LIS
d’œuvre, mais la filasse produit beaucoup d’étoupcs et perd énormément au blanchissage. Après avoir roui, le lin est cahoté.
Teillage. — Ce travail comporte deux opérations distinctes : le broyage^ qui consiste à briser la paille et détacher des fibres la plus grande partie de la chènevotte ; puis le teillage proj)rement dit, ou écouchage^ ou écanguage^ ou espa- (lage^ qui a pour but d’enlever complètement les débris do chènevottes laissés par la première opération.
Ensuite, dans les manufactures, la filasse obtenue subit l’opération du peignage.
Lins ramés. — Ces lins ont joui autrefois d’une grande faveur pour obtenir de la filasse très fine avec laquelle on faisait le fil de mulquinerie^ employé pour les dentelles.
Dans cette culture, les semis sont pratiqués très hâtivement; on emploie jusqu’à 500 litres de semences par hectare et on rame.
I^a ramure consiste à déposer par rangées espacées de 6 à 8 m. de petits piquets fourchus sur lescjuels on dépose de longues perches dites moiisqnets.
Ces mousquets servent de supports aux sions ou croisièi^es formées par des branches non élaguées, de sorte que le lin se développe à travers un réseau de branchages qui l’aident à résister à l’action des pluies et du vent. La récolte se fait en juin avec de grandes précautions pour éviter de briser les tiges qui sont très fines.
Rendements. — Au minimum, on récolte *2 à 3,000 kg. de tiges sèches, au maximum 8,000 kg. En belle filasse, on n’obtient guère que le dixième de ce poids. La production des graines n’est que secondaire ; elle s’élève à un chilfre de 5 à 12 hl.
La graine est traitée pour obtenir de l’huile très siccative, employée en peinture.
Le tourteau sert à l’alimentation des animaux domestiques ; il est très riche en azote, dont il renferme 6 0/0 avec 4,5 0/0 de phosphate.
Les graines se vendent de 25 à 30 fr.
les 100 kg. ; l’hectolitre pèse 68 kg.
Le prix de la filasse a beaucoup diminué ; autrefois les lins sur pied se vendaient de 1 000 à 1 100 fr. l’hectare, les lins ramés atteignaient jusqu’à 5 000 fr. Mais aujourd’hui ces chiffres subissent une marche toujours décroissante ; aussi la culture du lin se pratique-t-elle de moins en moins, les prix de revient n’étant plus assez rémunérateurs. — J. Tribondeau.
MASm — Le genre lis renferme des plantes ornementales, vivaces, de la famille des Liliacées. Les espèces en
sont assez nombreuses ; la plus répandue est le lis blanc.
I.e lis blanc {Lüium candidum) (Fin.) possède une hampe florale d’au moins 1 m.
de hauteur, portant des fleurs b 1 a n c h e s, en grappes, répandant un parfum
F)énétrant. Les is sont d’un bel efiet en groupes et en touffe s isolées devant les massifs.
Rien d’autres variétés sont actuellement cultivées : le lis tigré (L. tigri- 7ium) (Fig.)., le lis à bandes dorées ( L, . aiœatum ) , le lis à feuilles lancéolées (L. speciosum).
lâseroii. —
Genre de plantes de la famille des Convolvulacées, Lis blanc (Tige fleurie), dont une espèce,
le liseron des chainps (Convolvulus arvensis)., est très nuisible et très persistante dans les moissons. On désigne vu 1 gai rement cette plante sous le nom do vrillée^ clochetteet elle se reconnaît facilement à ses feuilles hastées (comme un fer de flèche), à ses fleurs en forme de cloches (Fig.), lue liseron envahit les champs et les vignes; dans les céréales, ses tiges s’enroulent autour des chaumes et en empêchent 1 e développement.
Le liseron ne 3eut être détruit que par Lis tigré (Tige fleurie), des labours et
des hersages répétés; encore la destruction en est-elle très difficile, car les débris de racines ou de tiges qui restent dans le sol constituent autant de boutures d’une puissante vitalité.