de lait au microscope, on aperçoit en suspension dans le liquide des globules de forme arrondie, entourés d’un liséré brillant {Fig.). Ce sont des globules gras qui, agglomérés par le barattage, produisent le beurre {^oy. Beurre).
Voici la composition moyenne d’un lait de vache :
DICTIONNAIRE d’aGRIGULTURE.
LAIT
LAIT
Ces proportions sc modifient beaucoup avec les especes animales : chez
Cas(5îne. .
Beurre . .
Lactose. .
Sels divers Kaii
Goutte de lait vue au microscope.
la chèvre, il y a seulement 3 0/0 de lactose; chez "la jument, il y a plus d'eau, j^lus de lactose, moins de caséine.
Le lait abandonné au repos dans un vase se sépare en deux couches distinctes, supérieurement la crème, audessous le liquide débarrassé de la matière grasse. Le lait, écrémé ou non, au contact de Tair ne tarde pas à s'altérer, le lactose se transforme en acide lactique, la caséifie se coagule, le petit-lait surnage.
Si on soustrait le lait à l’action do Tair, par conséquent à celle des ferments, on peut etfectuer par le repos une sorte d analyse immédiate. Il suffit de prendre un tube, do le chauffer à l*20o et do l’approcher rapidement du pis de la vache préalablement bien nettoyé ; on l’emplit de lait et on le ferme par un tampon de coton. Les germes ne s’étant pas répartis à l’intérieur du liquide, la coagulation ne sc produira pas, le lait sc conservera indéliniment, les modifications qu’il subira seront toutes physiques.
Inférieurement une couche de sels, au-dessus, do la caséine solide, blanche, ayant l’aspect de la porcelaine ; elle est surmontée par une autre couche plus grisâtre appelée caséine dissoute; ces deux parties forment le sérum du lait, riche en lactose. Elles sont recouvertes par de la crème ou matière grasse {Fig.)^
Le lait est coagulé par les acides:
la présure (Voy. Présure) produit aussi la coagulation rapide.
Le lait est utilisé en nature; on s’en sert aussi pour la fabrication du beurre et du fromage (Voy. Beurre, Fromage).
Analyse du lait. — Les procédés d’analyse chimique sont très compliqués et complètement hors du cadre ue cet ouvrage. Les méthodes rapides qui ont été préconisées pour mettre sur la trace des falsifications fournissent très souvent des résultats incertains. Mais le cultivateur peut mettre à profit les indications qu’elles donnent pour comparer le lait des divers animaux d’une même étable. C’est à ce titre simplement que nous voulons dire quelques mots du crérnomètre et du lacio-densimètre.
En principe, le crérnomètre est un vase ou un simple tube de verre cylindrique, fermé d'un bout et portant à sa jiartie supérieure un trait horizontal. Au-dessous, on a formé des divisions dont chacune d'elles correspond à un centième du volume limité par le trait supérieur. On voit de suite avec quelle facilité on peut apprécier la quantité de crème fournie par un lait. Le cré-
Matière grasse.
Caséine dissoute.
Caséine solide.
Sels.
Séparation des éléments du lait en l’absence de lernients.
momètre peut aussi servir pour se rendre compte du degré d’écrémage par les appareils centrifuges.
Le lacto-densimètre sert à apprécier la densité du lait; on l’appelle encore pèse-lait; les graduations qu’il porto renseignent suffisamment quand il s’agit de comparer les laits des divers animaux de l’exploitation.
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LAIT
Pour juger dans les mêmes conditions d’alimentation le lait do plusieurs vaches, il faut avoir plusieurs crémomètres, et on a fait alors ce qu’on appelle un crémo-lacto {Fig .)• Cet appa-
d inscrire les résultats et de les consigner plusieurs jours do suite. — J. T.
— On désigne sous ce nom la pièce où on dépose le lait pour le convertir en beurre. Autant que possible, ce bâtiment doit être isolé des bâtiments de la ferme ou tout au moins
Crémo-lacto.
reil renferme douze crémomôtres qui peuvent servir d’éprouvettes pour prendre la densité. Un tableau permet
Siphon h fenueturc hydraulique.
éloigné des écuries, étables et porcheries. La laiterie doit être constamment maintenue très propre et la température uniforme entre 12® et 14®. L’uniformité de la température s’obtient par une épaisseur convenable des parois du local (murs pleins ou mieux à double
Laiterie (Plan). R, Réception du lait. — N, Lavage des appareils et instruments.
C, Chaudière. — E, Evier. — T, Tables. — D, Pasteurisateur. — E, Ecrémeuse. —
B, Baratte. — M, Malaxeur.
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paroi), par renfoncement dans le sol, une exposition convenable et au besoin par des appareils de chauffage. I^e nettoyage est facilité par un bon pavage, la proximité d’un robinet permettant do faire do fréquents lavages. Les murs seront unis, enduits au mortier do ciment, la partie inférieure complètement recouverte de ciment do Portland. L exposition doit être au nord avec abri au midi.
Les fenêtres sont constituées par des ouvertures do petites dimensions :
0“',50 do large et 0*”,70 de hauteur, munies extérieurement do toiles métalliques pour éviter la présence des insectes.
Le sol sera imperméable, en dalles do schistes, on carreaux do faïence ou en béton : cela dépendra des ressources locales. Il faut ménager une pente pour l’écoulement des eaux, puis afin d’éviter la communication do l’extérieur à l’intérieur, on utilisera un siphon à fermeture hydraulique {Fig.),
La laiterie doit avoir un plafond ou une voûte ; les combles seront couverts en tuiles qui conduisent mal la chaleur.
L’aménagement intérieur do la laiterie comprend des tables en bois recouvertes do zinc, ou en pierres; elles servent à déposer les vases à lait;, il faut aussi un évier, une chaudière, les appareils nécessaires à la fabrication du beurre : centrifuge, baratte, malaxeur, moules à beurre. La disposition des laiteries peut énormément varier suivant la quantité de lait que Ton traite . Dans certaines circonstances, la transformation du lait en beurre devient une véritable industrie mettant en œuvre la force de la vapeur. Nous donnons le plan d’une laiterie pouvant traiter 100 à 200 litres par jour
Ces installations no sont pas compliquées, pas trop coûteuses; elles réalisent une grande propreté et permettent de fabriquer des produits de qualité qui seront toujours recherchés pour leur bouquet et leur bonne conservation,
l..aÊtcroii« — Genre de plantes de la famille des Composées, renfermant des herbes annuelles et vivaces, à feuilles larges, auriculées à la base. Les laitorons renferment un latex ou suc laiteux de couleur blanche, d’où leur est venu leur nom.
Le laiteron commun (Sonc/ius oieraceus) est annuel {Fig.); il croît en compagnie du laiteron rude {S. asper) dans les lieux cultivés, riches, nien fumés. Ces plantes poussent rapidement; elles sont aussi adventices, car elles dépassent vite les plantes cul-
Xiaiteron
commun.
tivées. On les détruit par le s-.rclage; les animaux les consomment avec plaisir, les lapins surtout.
Comme laiterons vivaces, citons le laiteron des champs {S. arve7isis) et le laiteron des marais {S.
palustris).
ï^iAitlèire^o — Les laitières sont les femelles des animaux dor.iestiques ex-
f)loitées surtout en vue de a production du lait. Nous allons nous occuper plus particulièrement de la va- ■ che laitière.
Choix de la vache laitière.
— A quelle race convient-il de donner la préférence ?
Il n’y a rien d’absolu à cet égard, car il ne faut pas oublier qu’indépendamment des aptitudes indivi-' duelles, le milieu (climat, nature du sol, système de culture) exerce une influence appréciable sur la sécrétion du lait. Autant que possible, il faut donc placer les laitières à peu près dans des conditions analogues à celles d’où elles ont été tirées. Ceci posé, quand on voudra se livrer à la production du lait destiné à être vendu en nature, on choisira plutôt les Flamandes, les Hollandaises, les Schwitz ; si le lait doit être converti en beurre ou fromage, la Normande, la Bretonne, la Jersvaise, la Fribourgeoiso seront préférables.
Mais ce choix de la race a beaucoup moins d’importance qu’on ne le croit généralement. Dans presque toutes les races, il y a des laitières de bonne qualité; l’examen de la bête elle-même doit donc attirer toute l’attention. I^es livres généalogiques (herd-book) rendront à cc sujet do grands services; il suffira de noter les familles laitières, l’hérédité devant avoir pour but, ici comme ailleurs, de transmettre les qualités propres à la sécrétion lactée.
Mais, dans tous les cas, il conviendra d’examiner séparément les sujets, car dans toutes les races les laitières d’élites possèdent un ensemble de caractères qu’il faut rechercher.
Pendant longtemps, on s’est imaginé que la vache laitière devait avoir une conformation spéciale qui correspondait à un type de maigreur générale, avec une poitrine étroite et peu profonde, une queue mince, longue, dont le panache tombait au-dessous des.
jarrets. On reconnaît actuellement qu’il peut y avoir compatibilité de la beauté dos formes avec la sécrétion du lait. Toutefois, il convient d’ajouter que lorsque la spéculation laitière do-
LAITIÈRES
LAITIÈRES
mine l’exploitation du sujet, le cas échéant, il convient de sacrifier la belle conformation au rendement en lait. C’est l’évidence même. Mais, en général, la vérité, c’est que chaque vache laitière doit posséder les caractères do sa race. En ce qui concerne l’embonpoint, si la propension ùl l’engraissement est trop manifeste, la sécrétion laitière est moins abondante.
Cela se comprend, car si la matière grasse se dépose sous forme de graisse, à l’intérieur do l’animal ou dans les tissus, ce sera nécessairement aux dépens do la production du lait.
Comme extérieur, on aime assez à trouver chez la vache laitière un aspect féminin^ un embonpoint moyen, la poitrine large et profonde, les hanclies écartées et la croupe longue, ce qui indique une large capacité do l’abdomen et du bassin. La peau doit être fine, souple, se détachant bien dos tissus sous-jacents, ce caractère est essentiel.
Mais CO qu’il importe surtout d’examiner, c’est la mamelle ou le pis. Au mot Mamelles, nous donnons leur structure anatomique ; voyons ici leur aspect extérieur.
La mamelle s’explore par la vue et par le toucher. A la vue, on distingue une masse à courbe, convexe, plus ou moins allongée, portant quatre mamelons ou trayons qui doivent être régulièrement disposés. On trouve (Quelquefois des trayons supplémentaires, ils sont d’un bon indice. La masse du pis ne doit pas être ?'amassée, elle doit s’étendre en avant sous le ventre^ à la façon d’un porte-manteau.
La mamelle laitière offre à la vue une peau glabre, ou couverte de poils légers et fins; les veines sont bien développées et font saillie sous la peau. Quand le pis est plein, la peau est ferme, tendue, les trayons élargis à la base; après la traite, la mamelle est vide, ridée, plissée (^Fig.).
Au contraire, une mamelle non laitière est couverte de poils longs et raides, la peau en est épaisse, elle se dégonfle peu après la traite, c’est un pis charnu ou gras
Au toucher, la mamelle d’une vache laitière est douce, molle, spongieuse, recouverte d’une couche de pellicules qui donnent la sensation d’un corps gras.
La couleur du pis, ainsi que celle des ouvertures naturelles (vulve, anus,pourtour des yeux, intérieur des oreilles), de même que l’extrémité de la queue, doivent être jaune orangé, constituant la peau indienne. Toutes ces parties chez la très bonne vache laitière sont couvertes d’écailles grasses produites
par de la matière sébacée qu’on appelle le soyi; il est l’indice d’un lait riche en beurre.
L’examen doit porter ensuite sur les
veines placées en avant des mamelles dites veines inammaires ou veines du lait.
Le pis, comme tous les organes, est alimenté par le sang qui arrive des
Mamelle non laitière.
artères; il retourne au cœur par des veines. Les veines qui enlèvent le sang do la partie antérieure sont placées latéralement sous le ventre, forment des saillies sous la peau et pénètrent dans le corps en arrière du sternum par deux ouvertures appelées ou fontaines
du lait. On conçoit très bien qu’il y ait corrélation parfaite entre la quantité de sang qui irrigue le pis et la sécrétion laitière ; plus il passera de liquide nourricier, plus les glandes lactifères travailleront activement.
Les veines d’une bonne laitière doivent donc être très apparentes, très volumineuses, flexueuses, variqueuses, et pénétrer dans le tronc par des ouver-