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MOT

ver'dàtre par les naseaux; 3" une glande provenant de Chypertrophie des ganglions de Vauge.

Les ulcérations do la muqueuse ont primitivement l'aspect do granules spliériques gros comme un grain de millet ou celui d'un [)ois ; ils s'ulcèrent et sécrètent une substance purulente de couleur grise.

IjO jetage s'eliectuo par un ou les deux naseaux ; c’est un liquide verdâtre, quelquefois strié do sang, s'écoulant en plus ou iiioins grande abondance.

La glande qui provient de Taugmentation de volume des ganglions de l’auge est placée dans le fond do.

l’auge ; elle est plus souvent peu douloureuse (Voy. Augk).

Ces symptômes s'accompagnent de désordre du côté des poumons, d’œdèmes, d'épistaxis.

A l’état aigu, la morve communique une lièvre intense aux animaux qui en sont atteints; il y a des inllammations internes très graves et la mort survient rapidement.

A l’état chronique, la morve affecte les caractères énumérés ci-dessus; les animaux perdent raj)pétit et la vigueur, maigrissent et s'anémient très rapidement.

La morve est toujours contagieuse, elle se transmet par contact immédiat d'un animal malade avec d'autres absolument sains. Mais elle so communique aussi par les harnais, par le séjour d’un animal morveux dans une écurie, par le dépôt du jetage morveux sur les râteliers ou sur les mangeoires. Le jetage conserve ses propriétés virulentes pendanT^O jours ; déposé dans les abreuvoirs, il garde son activité jusqu'à 15 et 18 jours.

La morve est une maladie contagieuse; les mesures sanitaires auxquelles elle est soumise sont édictées par la loi du 21 juillet 1881.

Ulotetiir. — Les moteurs utilisés pour la mise en mouvement des machines sont : l’homme, les animaux, le vent, les eaux courantes, la vapeur, le pétrole et l’électricité (Voy . Moteurs ANIMÉS, Manège, Moulins a vent, PÉTROLE (Moteurs a). Roues hydrauliques, Turbine, Vapeur (Machine a).

I^'électricité n’est pas à proprement parler un moteur, mais bien un agent do transmission absorbant environ 30 à 40 0/0 du travail transmis. Les machines électriques, comme les nombreux organes qui les accompagnent, sont délicates, coûteuses et parfois meme dangereuses ; on ne saurait donc conseiller leur emploi dans les fermes.

Le travail mécanique fourni par les moteurs est mesuré à l'aide de diffé-

rentes unités : soit le leilogrammètre (travail nécessaire pour élever 1 kg. à une hauteur de 1 rn.); soit le chevalvapeur (75 kg. élevés à 1 m. en une seconde, c’est-à-dire 75 kilogrammètres par seconde); soit encore le chevodheure (travail fourni par un moteur (l'un cheval-vapeur agissant, d'une fa(^on continu, pendant une heure ou 3 600 secondes).

moteurs uniiiios. — Pour les travaux de la ferme et la mise en marche des machines agricoles on utilise le travail musculaire des hommes et des animaux.

Homme. — I^’homme portant, dans une hotte, un fardeau de 20 k., peut eliectuer un parcours journalier de 20 000 m., coupé par des rej^os.

L'homme, tirant un V^ateau sur un canal, exerce un effort do 25 kg. à la vitesse de 0'",28 par seconde (soit 0 chev.-vap. 09), pendant 8 h.

L’homme, au levier d’une pom})e, exerce une pression de 5 kg. à la vi tesse de 1 ni. par seconde (soit 0 chev.vap. 06), pendant 8 heures.

Au levier d’un pressoir, il peut exercer un effort momentané beaucoup plus grand.

L^iiomme, agissant sur une manivelle de 0‘*^,35 de rayon, exerce un effort do

7 kg. à la vitesse do 30 tours par minute (soit 0 chev.-vap. 10), pendant

8 heures.

Si le prix do la journée de l’ouvrier est estimé à 3^'‘,50, le cheval-heure coûtera 4^^ ,26 à 6^*“, 56.

Cheval. — lœ cheval, tirant une charge sur un terrain horizontal, exerce un effort de 60 kg. à la vitesse de 1 m. par seconde (soit 0 chev.vap. 80), pendant 8 heures.

Quand on attelle ensemble plusieurs chevaux, la traction totale diminue do 6 0/0 par chaque cheval supplémentaire.

Un cheval de 500 kg. attelé à un manège do 4 m. de rayon, exerce un effort de 55 kg. à la vitesse de 0'",92 par seconde (soit 0 chev.-vap. 70), pendant 8 heures. D'autre part le mécamisme du manège ne rend que 70 à 80 0/0 de l’effort qu'il reçoit (Voy. Manège); il ne transmet donc que 0,49 à 0,56 chev.-vap. Si l’on tient compte do l’entretien de la machine à 4 0/0, de ramortissemen t du ca[>ital a 6 0/0, du salaire du conduct(3ur et do la journée du cheval estimée à 1 ir., le cheval-heure fourni par le manège coûtera 0‘^**,97.

Mulet. — Le travail du mulet peut être considéré comme égal à celm d'un cheval de meme poids.

Ane. — Un âne de 180 kg. exerce un effort de 30 kg. à la vitesse de O^'jSS à

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la seconde (soit 0 chev.-vap. ‘25), pendant 8 heures,

Bœuf. Le bœuf, tirant une chargre sur un terrain horizontal, exerce un ortbrt de 90 kg. à la vitesse do 0"',83 par seconde (soit 0 chov.-vap. 80), pon- 8 heures.

Le bœuf attelé à un manège de 4 m.

de rayon exerce un effort de 65 kg. à la vitesse de 0”'.66 par seconde (soit 0 chev.-vap. 57), pendant 8 heures et le manège ne transmet que 0,40 à 0,46 chev. - vap . Si Tou calcule comme pour le cheval au manège, on trouve que le prix de revient du cheval-heure est do l^%13.

Vache. — A poids égal, le travail de la vache équivaut à peu près à celui du bœuf. Pendant la gestation et la lactation, le travail est beaucoup moindre.

Travail maximum. — Les chiffres que nous avons donnés plus haut correspondent au travail maximum que l'on peut exiger, sans déperdition de forces, do ces divers moteurs; si l'on veut faire varier quelques-unes de ces valeurs, il faut réduire les autres en conséquence et les calculer à l'aide de la formule de Alascheck :

dans laquelle :

F est l'effort optimum en kg. ;

V est la vitesse optima en mètres par seconde ;

t est le temps optimum en heures;

F', V , t J les valeurs que Ton veut leur substituer.

ülottclie* — Les mouches sont des insectes de Tordre dos Diptères, de la famille des Musciens.

Leur conformation nous est bien connue et nous savons queleur bouche est orga- Mouche (Trompe grossie), nisée pour la

succion ce sont des insectes à

métamorphoses complètes (Fig.).

Les principales espèces de mouches sont : la mouche domestique {JMusca

iomestica) : 2® la mouche bleue ou

mouche à YiandeiCalliphoravo77iiCorla).

Leurs larves sont vulgairement appelées asticots ; on s'en sert pour la pèche à la ligne.

Si les mouches sont souvent bien ennuyeuses, elles ont dans la nature un rôle hygiénique ; elles contribuent

Larve

Chrysalide

Insecte parfait.

Mouche.

à faire disparaître les matières animales en décomposition.

C'est dans la famille des Musciens que l'on rencontre les taons., les œstres .,\eshypodey'mes, c^ui incommodent tant les animaux domestiques.

Itioiiclieté. — Lar/îoucheture est une particu-' larité des robe^ (Voy. Robe), caractérisée par do petits paquets de poils noirs portos dans le fond de la robe.

Mouclieté (»lé).-~Voy.

Froment.

Moulins «k vent. — Les moulins à vent sont peu employés en France à cause de l’irrégularité et de l'incertitude de leur marche; en effet, ils ne fonctionnent d’une façon normale que lorsque le vent a une vitesse de 5 à 8 ni.par seconde et ne peuvent donner, pratiquement, que 100 à l‘20 jours de travail par an. Pour des moulins bien exposés on peut espérer 150 jours, alors qu'en Hollande on compte jusqu'à 280 jours par an.

Les moulins peuvent être utilisés pour la mise en marche de quelques instruments d’intérieur de ferme : hache-paille, coupe-racines, concasseurs, aplatisseurs, barattes, etc. ; mais ils conviennent surtout pour l’élévation des eaux de la ferme, pour les dessèchements et pour les irrigations. Les moulins actionnant une pompe sont donc à recommander lorsqu'ils sont pourvus d'organes de réglage fonctionnant automatiquement et sans surveillance.

Les nombreux modèles do moulins que Ton rencontre se divisent en trois classes :

Les moulins qui ne peuvent être réglés qu’à Tarrêt;

Les moulins que Ton peut régler eu marche ;

Les moulins à réglage automatique.

Les deux premières classes de moulins sont à peu près abandonnées aujoiir- « d'hui et les recherches des inventeurs se sont tournées avec raison vers les moulins à réglage automatique ; nous n’en décrirons qu’un seul type récent,

MOU

MOU

qui esta la fois, léger, solide etdurablo. | faire s’effacer en tirant sur une chaîne J^e nioulin « Idéal », eutièrcrnent Le prix des moulins en acier varie construit eu acier gai vanisé. comprend de 395 à 7GU fr. et les nvloiies anm-e .,no ,i«om ..n .. ^in. r.o U. I p^iés Valent de 470 à l 170 fr. suivant

Jour liaiitcur. lorco des moulins

varie do 1/1 à 3 chevaux-vapeur et le prix do revient de un cheval - heure

une roue do à 3"S60 de diamètre

dont les aubes courbes sont montées sur deux cercles entrecroisés et contreventés ; un gouvernail articulé maintenu par un ressort à boudin et un ])yIono métallicpie, à 3 ou 4

Moulin « Idéal » .

peut être évalué à 0^^08 ou 0‘‘^11.

Les moulins doivent être situés à 4 m. au-dessus des obstacles que le vent pourrait rencontrer dans un ravon do 150 m.

Mouron. — Plantes dicotylédones, do la larnille des Primulacées, du genre Anagallis.

Ce sont des herbes annuelles, celles du moins que le cultivateur doit connaître, [larce qu elles sont adventices dans les champs ; leurs feuilles sont

0] )posées, les fleurs axillaires; le fruit est une pyxidc, s'ouvrant en travers à la façon d’une boîte.

L esi)ècc la plus commune est le mouron des champs (A. ai'vensis ou phamicea) à fleurs rouges; une autre possédant le meme asi)ect se distinguo

1) ar ses fleurs bleues (A. cæruleà).

Dans le langage vulgaire, on désigne sous le nom de vioio'on des oiseaux ^ une plante de la famille des Caryophyllees, la Stellaire moyenne {Stellaria media), bien difl'érento à tous égards du mouron des champs.

Mourvèclre. — Cépage du midi do la France ; de la région méditerranéenne. il remonte vers l’ouest dans les Charentes, vers le nord dans le Rhône.

Sa production est de 30 à 50 hectolitres ; seulement son vin est âi)re lout en étant très solide et de bonne con-

montants, haut do L2 à 21 m. {l servation. C'est un cépage assez rus-

roue transmet son mouvemept à la tige | tique, à débourrement tardif, craignant de la pompe soit directement, par une | par conséquent peu les gelées, mais bielle renversée, soit indirectement, assez sujet au mildew. On le soumet par une paire d'engrenages. Le réglage I à la taille courte.

automatique est réalisé de la façon suivante : renseinblo du moulin est monté sur pivot à billes, il s’oriente donc, sous l'action du gouvernaiL et se présente perpendiculairement à la direction du vent lorsque celui-ci est faible ; mais si la vitesse et par conséquent la pression du vent augmente, comme le centre de la roue est situé un peu à gauche du pivot vertical, la roue tendra à s’incliner vers la gaucho et à vaincre la pression du ressort qui la relie au gouvernaiL Ainsi la roue sera d’autant plus oblique par rapimrt au vent que la vitesse de celui-ci sera plus grande et pendant une tempête elle sera complètement effacée. Quand la roue est effacée, un frein entre en jeu et l’immobilise pour la mettre à l’abri des secousses et des sautes de vent,^ et en temps normal, chaque fois que l’on veut arrêter le moulin, il suffit de le

D’après M. Pulliat, sa maturité est de troisième époque.

Iflotisisejroii. — Champignon de la classe des lIyménomycètes,dc la famille

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Mousseron.

des Agaricinées, du genre Tricholoma.

Le mousseron de la Saint-Georges

{T. est charnu, sentant le musc.

Il vient au printoinps en terrain calcaire ; son chapeau mesurant 7 à 9 cour,, do diamètre est cliarnu, tournant au gris, l^e pied est renllé sans bague ni volve

:iloitsse.s. — Les mousses sont des végétaux cryptogames, de rembrancliement des Muscinées.

La tige des mousses n’est pas généralement très développée, sauf dans la mousse des fontaines {Fontinahs).

Leurs feuilles sont alternes et sessiles. La tige se termine parfois en haut par une rosette de feuilles, formant un involucre à l’intérieur duquel sont les organes sexués, dont l’ensemble peut être considéré comme une fleur {Fig.), Le fruit se développe en s’allongeant beaucoup et produit une sorte de capsule s’ouvrant transversalement et laissant échapper des spores destinées à profiagcr l'espèce ^ ^

Mousse (Tige de). Mousse (A. Copsulc renferma ni les spores).

Les mousses sont délaissées de tous les animaux; on les rencontre dans les lieux les plus divers : dans l’eau, sur la terre, les murs, l’écorce des arbres, etc.

Exiles envahissent souvent la prairie et les pelouses et empochent les Graminées et I.égumineuses de se développer. On les détruit surtout par l'emploi du sulfate de fer (Voy. Prairie).

Sur les arVjres où elles vivent en compagnie des lichens, on s’en débarrasse par des pulvérisations ou des badigeonnages au lait de chaux additionné de 7Ô/0de sulfate de fer.

Les mousses sont des plantes très hygroscopiques : elles absorbent cinq fois leur poids d’eau. Aussi, en forêt, elles maintiennent l’humidité du sol ; dans les pentes des montagnes, x^ar leur grande faculté d’absorption, elles retiennent des quantités considérables de liquide et concourent à empocher les érosions et les ravinements.

illoiiÉ. — On donne ce nom au

Moutarde

blanche.

liquide extrait des fruits (pommes et raisins) j>ar le poncassage et l’égrappage suivi de la pression au pressoir ou encore au liquide obtenu par simple foulage.

Le moût est un liquide sucré; avant de constituer le cidre ou le vin, il doit subir la fermentation alcoolique.

tloiiturfle — La mou-

tarde blanche {Sinapis alba), de la l’a mille des Crucifères, est une plante annuelle à racine pivotante ; sa tige, qui ])eut atteindre jus- (]u’à 1 m. de hauteur, est presque glabre, rude au toucher. Les feuilles sont iDÎnnatitides à lobes irrégulièrement dentés, légèrement velues ; les fleurs sont disposées en graj)pes terminales, jaunes, donnant des siliqiics étalées, hérissées de ])oils droits, terminées par un bec ensiformo (Fig.). Les graines sont jaunâtres, do 9 mm. à 5 de diamètre.

Terrain, — La moutarde blanche pros^ière sur toutes les terres et arrive même en sol j3eu riche à donner de beaux rendements.

Semis. — On la sème dej3uis avril jusqu’à septembre, elle croît très vite et peut succéder aux céréales ; 50 jours après les semailles, elle est en floraison. Elle est semée sur labour de déchaumage à raison de 15 à 20 kg. à l’hectare: les graines sont enterrées par un simple hersage*

Récolte. — On coux^e quand la plante est en fleurs; si on attend que les siliques soient formées, elle prend une saveur piquante.

Rendement. — I^e rendement en vert s’élève de 15 à 25 000 kg. C’est un fourrage recherché du bétail, surtout des vaches laitières. La moutarde est souvent utilisée comme engrais vert ; à l’éx^oquo de l’enfouissement, on fait X3asscr le rouleau dans le sens de la marche de la charrue qui fonctionne sans difflculté. — J. T.

Mouton. — I^e mouton est un mammifère ruminant du genre Ovis,^ esx3èce /Jo7nestica.

J.G mouton est domestiqué depuis les temps les plus anciens; on sait que la richesse patriarches

d'autrefois consistait dans les trou- X3eaux de moutons.

Chez les moutons, le mâle est appelé

MOU

MOU

héVer^ la femelle brebis. Les jeiiiios sont clénomiiiés agneaux ou agnelles, suivant lo sexe, jusqu'à un an ; après cet âge, ils deviennent antenais ou antenaises.

Comme le bœuf, le mouton ne ])OSsède pas de dents à la mâchoire supérieure; elles sont remplacées par un bourrelet. I^es incisives inférieures,* au nombre de huit, sont implantées très obliquement, ce qui avec la mobilité des lèvres permet au mouton de tondre de près les herbes qu’il prend au pâturage. Les molaires sont au nombre de douze à chaque mâchoire; la formule dentaire peut donc s'écrire :

Les dents peuvent servir â déterminer l’âge ; f)Our les examiner, on ouvre la bouche comme nous l’indiquons {Fig,),

Mouton (Comment on ouvre la bouc lie de l’animal pour reconnaître son àt^e).

Le mouton est un animal précieux pour utiliser les pâturages qui ont une herbe courte; dans les plaines peu fertiles, il consomme sur place les fourrages qu’il serait onéreux de récolter; il vit sur les chaumes et les jachères. C’était jusqu’il y a quinze ans son rôle principal ; il donnait en échange sa laine, dont la valeur était très élevée.

Mais, depuis que l’Amérique et l’Australie nous ont envoyé leurs laines par quantités considérables, le prix do cette denrée a tellement diminué que toutes nos races de moutons ont été et doivent être de plus en plus améliorées au point de vue de la viande. La Cjualité de la laine n’est d’ailleurs que meilleure sous l’influence d’une alimentation plus nutritive. Kn meme temps, ])ar l’amélioration des formes qui a développé les parties les plus estimées par la boucherie, le dessus, les gigots et les épaules, les toisons ont augmenté de poids. Si petit que soit le bénéfice, il ne saurait être à dédaigner.

Le mouton est donc surtout devenu de nos jours un producteur de viande ;

c est là sa véritable destination qu’il conservera longtemps. La consommation do la viande est croissante, elle tendra toujours â augmenter sous l’influence de la civilisation et du progrès eniraînaiu le bien-être. 11 n’y a certainement pas lieu do s’en plaindre, La concurrence des viandes américaines et australiennes ne sera sans doute pas beaucoup â redouter, car si l’on est parvenu â nous expédier des viandes frigorifiées, elles manquent de saveur et do qualité. La réglementation de la vente mettra les choses au point.

Dans chaque localité, là où le sol est sain, non iiuinide, où le mouton n'est pas exposé â la cachexie aqueuse (Voy. Caghkxie), on ne saurait trop se livrer â son élevage. I^o choix de la race dépendra des ressources fourragères, du système de culture, do l’assolement, des déliouchés. il sera toiuefois nécessaire de restreindre le parcours autant que }iossiblc pour éviter la fatigue aux animaux, en vue do les spécialiser vers leur fonction principale : la production de la viande (Voy. Boüchebie, I^aine).

Ifloiitiire. — I^a mouture consiste â liroyer le grain, â l’écraser entre des meules pour obtenir la division des [lartios utiles qu’il contient.

Le blutage efiéctue ensuite la séparation des éléments en farine et en son.

Les céréales sont toutes susceptibles d’étre moulues et tamisées; cependant le travail est plus particulièrement réservé pour le froment, le seigle, le maïs et le sarrasin. Certaines plantes de la famille des Légumineuses, les pois, les fèves, subissent la mouture; on en extrait de la farine, qui sert à falsifier la farine de froment.

Nous n’avons point à faire ici le détail des procédés de mouture, mais il peut être intéressant do dire queL ques mots des produits qu’elle fournit.

Farine de froment. — 100 kg. do blé donnent en moyenne :

Farine 73 kg.

Son 21 —

Déchets - . 3 —

L’aspect des farines est xin peu variable, suivant qu’elles proviennent de blés tendres ou de blés durs.

La farine de blé tendre est blanche, douce au toucher, â odeur spéciale, très fine. Quand on la prend entre les mains en la comprimant, elle lorme une pelote assez ferme.

La farine de blé dur est jaunâtre, elle donne au toucher la sensation de grains fins, ronds et siliceux, ne forme pas de pelote entre les doigts si on la comprime.

Farine de seigle. — Elle se carac-

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