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animaux vivent d’insoctos, do vers, de petits mollusques; on doit donc les classer comme utiles.
. — Partie constituante de la
tig'e et de la racine des végétaux, placée entre Técorce et le cambium ou couche génératrice (Voy. Gheffe).
M^ieol. — Harnais qui sert à attacher les chevaux à l’ocurie. Le licol est tabriqué avec diverses matières, sa lorme ne peut nécessairement varier beaucoup puisqu’il doit toujours embrasser la tête, du chanfrein à la nuque. Ce qu il importe de considérer dans le licol, c est que les parties frottantes au chanirein et à la nuque ne blessent pas les animaux. Tout le reste est affaire de goût ou de luxe.
Le licol se fixe à la longe, qui ellememe s adapte au point d’attache prévu à cet effet (Voy. Ecurie).
*^.*®™^* Les liens sont utilisés en agriculture pour le liage des gerbes de céréales, des bottes de paille battue, des bottes de fourrages. Ils sont fabrisuivant les cas avec la céréale elle-meiiie, de la paille de seigle battu ou du foin tordu.
Les fagots sont liés avec dos ieunes tiges d un an ou deux ans, flexibles, se prêtant à la torsion ; on les désinme sous le nom de harts.
Lerre grimpant {Hc^
do la famille des Araliacées, demande un support i)our s elever vers le ciel. C’est un sous - arbrisseau à feuille s persistantes,épaisses,coriaces, variables de formes, celles de la partieinférieure étant palminervi ées,
ovales, nresque entières. Les fleurs sont globuleuses, jaune verdâtre, le
cette façon en bordures.
(Idsig-ne ainsi la dS incruste la membrane
des cellules et fibres végétales en leur communiquant la consiltance qu^eUcs
olirent dans le bois. Sur la^ coupe
mÔnrw“‘* *'8“ ‘‘ “■■'‘■■O «ufflsïï,-
Siuch^flo^" distingue facilement les couches les plus imprégnées de li-
Jgs plus centrales, celles qui li^ment le cœur, tandis que les plus
uont lan{jier qui est recouvert par l ecorce KJ .). Au point do vue chimi-
Lierre (Rameau de) avec feuilles et crampons.
fruit est noir, mûr en janvier
Le lierre est nuisible aux arbres sur lesquels il s appuie, par ses feuilles abondantes qui arrêtent la lumière,
Far la pression que la tige exerce sur écorce et surtout par ses crampons qui s’enfoncent dans Técorce, y font naître la pourriture et prospérer les insectes. Pour détruire le lierre, il faut le couper au-dessus du sol.
Quand le lierre pousse sur le sol, il ne fleurit pas et ses crampons se changent eu racines. On le cultive
Ligneux (Coupe transversale d’une tîae d arbre montrant lo).— A, Aubier. — B, D.Cœur — K, Ecorce. — M, Moelle.
que, le ligneux est une substance ternaire comme la cellulose, mais il renferme plus de carbone et d’hydrogène.
ELiltis* — Le lilas est un arbrisseau de la famille des Oléacées. Le lilas commun ( Syringa vulgaris ^ possède un bois fin et homogène, recherché quelquefois des tourneurs et des graveurs. Les tiges présentent un avortement régulier du bourgeon terminal,
de sorte que chaque Lilas (Tige fleurie), branche est terminée par deux bourgeons axillaires(7^t/7.).
Le lilas est avant tout un végétal d’ornement; sa culture est des plus faciles, il vient dans tous les terrains. On a créé plusieurs variétés, dont les plus belles sont : le lilas Charles X, rouge violacé ; le lilas de Laval, rose clair. Il y a aussi des lilas à fleurs blanchesi
— Famille de plantes mqnocotylédones dont le type est le lis {Liliuiiï), d’où lui est venu son nom.
Les fleurs des Liliacées sont régulières, hermaphrodites, à six étamines, ovaire à trois lo^es ; le fruit est une capsule, quelquefois une baie. Les Lilia-
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céos sont des plantes à liulbes, mais qucl(iiios-unos possèdent des souches plus ou moins écailleuses.
On rcncoiilre parmi lesLiliacées plusieurs plantes j>ota^ères, Tail, l’échalote, le poireau, Tasper^e ; des plantes ornementales comme le lis, la jacinthe, rornithog-ale ; l’aloès est purgatif; le Phormiiun tenax de la ISouvelle-Zélande est utilisé comme textile.
— Mollusque ^astéropode, sans coquille, ayant beaucoup d’analogie avec les escargots. Comme asj)oct général, les limaces possèdent un corps allongé, aplati en dessous, arrondi en dessus; leur peau est rugueuse; elles se re])roduisent par dos œufs.
Les limaces anectionnent plus particulièrement les endroits frais et sombres ; dans le jour, elles se cachent sous les feuilles, les pierres, dans les bordures, en terré. Le soir, elles sortent de leurs retraites et mangent la nuit avec une telle voracité que leurs dégâts sont souxMmt considérables.
Voici les princij)ales espèces :
1® Limace açjresle^ do petite taille, 5 centimètres de longueur, grise. Klle
Limaces agrestes.
pond 700 œufs par an; dans les jardins, elle dévore les salades, les fruits, surtout les pèches
2" Limace rouffe., ou f/rosse loche, de couleur vermillon ou roussâtre. Pleins
Limace rouge.
féconde que la précédente, elle ne pond que 40 œufs au printemps ; sa taille atteint 12 à 15cm. Kilo mange les choux, les salades, les fruits {Fiy.), J
Limace à tête noire ou A?'ion des jardins, do petite taille, ne dépassant pas 0*”,0 i de long. Elle est de couleur rousse avec la tète noire, très féconde, par conséquent très nuisible {Firj.).
Ÿ* Limace cendrée de couleur jaunâtre ou grisâtre, longue de 0'",15, mouchetée ou rayée. Elle est commune dans les bois et les jardins, où elle s’attaque â toutes les plantes potagères {Fiq").
Limace cendrée.
5*^ Limace des caves, à peau rousse tachée de marques plus claires, longue de 0"’,10 à 0®,12. Elle vit dans les caves et celliers et s’attaque aux provisions végétales qui y sont déposées (/'Vf/.).
Pour détruire les limaces, il y a la chasse directe le soir ou le matin avant le lever du soleil. On peut aussi leur tendre des pièges en formant des abris où elles viennent se réfugier, ce qui permet d’en tuer beaucoup.
Parmi leurs ennemis naturels, les corbeaux, les merles, les hérissons, en détruisent de grandes quantités.
l.iikionage. — On appelle limonage le dépôt du limon, toujours plus ou moins riche en matières fertilisantes, que les cours d’eau tiennent en suspension au moment des crues. Les prairies basses qui bordent les rivières sont, par leur situation même, sou-
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mises périodiquement au limonage naturel, et c’est à ce pliénomène qu’elles doivent leur remarquable fertilité; le 'cultivateur a donc tout intérêt à favo- ^iser le dépôt du limon sur ses prairies et à conduire les eaux limoneuses sur toutes les terres qui ])euvcnt en recevoir.
Limonage discontinu. — Pour pratiquer le limonage discontinu on doit niveler le terrain à la pelle h cheval et le diviser, par des petites digues pourvues de barrage à poutt’elles, en une série de compartiments isolés.
Puis, dès que la rivière commence à charrier, on amène ses eaux dans les compartiments et on les laisse reposer pour les décanter enfin, lorsqu elles sont parfaitement claires, en enlevant les poutrelles les unes après les autres.
Cette opération peut se répéter plusieurs fois dans la saison, et, comme l’épaisseur du dépôt est extrêmement faible, elle se renouvellera ainsi pendant de nombreuses années et remplacera des fumures dispendieuses.
Limonage continu. — Le terrain, nivelé comme précédemment, ne forme plus qu'un seul compartiment entouré de digues; mais Ton a soin d’établir, à l’intérieur de ce compartiment, un grand nombre de petits bourrelets, parallèles les uns aux autres, et disposés en chicane, qui obligeront l’eau à faire de nombreux circuits. Alors, pendant toute la durée de la crue, l’eau pénètre en tête du compartiment et en sort par l’autre extrémité sans aucun arrêt ni interruption, mais les zigzags que lui imposent les bourrelets diminuent suffisamment sa vitesse pour qu’elle laisse déposer les matières terreuses et les limons.
M^iniooiei*. — Le limonier ou citronnier {Citrus Limonium) est un arbuste de la famille des liespéridées.
On ne peut le cultiver en plein air que dans la région méditerranéenne , où il atteints à4 m.
de hauteur. Le fruit en constitue le produit principal; c’est le citron^ d’un jaune clair, à saveur acide. On l’emploie pour fabriquer des boissons acidulées; il sert aussi à la préparation de l’acide citrique La floraison du limonier
se poursuit toute l’année, de sorte que l’on jjossède des fruits en toute saison, mais ce sont ceux d’été qui sont les plus estimés.
mm.
Liimonier (Rameau avec fruit).
K^imoiiici*. — Dans l’attelage à plusieurs chevaux de file, le limonier est celui qui supporte les brancards, il doit être massif afin do résister aux ébranlements occasionnés parles chocs; dans les tournants, il déplace seul la résistance, et se trouve par conséquent exposé à de vigoureuses contractions musculaires. Le cheval de limon sera donc un animal très doul)lé, très énergique, court, aux reins larges; ses articulations, surtout les jarrets, seront également larges pour résister aux efforts du recul.
Les races françaises de grande taille : boulonnaise et percheronne, fournissent les meilleurs limoniers.
MJnioiisine (Riiee). — Race bovine que l’on rencontre plus spécialement
Bœui limousin.
dans les départements de la Haute- Vienne et de la Corrèze. Le pelage des animaux est rougeâtre ou rouge clair avec les naseaux et le tour des yeux rosés i^FigS). Depuis la création du lierdbook limousin en 1887, les animaux de cette race ont fait de rapides progrès dans le sens de l’amélioration des formes par la sélection. Les limousins réalisent actuellement le type parfait de boucherie, n’ayant absolument rien à envier aux sujets de race Durham; de plus, la chair est persillée, tendre et savoureuse.
La vache (7^2^.) n’a pas perdu sesqua-
Vache limousine.
lités laitières, qui n’ont jamais été bien remarquables, mais elle élève suffisamment son veau et c’est en l’espèce
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tout CO que Ton peut demander de mieux,
— La culture du lin {Lînnm xisitatisshnum) est des plus anciennes ; l’examen microscopique dos bandelettes entourant les momies montre que les Eeryptiens et les Hébreux se servaient du lin. De nos jours, les Flandres et la Belgrique font de mafî^nidquos toiles, et Tinvention des machines à filer a contribué énormément à accroître la culture du lin.
En France, le lin est surtout obtenu en Normandie, en Anjou, dans le Maine, la Picardie, le Nord. Malheureusement la culture a beaucoup diminué sous l’influence de l’importation croissante des textiles étrangers venant d’Allemagne et do Russie.
Caractères, — Le lin possède une tige cylindrique, creuse et plus ou moins rameuse à la partie supérieure, atteignant une hauteur de 0“,50 à 1 m. I^es feuilles sont planes, sessiles, étroites, entières ; les fleurs sont bleues ou blanches, terminales. Le calice
I)ossède cinq sépales, a corolle a cinq divisions en préfloraison tordue. L’ovaire est supérieur, à cinq loges, renfermant chacune deux ovules, de sorte qu à la maturité Lin (Rameau fleuri), le fruit, qui est une capsule, contient dix graines aplaties, rougeâtres, luisantes et mucilagineuses
Variétés. — I^es variétés que Ton rencontre en France se divisent en Uns d'hiver et en lins de printemps.
Les lins d’hiver ou Uns chauds ne comprennent qu’une seule variété, se ramifiant beaucoup et surtout cultivée pour la production des graines, la filasse qu’elle donne étant rude et grossière. Ce lin n’est du reste cultivé que dans le Sud-Ouest et l’Ouest, car dans le Nord et le Centre, il serait détruit par rhiver.
Les lins de printemps, connus aussi sous le nom de lins froids^ sont beaucoup plus cultivés et les graines sont surtout exportées do Russie par le port de Riga. On distingue :
P Le lin de Riga ou lin de tonne^ provenant des semences issues de Russie ; il fournit une tige très développée, donnant une filasse souple et résistante.
*2® Le lin après tonne ^ obtenu en France sur des pieds provenant de
semences de Riga; moins développé
Sue le premier, mais à filasse plus ne.
3® Le lin commun., produit par les graines venant des lins après tonne., moins élevé encore que les précédents, mais très estimé par la qualité de sa filasse qui acquiert souvent une souplesse remarquable. Tous ces lins sont à fleurs bleues.
4^ Dans le Nord et le Pas-de-Calais, aux environs de Lille, d’Hazebrouck, de Béthune, do Saint-Omer, on cultive le lin à fleurs blanches. Son principal mérite est de ne pas dégénérer comme les lins à fleurs bleues et de fournir une assez belle filasse et de la bonne graine, ce qui ne s’obtient pas avec toutes les autres variétés.
Terrain. — Le lin demande des terres légères, profondes et fraîches ; sur les terrains secs, la récolte est insuffisante; dans les terres fortes, la filasse manque de finesse et de souplesse.
Fertilité. — Sous le rapport de la composition chimique, le sol doit être riche; il ne faut faire la culture que sur des terres depuis longtemps bien préparées, bien fumées et il est nécessaire d’ajouter aux fumiers de ferme des engrais spéciaux appropriés afin d’obtenir de belles récoltes. Dans la région du Nord, en emploie le plus souvent, ajoutés au fumier de ferme, les tourteaux et l’engrais flamand.
Le fumier de ferme doit être employé dans un état de décomposition assez avancé ; il est à recommander de l’enfouir, suivant sa transformation, plus ou moins avancée, à l’automne ou de bonne heure au printemps.
Préparation du sol. — Le lin étant une plante à racine pivotante exige une terre profondément travaillée et bien ameublie.
Si donc le sol n’a pas été profondément labouré pour une culture antérieure, il faut pratiquer le défoncement pendant l’hiver qui précède le semis. Les préparations varient ensuite nécessairement avec les plantes auxquelles le lin succède; les betteraves, pommes de terre sont un bon précédent; il peut encore venir après l’avoine succédant elle-même aux plantes sarclées; après prairies artificielles.
L’essentiel sera toujours d’obtenir par l’intermédiaire des herses et des rouleaux une terre bien émiettée à la surface et moyennement tassée dans les couches intérieures, pour assurer au textile un développement régulier et continuel.
Choix des semences. — La sélection, des semences est fort importante. En France, la production des graines no constitue très souvent que l’accessoire
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de la culture ; on recherclie surtout la qualité de la filasse, de sorte que, les libres libériennes ayant leur maximum do valeur avant la maturité des capsules, la récolte prématurée do cellesci amène la d(^g‘én(U'esccnce des semences. L’agriculture française est donc tributaire de l’étranger et surtout de la Russie pour l’approvisionnement de ses semences de lins.
On reclierche surtout les f/rahie^ de Riga ou graines de tonne^ appelées ainsi parce qu’elles sont entermées dans des tonneaux marqués aux armes do Riga; on les désigne aussi sous le nom de graines de tonne enrobées parce que les tonneaux sont munis intérieurement d’une toile blanche. Les graines do Riga avant une supériorité marquée, le cultivateur a donc tout intérêt à être bien siir do la provenance. La faveur dont jouissent ces semences a conduit nécessairement h des fraudes nombreuses, dont la principale consiste à mettre dans des tonneaux de Riga des lins de toute provenance.
Les graines doivent donc être l’objet d’un examen attentif et il faut porter son attention sur les caractères extérieurs, la pureté et la faculté germinative.
A l’ouverture do la tonne, le lin ne doit pas sentir le moisi ; la couleur des semences varie du jaune au brun avec des reflets verdâtres et un brillant spécial ; les graines sont glissantes dans la main, pèsent 65 à 68 kg. l’hectolitre, et leur pointe est recourbée en crochet, ce qui fait dire qu’elles sont cambrées.
Les semences de Riga sont souvent très mal nettoyées, de sorte qu’il faut les épurer avant de les semer. D’après M. Berthault, on rencontre surtout les graines des plantes adventices suivantes : le bleuet {Centaiirea cijanns) et une polygonée, le Polygonnm lapathi folium. Le nettoyage fait perdre 10 à 12 litres do semences et chaque baril doit donner 83 kg. de graines propres.
L'essai germinatif doit compléter l’étude. Si on dispose les graines de lin sur une éponge humide, dans un , local dont la température est voisine de ^0°, elles doivent germer en vingtquatre heures.
Les graines après tonnes obtenues en France peuvent être employées quand on vise à la production de filasse très fine.
Les graines issues après tonne ne donnent souvent que de faibles récoltes.
Enfin dans le commerce apparaissent encore des lins de Hollande, expédiés de Rotterdam, en sacs por-
tant les armoiries do la province de Zélande; on les dit encore lins ensaches. Ces semences proviennent do lins issus do Riga et donnent de bons résultats.
Epoque du semis. — Les lins d’iiiver sont semés en septembre et octobre.
Au printemps, on sème le lin dès que les golees ne sont plus â craindre, de mars en mai.
L’épandage do la semence se fait â la volée ; il faut opérer par un temps calme et d’apres la méthode du triple croisement. I^a quantité de semence à répandre à rhcctarc dépend du but que l’on vise. Si on recherche la production do lùis de gros^ dans lesquels on veut obtenir de la semence et de la filasse, il faut semer clair, 1**^,80 à 2 hl. par hectare. Naturellement alors les lins se ramifient, ils donnent beaucoup do graines, mais la filasse est dure et grossière. Aussi, pour avoir des lins de fin produisant une filasse abondante, souple et estimée, il faut semer dru et sacrifier la production des semences; on répand dans ce dernier cas 3 hl, par hectare.
I^es graines sont enterrées par deux hersages croisés exécutés avec des herses légères; la germination se fait en huit ou dix jours.
Soins d’entretien. — Quand les lins ont O"', 06 ou O*", 08, il faut donner un sarclage ; ce travail est effectué par des femmes et on les place généralement de façon qu’elles agissent contre le vent, de sorte qu’après leur passage les tiges se trouvent redressées. 8i un sarclage n’est pas suffisant, il faut en pratiquer un second.
Altérations et maladies. — Le lin est sujet à une foule d’altérations qui en rendent souvent la culture fort aléatoire.
La brûlure attaque la plante dans sa jeunesse par le dessèchement des tiges qui paraissent avoir été passées au feu; plus tard, la brûlure détruit la partie supérieure du pied qui s’affaisse ; on dit que le lin est frisé. On a attribué la brûlure au manque de potasse, à un tassement exagéré de la terre, à la sécheresse. M. Ladureau, après examen de tiges brûlées, croit pouvoir attribuer la destruction des linières à un petit insecte de l’ordre des Hyménoptères, le Trips Uni.
Le rouge communique à la partie supérieure des tiges une coloration rougeâtre et rend le rouissage impossible.
Le jaune désigne le jaunissement du lin. La sécheresse et les coups de soleil paraissent être les causes de ces deux altérations.
Le champignon est le résultat de
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renvahissoment par un cryptogame, le Phoma exiguum^ qui se développe si rapidement que les tiges sont détruites en quelques jours. Les lins à fleurs blanches no sont pas attaqués, ceux de tonne y sont |)eu sensibles, mais ceux après tonne sont rarement é[)argnés.
La cuscute densi flore vit souvent dans les linières ; do même roroV)anche rameuse [)ullulo dans les années sèches.
Cos deux plantes doivent ôtro arrachées à la main.
Récolte. — On récolte à difTérentes épo(pies. Pour les lins de fin^ le moment est annoncé ])ar le jaunissement dos plantes et la t'ormation complète des capsules; pour les lins de gros, on attend que la tige soit devenue cassante; les ca[)sules sont alors grises, sèches et renterment des semences de couleur brune. (,)uand on récolte ^)rématurément, la filasse est toujours fine, soyeuse, mais plus résistante, et donne un énorme déchet en étouj)es ; si on attend trop tard, les graines sont meilleures, mais les filasses ont peu de qualité.
J^a récolte se fait par arrachage; les ouvriers saisissent les tiges â deux mains et tirent obliquement, de façon à entraîner la totalité des racines ;*ils lient ensuite le lin en petites bottes de 0'",30 de <*irconférence et les rejettent derrière eux. Des ouvriers spéciaux forment alors des faisceaux, de façon que la dessiccation s’achève aussi rapidement que possible.
Dès que la dessiccation est suffisante, le lin est mis en gerbes du poids de 10 i:g. Puis on procède à Vemmeulage.
Les meules sont établies de façons différentes. vSouvent on plante sur le sol des pieux solidement tichés en terre, distants de 0^,50 ; entre ces pieux on forme un soutrait avec des nranchages, des bûches pour soustraire le lin au contact du sol humide. A la surface de ce soutrait, on entasse les hottes do lin et on les recouvre par une toiture en paille do seigle ou des paillassons fixés à des pieux. D’autres lois, les lins sont rentrés sous dos hangars ou mis en grosses meules à la façon des céréales.
Egrenage. — Les capsules sont égrenées par différents moyens : le peigne^ le battoir, les égreneuses mécaniques .
Le peigne est formé de dents de for assez rapprochées j)our laisser passer les tiges, mais ([ui s’opposent à la sortie des capsules. Ce peigne est fixé sur un banc qui permet à l’ouvrier de s’asseoir à cheval pour exécuter le travail.
Les capsules détachées sont égrenées au fléau et par le vannage on nettoie complètement les graines.
Le battoir est formé d’une pièce do bois rectangulaire reliée à un manche.
L’égrenage demande dans ce cas des précautions afin de ne pas endommager ta filasse. Les bottes déliées et étendues régulièrement sur l’aire, on frappe les tètes à l'aide de l’instrument.
Les égreneuses mécaniques no sont pratiques que pour les grandes exploitations ou mieux pour les industriels; en France on les rencontre peu.
Rouissage. — Le rouissage a pour but, comme lorsqu’il s’agit du chanvre, d’isolcr les fibres libériennes par la destructiojî du parenchyme libérien formé principalement, d’après les études de M. Freiuv, do pectose. Le pectose est susceptiolc de se transformer en acide iiectique sous l’influence do la fermentation ou de la chaleur.
La fermentation est adoptée en agriculture, et elle est provoquée dans différents procédés, qui sont le rouissage à Veau courante, à Veau dormante et à la rosée.
Le premier se prati(|uc dans les ruisseaux ou les rivières. Dans le Nord, les eaux de la Lys et de la Deule sont très employées à cet usage ; pendant huit mois de l’année, on rouit dans la Lys à partir du mois d’avril. La durée du rouissage est variable avec la température : en juillet, cinq jours suffisent ; en octobre, on attend dix jours.
Après le rouissage, les paquets de lin sont déliés et on les met en cahots ou cahoutes, espèces de cônes lai.ssant circuler l’air pour activer la dessiccation.
IjO rouissage à l’eau dormante se pratique dans des fosses où l’eau ne se renouvelle pas et qu’on appelle routoirs. D’après M. Henouard, le rouissage il l'eau dormante offre toujours une couleur spéciale d’un gris bleuté, et le lin possède plus de moelleux et une aptitude plus grande au blanchiment cj^ue par le rouis.sage à l’eau courante. Cependant ce dernier j^rocédé, bien conduit dans la Lys et la Deule, donne d’excellents résultats.
Le rouissage à la rosée, dit encore sur terre ou sur pré, désigné aussi par les expressions de rorage, rosage, sereinage, consiste à étendre le lin en couches minces sur un sol recouvert d'herbe courte et serrée. Quand une face a été suffisamment exposée à la rosée, on retourne le lin au moyen de gaulettes on faisant pivoter les tiges sur une do leurs extrémités. Ce rouissage, qui est sous la dépendance des perturbations atmo.'^ihériqiies, demande souvent (juatre à six semaines pour être complet. C'est un procédé très en usage dans la Picardie et la Normandie; il a l’avantage de demander peu de main-