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ÉCUSSONS

assouvie, que ceux-ci soient aqueux^ ou non.

La teneur normale en eau d’une ration do vache laitiôre doit être au moins de *70 0/0 comme celle des herbes de bonne prairie. On la réalise pratiquement, surtout, en délayant les aliments concentrés complémentaires de la ration, en ajoutant des betteraves, des pulpes et du maïs ensilé au fourrage sec. Si ralimentation est impuissante à enrichir ie lait en beurre ou en fromage, elle intervient cependant, comme nous l’avons dit, sur la qualité du lait, du beurre ou du fromage.

La saveur normale du beurre et de la crème peut être masquée ou altérée par la présence de corps sapides étrangers. La mamelle est un des organes chargés d'éliminer les substances non assimilables introduites dans Téconomie. L’industrie de la préparation des laits médicamenteux a été fondée sur cette notion. Des vaches élaborent du lait ioduré, arsénié, chloruré. Les mamelles éliminent de même les principes immédiats odorants et savou-

reux non assimilables qui se trouvent "mélangés avec leurs aliments. De ce fait découle l’utilité de ne faire entrer qu’en petite quantité dans l’alimentation dos vaches laitières les fourrages de mauvaise qualité, plus ou moins avariés, les résidus, les plantes susceptibles do communiquer mauvais goût au beurre et au fromage, comme les choux, les navets et certains tourteaux oléagineux tels que ceux de lin et de colza.

La production du lait soulfre considérablement lorsqu’il y a pénurie d’acide phosplioriquo et de chaux dans les aliments. On a même observé que si les animaux sont entièrement privés de sels minéraux, quoique richement nourris sous tous les autres rapports, ils dépérissent rapidement.

Une dose de sel est particulièrement nécessaire pour le bon entretien des vaches laitières. Outre que le sel stimule l’appétit et rend les fourrages plus sapides, on a reconnu qu’à la doso de 30 à 60 gr. par 1 000 kg. de poids vif il favorise la production laitière.

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La quantité do matière sèche qui doit exister dans la ration est d’environ 25 à 30 kg. par 1 000 kg. de poids vif; le rapport nutritif doit osciller entre 1/4,5 et 1/5,4 suivant Tâge des animaux.

Pendant Thivor, on fait entrer, dans la ration, du foin, des betteraves mélangées avec un dixième do paille hachée ou de balles de blé, des pulpes, etc. Le poids des betteraves ne doit pas déliasser 25 kg. par vache de 500 kg., autrement elles communiquent au beurre une couleur blanche. On ajoute du son, de la farine, des tourteaux, servis à l’état de bouillies claires, afin d’augmenter la teneur en eau de la ration. I^a température de l’eau exerce une certaine influence sur la production du lait; les vaches abreuvées à l’eau tiède donnent plus de lait que celles abreuvées à l’eau froide.

Autant il est facile d’entretenir les vaches à la stabulation pepdant l’hiver avec les substances dont nous venons de parler, autant il est difficile en automne et au printemps de composer des rations présentant un rapport nutritif constant. Kn avril, on commence à faucher du seigle ; sa qualité varie de jour en jour, il durcit de plus en plus et vers le 10 mai les animaux ne peuvent plus le manger. On passe alors au trèfle incarnat en vert dont la floraison dure quinze à vingt jours, il miirit à son tour et est remplacé par les vesces d’hiver vers la fln de mai. Dans les premiers jours de juin, Tabondance règne à la ferme, le sainfoin, puis la luzerne et enfin le trèfle commun fleurissent successivement. Ce serait le moment de faire des ensilages, car on ne peut faire consommer tout à la fois et souvent les fourrages durcissent vers les premiers jours de juillet, avant qu’on ait pu les utiliser complètement. A cette époque, on a pendant quinze jours environ l’anthyllis, qui fleurit et passe au 15 juillet. Les vesces de printemps succèdent jusqu’en août, puis viennent les secondes coupes de luzerne qui permettent d’attenüre la floraison des maïs précoces vers le 15 août. A dater de ce moment, l’alimentation ne varie presque plus jusqu’à ce qu’on, fasse pâturer ou consommer les regains de pré vers le 15 septembre, tout en donnant du maïs fourrage à l’étable. Il ne faut jamais remplacer sans ménagement un aliment par un autre, meme meilleur, autrement il y aurait un temps d’arrêt dans la production, et la nourriture consommée pendant huit à douze jours serait perdue au point de vue du bénéfice.

De la production du lait de chèvre.

— La chèvre est élevée à peu près uniquement pour son lait; c’est, on Ta dit souvent, la vache du pauvre.

Dans la pratique, on exploite les chèvres que Ton rencontre dans sa localité; il faut prendre de préférence celles qui ont les plus grosses mamelles.

Les chèvres sont peu exigeantes sous le rapport de la nourriture ; elles utilisent les aliments ligneux que les autres animaux refusent. Mais avec une bonne alimentation elles élèvent beaucoup la quantité de lait qu’elles peuvent produire.

Du lait de brebis. — Le lait de brebis n’est utilisé industriellement qu’avec les femelles de la race de Larzac ( Voy. Larzag). — J. Thibondeau.

— Plante potagère de la famille des Composées, dont on cultive un grand nombre de variétés ayant pour origine la Lactuca Scariola, qui croît à l’état spontané dans toute l’Kurope.

I^es laitues sont des plantes annuelles, à feuilles radicales, rondes ou oblongues, disposées de manière à former une pomme globuleuse appliquée sur le sol ; tel est le cas pour les laitues pommées ; d’autres fois, le bourgeon s’allonge et forme un cylindre arrondi au sommet : ce sont les laitues romaines. Au moment de la floraison, s’élève une tige à ramifications nombreuses ; les fleurs sont jaunâtres en cyme de capitules, la graine est noire ou blanche, elliptique, pointue par les deux bouts.

Laitues pommées. — On les divise en variétés de printemps d'été et d'automne, puis d'hiver.

Variétés de printemps. — Laitue (jotte à graine blanche; laitue gotte à graine noire. — Ce sont des plantes trapues, qui se développent rapidement sans atteindre jamais un volume considérable.

Laitue Georges^ à plus grand développement ; elle convient au printemps pour les premières plantations de pleine terre.

Variétés d’été et d’automne. — Laitue brune paresseuse^o.xirte à monter, à graines noires, à feuilles amples , d’un vert foncé, à pomme dure \Fig,). Laitue paresseuse.

Laitue Batavia blonde^ à pomme volumineuse, à feuilles gaufrées.

Laitue palatine {Fig .) à feuilles colorées extérieurement en rouge ou brun.

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