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I.ia rouille ne produit pas de grands dommages

Le charbon {Ustilago maydis) transforme les épis en une matière noirâtre et occasionne un développement considérable des ])arties atteintes.

Insectes nuisibles. — Le ver blanc^ la courtillière^ le taupin^ les larves de noctuelle du maïs sont ([uelquefois des ennemis occasionnant des dégâts sérieux.

Récolte. — La maturité s’annonce par des caractères bien spéciaux : les feuilles sont jaunes et cassantes, les spathes deviennentparcheminées et acquièrent une souplesse particulière.

Deux procédés sont employés pour la récolte qui a lieu en août et septembre.

Le premier mode consiste â couper ras terre les tiges, â en former des javelles qui sont ensuite rentrées â la ferme. Dans le deuxième cas, les épis sont détachés de la tige en brisant Taxe de Tépi â sa jonction avec la tige. Ensuite il faut songer â la dessiccation qui exige des précautions, surtout dans le Nord où le climat n’est pas aussi sec que dans le Midi. Dans les contrées méridionales, en effet.

l’épandage sur une aire sèche et aérée sullit pour ])réservor do la fermentation, mais dans le Nord et FEst on est obligé d’avoir recours â d'autres moyens. Le séchage artificiel est opéré en Bourgogne et en Franche- Comté : il consiste â entasser les épis dépouillés do leurs spathes dans des fours fortement chaudes, d’où ils ne sont retirés qu’au bout de *24 heures.

D’autres fois, on laisse â la base des épis deux ou trois spathes (jui servent â les relier entre eux et on les suspend sous des liangars ou dans des greniers.

Egrenage. — Dans la j)ctitc culture, on égrène à la main pendant les veillées d'hiver en Irottant les épis contre une lame de fer fixée en travers d’un liane servant do siège à l’ouvrier. C’est un procédé long, qui demande quatre lieures pour l’égrenage d’un hectolitre.'

I^es constructeurs mettent maintenant à la disposition des cultivateurs deségrenoirs mécaniques, faisant 20 à 25 hectolitres par jour.

Rendements. — J^es rendements sont variables ; on obtient souvent :

Avec le jaune gros. . . à 30heclolitrc»

Avec le blanc. *20 à 23 —

Avec le «{iiarantain, . . 15 à 20 —

En outre on retire 3 â 4 000 kg. de tiges, 500 kg. de spathes et 6 â 700 kg. de rafles.

Ij'hectolitre ])èse 70 â 75 kg.

Utilisation des produits. — Le grain est employé dans le Midi â l’alimentation humaine sous forme de bouillie épaisse ou en pâte cuite au four.

Le grain renferme :

Matières grasses. . .

Matières azotées. . .

Matières anivlacées.

C’est donc une substance riche en matières grasses et azotées; aussi donne-t-elle de bons résultats dans l’engraissement des animaux.

L’industrie utilise encore le grain pour l’extraction de l’amidon, qui peut être ensuite saccharifié et alcoolisé.

Enfin les feuilles et les spathes sont très favorables à l’alimentation des animaux. Quant aux troncs, la meilleure destination, c’est de les mettre en litière. Toutefois, dans les années de disette, ils peuvent être hachés et servir â la nourriture du bétail.

Maïs à fourrage. — La zone de co maïs est plus étendue que quand il est semé pour la production des grains; il

MAIS

MAIS

pont Atre cultivé dans toute la Franco. C’ost surtout dans les localités à longues sécheresses estivales, là où d’autres plantes fourragères, ayant un enracinement moins considérable, souffrent du manque d’eau, (lue cette plante est recommandable. 11 faut ajouter toutefois que c’est surtout dans les terres fraîc'hes, profondes, que le maïs donnera d’énormes rendements; généralement aussi dans les sols abondamment fumés et bien cultivés.

Variétés. — Los maïs fourragors appartiennent à deux groupes principaux :

1® Alaïs acclimaté ou naturalisé;

2® Maïs importé d’Amérique dont les grains ne mûrissent pas en France.

Parmi les maïs franf;ais, on peut cultiver :

1® rn(Lïs quarantain.qxii fournit un fourrage en trois mois ;

2® Le maïs (/vos j aime, produisant des tiges de 2 m. à 2*”, 50. Kxcellente variété fourragère;

3® Le maïs blanc des Landes., le plus cultivé dans le Sud-Ouest pour ses grains ; pouvant atteindre l“’,50à 1*",80; assez précoce.

Dans les variétés d’Amérique :

1® 11 faut s’attacher au mais dent de cheval ou Caragua, qui doit son nom à la forme aplatie de ses grains; il atteint souvent 3 m. à 3’", 50 de hauteur; {Fiq.).

2® Le Cuzco blanc est peu cultivé.

Préparation du sol. — Le maïs fourrage succède généralement à une céréale. Il faut donifbr au sol une pré-

f)aration complète : avant ou pendant ’hiver, un labour profond et un ou doux labours superticiels au printemps.

On répand 40 à 50 000 kg. de fumier de ferme et on se trouve l)ien d’y joindre 300 kg. de superphosphate et 100 kg. de sulfate d’ammoniaque.

Semis. — l^es premiers semis se font fin d’avril; on continue successivement avec des intervalles de quinze jours à trois semaines jusqu’en août, ce qui permet d'avoir une production régulière depuis août jusqu’aux gelées.

On sème à la volée ou en lignes. Le semis à la volée doit se faire sur des terres bien nettoyées; dans ce cas, on répand de 150 à 200 litres par hectare. Ces semis très drus produisent des tiges fines que les animaux consomment facilement; ce procédé est communément adopté.

En lignes, on traite le maïs comme plante sarclée, on espace les rayons suffisamment pour donner facilement des binages, des buttages qui amènent la fraîcheur et le nettoiement du sol, en meme temps qu’ils ont une action des plus marquées sur la production de

la récolte. On écarte généralement les rangs de 0"\30 à 0'",G0 et on règle le pignon des cuillers du semoir pour ne répandre que 1 hectolitre à l’hectare.

Maïs dent de cheval (G, Grain).

Une très bonne méthode consiste à espacer les raies de façon à semer deux rangs rapprochés à 0“,10, lassant entre cette ligne de semis un espace do 0*",70 à O”’, 75 qui permet de donner à la houe et au butteur toutes les façons culturales.

On peut encore semer à la main sur billons fumés, mais le procédé a l’inconvénient d’être lent.

Sur les terres légères, il faut rouler aussitôt le semis pour éviter les ravages des oiseaux.

Binages. — Quand la culture est faite en lignes, dès que les plantes ont quelques centimètres, on donne un binage à la houe à cheval, le travail se complète à la main sur les lignes; quand le maïs atteint 0”^,40 à 0*",50, on etfectue un buttage. Il se développe sous l’infiucnce du buttage, aux premiers nœuds, des racines adventives, la plante pousse vigoureusement et prend un grand développement {Fig.), Récolte. — Le maïs se coupe quand apparaissent les épis mâles : c’est le moment où le fourrage est le plus nihtritif. La coupe se fait à la faux ou à

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