LOT
classe des Annélides. Les lombrics se rencontrent on grande quantité dans toutes les terres riches en matières organiques. Leur corps porte huit rangées de raies raides qui leur permettent d'ert’ectiier les mouvements vermiculaires par les points d’appui qu’elles olïVent sur le sol (/ur/.).
Les lombrics se nourrissent de terre
Lombric
et la rejettent sous forme vermiculaire. En culture, ils ne sont ni utiles ni nuisibles, mais dans les jardins et les pots à lleurs, les lombrics dérangent souvent les })lantes et les font périr. Les taupes, les oiseaux, les hérissons consomment beaucoup do lombrics; on les utilise aussi pour la pèche à la ligne.
— Famille d’insectes coléoptères à antennes généralement plus longues que le corps, plus courtes chez la femelle que chez le mâle.
Le corps des Longicornos ou Capricornes est en général allongé, leurs mâchoires sont dures, propres à ronger le bois. Leurs j)attes sont longues, grêles, munies inférieurement de petites brosses qui leur j)erniettent de grimper. Toutes les larves de ces insectes se nourrissent de matières végétales ; elles se creusent des galeries dans les bois à l’intérieur desquelles elles se transforment en nymphes.
Les principaux genres comprennent les Cerambyx, les Saperdes et l’Agaponthier.
Le Cerambyx héros ou grand capricorne attaque les chênes ; son corselet est chagriné et présente une pointe de chaque côté; les ély très sont noirâtres à" extrémités rouges [Fig.).
Le C. cerdo^ plus petit, vit sur les pommiers ; sa larve reste deux ans dans le bois.
Le Saperda Charcharias se rencontre sur le peuplier-tremble principalement; le S. scalaris^ sur le cerisier et le sycomore [Fig,),
\S Agapoiitfiier gracilis est nuisible aux céréales; il n’atteint guère que 10 à 12 mm. La femelle introduit ses œufs dans les tiges de blé ; les larves qui éclosent rongent les chaumes autour de l’épi, qui ne tarde pas à tomber.
Longicorne (Grand capricorne).
Comme les larves hivernent dans les chaumes qui restent sur le sol, on peut
Longicorne (Saperdc et sa larve).
les détruire par les labours de déchaumages.
M.otîer. — Genre do plantes dicotylédones do la famille des Légumineuses.
Deux espèces nous intéressent particulièrement ; le lotier cornicidé et le lotier velu.
Le lotier corniculé [Lotus corniculatus)., désigné vulgairement sous les
Lotier corniculé (Rameau fleuri).
noms de trèfle cornu^ sabot de la mariée^ pois joli^ etc., est une espèce fourragère très méritante que l’on trouve dans les prairies naturelles [Fig.). Il vient dans tous les terrains, mais affectionne plus particulièrement les sols d'alluvions et les terrains légers, frais. Ses tiges ascendantes atteignent en moyenne 0'”,25 de hauteur, ses fleurs jaunes d’or deviennent vertes en se desséchant. Sa valeur alimentaire est très élevée, malheureusement il produit peu ; on n’en retire un réel avantage qu’en le faisant entrer dans la composition des mélanges pour prairies temporaires et permanentes.
l^e lotier velu [L. uliginosus).^ vulgairement grand lotier, se distingue du précédent par des tiges velues et un plus grand développement, sa hauteur totale oscillant entre O"’, 40 et 0'^,80. Il réussit surtout dans lés sols tourbeux, marécageux, ce qui est un rare mérite pour une plante légumineuse. Sa valeur alimentaire est à peu près la même que celle du lotier cor-