‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 275 sur 394 · PEU · texte numérisé non relu

PEU

а, régulateur à boules.

б, boîte à huile pour

a U t omatique Ce moteur transforméen et le forme réser-

lo graissage des pistons, peut aussi être locomobile bâti du chariot voir d’eau

Moteur à pétrole transfomié ea locomobile

pour le refroidissement du cylindre.

Les moteurs à pétrole consomment environ 0^500 à 0^800 de pétrole ou d’essence par cheval-lieure et coûtent de 600 à 800 fr. par cheval. Les moteurs locomo biles sont d’un prix: un peu plus élevé. A côté des avantages sérieux que présentent les moteurs à pétrole, il est bon d’observer que pour un fonctionnement continu, le travail mécanique qu'ils fournissent coûte un peu plus cher que celui que l’on obtient de la machine à vapeur : le prix de revient de 1 cheval-vapeur peut, en effet, être évalué à 0^'^,34 avec le pétrole et 0^^*38 avec l’essence. Dans ce calcul on ne fait figurer que le tiers du salaire de Touvrier qui règle et met en marche le moteur, x^uisque le reste de son temps peut être utilisé à d'autres occupations dans la ferme.

La force des moteurs à x^étrole fixes varie de 1 1/2 à 50 chev.-vap. et leur prix de 2 000 à 18 500 fr. La force des moteurs locpmobiles varie de 2 1/2 à 20 chev.-vap. et leur prix do 3 800 fr> à. 11 800 fr.

rettplior. — Genre d’arbres de la famille des Salicinées.

On connaît plusieurs espèces de peupliers : le peuplier blanc^ le peuplier tremble^ le peuplier noir^ le peuplier pyramidal^ le peuplier du Canada^ le peuplier de la Caroline,

Peuplier blanc {Pop^lus alba). — Le peuplier blanc ou blanc de Hollande^ vulgairement yp7'éau^ est un arbre à croissance rapide. Il peut atteindre 40 m. de hauteur et 1 m. de diamètre. Il so plaît en terres fraîches et légères. Les feuilles adultes sont ovales, vert foncé en dessus, blanches et tomen-

teuses on dessous. L'écorce est lisse, unie, grise ou verdâtre; les jeunes pousses et les bourgeons sont cotonneux.

Le bois est blanc, tendre, mou, léger, mais flexible et homogène. On en fait surtout des caisses d’emballage, des voliges, des charpentes légères.

Peuplier tremble (P.

tremuia). — C’est un arbre forestier ; ses feuilles sont petites, glabres, crénelées. Il présente rincon vénient de tracer beaucoup : on trouve souvent des rejets à 20 m. du pied mère.

Son bois fait de la voligo: il est aussi très employé pour la fabrication de la pâte â j)a\)ier, auquel il communiqvie de la résistance

Le peuplier blanc et le tremble ont donné un hybride, le P, canescois^ à bourgeons" cotonneux comme ceux du blanc do II o 1 a n d o , à feuilles ovales et crénelcSes comme cellesdu tremble.

Peuplier noir (P, nigr^a), —

II est vulgairement désigné sous le nom do liard ou liardier, très commun dans la vallée de la Loire.

C’est un grand arbre, d’un beau port, à cime amjdIo, à tête souvent irrégulière. Les feuilles sont triangulaires, dentées, glalires; le pétiole seul pos- i sède quelques poils courts ^ et doux. i

Le peuplier noir aime les terres f r aî c lies ; il drageon ne beaucoup ; on le cultive souvent on t e tards. Le bois sert pour la saboter ie, les pieds chargés de nœuds sont utilisés en ébénisterio.

Peuplier d'Italie-

PHOSPHATES

PHOSPHATES

Peuplier pyramidal (P. pyramidal is).

— Il rossemblo beaucoup au précédent seulement ses rameaux sont fastigiés^ appliqués contre le tronc. On le désigne vulgairement sous le nom de peuplier d’Italie {Fig.). Ses racines sont très traçantes, de sorte que lorsqu’il est planté ou bordure des champs et des prés, comme c'est généralement rhabitude , il devient nuisible aux récoltes. Son bois est mou, noueux, moins apprécié que celui des variétés précédentes.

Peuplier du Canada (P. virginiana).

— I^e peuplier du Canada ou peuplier de Virginie est appelé vulgairement peuplier suisse. Ses pousses sont cannelées; SOS feuilles, triangulaires tronquées, sont dentées, créneLées avec des poils sur les dents.

I^e peuplier du Canada croît dans les sols humides ; il se développe rapidement; à vingt-cinq ans, on peut le débiter on voliges.

Peuplier de la Caroline (P. caroliniensis). — Arbre d’ornement, à, grosses pousses, à feuilles amples. 11 est sensible au froid et gèle sous le climat de Paris. — J. T.

I^ézixes. — Champignons de la classe des Discomycètes, famille des l^ézizées. La chapeau est creusé en coupe, le pied est plus ou moins développé ; les pézizes sont toutes comestibles.

Les principales variétés sont la pézize en coupe {Peziza acetabulum); la pézize orangée (P. aurantia)^ la pézize vésiculeuse (P. vesiculosa) qui pousse sur les fumiers, etc.

Un certain nombre do Pézizées sont microscopiques et se développent sur les plantes agricoles qui ont souvent beaucoup à soutfrir de ce parasitisme.

C'est ainsi que le Pseudopeziza Trifolii attaque les tiges de la luzerne, du trèfle, du sainfoin ; sur le topinambour on trouve le P. sclerotioi^m ou Sclerotinia Libertiana qui détermine la pourriture des tubercules. La « pourriture noble »

des raisins blancs est produite par une forme particulière de végétation du P. Fuckeliana.^

l*lioNphaté^ — Les

engrais phosphatés ont pour but d’ap-

f^orter au sol l’acide phosphorique qui ui manque et do restituer celui qui a été prélevé par les récoltes.

L'acide pnosphorique joue un rôle important dans la végétation ; il se localise surtout dans les graines ; les cendres du blé accusent à l’analyse en moyenne 47 0/0 d’acide phosphorique.

La charpente osseuse des animaux renferme ae grandes quantités d’acide phosphorique, 21 à 22 0/0; lorsque le sol sur lequel vivent les animaux est

pauvre en acide phosphorique, ils restent petits, les plantes ne leur fournissant que des quantités insuffisantes de cet élément.

Voyons donc les différentes sources où on pourra puiser des engrais phosphatés, indépendamment du fumier de ferme qui est toujours insuffisant pour maintenir seul la fertilité d’un domaine.

Phosphates fossiles. — Ces matières renferment l’acide phosphorique combiné à la chaux dans les gisements actuellement connus : il sc forme un phosphate tribasique de chaux quelr quefois associé avec de la magnésie, de l’alumine et de l’oxyde de fer.

Gisements. — En France, les phosphates sont assez considérables et de prix très abordables pour les agriculteurs. En Espagne, en Angleterre, en Russie, en Allemagne, en Tunisie, en Algérie, au Canada, on trouve aussi d’importants gisements de phosphates de chaux.

Principaux gisements en France. — P Phosphates du grès vert. — Les grès verts sont formés en grande partie par du silicate de protoxyde de fer désigné sous le nom de glauconie. Les grès verts où on a reconnu la présence des phosphates forment une zone partant des Ardennes et aboutissant à la Normandie en passant à travers la Meuse, l’Aube, T Yonne, le Cher, le I^oiret-Cher, ITndre, la Vienne, l’Indre-et- Loire, la Sarthe et le Calvados.

Dans ces sables, les phosphates sont déposés en couches régulières sous forme de nodules.

L’extraction des nodules se fait à ciel ouvert {Fig.). Ils sont ensuite lavés {Fig.), séchés, puis amenés à l’usine où ils subissent le broyage et la mouture. La farine obtenue est mise on sacs plombés, prêts à êtro livrés pour l’expédition.

Dans la Meuse et les Ardennes, les phosphates ainsi obtenus dosent 14-16 0/0, 16-18 0/0, 18-20 0/0 d’acide phosphorique.

2® Phosphates du terrain jui'ossique.

— Ils ont été découverts dans le Quercy en 1865; ils constituent aujourd’hui une exploitation fort importante. On les rencontre à une altitude de 300 et 400 m., principalement à Caylus (Tarnet-Garonne) et à Cajarc (Lot).

Le phosphate de chaux se trouve ici ÙL l’état de phosphorite compacte ; la couleur est blanche ou chamois suivant la proportion d’oxyde de fer.

3^ Phosphates de la craie supérieure.

— En 1884, on a découvert de vastes gisements de phosphates de chaux dans les départements de la Somme, de l’Oise, du Nord et du Pas-de-Calais.

PHOSPHATES

PHOSPHATES

Ces phosphates reposent sur de la craie à bélemnites en couches presque horizontales, d’épaisseur variable, présentant des poches atteignant parfois 10 et 12 m. de profondeur.

LiG minerai extrait des poches est desséché, puis tamisé et broyé si c’est nécessaire; il fournit ainsi dès poudres très fines passant au tamis 70 à 100.

30 à 42 0/0 de phosph. tribasique de chaux. 42 à 48 — —

non sur le phosphate de chaux. Connaissant la proportion d’acide phosphoriquo contenu dans un phosphate, on a la teneur en phosphate de chaux en multipliant la quantité de phosphate de chaux par le coefticient 2,18.

Emploi des phosphates.— Ces produits contiennent l’acide phosphoriquo à l’état do phosphate tribasique de chaux et sous une forme insoluble dans l’eau.

Asshnilaiion. — L’eau chargée d’acide carbonique tend à opérer la dissolution des phos-

[)hates de chaux ; seuement l’oxyde de fer et l’alumine le fixent à l’état de phosphate de fer et de phosphate d’alumine assimilable par les racines des plantes.

Les matières organiques du sol forment avec l’acide phosphorique des composés complexes suscej)tibles d’être dialysés par les racines, ainsi que l’a montré M. Grandeau.

Les réactions qui viennent d’être succinctement énoncées deviennent beaucoup plus rapides, quand on distribue les phosphates sur les terres acides : Vacide humique libre forme une sorte super j)hosphate très assimilable par les plantes.

Toutes les terres granitiques , schisteuses, les bois nouvellement défrichés bénéficient amplement de l’application des phosphates .

ils ont transformé la Vendée, la Bretagne, la Sologne.

Au début, on peut très bien introduire 1 000 kg. par hectare ; la dépense est du reste peu élevée. L incorporation doit être faite par un labour aussi longtemps que possible avant 1 époque de la semaine ou de la plantation qu’il

Engrais phosphatés (Extraction des nodules à ciel ouvert).

Engrais phosphatés (Lavage des nodules).

Les phosphates de l'Oise ont les titres suivants :

Sur les lieux de production, le prix du kilogramme d’acirfe phosphorique insoluble fourni par les pliosphates minéraux varie de 0^'*,12 à 0^’*,15.

Dans l’achat des phosphates, il faut avoir bien soin de faire contrôler par X analyse scientifique la teneur en acide phosphorique, car la garantie doit porter sur cet acide phosphorique et

s’agit d’elfectuer.

Au bout d’un certain temps, il laut adioindre au phosphate de chaux un autre élément fertilisant, potassique ou azoté, quelquefois les deux, car à, 2ui seul le phosphate ne saurait constituer un engrais complet.

Sur les prairies acides, tourbeuses, de médiocre qualité, 1 amplication des phosphates modifie la flore. Les espè-

PHOSPHATES

PHOSPHATES

CCS (le faible valeur alimentaire comme les carex, les joncs, les cirses, le genôt anglais, disparaissent pour faire place aux Graminées et Légumineuses.

En Vendée, en prairie humide, M. Ayraiid a obtc^nu les résultats suivants par Tapplication des phosphates:

1 000 KO. DE PIIOSPH.

DES AUDENNtfs PAU HECTARE

Page 1