‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 252 sur 394 · NOR · texte numérisé non relu

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loppées ; la croupe est courte, inclinée chez les sujets insuffisamment amé-

Vache normande.

liorés {Fig.), La création d'un herdbook normand a exercé sur la modification des formes la plus heureuse transformation, comme sur l’aptitude laitière et la conformation des mamelles, qui sont maintenant régulières et moins pendantes qu'autrefois.

Taureau normand.

La robe des vaches contentines est caractéristique ; elle est jaune foncé, rouge clair ou brun, parcourue par des bandes noirâtres disposées transversalement au corps et qui forment le pelage bringé. Mais ces raies n’existent pas toujours ; il y a des animaux blanc et rouge, blanc et noir, le blanc se trouvant surtout à la tete et sous le ventre. Quelquefois le blanc et le rouge se mélangent pour donner la robe rouanne^ dite cai7/c,en Normandie.

L’aptitude prédominante des vaches normandes est la sécrétion laitière ; certaines bêtes remarquables fournissent 5 000 litres de lait par an grâce au climat marin et aux herbages de première qualité.

Le lait est riche en crème, le beurx’e possède une saveur et un arôme tout particuliers : Isigny, Gournay ont une réputation universelle; les fromages de Neufchâtel, Camembert, Brie ne sont pas moins renommés.

Variété augeronne. — Elle, habite la vallée d’Auge, et sous l’influence des riches pâturages jurassiques, elle a pris plus de taille et de développement. Ce que nous avons dit de la cotentine s’applique à l’augeronne, avec cette particularité que le pelage

bringé est moins commun ; c’est la robe caille, le rouge blanc et le blanc et rouge qui dominent.

Les normandes de la vallée d’Auge sont moins laitières que celles du Cotentin ; elles possèdent une propension plus grande à l’engraissement, qu’elles ont acquise par la meilleure qualité des herbages. Aussi dans ce cas n’at-on pas craint quelquefois de les croiser avec des taureaux Durham, pour augmenter encore leur aptitude à 1 engrais. On tend toutefois à éliminer tout ce qui dans les caractères extérieurs pourrait rappeler ce croisement ; on en conserve les heureux effets sous le rapport de la correction des formes, sans aucun signe apparent.

La vallée d’Auge engraisse des bœufs de poids considérable; parmi les colosses qu’elle a produits, il faut citer le Père Goriot qui, en 1845, âgé de six ans, pesait 1 970 kg. ; en 1847, Monte-Cristo atteignait 1 90*2 kg.

Ce sont naturellement des exceptions, mais les bœufs de 900 à 1 000 kg. ne sont pas rares; leur viande est de bonne qualité; on lui reproche seulement d’avoir une trop forte proportion d’os.

IVoyaii. Le noyau est formé par la lignification dans certains fruits de la couche interne du péricarpe ; ex. :1a cerise, la pêche, l’abricot, laprune, l’olivier. Ces fruits sont dits f^ruits à noyau.

IVoyor. — Le noyer {Juglans regia)

Noyer (Port de Tarbre).

est un arbre de la famille des Juglandées, susceptible d’atteindre une hauteur de 25 à 30 m, quand le sol est favorable. Son houppier est fort, il donne un couvert très épais (Fig.).

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