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MOISSON
et la ligrule formée par une touflfo do
fjoils. Ij’axcdo rinflorescence est poilu, CS cpillets sont entourés de soies rudes non accrochantes. I^es fleurs sont vertes ou roiig-oâtres, elles donnent naissance à des fruits elliptiques, assez petits, blancs, mêlés de jaune et do violet.
Terrain. — I^e moha n'est g*ucro à conseiller qu’en sol léger, sec, siliceux ou calcaire. Dans des circonstances plus favorisées, le maïs le remplace toujours avec beaucoup d’avantage.
Il résiste bien à la sécheresse; c’est ce qui fait qu’on le préconise par les étés secs et chauds. 11 a rinconvenient de redouter les vents froids, les longues périodes ddiumidité : dans ces cas, les feuilles deviennent rougeâtres, et la récolte est compromise.
Préparation du sol. — I^e moha demande une préparation complète du sol. On donneun laboura l’automne, la fumure est déi)Oséo au printemps et enfouie par un labour sur lequel on effectue le semis, apres avoir hersé et roulé suflisamment.
Semis. — On sème à partir de fin avril quand on n’a plus à redouter les gelées; la semence est réj)andue à raison de 15 à 20 kg. à l’hcctaro à la volée et on peut faire des semis successifs jusqu’en juin, de façon â avoir du fourrage jusqu’à l’automne. L’enfouissement de la graine se fait par un léger hersage, et on ne roule pas à moins d’avoir affaire à un sol par trop léger.
Récolte. — On récolte depuis août jusqu’à octobre; la coupe se fait à la ïàiix et on distribue le fourrage aux animaux qui lacceptent bien.
Le rendement en vert oscille entre 10 et 20 000 kg. par hectare.
Récolte des graines. — Si on veut se livrer à la production des semences, il ne faut semer que 8 à 10 kg. à l’hectare et il est prudent de sulfater ou chauler les graines. Quand l’inflorescence change de couleur, que la tige jaunit, on fauche et on met en faisceaux. Après dessiccation complète, on bat au fléau et on nettoie au tarare.
La récolte en grains est d’environ 10 à 15 hl. à l’hectare ; l’hectolitre pèse 65 kg. Les oiseaux aiment beaucoup les graines de moha , après le battage, la paille est donnée aux animaux.
Uloioettiio — Oiseau de l'ordre des Passereaux, du genre Passer^ caractérisé par un l)ec court, conique, bombé vers la i)oiute ; la queue est échancréo.
L’espèce la plus répandue est le moineau franc (P. domesticus), très familier, nichant dans les habitations.
La femelle fait quatre à cinq pontes par
an de six œufs à chaque fois, ce qui assure une grande reproduction do l’espèce (/"’///.).
I^e moineau se nourrit do fruits, do grains; il détruit aussi pour lui et pour sa famille un nonil)re considérable d’insectes et do chenilles. Il fait certainement autant de bien que de mal.
Dans les camj)agncs, lorsqu’il est réuni en bandes, il devient cependant nuisible, car il mange le grain dans l’épi avant la moisson et (|uand les céréales sont en meules ou on granges.
üloiissoii. — La moisson comprend toutes les opérations qui ont pour but la récolte des céréales. Elle doit s’eftectucr avec beaucoup de célérité, et le cultivateur doit préparer d’avanr^e les harnais, les instruments, les voitures, les granges.
L’époque do la moisson varie avec le climat, l’altitude et les plantes à récolter; d’une manière générale en France, le moment arrive en juilletaoût. Toutes les céréales ne sè trouvent i)as en même temps à maturité :
on récolte d’abord le seigle d’automne, puis viennent ensuite l’avoine d’hiver et l’orge d’hiver; arrivent plus tard le froment d’automne, et enfin l’orge et l’avoine de printemps.
Pour la môme céréale, l’époque de la coupe est indiquée quand ses tiges sont presque sèches et qu’elles possèdent la teinte caractéristique de la variété. A ce moment, le grain est encore légèrement tendre sans être laiteux toutefois; il se laisse couper par l’ongle et la cassure est franchement amylacée. Récoltés dans ces conditions, les grains de froment, d’orge ou d’avoine renferment toujours X)lus de farine, moins de son et en outre l’égrenage n’est plus à redouter.
La coupe des céréales se fait de deux manières : à bras; 2*^ au moyen do
machines à moissonner mises en mouvement par les animaux.
Les outils à bras sont la faucille.
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Faucille à lame unie.
le volant breton, la sapo et la faux.
Faucille. — L’emploi do la faucille remonte aux tem])s les plus anciens.
Klle se compose d’un petit manche auquel s’adapte une lame en forme de croissant; cette lame aciërée est recourbée , elle peut être U 11 i e f Fi (J .)oudentée( F itj . ),.
l^a faucille unie se bat comme une faux et on raigiiisc au moyen d’une pierre à aiguiser; la faucille dentée s’affûte sur une meule de grès.
La faucille se manie de la main droite, en coupant les tiges, réunies au moyen de la main gaucho.
Quand la main gauclicest pleine de tiges, le faucilleur les dépose en javelles régulières sur le sol. A la faucille , un ouvrier coupe 15 ares par jour.
Volant. — Le volant breton, en usage en Bretagne, en Angleterre et dans les Cévennes, est une grande faucille à lame éj)aisse et large.
Pour s'en servir , l’ouvrier agit en frappant les tigeTs qui sont alors coupées et placées à l'aide de la main gauche presque verticalement contre la })artie non moissonnée. Lorsque les tiges détachées constituent le volume d’une javelle, elles sont ramassées et déposées sur le sol. I^e volant s'affûte et s’aiguise comme la faux; un ouvrier coupe par jour 25 à 30 ares.
Sape. — La sape est une petite faux à manche très court, recour])é ; cette courbure s’appli(|uant au bras. L’ouvrier manie la saj)e de la main droite, tandis que sa main gauche est armée d’un bâton terminé par un crochet en fer destiné à redresser les tiges. La sape est particulièrement en usage dans les Flandres et la Belgique. Les ouvriers dits sapeurs peuvent couper une surface de 25 à 30 ares par jour.
Faux. — I^a faux destinée à couper les céréales, est munie près de la lame ou au-dessus de celle-ci d’un appareil destiné à réunir les tiges coupées.
Cet appareil, qui transforme alors la faux en faux armée ^ consiste en une l)ièce do bois léger fixée perpendiculairement au manche, et assujettie par un arçon courbe ou ployon partant de l’extrémité de cette pièce pour rejoindre le manche. Ce montant
Faucille
à lame dentcc.
est ensuite garni de tiges d’osier prenant la direction de la faux et qui serviront à soutenir les tiges' coupées et à les déposer . en javelles (Fif/.).
Suivant la hauteur des tiges
à couper, on fauche en dedans ou en d.eliors.
Le fauchage en dedans se fait pour les cér é a 1 e s dont les tiges sont trèsélevées, comme le seigle et le froment. Dan^ ce cas , les, tiges sont poussées par le ployon contre la céréale restée debout; l'ouvrier est alors suivi d’une femme pour ramasser le produit de la coupe et le déposer en javelles.
Dans le fauchage en dehors, adopté surtout pour l'orge et l’avoine, les tiges arrivent directement sur le sol perpendiculairement à la ligne de fauchage; il n’est pas besoin d’employer un ramasseur. Un faucheur moissonne par jour 50 à 55 ares.
Quelquefois, quand on coupe à la faucille, les tiges sont coupées à une certaine hauteur au-dessus du sol ; on laisse alors un chaume plus ou moins élevé. De cette façon, on livre moins de paille au battage qui peut s’effectuer ])lus vite. Cet argument pouvait avoir de la valeur quand le battage ne s’effectuait qu’au fléau, mais devant l’emploi des machines à battre, c’est un procédé à abandonner. Les chaumes en effet séjournent deux ou trois mois sur le sol ; ils nécessitent de la main-d'œuvre et de nouveaux transports pour leur enlèvement ; les plantes adventives se sont pour la plupart multipliées, les labours de déchaumage sont impossibles, le sol est de plus en plus sali et infesté d’herbes nuisibles. Les chaumes ne peuvent être employés qu’en litière et ils ont perdu au moins 50 0/0 de leur pouvoir absorbant.
Machines à moissonner. — Les moissonneuses simples ou combinées, les moissonneuses-lieuses sont très employées actuellement à la coupe des céréales (Voy. Moissonneuse).
Javelage. — Quel que soit le mode de coupe adopté, sauf le cas spécial de l’emploi de la moissonneuse-lieuse, après avoir été détachées du sol, les céréales restent on javelles pendant un temps plus ou moins long.
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I^e javelage a toujours étâ une pratique constante, et "on ne saurait raisonnablement se dispenser d'y recourir lorsque les céréales renterment des l^^lantes vertes qui fermenteraient si on liait irninédiatement. Autrefois, quand la vente des céréales se faisait à la mesure, on a Ijoaucoiip exagéré les mérites do l'opération.
J^e javelage doit être aussi court que
f)ossible parce que, s’il est trop proongo, il nuit toujours à la qualité du grain et à la valeur do la paille. Quand on a semé une plante fourragère dans la céréale, les jeunes pousses sont souvent assez développées pour maintenir sur les javelles une humidité nuisible. Il faut alors les retourner et profiter d'une journée bien ensoleillée pour la mise en gerbes.
I^e javelage prolongé, s’il est nécessaire, expose la récolte à, la rosée et à la pluie; pour soustraire les céréales aux altérations qui pourraient se produire, on a préconisé les moyettes.
Les moyettes les plus en usage sont : 1^ la moyette flamande ; 2® la moyette jjicarde ; 3^ la moyette normande.
La moyette flamande consiste dans la réunion de' cinq ou six javelles que l’on rassemble par un lien placé aux deux tiers de la longueur des chaumes à partir du sommet ; on a formé de la sorte une forte gerbe que l’on dresse sur le sol. Avec deux ou trois javelles, on confectionne une autre gerbe que l’on lie à la manière ordinaire. Cette gerbe est ouverte et sert à coiffer la première dressée verticalement
cnlairement un nombre de javelles variant de quinze à vingt jusqu’à ce que la ])etite mculetto ait atteint 1"^,20 do hauteur. Alors on fait une forte gerbe qui sera disposée en forme do chapeau et préservera la moyette de l’action des pluies [Fiff.).
Avec l’adoption de ces deux méthodes, les céréales peuvent supporter facilement quinze jours de mauvais temps sans s’altérer. Lorscju’on a des céréales versées, les tiges sont coudées, peu résistantes et fléchissent souvent quand on fait la moyette flamande ; il serait préférable d’appli-
les épis ne peuvent plus être de la sorte détériorés par les pluies. Ces moyettes coûtent 8 à 10 fr. riiectarc,
La moyette picarde est obtenue en prenant d’abord trois javelles que l’on dispose en forme do triangle, les épis se croisant et ne reposant pas à terre.
On élève ensuite sur cette base et cir-
DlGTIONNAlHfi d’aGRJLCULTÜRE,
quer dans co cas la moyette picarde.
Ces deux procédés qui donnent cependant d’excellents résultats sont malheureusement pou adojités en pratique, parce que la main— d œuvre tait souvent défaut au moment des moissons. , -
Dans certains pays, co sont les gerbes
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