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Los moules do cdrdalos sont lo plus souvent rondes; elles s’évasent aussi jus(iu a 3 à 4 m., puis se terminent en cône ai^u.

La partie supérieure des meules est mise a 1 abri (les pluies do l’hiver par une couverture en paille de soig-lo fixée par des lattes et des piquets de bois.

Meule €l^en.silu;:;e. — Voy. Si no.

Mézenc (Ritee tie). — Population bovine de la Haute-Loire, se composant de sujets obtenus par le croisement do l’Aubrac (qui dérive lui-même du Partlienais) avec lo Salers. La race do Mézenc est donc formée de métis se raporochant do TAubrac ou du Salers. On en ron-

Micocoulier (Hameau avec fleurs).

contre avec une couleur fauve et lo mufle rosé, d’autres avec une robe rouge et lo mufle noir.

Cos animaux sont exploités pour le lait, le travail et la viande ; les trois aptitudes sont suffisammen t prononcées ; elles proviennent naturellement des procréateurs de métis.

Micoeotilier.

— Arbre de la famille des Celtidées, atteignant 20 m. de hauteur. Le micocoulier de Provence ( Celtis australis) possède des rameaux allongés ; ses feuilles sont distiques, rudes au toucher, inéquilatéral os , longuement acuminées, d'un vert foncé. IjOs fleurs vertes sont isolées à, l’aisselle desfeuilles(/^ig'.), les fruits d’abord verts noircissent àmaturité et tombent tout l'hiver

I^os bourgeons du micoc o u 1 i e r sont petits et au nombre de trois autour du meme point; les r ameaux sont utilisés pour cette raison à ïa fabrication des fourches en bois. Dans ce

cas, comme lo micocoulier repousse lacilenient do souche, on le cultive en taillis.

Les unes plants sont espacés à

Micocoulier (Hameau avec fruit).

1"’,50 ou 2 m. les uns des autres; à 5 ou 6 ans, on rccèpe et on laisse pousser les plus beaux rejets en nombre variable suivant l’âge des cépées. Elles portent ainsi à 15 ans des brins d’un an (1), de deux ans (2), de trois ans (3), de quatre ans (4), de cinq ans (5), de six ans (6). Ce sont ces derniers que l’on exploitera pour la fabrication des fourches

Après la coupe, les rameaux sont

Micocoulier (Souche partant des brîus àpfcs crun an à 6 ans).

défeuillés, écorcés et mis au four.

Ensuite les brins encore chauds sont

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placés dans des appareils spéciaux destinés à drosser le manche et à recourber con venai)lement les dents des fourches.

ülieroUe. — IjCS microbes sont des êtres inüniment petits qui peuvent pénétrer dans rorganisme, et y déterminer des tron))les considérables en produisant des maladies infectieuses et contagieuses. Tels sont les microbes de la tuberculose, du choléra des poules, du charbon, etc. (Voy. Police sanitaire).

Dans un assez grand nombre de cas, on a trouvé le moyen d'atténuer les propriétés virulentes des microbes et do les employer comme vaccins.

Des microbes se rencontrent aussi dans Tair, dans l’eau, dans la terre; ils président aux fermentations (Voy.

Nitrification) ; ce sont aussi des agents de la putréfaction. Beaucoup de microbes no sont nullement pathogènes; certains d’entre eux sont même directement utiles à riiomme (Voy. Bactérie).

Miel. — IjC miel est une matière sucrée, sécrétée par les abeilles dans des alvéoles formées de cire. De miel provient des liquides sucrés renfermés dans les fleurs, absorbés par les abeilles et élaborés par leur estomac.

Au x)oint do vue chimicpie, le miel renferme du gluc‘ose, du sucre de canne, du sucre interverti, des arômes spéciaux, suivant les fleurs qui ont été visitées par les abeilles. Cette particularité fait distinguer plusieurs sortes de miels :

I"’ Miel de Nar lionne ; 2^ du Gâtinais ; 3^ de Champagne et de Bourgogne ; 4® de Bretagne.

De miel est utilisé comme aliment; il sert à confectionner le pain d’é])ico et à la préparation de l’hydromel.

Hlilflew. — Do mildeiv ou mildiou est le terme usuel adopté pour désigner la maladie de la vigne occasionnée par un champignon, le I^eronospora viticola (Voy. Peronospora).

Milloranclit^çe. — Phénomène qui se présente sur les grappes de la vigne et semble se rattacher à la coulure, avec cette différence qu’il porte sur les grains au lieu de se manifester sur les fleurs.

Des grappes millerandées possèdent des grains d'inégale grosseur ; elles sont de plus très lâches. Cet accident se manifeste surtout sur les vignes affaiblies ; dans ce cas, il faut relever la vigueur par des fumures appropriées.

Si au contraire ce n’est pour ainsi dire que la continuation de la coulure, on peut y remédier par l’incision annulaire

De Pinot et le Camay sont assez su-

Millerandage

(Tige (le vigne avec incision annulaire).

jets au millprandage.

Millet. — Sous ce nom, on cultive deux plantes de la famille des Graminées,lemil- Ict c O m m U n {Panienm miliaceum) ^ utilisé pour la nourriture de riiommeetdes oiseaux de basse-cour, et le millet d'Ita- | lie {Setari(( ftalicum)., ser vant surtout à la nourriture des petits oiseaux.

IjO millet commun a les tiges ramifiées à la base; il est pourvu de feuilles ensiformes, dont les gaines sont garnies de poils mous; rinflorescence est en panicule lâche et \^enc\iée{Fig )

De millet d’Italie a les tiges droites et simples, les feuilles ont les gaines pubescentes, presque laineuses.D’inflorescence est

une grapi^o spiciforme, compacte(/^iér.)-

Millet d’Italie.

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læs millets sont cultivës depuis lon^tonips dans le Sud-Ouest, 1 Ouest et I l^^st ; ils suivent à ])eu près la rémon du maïs.

Terrain et fertilité. — Les millets ne donnent des ]>roduits élevés que dans les terres lég'ères : aussi ee sont les sables siliceux des landes, les terrains granitiques de l’Ouest qui leur conviennent tout particulièrement. Les sols doivent être abondamment fumés antérieurement à la culture, de sorte qu’on fait le millet surtout après plantes sarclées ou jachères bien traitées. Le millet se lait encore aj)rès récolte hâtive de seigle ou de trèfle incarnat. La terre destinée au millet doit recevoir un ensemble de façons qui la portent à son plus haut degré d’ameublissement.

Semis. — On sème cjuand les gelées printanières ne sont plus à redouter, et c’est généralement à partir de mai.

Le millet se répand à la volée ou en lignes. Ce dernier j)rocédé est le j)lus recommandable. Il faut environ 15 à *20 litres de semences par hectare. Il est utile de chauler les semences pour préserver les plantes du charbon et de la carie. La germination doit s’effectuer rapidement, ainsi du reste que la levée; s’il survient quelque temps après les semailles des pluies intenses qui battent la surtace, la sortie des cotylédons se fait mal, la récolte est compromise.

Quand on sème en lignes, les rangs doivent être écartés de à 0*^,5?),

afin de faciliter le passage de la houe à cheval.

Soins d’entretien. — I.a propreté du sol doit sans cesse être maintenue dans les cultures de millet; aussi, dès les premiers temps, donne-t-on des sarclages pour enlever toutes les herbes nuisibles. Dans les cultures en lignes, le travail se fait mécaniquement et on éclaircit de façon à laisser les pieds distants sur la ligne de 0'”,I2 à 0'”,I4. I^a séide des soins d’entretien se termine par un buttage, qui consolide les pieds.

Maladies et oiseaux nuisibles. — La carie et le charbon sont deux maladies assez communes.

Les oiseaux granivores : jiinsons, chardonnerets, moineaux, sont très redoutables pour les récoltes.

Récolte. — La maturité est toujours inégale, de sorte que la récolte sè fait en deux ou trois fois. Lorsque les millets sont mûrs, les tiges et les feuilles jaunissent ; on coupe alors les inflorescences. La récolte se pratique par des femmes munies de tabliers, qui passent sur le champ et coupent au couteau ou avec de forts ciseaux les sommités

mures. I^es panicules sont conservées intactes dans des greniers ou sous des uiugars ; on leur laisse une portion do tige de 0*",20 environ.

Les chaumes sont ensuite coupés et ramenés à la lérmc, où on les utilise comme litière ou même à l’alimentation du bétail.

Rendement. — L’égrenage est facile; Il est obtenu av'ec des gaules ou des fléaux légers, puis on nettoie au tarare. Le rendement s’élève do 5 à 35 hl. par hectare l’hectolitre pèse 65 à 70 kg.

Utilisation. — Le millet commun est employé à la nourriture de l’homme; après décortication, on en fait des bouillies et des gatoaux. Lnfin les oiseaux en sont très friands. — J. Tai-

BONDEAU.

Itliiiette. — D’après Hartlib, la rniiiette ou luj^uline {Aledicayo Lupitliiici) était cultivée en Angleterre depuis 1659; en France, sa culture ne date que du commencement du xix® siècle.

AXathieu de Dombasle l’a très recommandée. On la désigne encore sous les noms île trèfle jaune

(à cause de ses fleurs), trèfle noir (à cause de ses fruits) bujoline^ luzerne koublonnée.

Caractères. — Ses racines sont pivotantes, la tige est rameuse, légèrement pu})escente, d’abord couchée, ;)uis ascendante. Les feuilles sont composées, à folioles obovales, cunéiformes, denticulées, celle du milieu étant plus longue que celles des côtés. Les fleurs sont jaunes, réunies on épi dense d’abord arrondi , puis ovoïde après l’épano u i s's oment; elles sont portées par un pédoncule beaucoup ^ Minette

plus long que fleurie),

le pétiole des

feuilles {^Fig.)\ le fruit est une gousse noire, réticulée, réniforme, courbée au sommet, glabre et monosperme. La graine est verdâtre, luisante; elle présente une concavité dans laquelle la radicule fait une saillie montrant au fond le hile arrondi.

Terrain. — La lupuline vient à peu près sur toutes les terres, surtout celles argilo-calcaires, elle réussit très bien dans toutes les marnes de formation

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jurassique; sur les argiles kimmeridgiennes, elle fournit encore de bons produits, tandis que la luzerne cultivée et le trèfle violet no donnent qu’une faible végétation. C’est surtout à ce titre, pour utiliser des situations peu favorisées, cme cette légumineuse est recommandable. En calcaire sec, sableux ou graveleux, elle présente encore l’avantage de pouvoir donner un pâturage à moutons.

Fertilité. — Ordinairement on no fume pas directement les terres qui sont destinées â la minette; elle ne vient généralement qu’après une avoirie succédant à un froment fumé. Cependant, si l’on veut obtenir un grand rondement, on fora bien d’apporter à la minette des engrais phosphatés et potassiques, qui produisent les meilleurs elfets. Dans l’assolement triennal du centre de la France, la minette remplace avec beaucoup d’avantages la jachère.

Semis, époque. — On la sème au printemps dans une avoine ou une orge à raison de 15 à -20 kg. par hectare (1 kg. renferme 721 000 graines). 8i on sème en janvier, on rci)and do 40 à 50 kg. 1^0 semis se fait à la volée; on recouvre par un liersage léger suivi d’un roulage.

Pour être bonnes, les graines doivent présenter une pureté de 97 0/0 et une faculté germinative de 85 0/0, ce qui leur donne une valeur culturale de 8*2,45 0/0 (Voy. Semence). Cette graine n’est pas falsiliée, elle sert au contraire à frauder celle do luzerne et de trèfle. On peut y trouver mélangées des semences de moutarde sauvage (Sznapis arvensis) et de plantain lancéolé (Plantago lanceolata).

Au moment de la levée, la minette offre deux cotylédons de forme bien caractéristique ; la première feuille est portée par un pétiole muni de poils; elle est très large, dentée supérieurement et mucronée.

Après la moissoai, si l’automne est pluvieux, la minette pousse vigoureusement et elle peut être légèrement pâturée par les bovins. Au printemps suivant, la lupuline développe dès le mois de mai ses petites fleurs jaunes : c’est à ce moment qu’on la fait pâturer. C’est généralement aux moutons qu’elle est destinée et les bergers la font consommer par bandes, afin qu’il n’y ait pas de fourrage de perdu.

Cette légumineuse présente le très grand avantage de ne pas météoriser les animaux : ce qui la recommande comme plante â pâturer.

Rendement. — On obtient dans de bonnes conditions 12 à 15 000 kg. de fourrage vert, mais quelquefois, en cal-

caire sec, le rendement ne dépasse pas 5 000 kg.

Production des semences. — Quand on veut récolter des graines, on attend que les gousses soient devenues noires, ce qui arrive ordinairement fin juin ou au commencement do juillet. On franche à la faux et on fane avec précaution ; on bat sur une bâche ou à la ferme sur une aire de grange, mais pour le transport les voitures doivent être garnies de toiles afin de recueillir les gousses qui se détachent.

On nettoie au tarare pour séparer les débris de feuilles ou de tiges ; l’égrenage proprement dit se fait alors ' avec des machines spéciales comme pour le trèfle.

On obtient par hectare de 1 000 à l 500 kg. de gousses qui donnent épurées et nettoyées 400 à 700 kg. de graines. L’hectolitre pèse 80 à 8*2 kg. ; les 100 kg. de graines valent dans le commerce 35 francs environ.

Après le battage, le fourrage qui reste peut être utilisé par les moutons on guise de paille. — J. Tuibondeau.

moelle. — Ce nom sert à désigner le tissu cellulaire que Ton rencontre dans Taxe de la tige des végétaux supérieurs.

La moelle est constituée par des cellules polyédriques, lâches, gorgées de suc dans le jeune âge. Plus tard, la moelle se dessèche et devient blanchâtre.

Dans certains végétaux, le noyer

Moëlle (Coupe d’une tige ligneuse montrant du dehors en dedans ; l'ecorce et le liège, le liber, puis de nombreuses couches concentriques de bois, et au centre la moelle).

par exemple, la moëlle se sépare en disques superposés; d’autres fois, elle se rétrécit de façon à former une couche mince entourant le canal médullaire (Pig.).

molio. — Le moha ou millet do Hongrie (Panicum germanicum) est une graminée fourragère pouvant atteindre 1 m. de hauteur ; il est annuel , à feuilles ensîformes, larges et rudes; la gaine est pubescente sur les bords

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