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la faucille. Les maïs à grands rendements, dont la tige est très grosse, doivent être fragmentés ou hachés avant d’ôtre distrioués aux animaux.

Rendements. — Le rendement est variable ; en maïs français, il s’élève à 50 ou 60 000 kg. ; les maïs américains produisent 70 à

Maïs (Binage du).

80 000 kg. M. Golfart, en Sologne, obtenait en moyenne 75 000 kg. avec le maïs dent de cheval.

Le maïs est très bien accepté des bovidés et ovidés. Seulement, c’est une nourriture aqueuse qui offre une relation nutritive assez large, de sorte que la ration a besoin d’etro complétée par des sul>stances plus riches en protéine.

La culture de cette graminée s’est surtout développée à cause de la facilité avec laquelle elle s’est prêtée à l’ensilage. — J. Tribondeau.

MalAdie clcN eliioiits. — Les jeunes chiens contractent fort souvent une maladie spéciale désignée sous l’appellation très vague de maladie des chiens.

Cette, affection se porte sur les centres nerveux, l’appareil digestif ou l’appareil respiratoire. Dans le cas de complication nerveuse, on observe des convulsions et la danse de Saint- Guy. Les convulsions ressemblent à l’épilepsie, dans la danse de Saint-Guy; il y a des contractions musculaires plus ou moins étendues de la tête ou des membres. |

Très souvent, le mal s’observe sur \

les yeux qui deviennent chassieux; il se produit un écoulement nasal, la res- I)iration est agitée.

Lorsque les organes digestifs sont attaqués, il y a diarrhée, dysenterie ou constipation amenant un amaigrissement rapide.

I^a maladie des chiens paraît contagieuse; si elle sévit dans un chenil, il laut isoler les malades, désinfecter le local a 1 eau bouillante, à la créoline et au crésyl à 4 0/0, puis passer les murs à la chaux.

Traitement. — Bien des remèdes ont été préconisés; le meilleur consiste dans l’administration de vin de quinquina, de café additionné d’un peu d’eau-de-vie. 11 faut placer les malades dans un local à température douce et les entourer do couvertures.

Dans le cas d’altérations des bronches, on fait, après avoir coupé les jioils, chaque jour, une application do teinture d’iode. Contre la toux, on donne du sirop do codéine (trois cuillerées à café pour les petits chiens, deux cuillerées à bouche pour les grands).

Pendant la convalescence, les malades seront fortihés parle vin de quinuina, l’huile de foie do morue, le sirop e lacto-phosphate de chaux.

IflttlitclieM €le Itft — Voy.

Vigne.

— Le malaxeur est un ai)pareil de laiterie usité pour pétrir le beurre, afin d’enlever tout le petitlait qu’il renferme. I.e fonctionnement

Malaxeur.

et la description de cet appareil est indiqué au mot Beurre

MAM

MAM

ItliElvttCCOS. — Famille do plantes dicotylddoiics dont les mauves font partie ; ce sont elles du reste qui ont donne leur nom à cette famille •

Mauve).

itItEiiielles. — I^es mamelles sont des organes composés de glandes qui ont pour fonction de sécréter le lait destiné à la nourriture des jeunes animaux.

Structure des glandes mammaires. — Prenons pour type les mamelles do vache (Fi{h) \ sur une coupe verticale, on distingue la constitution suivante.

Kxtérieurement, se trouve la peau, mince et souple, séparée des glandes par du tissu conjonctif; supérieurement, elle est réunie au muscle abdominal par une membrane jaune et élasti(iuc. Kn bas, les mamelles forment des saillies sur lesquelles se détachent des 7nauielo)is dont Fextrémité est percée d un orilice, (pii donne écoulenient au lait. I/orilice se continue intérieurement, tapissé par une membrane muc^ueuse en formant un conduit aj)pelé cayial yalactopfLOi'e. Ce canal en s’élargissant arrive à une ampoule appelée citerne ou sinus galactophore où le lait sécrété vient s'accumuler.

C’est dans cette citerne galactophore qu’aboutissent des conduits qui se ramifient de plus en plus au fur et à mesure qu’ils s en éloignent, se croisent et s’anastomosent pour se terminer en culs-de-sac ou grains glandulaii^es [Fig .). Ces grains sont réunis et agglomérés par du tissu conjonctif; leur intérieur est tapissé d'une membrane spéciale dite épil/telium formé de cellules épithéliales cubiques ou polygonales. C’est dans ces cellules que se forment les globules gras du lait, la caséine, le sucre de lait. Ces éléments entrent en proportion plus ou moins grande dans le lait, suivant les espèces animales ; pour une

mémo espèce animale, la composition du lait varie encore avec l’aptitude des individus. Nous voyons donc, de la sorte, que si le cultivateur peut augmenter par une alimentation choisie la

Mamelle de vache (Coupe vue au luicroseope (J’un groupe de cuLs-dc-sac glandulaires).

quantité de lait produite en vingt-quatre heures, ce lait aura toujours la mémo relation en ce qui concerne les proportions de matières grasses ou île caséine qu'il renferme. I^es éléments glandulaires travailleront avec une activité plus grande, mais ils fonctionnent de la mémo manière. Pour (|ue cette remarque soit vraie, il faut que les aliments renferment tous les principes nécessaires à l'élaboration du lait; une alimentation défectueuse, pauvre, on matière sèche, donnera un lait clair, peu nutritif.

IjCS mamelles sont parcourues par des artères, des veines et des capillaires. Les artères apportent le sang du cœur, les veines le reconduisent à cet organe. Pour les mamelons antérieurs, le sang est emporté par les veines mammaires rampant sous le ventre et pénétrant dans l’abdomen par les portes du lait. Le sang qui a irrigué les mamelons postérieurs retourne au cœur par les veines périnéales; leur parcours est en rapj3ort avec l’écusson. Au mot Laitières, on trouveral’importance qu’il faut accorder à l’examen des veines mammaires et de Técusson.

I^es mamelles possèdent en plus ou moins grande abondance du tissu conjonctif rempli de cellules grasses. Dans ce cas, les cellules glandulaires sont génées dans leur fonctionnement, le pis reste constamment, même après la traite, distendu, résistant au toucher; on le dit charnu. C’est une condition défavorable de la sécrétion lactée.

Les mamelles entrent en activité quelques semaines avant la ])arturition.

A cette époque, indépendamment des globules gras, le lait renferme des coj^puscules du colostrum. A l’analyse, on le trouve aussi plus riche en albumine, il est de coloration foncée plus

MAM

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ou moins rougeâtre. Ce premier lait a[)polé colostrum ^ possède des propriétés purgatives : il sert à débarrasser rintestiii du nouveau-né dos résidus de la vio fœtale, connus sous le nom do ineconiinn.

Mamelles des Equidés, — Klles sont au nombre do deux, placées dans la région inguinale, recouvertes de peau noirâtre, dépourvues de poils. Los mamelons, au nombre de deux, sont percés de deux ou trois orilices.

Mamelles des Bovidés. — Elles sont aussi inguinales, à quatre, six ou huit mamelons, le plus généralement quatre, dont doux de chaque côté. Au mot I^ai- TiKHES, nous avons indiqué quels doivent être leur conformation, leur volume, leur consistance. La peau qui recouvre les mamelles des Bovidés est souple, onctueuse, sécrétant beaucoup de matière sébacée, dont rabondanco est un signe à pou i)rès certain ([ue le lait sera riche en beurre.

Mamelles des Ovidés. — Au nombre <le deux, inguinales, â trayon court chez la brcl)is, long chez la chèvre.

Mamelles des Suidés. — Les mamelles de la truie sont inguinales, ventrales et pectorales, disposées sur deux rangs, de Taine au thorax. Chacune d’elles possède un mamelon ou trayon percé de plusieurs orifices. Le nombre des mamelles varie de 8 à ^0 ; on doit rechercher les femelles qui en possèdent le x>lus, atin que leurs ])etits aient chacun leur mamelon. On a remarqué aussi que souvent le grand nombre des mamelles est un signe de fécondité.

— J. Tkibondeau.

— Classe de Vertébrés à sang chaud, pourvus de mamelles pour allaiter leurs petits. Tous les Mammifères ont la peau recouverte de poils, sont vivipares et respirent par des poumons. La plupart des Mammifères sont dos animaux terrestres; quelques-uns (baleine, phoque) sont adaptés à la vio dans Teau. Beaucoup do Mammifères, les uns utiles, les autres nuisibles, intéressent Tagriculture. Il est parlé de chacun d’eux à son ordre alphabétique dans ce dictionnaire.

itliinimite. — La mammite ou mastite désigne l’inflammation des mamelles. Elle apparaît surtout au moment de la parturition chez les femelles grandes laitières, mais elle est occasionnée souvent par le refroidissement sur le sol humide et la malpropreté des vacheries.

Au début, la mammite s’annonce par la présence de grumeaux dans le lait, d'aspect caséeux. A cette période de la maladie, si on a soin de traire souventles femelles avec beaucoup de pré-

caution, do les tenir très proprement, on peut combattre et guérir la mammite par Tai)plication de fondants, d’émollients et d’astringents. Dans le cas où la suppuration surviendrait, il faudrait sans retard consulter le vétérinaire, qui seul ]iout donner un traitement approprié.

On observe, chez les vaches laitières, une tonne do mammite dite contayieuse.

Elle se transmet dans les étables, d’une bête â Tautre, par l’opération de la traite. Le traitement antisepticjuo 'cst du ressort du vétérinaire.

Itlaneelle (Witce). — Nom donné aux animaux de l’espèce bovine habitant le Maine. Autrefois^, cette race était bien caractérisée, on la considérait comme, formée par le croisement des races normande, bretonne et ven- ' déenno. Le pelage des sujets était uniformément d’un rouge blond maculé do blanc; les vaches étaiemt médiocres laitières, les Ixeiifs, mauvais travailleurs, mais do j)art et d’autre les animaux manceaux avaient une grande l)ropension à Tengraissement {Fiy.).

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Vache mancelie.

Depuis j[)lus de quarante ans, on a commence à croiser les sujets de race mancelie avec les durliams anglais.

On a obtenu un croisement désigné sous le nom de durham manceau, qui possède des qualités particulières au point de vue de Tengraissement. La culture du Maine s’est du reste améliorée considérablement sousTinfluence de la chaux, la production du fourrage a augmenté en quantité et qualité, do sorte que les nouveaux produits se sont trouvés placés dans des conditions favorables â leur développement. A l’heure actuelle, les bœufs manceaux se distinguent à peine des animaux de race durham, le croisement continu a absorbé complètement l’ancienne population mancelie. I^es sujets sont ])lus ou moins réussis, suivant Talimentation et les soins dont ils sont ToVjjet. C’est par un bon choix des reproducteurs et par une alimentation plus substantielle pondant l’hiver que les éle-

Manège iiii-iixe, à terre, à un clieval.

Transmission par courroie à un arbre Intermédiaire de manège,

horizontal.

veurs arriveront à obtenir une amélioration réelle : les animaux manceaux atteindront un ]mids plus élevé qui fera réaliser des bénétices sérieux.

Porcs manceaux. — Craon-

NAiSE (Race)].

«Hlanè^o. — On appelle manège un appareil qui permet d^utiliser la force musculaire des animaux pour le fonc-

tionnement des machines agricples fixes : batteuses, haclie-paille, couperacines, etc.

On distingue deux classes de manèges : 1® les manèges à piste circulaire; 2® les manèges à plan incliné.

Manèges à piste circulaire. — Le travail mécanique de ces manèges est transmis aux machines qu’ils font mou-

MAN

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voir, soit par uii arbre situé au niveau du sol : ce sont des manèges à terre^ soit par un arbre ou une courroie passant au-dessus des animaux : ce sont des manèges en Vair; nous donnerons un exemple de chacun de ces types.

IjOs manèges à terre sont généralement fixes oumi-tixes ; ils comprennent {Kig.) un, deux, trois ou meme quatre bras, auxquels on attelle les animaux, deux ou trois paires d'engrenages et un arbre horizontal muni de joints de cardan.

l^es manèges en Tair sont le plus souvent montés sur roues, et leur mouvement est transmis par une courroie à environ 2 m. au-dessus du sol {Fig.)\ ou bien ils peuvent être lixes et la transmission s’effectue par un arbre horizontal {Fig.). Quand les manèges à terre n’ont que deux paires d’engrenages, on doit accroître leur vitesse en intercalant un intermédiaire entre eux et la machine à faire mouvoir

La piste parcourue par les animaux doit être ferme et non glissante et avoir un rayon d’au moins S"’, 50 à *1 m. Les attelles doivent être flexibles ou pourvues de palonniers à ressorts amortisseurs; enfin la poulie du manège doit être munie d’un déclic à ressort.

Le rendement d'un manège varie de 70 0/0 à 80 0/0, mais, par suite de l’obliquité du tirage des animaux, il ne transmet que 50 0/0 à 60 0/0 du travail mécanique fourni par ceux-ci.

Manèges à plan incliné. — Les manèges à plan incliné ou trépigneuses sont formés d’un tablier incliné c O m P r is entre deux chaînes de Galle , dont

Manège à plan incliné à un cheval.

toutes les articulations sont pourvues de galets roulant sur des rails fixes {Fig.). Ce tablier sans fin passe sur

deux tambours extrêmes dont l’iin entraîne les organes de transmission et de multiplication.

Le cheval, placé dans la trépigneiise, est obligé de gravir indéfiniment le tablier incliné pour ne pas être entraîné ])ar celui-ci ; il agit donc par son poids, mais l'effort qu’il est obligé de fournir est excessif et le met rapidement hors de service.

I^es trépigneuses sont pourvues d’un frein à régulateur centrifuge pour éviter les accidents qui pourraient se produire dans le cas où la courroie do transmission viendrait à tomber et où le ta])lier tendrait à prendre une vitesse trop considérable.

Ces manèges sont plus coûteux que les manèges à piste circulaire et ils ont, en outre, l’inconvénient de trop fatiguer les animaux. Leur seul avantage est leur faible encomV)rement :

1”%70 de largueur sur 3'”, 50 de longueur.

Los manèges ordinaires valent de QOO à 450 fr., suivant la force et le nombre des animaux; les trépigneuses coûtent de 500 à 650 fr.

— Les maniements sont constitués par des déi)ôts de cellules graisseuses dans le tissu cellulaire que l’on ?nanie avec la main pour apprécier l’état d’engraissement d’un animal.

Voici leur désignation dans l’ordre où ils sont numérotés sur la figure :

1® Le paleron, situé à la partie supérieure et postérieure de l'épaule;

La poitrine^ à la partie antérieure du sternum ;

3® Le cœur^ au-dessous et un peu en arrière du paleron ;

4® Le contre-cœur ^ en avant du pré cèdent, ù peu près sur la partie médiane do l’épaule;

5*^ IjO travers aloyau ou pavé de graisse, placé sur les reins et surtout à Textrémité des apophyses transverscs des vertèbres lombaires*,

6® I^e flanc, placé au centre de la région de ce nom ;

7® La côte, au milieu des côtes, en arrière du cœur ;

8® La hanche, à l’extrémité do l’angle formé par la hanche ;

9® Le bord, les abords du cimier ou le couard, à la pointe de la fesse et la base de la queue ;

10® I^a lampe, hampe, g^msset, les œillères ou le fras . placés à la partie inférieure de l’abdomen, èn avant de la rotule ;

11" Le dessous de langue ou la sous -mclchelière , situé entre les branches du maxillaire inférieur dans la région de l’auge;

12® La veine ou avant-cœur, un peu

on avant do la pointo do Tépaule, à hauteur du cœur ;

13® IjO collier, à la partie supérieure et antérieure do Tépaule;

11® I^a veine du cou, un pou plus liant et en avant du collier;

ir>" oreillette, entre la base de la corne etroreillo;

16® Le dessous, la brayue ou scrotum, maniement jiarticulier au bœuf, ])lac6 entre les membres postérieurs, au niveau des testicules enlevés par la castration.

Il faut encore tenir compte du cordon ou entre- fesson, dans la réj:^ion du périné et de Vavant-lait, chez la vache seulement, placé en avant des mamelles.

Tous ces maniements ne se développent pas à la fois. Lorsque Tanimal est gras, on peut apprécier : le grasset, le bord, le travers aloyau, le cœur, le cont7œ-cœur, Vavant-cœur, la côte et la poitrine.

Quand le bœuf arrive à. être très gy^as, apparaissent la vehie, le dessous de langue, la veine du cou, le paleron, la hanche et le flanc. Enfin, lorsque se manifeste l’état do fin gras, tous les maniements sont nettement accusés et forment souvent sous la peau des sortes de pelotes de graisse.

Certains maniements sont plus précieux que d’autres à consulter : le cœur et le travers sont le critérium do l’inliltration de la graisse entre les muscles, de la viande persillée ; le flanc accuse au contraire le suif dépose dans l’abdomen. Le gi'asset donne certaines indications sur l’augmentation de poids du corj^s; on l’explore en le soulevant

do la main dans le repli qu’il forme.

Chez les jeunes animaux, les maniements se développent toujours plus que chez les vieux, car ceux-ci font surtout du suif.

Un point très important dans e toucher <les maniements, c’est do constater leur degré de fermeté. Si l’animal a les maniements fermes, la chair sera claire, tendre, juteuse, persillée ; si les maniements sont mous, la chair est jaunâtre, sans consistance, d’aspect huileux, de (jualité moins appréciée.

Quand les animaux sont maigres, ils n’ont pas de maniements ; si la peau est souple et lâche, c’est un indice do la facilité d’engraissement des individus. — J. Thibondkau.

ItlâiD.s ( Volttille flii). — Cette race se rapproche un peu do celle de la Flèche, mais elle est de taille moins élevée. La crête, au lieu d’être double, est triple, frisée, terminé<^ar un éperon {Fig.),

La poule, plus

f)etito , présente es mêmes caractè res; elle est moyenne pondeuse, 115 â 1*20 œufs, couve très rarement. Seulement, ce oui fait estimer cette race, c’est la qualité de la chair lîne et délicate.

Disons aussi que les méthodes d’élevage concourent â faire acquérir à la

Coq du Mans.

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