PAPILLONS
Chenille Chrysalide Insecte parfait
Piéride du chou.
Chenille
Chrysalide . Insecte parfait
Pyrale de la vigne.
raie qui peut s'allonger à la volonté de l'insecte (/Vr/.). Les ailes au nombre de ([uatre sont recouvertes de petites écailles. Sur la tO'te s’insèrent les antennes composées d’articles et do formes très variables : en massue, chez les papillons de jour, elles sont filiformes,pcctinées, plumeuses chez les papillons de nuit.
J^es sexes se différencient par la forme, la taille, la coloration on
observée à cet égard des phénomènes très curieux.
Les males sont très souvent plus petits, plus ri- tronî-
ches en colons, toujours pc).
ailés, tandis que dans certains genres, les femelles restent aptères.
Les papillons ne sont ])as nuisibles en tant qu’insectes ailés, mais leurs larves à l’état de chenilles sont voraces au plus haut degré : les arbres frui-
tiers et forestiers, les céréales, les plantes racines, etc., sont ainsi chaque année plus ou moins endommagés.
Avant d'etre papillon, la chenille passe par un état intermédiaire, elle devient nymphe ou chrysalide. Alors, elle ne ]>rcnd aucune nourriture. La chrysalide est colorée chez les papillons de jour, terne chez les papillons de nuit, de sorte que ce terme {cary sos^ or) n’est pas exact, celui de con-
viendrait beaucoup mieux pour certains genres.
Quand la chry^salide a passé par toutes ses phasè^s, elle sort de sa coque; le papillon apparaît, se sèche au soleil, et s’envole dans l’espace jusqu'au moment où il se reposera sur les plantes pour y déposer ses œufs qui reproduiront l’espèce.
— Variété de pommier, de petite taille, à racines traçantes, employé pour greffer les variétés fructifères du pommier quand on veut les élever en petites formes (Voy.
Pommier).
PAR
Parcoge. — Lo parcage est la pratique qui consiste à laisser séjourner un troupeau de moutons, sur le sol que Ton se propose de fumer par leurs excréments.
C’est un mode de fumure simple et économique, que Ton considère comme évitant autant que possible les déperditions des éléments fertilisants contenus dans les déjections et les liquides. On évite aussi de la sorte la manipulation des fumiers , leur transport aux champs, ce qui fait que lo parcage est surtout à recommander pour les terres éloignées de la ferme et pour celles dont Taccès est difficile.
Dans le Nord, la Picardie, la Beauce et la Brie, on trouve des troupeaux de moutons soumis au parcage pendant quatre ou cinq mois de la belle saison.
MM. Muntz et Girard déduisent do leurs expériences que lo sol conserve beaucoup mieux que les bergeries les substances fertilisantes et que la perte d’azote est deux fois plus grande à la bergerie qu’au parc. C’est à la terre qu’il faut attribuer le pouvoir fixateur des éléments utiles; toutefois, pour que l’absorption soit aussi grande que possible, il faut éviter de faire parquer sur un terrain mouillé et imperméable. Sur les terres argileuses humides, les résultats sont aussi moins encourageants et en outre, dans ces milieux, la santé des animaux peut être compromise.
IjO terrain parqué doit être labouré aussitôt le i^arcage effectué, pour empêcher les déperditions ammoniacales.
I^e parc qui limite la surface sur laquelle on doit maintenir les moutons est formé de claies rassemblées et
PAR
maintenues verticales par des crosses en bois fixées en terre ; les moutons y sont mis la nuit. Au parc on adjoint une cabane roulante qui sert au berger pour s’y abriter et y dormir {Fig.),
Ba surface du parc dépend du nombre des animaux ; le parcage doit être conduit avec régularité pour que la fumure soit bien répartie. On se base sur les considérations suivantes ; il est admis qu’un mouton fume un mètre carré en y séjournant six heures; dans ce cas, le berger changera les animaux de place au milieu de la nuit; pour \o 2:^arcage double^ les moutons resteront douze heures dans la meme place.
Un mouton expulse j)ar 24 heures :
17 grammes (l’a/oto ;
7 grammes efaeide phospliorique ;
2'2 grammes de potasse.
Pendant six heures, l’apport au sol sera donc, par hectare, de :
Azote
Acide phosphorique. ... 47 5
Potasse 55 »
Ce qui correspond à 10 000 kg. do fumier de ferme ; un parcage de 21 heures fournirait donc l’équivalent de 40 000 kg. do fumier.
I^our que les moutons ne souffrent pas du parcage, il faut les rentrer au moment des orages et les retirer du parc dès que les nuits sont froides et pluvieuses. — J. Tribondeau.
l^artlienaiso (Itace). — La race bovine partlienaise est ainsi nommée parce que les meilleurs sujets se rencontraient autrefois dans l’arrondissement de Parthenay (Deux-Sèvres).
L’aire géographique de la race est assez étendue; elle se trouve dans la Saintonge, le Poitou, la Loire-Inférieure et Maine -et - Ivoire. Dans ce dernier déj^artement les animaux de race parthenaise sont dits choietais à cause de l’arrondissement de Cholet, où ils sont plus particulièrement élevés ; dans la Loire-Inférieure, ce sont les nantais; en Vendée et dans la Charente - Inférieure , on les appelle maraîchins. Dans ces différents milieux, la race partlienaise s’est légèrement modifiée sous l’influence de la fertilité du sol et des méthodes d’élevage.
Parc à moutons.
PAR
PAR
IjO parthenais du Poitou a g-énéralemcut do taille chez le taureau
{Fif/-) et 1"',35 chez la vache {Fig.). La robe n'est pas très variable; le pelage dominant est le fauve clair avec
Vache parthenaise.
les parties antérieures du corps plus foncées ; on trouve aussi le gris perle, le gris clair et le froment. Les ouvertures naturelles sont noires; autour du mufle et des yeux, on rencontre des poils plus clairs constituant des auréoles.
I^a conformation du parthenais chez les sujets améliorés est absolument régulière; de grands progrès ont été réalisés sous ce rapport, mais on trouve encore beaucoup d animaux à poitrine étroite, à dos ensellé, à cuisses maigres. l^a création du Ijerd-book parthenais contribuera puissamment désormais à runiformité du type et à ramélioration de la race.
Les bœufs parthenais sont excellents travailleurs; ils sont employés aux travaux des champs depuis Tage de dix-huit mois jusqu’à quatre et cinq ans. Les petits cultivateurs de l’Ouest renouvellent leurs attelages chaque année en prélevant un bcnéflce qui n’est pas à dédaigner : ils prolitent du croît en môme temps que les bouvillons ont accompli tous les travaux de la ferme.
Engraissés à quatre ou cinq ans, les
bœufs parfhenais fournissent de la viande d’excellente qualité; on leur reproche seulement d’etre un peu durs d’engrais, ce qui n’a rien d’étonnant, étant donné ([u’ils ont été dirigés dès leur jeune âge en vue do la production (le la force.
Les vaches parthenaises sont laitières ordinaires ; elles fournissent 2 000 à 2 500 litres de lait par an. La sélection attentive permettra d’élever ces rendements.
La race nantaise est de plus grande taille; la robe est généralement de couleur claire. Aux environs de Nantes et entre rernbouchure de la I.»oire et la )>aic do Bourg-neuf, les animaux sont améliorés; en outre, le climat marin, de concert avec l’herbe des prairies, a augmenté la production laitière ; un certain nombre do hôtes fournissent 3 000 litres par an.
Ce sont ces sujets nantais qui prennent le nom de ciioletais en s’étendant du côté de Cholet (Maine-et-Loire).
La race maraîchine se rencontre dans la Vendée et la Charente-Inférieure. Ce qui la distingue, c'est la couleur brune, surtout dans les parties antérieures du corps. I^a taille, élevée, atteint souvent 1”*,45 chez les bœufs ; les vaches sont bien plus petites. La conformation générale n’est pas mauvaise; le squelette est grossier.
Les vaches sont assez bonnes laitières ; ce sont elles qui fournissent le beurre de Marans.
IMirtiirition. — La parturition consiste dans l’expulsion du fœtus des femelles domestiques arrivées au terme de la gestation.
Les signes de la parturition sont les suivants : les mamelles, déjà gonflées pendant la gestation, se remplissent et SC tendent; les lèvres de la vuB^e sont flasques, humides, de chaque côté de la queue, on perçoit une dépression qui fait dire que la bête casse.
Quand ces signes sont bien accusés, on doit faire aux femelles une abondante litière; les juments sont placées en boxes, en liberté.
I^e moment de l’expulsion du fœtus étant arrivé, les mères manifestent de l'inquiétude, elles sont agitées ; les contractions de la matrice font ensuite apparaître au dehors la tête, puis le fœtus tout entier. 11 peut arriver quelquefois que des obstacles s’opposent à la parturition naturelle, déterminés le plus souvent par la faiblesse de la mère ou la 2:>osition vicieuse du fœtus.
Il est nécessaire alors d’avoir recours au vétérinaire. ^
Quelques heures après la naissance du petit, les enveloppes appelées délivre sont expulsées à leur tour. Dans
Taureau parthenais.