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tôriso par une teinte grise et répand une odeur de violettes. Comme elle contient peu de gluten, la i)âte qu'elle forme avec Teau est très courte, sans beaucoup de liaison.

Farine de maïs. — Très facilement reconnaissable parce qu'elle est toujours formée de gruaux donnant une sensation de sable siliceux; la couleur varie avec les variétés de maïs : blanche, jaune, rougeâtre, etc. Elle ne peut être panilîéc, car elle ne se lie pas avec l’eau.

Farine de sarrasin. — Elle est aussi formée de gruaux ; elle renferme toujours des taches grisâtres dues à la présence de particules du péricarpe.

La larine de sarrasin ne se panifie pas, on la consomme sous forme de bouillies ou do galettes très appréciées en Bretagne.

Toutes ces farines peuvent être employées dans ralimentation du bétail.

Moyette. — Disposition donnée aux javelles de céréales en vue d’éviter les pluies qui contrarient la moisson,

— Les matières mucilagineuses sont des corps ternaires (composés d'hydrogène, d'oxygène et de carbone) que l'on rencontre dans certains végétaux.

Les plantes de la famille dos Malvacées, comme la guimauve renferment un mucilage adoucissant, émollient; il en est de môme de la graine de lin.

Ifliie* — La mue consiste dans le remplacement annuel et périodique des productions plumeuses ou pileuses de la peau des animaux. On peut donc l’observer chez les oiseaux et les mammifères domestiques.

Les oiseaux de basse-cour muent généralement au commencement de l'automne. Souvent les poules muent deux fois par an. Pendant la mue, les oiseaux doivent être parfaitement nourris, il faut leur distribuer des graines, des pâtées alimentaires additionnées d’un peu de sel et de soufre, de la verdure. Faute de ne pas satisfaire à ces prescriptions, les volailles se piquent mutuellement, s’arrachent les plumes, la ponte est retardée. C'est surtout dans les parquets d’élevage que le phénomène s’observe.

Les mammifères domestiques sont aussi sujets à la mue des poils qui sont chaque année remplacés. Chez le bœuf comme chez le cheval, l’époque de la mue a généralement lieu à la fin de l’hiver. La cause de ce changement de |)oils est due à la variationproduite par l’alimentation d’hiver qui est en môme temps souvent insuffisante. En outre, la température exerce aussi une action prépondérante. Sous l’influence de ces conditions, les phénomènes de nutri-

tion se trouvent ro&<reints, la circulation à la surface de la peau est ralentie; les poils quittent les follicules qui les produisent et sont remplacés aussitôt par ceux qui prennent naissance au printemps, lorsque la température est plus clémente et l’alimentation meilleure.

La mue survenant dans un espace de temps relativement restreint épuise les animaux : aussi constate-t-on, tant qu’elle se produit, que les chevaux et les bœufs de travail sont mous et qu’ils se fatiguent aisément. On y remédie par des soins hygiéniques de pansage et de propreté de la peau, par l’établissement de rations constamment bien composées. On arrive ainsi à échelonner la mue pendant toute l’année.

Les moutons ne perdent pas leur laine ; chaque année, on les déWrrasse do leur toison dans le courant du printemps par l’opération de la tonte.

(Médecine vétérinaire). — Maladie de la bouche, surtout commune chez l’espèce ovine, où elle sévit principalement sur les agneaux.

Les sujets atteints sont tristes, abattus, leur bouche est sèche, chaude, la muqueuse couverte de plaques blanchâtres. Les animaux ne peuvent ni boire ni manger, de sorte que si le mal persiste ils sont obligés de mourir de faim.

Cette maladie est causée par un champignon parasite, Y Oïdium albicans.

Le traitement est très simple ; il cède toujours rapidement aux lotions d’alun ou d’eau vinaigrée.

(Itace). — Race chevaline élevée dans le Poitou et croisée avec les baudets étalons, pour la production des mulets.

Hliilct. — Le mulet est lo produit qui résulte de l’accouplement de l'âne avec la jument; la femelle porte le nom de mule. En général, les mulets sont inféconds entre eux; ce sont donc des hybrides^

La production des mulets est en France une industrie des plus prospères ; elle a surtout lieu dans l’ouest et le sud-ouest de la France, mais principalement dans les départements des Deux-Sèvres, de la Vienne, de la Vendée, des Charentes.

Les juments dites mulassières sont celles de la race poitevine, mais il en est aussi beaucoup de la Bretagne et du Perche, Elles ne fournissent pres^ que aucun travail sur l’exploitation; ce sont les mulets et les oœufs qui servent surtout de moteurs; les juments sont entretenues presque exclusiv'enient pour la production des mulets.

L’âne mulassier ou baudet est ins-

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tallé dans un bâtiment spécial appelé citeliGv • C est un local plus ou moins spacieux suivant le nombre des baudets qui sont exploités, mais généralemont obscur et mal aéré.

Le baudet est constamment maintenu dans une sorte de boxe appelée lofie, de 3 m. de long sur 2"^, 50 de large, d ou il ne sort que pour accomplir 1 acte de la reproduction.

Cette sé(iuestration et le manque de soin occasionnent souvent du reste les eaux aux jambes et la fourbure.

Elevage des mulets. — Les muletons naissent à la tin de l’hiver et au printemps. Après les premiers jours de la naissance, la mère et le jeune vivent au pâturage ; on ne les rentre que la nuit. De cette façon, les muletons peuvent prendre l’exercice indispensable à leur parfait développement.

Le sevrage s'opère vers le huitième mois; les muletons sont alors séparés dans une loge, attachés à la mangeoire et nourris très substantiellement. Ils sont désignés sous les noms de ijiioTis ou de qitonnes. On leur distribue des grains, des farineux, des pommes de terre, afin de les engraisser rapidement.

C est dans cet état qu’ils se présentent â la vente ; les plus appréciés sont les plus gras. La plus grande partie des jeunes mules et mulets se vend ainsi à la fin de la première année, il est rare qu’on ait avantage à les garder plus longtemps. Les mulets et mules conservés la deuxième année s’appellent doublons et* doublonnes; à la troisième année, ils sont mulots et mules d’âge et commencent à otro utilisés aux travaux de l’exploitation.

Conformation et aptitudes^du mulet.

— Presque toujours, le mulet se rapproche plus do l’âne que de la jument.

La physionomie est celle du baudet avec do longues oreilles, une grosse et longue tôte, de petits yeux. Les membres sont secs, les pieds presque cylindriques, à talons hauts et fourchette peu développée. La taille est assez élevée, elle se rapproche de celle du cheval, les formes sont amples mais anguleuses, la queue est peu toufiue, se terminant comme chez l’âne par un bouquet de poils. La robe est variable, le plus souvent bai ou noir mal teint, mais on trouve aussi des mulets gris avec la ?"aie de mulet sur le dos et les épaules.

Le mulet est utilisé pour le trait ou le bât ; il est sobre et rustique comme l’âne, sa force approche de celle du cheval. Il est apte aux travaux des champs, à la traction des voitures, et on recherche de préférence les animaux de conformation lourde.

léger sont

Utilisés par 1 armee pour le service en

Mulet (le type lourd.

campagne, surtout en pays de monta-

Mulet de ty])e léger.

gne où la sûreté de son pied en fait un auxiliaire précieux (/'"iq.).

Mulot. — Mammifère rongeur du genre Rat. Le mulot des champs (Afus sylvailcus) est un peu plus gros que la souris domestique, sa longueur est de 0*",11 sans la queue qui en mesure 8 à 10. Il est de couleur brune, blanc en dessous ; il se distingue du cam P a gnol par sa queue

écailleuse et les oreilles un peu plus longues {Fiq.).

Le mulot se creuse des galeries souterraines ; sa fécondité est considé-

Mulot des champs.

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râble : la femollo fait quatre ou cinq portées <le cinq à six petits. Comme le campagnol, il vit de forains, de racines, coupe les récoltes et les détruit.

C est donc un animal nuisible; on lui fait la p:uerro comme pour les campagriols oy. Campagnol).

— I^a mulsion s’entend de la prati([uo qui a pour objet d'ex^ traire le lait des mamelles dos femelles laitières : on dit plus souvent traite.

Mut*. — Les murs sont des ouvrages de maçonnerie (jui servent à supporter les batiments, à les limiter, à soutenir les dilférents étages d’un éditice, à le ; diviser. On établit encore des murs j pour clore certaines surfaces déterminées, et aussi pour retenir des terres : dans ces deux derniers cas, on a alors des murs do clôture et de soutènement.

On peut avoir dans chacun do cos cas des murs en fondations et des murs en élévation.

Les fondations sont la partie la plus importante et souvent aussi la plus difficile à étalilir : la mauvaise assiette peut avoir des conséquences funestes sur la solidité des bâtiments.

Quand le sol est formé de matériaux apportés par remblai, il n’offre pas assez do résistance pour asseoir les fondations, il faut déblayer jusqu'aux couches résistantes. Pour que les fondations soient solides, il faut faire des assises de matériaux de même nature et de meme dureté en plaçant en bas les plus résistants. On donne à la fondation des dimensions différentes de celles du mur en élévation; celui-ci est en retrait do 0*^,05 à 0*”,06 de chaque côté; c’est ce qu’on appelle V empattement . Cet empattement est généralement établi au niveau du sol.

Dans les sols peu résistants, les fondations sont établies sur une couche de béton de 0*”,60 à 0'",75. Si le sol est incliné, les fondations se font en gradins.

Dans les bâtiments, les murs extérieurs portent différents noms : les plus longs constituent généralement la façade ; ils sont reliés par les murs dits de pignon qui se terminent en triangle et supportent la charpente {Fig.).

Les murs extérieurs, quand il s’agit de constructions rurales, ont généralement une épaisseur de 0*",50 ; ils sont construits en moellons, en pierres de taille, auxquels on allie souvent la brique dans les angles et autour des baies d’ouvertures. Ces mélanges convenablement faits, en même temps qu’ils donnent de la solidité, contribuent â l’aspect plus agréable.

Les murs intérieurs sont dits murs

de refend. Ils sont construits avec les mêmes soins, ils doivent être reliés et

non simplement juxtaposés aux murs extérieurs. 11 faut les édifier sur sol résistant, car ils supportent des près-

Mur de soutènement avec contreforts.

sions assez considérables : solives, planchers,. quelquefois des escaliers, etc.

Leur épaisseur est d’environ 0’",35 â 0'",40 dans les constructions ordinaires.

Les murs de clôture ne supportent aucune charge, on leur donne 0“',40 â 0*”,50 d’épaisseur. Ces murs sont garnis de chaperons pour empêcher l’eau de pénétrer à l’intérieur. Les chaperons sont en ardoises, en pierres, en tuiles, à un ou deux égouts.

Enfin, s’il s’agit de maintenir des terres, on fait des murs de terrasse ou de soutènement. Ils sont â secjion trapéziforme, le côté extérieur incliné vers les terres â maintenir, quelque-

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