‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 268 sur 394 · PAN · texte numérisé non relu

PAN

Préparation du sol. — On donne des labours profonds do O”', 30 et quelquefois do O’", 50 par Topdration du pelversage. Les engrais marins t)roduisont de très bons résultats et on emj>loie le maèrl, le goémon, le tress.

Semis. — Les semis s’etroctuent on mars, en lignes espacées de O'^tOO pour permettre les binages à la lioue à cheval. On renand environ 5 à G kg. de graines par hectare ; la levée s’effectue vingt jours environ après le semis. Quand les plants ont 5 ou 6 c.

do hauteur, il faut donner un premier sarclage, puis quinze jours plus tard on procède à réclaircissage en laissant les racines à une distance de 0*",15 environ les unes des autres. Il faut donner après un nouveau binage ^our maintenir e sol propre et meulile.

RécoRe. —

Le panais peut rester on terre tout Th i V e r, car il ne redou te pas le froid ; cependant, comme l’extraction serait difiieile par les gelées, on préfère l’arracher en novembre et le rentrer en cave ou cellier. L’arrachage est long, beaucoup do racines se bri- Panais rond,

sent en terre

et cet inconvénient a mis obstacle à la propagation de la plante.

Rendements. — On récolte do 30 à 35 000 kg. de racines par hectare; la valeur alimentaire est très élevée; il renferme seulement 82,78 0/0 d’eau et 17,28 0/0 de matière sèche.

Cette matière sèche contient, d’après Barrai :

Matière azotée 7 ,04

Matières {içrasses 1,80

Amidon cl sui)stances aromatiques Oi.Oî)

SiuTC cristallisablo 11.57

(Cellulose 8,70

Cendres r> »►

Cette analyse place le panais au j)reinier rang des racines fourragères.

Cette racine convient très bien Y)our l’élevage des chevaux ; quand les vaches en consomment, leur lait est très butyreux, la crème possède une saveur exquise. — J. Thibondeau.

— Le iiansago consiste dans le nettoiement de la peau des animaux: ce n'est pas une pratique de luxe, elle est essentiellement hygiénique.

Les instruments de pansage sont :

Vétî'ille^ le bouchon^ \e peigne, la brosse^ Vépoussette, Y éponge^ le couteau de chaleur, les ciseaux.

L’étrille {Fig. /) sert à enlever la poussière et les pellicules qui se détachent sur le corps de l’animal. Elle doit passer partout, sauf sur les parties osseuses et les extrénutés des membres.

I.ie bouchon (7^77/. S) est formé par une tresse de paille, destinée à donner des frictions; il est très utile pour nettoyer le pli du paturon elles parties osseuses où l’étrille ne doit pas passer.

Le peigne {Fig- 5) est pourvu de dents; il sert à démêler les crins de la queue et de la crinière.

Les brosses {Fig. 4) sont rondes ou oblongues; elles sont généralement pourvues par-dessus d’une lanière de cuir qui permet de les fixer à la main et de brosser plus dur.

Après la brosse, on prend l’époussetto {Fig. 7) afin d'enlever la poussière qu elle a laissée.

I L’éponge {Fig. 5) est utilisée pour net-

toyer les animaux sales; on la passe mouillée, puis sèche; elle sert à lisser le poil.

Le couteau de chaleur {Fig. 6) est un instrument en acier flexible et non tranchant ; il sert à faire tomber l’eau et la sueur.

Avec les ciseaux {Fig. <?), on procède à la toilette ; ils sont à lames droites ou recourbées.

Pratique du pansage. — Le pansage se fait deux fois par jour, matin et soir, à récurie ou dehors, suivant la saison. On passe successivement les divers objets dont nous venons de parler en suivant à chaque endroit les directions du poil. Un pansage bien exécuté demande une demi-heure par ciré val.

Dans le milieu de la journée, lorsque les chevaux rentrent du travail, on

Panais long.

doit les frictionner et les bouchonner pour leur enlever la siicür et la boue.

Eliets du pansage. — he pansag-e rond la peau très propre; il facilite les exhalaisons à travers lo tissu cutané.

Il en résulte aussi que les frictions ré-

f)étées amènent le sang à la surface, a circulation est forcément plus active. Ce jihénomène entraîne nécessairement des pertes plus considérables ; comme conséquence les réparassions deviennent plus urgentes, ce qui se traduit par raugmentation de Tappétit. Les fonctions digestives se trouvent donc stimulées, les animaux profitent mieux de la nourriture qui leur est accordée. En outre, la peau étant débarrassée des matières irritantes et des parasites, Tanimal n’est plus inquiété, il se repose complètement.

Toutes ces considérations conduisent donc à recommander le pansage îion seulement pour les animaux dq travail, mais encore pour ceux qui sont à Tengrais et aussi pour les Vaches laitières. — J. T.

DIGTIONNAIRJS d’aGRIGULTURE.

— Premier compartiment de l’estomac des Ruminants (Voy Digestion, ICstomag).

imoii. — Genre d’oiseaux do l’ordre des Gallinacés, famille des Pliasianidés. Le paon originaire d’Asie est remarquable par son plumage aux riches couleurs et surtout par sa queue où figurent des taches en forme d’yeux. Il n’ofire aucune utilité en agriculture ; on rélève seulement en France pour rornement de nos basses-cours et de nos parcs.

l*rtp«Evêr«cces. — Famille de plantes dicotylédones qui tire son nom du genre Papaver^ en français pavot.

Les principaux types de la famille sont : le pavot, le coqüelicot, la chélidoine (Voy. ces mots).

A^iipiliôiiaeéeSa — Famille do plantes dicot3dédones plus souvent désignée sous lo nom de Légumineuses (Voy. Légumineuses).

M^Apilloii. — Nom vulgaire des insectes de Tordre des Lépidoptères. Les çapillons ont les pièces buccales transformées en trompe enroulée eu spi-

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