NOY — 524 — NUT
Les fleurs mâles sont en chatons odorants {Fig,); les fleurs femelles se
Fleur male
Fleur femelle
Noyer.
trouvent situées sur un réceptacle en forme de sac {Fig.). Le fruit est mono-
Noix dépouillée de son enveloppe.
sperme, contenant une coquille assez dure, renfermée dans uneen veloppe verte appelée à Tint érie ur, se trouve l’amande comestible ; le tout forme la noix, bien connue et bien appréciée, qui mûrit en septembre-octobre.
Le noyer est peu difficile sur la nature du sol ; il lui faut cependant des terres un peu calcaires. Il réussit mal en massif, il aime l'espace et le ^rand air. Il redoute les très grands froids d’hiver et, comme sa floraison est précoce, les gelées d’avril lui sont parfois nuisibles.
Comme arbre fruitier, le noyer est souvent multiplié par semis, mais il varie beaucoup et donne des quantités de variétés de fruits- Aussi a-t-on essayé de le greffer pour propager les meilleures variétés. On a recours alors à la gretfe en fente et en couronne.
Il y a des noix comestibles et des noix à huile.
Les meilleures variétés de noix comestibles sont : 1® la noix mayette ; 2® la noix parisienne ; 3® la noix franquette, toutes trois du Dauphiné ; 4® la noix mésange, de la Dordogne ; 5® la noix de Saint- Jean.
Noix coupée en long, pour montrer Tcnveloppe, ou brou.
Noix (Amande comestible de la).
Les variétés plutôt cultivées pour la fabrication de l’huile sont ; 1° la noix Chaberte ; la noix commune.
Le noyer commence à produire à quinze ou vingt ans. Les noix sont mûres quand le ù?^oîi s’entr'ouvre et se détache ; on les récolte par gaulage ; le secouage serait préférable pour ne pas casser les bourgeons.
Un hectolitre de noix, brou enlevé, pèse 35*^6,500, il fournit 20 kg, d’amandes. 100 kg. de noix donnent 18 kg. d’huile.
L’huile de noix est employée dans l’alimentation ; le résidu de la fabrication ou tourteau est consommé par les animaux' (Voy. Tourteaux).
Les feuilles do noyer en infusion possèdent des propriétés résolutives et astringentes: les personnes scrofuleuses s’en trouvent très bien.
Le bois du noyer est très estimé en ébénisterie ; on "en fait des meubles magnifiques, car son bois noirâtre, dur, à fibres fines, prend un fort beau j)oli. — J, T.
IVutrition (Zootechnie). — La vie n’est qu’un continuel échange, entre le protoplasma des cellules qui cède au sang leurs produits de destruction, tandis que le sang lui apporte des matières albuminoïdes, des substances grasses et. des corps hydro-carbonés.
C’est ce mécanisme qui constitue la nutrition.
Sous l’influence de ce phénomène la matière azotée digestible des aliments, osmosée dans la lymphe et le sang, se transforme en muscutine et en fibrine dans les muscles ; elle devient osséine dans les os, neurine dans les nerfs, kératine dans les ongles et les productions i^ileuses.
Les matières grasses vont se déposer dans le tissu adipeux ou les interstices musculaires. Mais il faut aussi que les hydrates de carbone interviennent pour fournir à réconomie tous les corps gras dont elle a besoin. Cette transformation se réalise sans aucun doute, mais la science ne nous a pas encore dit comment et par quels moyens elle se produisait (Voy. Alimentation).
Les matières minérales des os sont aussi fournies aux cellules osseuses par le sang à l’état de phosphate de potasse et de bicarbonate de chaux.
C'est ensuite en vertu de certaines réactions que se produisent le phosphate et le carbonate de chaux.
L’organisme ainsi approvisionné est en état de suffire aux exigences qui lui sont imposées. Il est apte à la production delaforce, du lait, de la viande, suivant les spéculations entreprises par l’agriculteur.
Physiologie végétale. — La planto