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le cas contraire, il y aurait non-délivrance.

Après la parturition, la mère doit recevoir une litière abondante; elle lèche son fruit ; on lui oftre des boissons tièdes additionnées de farine d’org*e.

Pendant quelques jours, elle sera à la diète, avec une nourriture légère et des boissons chaudes.

Lejeune, contrairement à ce qui est souvent admis dans les campagnes, doit recevoir le premier lait do sa mère. On le désigne sous le nom de colostmim; sa couleur est jaunâtre ou rougeâtre ; comme il est légèrement laxatif, il débarrasseTintestin des matières solides qu’il renferme et qui sont le résidu de la vio fœtale.

Le pastel est une plante de la famille des Crucifères {^^9-) ; il était autrefois très cultivé pour ses feuilles, desquelles on retirait une matière colorante bleue.

Actuellement, la culture en est presque abandonnée, la teinture utilisant surtout l’indigotier pour remplacer le pastel.

— La pastèque ou melon d'eau est une plante de la famille des Cucurbitacécs (Fir/.). P:ile se cul-

Pastel (Tij<e fleurie).

Pastèque.

tiye comme le melon ; elle est peu répandue^ sauf dans le midi de la France. Ses usages sont les memes que ceux du melon on en fait des confitures^

■•«IturaKe. — Voy. Phairie.

, ^***Vw**î* Genre de plantes de la tamillô des Graminées, renfermant des espèces fourragères pour les prairies naturelles. -

Les patiirins sont annuels ou vivaces * leurs glumes et glumelles sont mutiques, les inflorescences plus ou moins comprimées.

I Les deux variétés qui nous intéres- I sent le plus sont le paturin des prés et le paturm commun.

Le j^aturin des prés( Poa vace, possède une souche émettant des r e j e ts souterrains ; ses chaumes a 1 1 e i g lient 0'",40à0'",70, ils sont doux et lisses au toucher sous l’inflorescence. Le paturin des prés vientenprcsque tous terrains quand ils ont un peu de fraîcheur; il n’est cependant jamais très abondant sur

les prairies acides. On l’emploie à la création des prairies permanentes, mais on peut lui reprocher d’etre trop hâtif; au moment de la fauchaison, les épillets et les feuilles sont complètement tombés ; il ne reste que les chaumes

Le paturin commun [P. trivialis) ressemble beaucoup au précédent ; cependant il s'en distingue par ses tiges couchées à la base; il émet des stolons aériens et ses chaumes sont rudes audessous de l’inflorescence ; il est aussi plus tardif. On l’utilise pour les prairies permanentes et temporaires.

Le paturin annuel {P. annua) est une petite plante qui se développe dans tous les terrains; c’est le plus commun des paturins; il repousse sans cesse et serait précieux s’il atteignait une grande taille. Les feuilles sont souvent plissées et les inflorescences presque unilatérales.

Citons enfin comme n’ayant que fort peu d’intérêt pour nous : le paturin bulbeux {P. hidhosa)^ le paturin comprimé {P. compressa).

JPa^tiiron* Partie du membre des

Paturin des prés.

PAV

PAV

Equidés, Bovidés Qt Ovidés, située entre le boulet et le sabot.

C’est surtout chez le clieval qu’il faut examiner le paturon. A la partie antérieure, on ne doit pas trouver de sriros ; postérieurement dans la région dite le pli du paturon, les cvet^asses sont à redouter. 11 faut aussi considérer la direction du paturon, sa longueur et l’angle qu'il détermine avec l’iiorizontale (Voy. Aplombs, Jointk).'

— lue pavot est une plante do la famille des Papavéracées, cultivée pour ses fruits à propriétés calmantes et ses graines dont on retire de l’huile.

Caractères. — C’est une plante annuelle, à racines pivotantes; la tige peut atteindre 1"',50; elle porte des feuilles larges, dentées, ondulées, alternes. Ba lieur est terminale, à pétales })ourj)res, violets ou blancs; leur base porto toujours une macule noirâtre. Le fruit est une capsule appelée vulgairement tête de pavots surmontée d’un stiguîate couronné; il renferme un grand nombre de petites graines chagrinées.

Variétés. — On cultive surtout :

pavot f/ris ou œillette ordin a i r e ( Papaver somniferiim) ^ à fleurs rouges, à graines grises (Fig.).

2® Le pavot aveugle {P.som-‘ iiiferum inopertum)^ ainsi désigné parce que les opercules ne s’ouvrent pas.

Pour les usages médicinaux, on cultive surtout le pavot blanc {P.

so?72 71 i fei'uin album).

Dans les moissons, on trouve Pavot

doux plantes' du (Tige fleurie et fmit). genre pavot,nui-

sibles parce qu’elles sont souvent en grande quantité et qu’elles se multiplient rapidement :

l"* IjO pavot-coquelicot ^ vulgairement ponceau {P. rhæas) [Fig

2^ Le pavot douteux (P. dnbium), à fleurs plus petites, rouge pâle au lieu d’être rouge écarlate, à feuilles très découplées.

Climat. — En France, le pavot est une plante de printemps dans le Nord; dans le Midi, en le semant à l’automne, il ne craint pas les frimas de l’hiver.

Teri'ain, — C’est une plante exi-

geante; il lui faut des terres franches bien améliorées et des alluvions profondes.

Préparation du sol. — Le sol doit être bien préparé ; on pratique des labours d’hiver, de printemps et de nombreuses façons culturales, pour obtenir un ameublissement complet.

Semis. — On sème on marsavril, en lignes espacées de 0"*,

50, à raison do

4 â5 litres à l’hectare. Dans la région du Nord, les semailles sont le plus souvent faites à la volée.

Soins d entretien. — l.e i)avot germe au bout do douze â quinze Pavot— coquelicot

jours; après la le- (Tige fleurie).

Vée, on pratique

des l3inages et des sarclages très minutieux au début, car les plantes sont fort petites et les lignes difficiles à distinguer. Ce n’est que lorsque les pavots ont

5 à 6 cm. de hauteur qu’on les aperçoit facilement; aussi â ce moment donnet-on un nouveau binage et un éclaircissage de façon que les plants soient espacés de 0‘",20 les uns des autres.

Toutes ces opérations sont très longues, mais il est très important qu’elles soient efl’ectuées en temps voulu et avant que le pavot ait atteint 0'",30 à 0'”,40 de haut.

Dans le Midi, où la culture est commencée dès l’automne, les premiers binages se pratiquent en novembre.

Intempéries. — Les pavots redoutent les vents violents qui brisent les tiges, empêchent la maturité ou projettent les semences mûres sur le sol.

La grêle produit des effets analogues.

Récolte. — La récolte se pratique en juillet et août ; les capsules changent de couleur, deviennent grisâtres et les graines sont libres à l’intérieur.

On procède de deux façons différentes, suivant qu’il s’agit du pavot oi'dinaire ou du pavot aveugle.

Quand on cultive le pavot ordinaire, on récolte par arrachage. Deux hommes sont employés à ce travail : le premier déracine les tiges, les réunit en poignées qu’il présente au fur et à mesure à un aide qui le suit. Celui-ci lie la poignée au moyen de liens qu’il porte et place ensuite les poignées en grands faisceaux circulaires ou longitudinaux.

Chacun des faisceaux peut ainsi con-

PAV

tenir 50, 60 et 80 poignées ; pour le consolider, on butte le dernier rang, formé avec un peu de terre. Les pavots restent ainsi huit à douze jours pour

Pavot (Égrenage du).

que la maturité s’achève complètement.

Puis on effectue l’égrenage. A cet effet, dans le champ même, près des faisceaux, on apporte un cuveau. Un aide présente les poignées à l’ouvrier chargé de recueillir les graines, et pour y arriver, il n’a qu’à incliner les tiges sur la cuve en les frappant de légers coups de bâton (F'ig.). Quand il ne s’échappe plus de graines, l’ouvrier tend la poignée qui est remise en faisceau et il procède de la meme façon pour chaque poignée et chaque faisceau. Au bout de dix à douze jours, la maturité des graines non détachées par la première opération est complète, et par un nouvel égrenage on recueille la totalité. Pendant le battage, l’ouvrier doit prendre toutes les précautions pour éviter de placer les racines au-dessus du cuveau, car il se mélangerait aux graines de la terre qui serait ensuite difficile à séparer.

Si on a cultivé le pavot aveugle, l’égrenage n’étant pas à redouter, on emploie pour la récolte la faucille ou la taux et, de la même façon que précédemment, on forme des faisceaux.

Le battage se fait au fléau ou, ce qui vaut mieux, on coupç les capsules et on les vide dans un récipient.

Les graines ainsi obtenues sont mises en grepiers, èn couches minces et, après dessiccation complète, on les livre au commerce.

Rendement. — Le plus géné4*alement, les produits oscillent entre 15 et 25 hl. de graines ; par 100 kg. de graines, il y a en outre 250 kg. de tiges sèches.

Utilisation des produits. — Les

graines sont très oléagineuses ; la première huile extraite à froid est de couleur jaune d’or, très fluide; c’est la meilleure après l’huile d’olives.

Après cette première extraction, les tourteaux sont triturés, puis on les fait chauffer et par pression on obtient une huile de deuxième qualité, moins pure et plus rousse que la première. Elle est réservée pour la pein-

PÊCHER

ture des intérieurs, car elle est très siccative et ne fait pas jaunir les tons.

Les tourteaux sont excellents pour l’alimentation, ils peuvent doser 6,30 0/0 de phosphates et 7 0/0 d’azote (Voy.

rOUHTEAUX). J. TrIBONDEAU.

— La pébrine est une maladie des vers à soie, caractérisée par des taches brunes ou noires que l’on aperçoit sur la peau. Grâce aux découvertes de Pasteur, on sait que la pébrine est due à des corpuscules infectieux qui ne sont autre chose que des algues parasites unicellulaires . Ces algues sont susceptibles de se transmettre par contagion à tous les vers d’une magnanerie, par les feuilles de mûrier maculées des déjections des vers malades, par ceux-cï eux-mêmes et enfin au moyen des poussières qui circulent dans les locaux d’élevage.

Les vers pébrinés dépérissent rapidement et finissent par mourir. Ceux qui ne sont atteints qu’après la quatrième mue, se transforment en chrysalides qui produisent des j^api Lions corpusculeux ; ces derniers i)ropageront l’infection par leurs œufs.

Aussi le véritable remède pour écarter cette infection, c’est d’opérer, comme Ta dit Pasteur, la sélection des

f)ontes, en choisissant pour le es individus non corpusculeux. Ensuite les magnaneries (Voy. Magnanerie) seront conduites rationnellement et tenues dans le plus grand état de propreté.

rêclioir. — Le pêcher est un arbre â fruit à noyau, de la famille des Rosacées-Amygdalées.

Caractères. — Les feuilles du pêcher sont lancéolées, présentant des nuances variant du verdâtre au pourpre ; à l’aisselle, on trouve un, deux ou trois yeux. Les fleurs, hermaphrodites, sont roses ou rouges ; elles apparaissent avant les feuilles. Après la fécondation, le fruit qui en résulte est une drupe charnue, succulente, variable de forme et de grosseur. A l’intérieur, on trouve un noyau épais, creusé de sillons profonds sur les deux faces, à amande amère Quant à la chair,

elle est ferme et juteuse, adhérente ou non adhérente au noyau, de couleur blanche, ou blanc rosé, ou jaune.

Le pêcher est cultivé en i:>lein vent ou en espalier; dans le Centre et le Nord, c’est l’espalier qui lui convient le mieux avec une bonne exposition.

Multiplication. — On multiplie le pêcher par semis et par greffage.

Semis. — Les semis donnent un grand nombre de variétés ne ressemflant pas au type, sauf les races do plein vent : Turenne, d’Oignies, Pavies, etc.

PÊCHER

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IjCS noyaux sont mis à stratifior dans (les paniers remplis de sable ou do terreau; cpiand ils commencent à germer au printemps, on les sème on pépinière en lignes espacées do 0”’,80 et à 0"*,50 sur la ligne.

Dans l’anuée, cos plants acquièrent

Pêcher (Hameau à fleurs et à fruit ; à droite, un fruit ouvert).

1 rn. de long, ils so mettent à fruits à la quatrième année, mais l'appréciation des fruits ne peut se faire qu’ai)rès plusieurs récoltes.

Greffage. — Pour obtenir des fruits do bonne qualité, il faut recourir au greffage. I^o pêcher so greffe sur franc, sur amandier ou sur prunier.

L’amandier est x:)réfé raide pour jes sols })rofonds, le x^runior quand le terrain est froid et humide : on utilise alors le x^^tinier Saint-Julien comme porte-greffe.

La greffe se pratique surtout en écusson à œil dormant.

Variétés. — Los variétés de pêcher sont très nombreuses ; chaque année il s’en x^i'oduit de nouvelles. On x^eut les diviser en pêches de plein vent et pêches d' espalier .

PÊCHES DK PLEIN VENT. EllcS SC

rox^^roduisent par semis ; telles sont ; la pêche de vi(pie;\3i pêche Pavie; la pêche d'Oignies {Fig- /); Valberge ; la Turenne^ etc.

PÊCHES d’espalter. — On a les péches à peau duveteuse et les pêches à peau lisse ou brugnons.

Les pêches à peau duveteuse., suivant leur ordre de maturité, sont :

Amsden., maturité juin-juillet.

Précoce Hivers {Fig. ^), maturité fin juillet.

Précoce de Halç^ maturité juilletaoût.

Madeleine Hariot {Fig. 5), maturité deuxième quinzaine (l’août.

Grosse Mignonne {Fig . ^), maturité fin août.

Galande., maturité deuxième quinzaine d’août.

Admirable., maturité première quinzaine do septembre.

IJon ouvrier., maturité fin septembre.

Baltet {Fig. 5), maturité première quinzaine d’octobre.

Parmi les pêches à peau non duveteuse., on peut citer les brugnons {Fig. 6).

Lord Napier., maturité août.

Grosse violette., maturité fin septembre.

Victoria., maturité fin sex^tembre.

Plantation. — On j^lante de bonne heure à l’automne pour le pêcher sur amandier ; sur prunier, en sols humides, on est souvent obligé d’attendre au printemps.

Pour opérer la plantation, on habille les racijies, on iplace l’arbre de faQon à réserver un espace de 0'",10 à O'", 15 entre le mur et la tige x^our x^ermottre le grossissement.

Des formes. — Le pêcher se prête aux formes les x^lus variées, mais les préférables sont les moyennes formes :

l’U simple {Fig.) et Tu double {Fig.).

La distance à obser-

Pêcher.

Mode de végétation du pêcher. — En vent, le x^^cher est x^cMit, il

se met en })onle; soumis à la taille, sa charpente s’allonge.

Les rameaux deux sortes

d’yeux : ceux à bois et ceux à fruit.

Au lieu d’un œil à bois, on a souvent un bouton à fruit simple ou double avec un œil à. bois à côté ou au milieu. Ces boutons à fruits ne se trouvent que sur le bois d’un an, c’est-àdire sur celui qui s’est formé ]3endant le cours de l’année précédente, de

PECHER

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