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sur ceux qui sont atteints, elle diminue la mortalité.
I.a loi du 21 juillet 1881 déclare la péripneumonie maladie contag-ieuse et ordonne : 1® Tabata^^e des animaux reconnus atteints; 2® rinoculation des bovins dans les localités où la péripneumonie sévit. I^a loi accorde en outre des indemnités aux propriétaires des animaux morts des suites de rinoculation : la moitié de la valeur avant la maladie s’ils en sont reconnus atteints ; les trois quarts s’ils ont été seulement contaminés ; la totalité s’ils sont morts des suites de l’inoculation.
Ij’indemnité à accorder ne peut dépasser la somme do 400 fr. pour la moitié de la v’^aleur, celle de 600 fr. pour les trois quarts, celle de 800 fr, pour la totalité.
Peronospora* — I^e Peronospora vificola est vulgairement désigné sous le nom de mildew ou niilclioii. Il est occasionné par un cliampignon de l’ordre des Oomycètes^ de la famille des Pfh'onospoy^êes .
\jG mildew aétéimporté d’Amérique en France, où on Ta constaté pour la première fois en 1878. Il se développe surtout sur les feuilles (/^ V/y.) ; il attaque
Peronospora viticola sur une feuille de vigne vue par dessous.
aussi les jeunes rameaux, mais jamais le bois aoûté.
Les sjjoi'es du champignon conservées pendant l’hiver germent au printemps sur les jeunes feuilles, les traversent, émettent à la partie inférieure dos sortes d’arbuscuies qui donnent à leur tour des spores destinées à propager le végétal (Pir/.). On aperçoit à l’œil nu, à la faep intérieure des feuilles, dans le voisinage des nervures, de
i)ctitcs efflorescences blanchâtres semblables à du sucre en poudre (Pif/.).
IjCs feuilles envahies ne tardent pas à devenir jaunâtres, elles se dessè-
chent et tombent ; la maturité des raisins est alors absolument compromise, sans compter qu’il en résulte un sérieux affaiblissement d e s vignes atteintes.
Aussi le mildew a-t-il causé do grands ravages dans le vignoble français.
Traitements .
— Les vignerons ont en main un remède absolument certain ; il consiste dans l’emploi des bouillies bordelaise ou bourguigyroniie.
Bouillie bordelaise. — C’est un mélange de sulfate de cuivre, d’eau et de chaux :
Peronospora viticola (Spores du chaiiipignou portées à l’extréluitc (les arborescences).
Peronospora viticola (Coupe en travers d'une feuille attaquée inonlranl les petites ctllorescenecs).
Sulfate de cuivre 2 kilogr.
Chaux grasse en pierres. . 1 —
Kau tOO litres
On dissout le sulfate de cuivre dans 95 litres d’eau, la chaux est éteinte avec les 5 litres qui restent. On verse ensuite la solution de chaux en agitant.
Bouillie bourguignonne. — Voici sa composition :
Sulfate de cuivre
Carbonate de soude 2 500
Eau iOO litres
Elle se prépare comme la bouillie bordelaise.
Ces solutions s’emploient avec des pulvérisateurs dont les modèles sont maintenant des plus nombreux (Voy, Pulvérisateur).
Pour être très efficaces, les traitements par les sels de cuivre doivent èxve préi'>entifs ; il faut donc les effectuer avant l’apparition de la maladie^
Trois traitements sont nécessaires.
Dans le Midi, le premier se fait du 15 au 20 mai ; le deuxième du 10 au 15 juin; le troisième du 5 au 10 juillet.
Dans le Centre et l’Est, le premier traitement ne commence que vers le 10 juin et les suivants se donnent en juillet et août.
Pendant longtemps, on a éprouvé de vives appréhensions en ce qui concerne l’action du sulfate de cuivre sur les vins de vignes sulfatées. 11 est
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absolument démontré quo le sulfatage ne communique aucune action nocive au vin, le sulfate de cuivre étant précipité dans les lies et rendu insoluble par la fermentation du moût. — J. Tri-
BONDEAU.
— • Cépage de la Savoie, très fertile surtout quand on le cultive en treilles.
Le persan fournit un vin âpre et astringent après la fabrication •; il gagne beaucoup de qualité en vieillissant. Au bout d un an ou deux, il prend du bouquet et devient agréable à boire.
Persil. — Le persil {Petroselinum sativum) est une plante potagère, condimentaire, de la famille des Ombellifères.
Il est à feuilles très découpées, formant une rosette sur le sol ; la seconde année , du centre des feuilles part une tige ramifiée se terminant par des ombelles jaune verdâtre.
Dans les jardins , indépendamment du persil commun on cultive le persil frisée d’aspect crépu {Fig.). Les feuilles du persil sont utilisées pour aromatiser certain e s préparations culinaires ou encore des plats.
Culture. — Le persil se sème de fé vrier à juillet, la grai ne est longue à germer; malgré de copieux arrosage s , la levée ne se produit souvent qu'au bout de quinze jours.
La récolte a lieu quand les feuilles sont bien développées en les détachant une à une pour ne pas abîmer le cœur.
Pour la vente, les jardiniers disposent les feuilles en bouquets liés avec un brin de paille de seigle.
PoriSille. — La viande est dite persillée lorsque, sur la coupe des morceaux, les fibres rnusculaires sont séparées par des infiltrations graisseuses. C'est alors km signe que la viande sera tendre, juteuse, on même temps que très nutritive.
IPorvonclic. — Genre de plantes dicotylédones de la famille des Apocynées. Deux variétés sont surtout connues :
La grande pervenche ( Vinca nui-
DICTIONNAIRE d’aGRIGULTURE.
Persil commun (Tige fleurie).
à la garniture
Persil frisé.
Petite perven-
yor), cultivée pour orner les terrains en pente et les rocailles;
La petite pervenche ( V. minor) sert aux mêmes usages ; elle est plus petite ; ses fleurs sont bleues ou blanchâtres
l^este iBovine. —
La peste bovine estunc maladie contagieuse qui sévit surtout sur l’espèce bovine. Elle n’apparaît pas spontanément dans nos pays, mais elle peut y être apportée par des animaux venant de l’Orient. Le fait s’est produit en 1870 à la suite de l’invasion allemande. , , ,
Pour éviter la pro- fleurie),
pagation du mal, dans le cas où la peste bovine serait importée chez nous, la loi de 1881 a édicté des mesures spéciales dont la principale consiste dans l’abatage des animaux atteints. Il est alloué aux propriétaires des animaux abattus pour cause de peste bovine, une indemnité des trois quarts de la valeur avant la maladie.
Pétale. — On désigne ainsi les parties composantes de la corolle (Voy.
Corolle).
Pétrole (Moteurs à^). — Les moteurs à pétrole rentrent, avec les machines à gaz d’éclairage et les machines à gaz pauvre, dans la catégorie des moteurs 3, gaz tonnant. Ils utilisent en effet la force expansive produite par la déflagration ou la détonation d’un mélange détonant formé d’air et de gaz inflammable ; les moteurs à pétrole ne diffèrent des machines â gaz que par l’adjonction d'un réservoir spécial, appelé carbiumtein^^ qui sert à la vaporisation du pétrole (c’està-dire à la production du gaz inflammable) soit par barbotage d’air chaud, soit par chauffage direct.
Les moteurs à pétrole sont d’invention assez récente; ils se divisent en deux catégories : 1® les moteurs à pétrole proprement dits qui utilisent le pétrole lourd, le pétrole lampant ou huile de pétrole ; 2» les moteurs à essence, qui consomment les éthers de pétrole, l’essence de pétrole, la gazoline, etc. Ces derniers sont intéressants par leur mise en marche presque instantanée, et leur fonctionnementtrès régulier, mais ils sont compliqués et délicats et la provision d'essence (inflammable même à basse température) nécessaire à leur alimentation est une
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cause de danger sérieux. On doit donc conseiller de mettre en lieu sûr la ré~ serve d’essence, à une distance raisonnable des granges et des meules, afin d’éviter toute chance d’accident ou d’incendie. I^e magasin à essence s'établit à peu de frais en creusant, dans la partie la plus élevée et la plus sèche de la cour de ferme, une excavation suffisante pour recevoir les fûts en tôle qui contiennent ressence, puis en les recouvrant d’une épaisse couclie do sable.
I^es mêmes précautions sont à recommander pour la conservation du pétrole, bien qu’il ne puisse s’allumer à une température intérieure à 40® et qu’il soit, par ce fait, beaucoup moins dangereux que l’essehee. La provision de la semaine est alors mise dans un petit fût en métal enfermé dans un local spécial.
Le pétrole ordinaire étant d’autant moins intlammablo qu'il est plus dense, il en résulte que la mise en marche des moteurs à pétrole sera plus longue et ne pourra être obtenue que grâce au chaurtage préalable du carburateur pendant 15 à "25 min.
Cette perte de temps est peu importante parce que l’ouvrier en profite pour ouvrir les robinets, garnir les graisseurs et mettre la machine en état ; elle est d’ailleurs négligeable si l’on considère que rallumage d’une machine à vapeur demandq au moins une heure et demie à deux heures.
I^es moteurs à pétrole sont le siège d’une série de phénomènes qui se succèdent toujours dans le mèmè ordre et se renouvellent tous les deux tours, c’est-à-dire toutes les quatre courses du piston :
course {aller), aspiration simultanée : 1^ des gaz inllammables formés dans le carburateur; 2^ de l’air qui doit, avec ceux-ci, former le mélange détonant (la soupape d’aspiration est ouverte).
2® course {retour), compression à environ 2 atmosphères du mélange détonant (toutes les soupapes sont fermées).
3® course {aller), les gaz détonants ayant été allumés au moment précis où commençait cette 3® course, le piston est projeté en avant : c’est la course motrice (la déflagration des gaz produit une pression d/environ 16 at-
mosphères et toutes les soupapes sont encore fermées).
4® course {retour), échappement, dans l’atmosphère, des gaz brûlés (la soupape d’échappement est ouverte).
Puis la 5® course reproduira la 1**® (aspiration), la 6® reproduira la 2® (compression) et ainsi de suite.
Comme il n’y a qu’une course motrice sur quatre, le volant doit être très lourd, afln de pouvoir restituer, durant les trois courses qui restent, la puissance vive qu’il a emmagasinée pendant la course motrice ; Ta manœuvre des soupapes est opérée par un arbre qui tourne moitié moins vite que le volant, puisque les memes phénomènes ne se reproduisent que tous
Moteur à pétrole Hornsby,
les deux tours ; enfin le moteur est pourvu d’un appareil d’allumage qui enflamme le mélange détonant au commencement de la 3® course.
Le moteur Hornsby {F'ig-) comporte les organes suivants :
A, cylindre dans lequel se meut le piston.
B, cloche en fonte communiquant avec le cydindre A. Cette cloche sert à la fois de carburateur-vaporisateur et d’allumeur pour le mélange détonant ; à cet efl*et, au moment de la mise en marche, elle est portée à une température voisine du rouge sombre par un caléfacteur D, et, pendant la marche de la machine, ce sont les explosions successives qui entretiennent cette température.
C, réservoir de pétrole dans le socle de la machine.
D, boîte du caléfacteur dans laquelle on met du pétrole, puis on refoule de l’air à l’aide de la pompe à main e.
Le pétrole est ainsi refoulé dans un gros chalumeau à récupérateur dont la flamme chauffe la cloche B.
d, orifice d’introduction, dans le carburateur B, du pétrole fourni par la pompe /*.
c, leviers des soupapes.