‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 277 sur 394 · PHY · texte numérisé non relu

PHY

Eau 0 à 12 0/0

Sable i à 3 —

Pliosphate de cdiaux. . (îü à 70 —

(Carbonate de eliaux . . 3 à 0 —

Azote 0,8 à 1,3 —

I^e prix de racide phosphorique des os dégélatinés est plus élevé que celui des phosphates naturels; il s’élève à environ le kilogramme.

Noir animai. — Le noir animal est le i^roduit de la calcination des os en vases clos ; voici comment il est préparé. On commence par trier les os verts en recherchant surtout les plus durs, puis on les place dans des cornues en fonte empilées dans un four et chauffées au rouge. Les produits volatils sont condensés et on en retire de l’ammoniaque. La cuisson dure 36 heures; alors le charbon est refroidi, puis broj^é entre des cylindres cannelés.

Ces noirs vierges contiennent :

Charbon et matières organiques

avec 1 0/0 d’azote 10 0/0

Phosphate tribasique de chaux. 78,3 — Carbonate de chaux 7,8 —

Noir de raffinerie. — Les noirs de raftînerie obtenus après raffinage des sucres sont plus riches en azote parce qu’ils ont été mis en contact avec du sang défibriné. Leur composition est la suivante :

Azote 1,3 à 2 0/0

Pliosphate de chaux. . . 33 à G3 —

Carbonate de chaux ... 3 à 12 —

Hésidus siliceux 3 à 13 —

Kau 20 à 40 —

Mis en tas, le noir de raffinerie fermente assez rapidement; l’acide phosphorique et Tazote sont alors plus assimilables. L’acide phosphorique y est payé au prix de 0^*',30 à 0^‘’,40 le kg. comme dans les poudres d’os.

Le prix des noirs doit être déterminé par l’analyse chimique. I^cur emploi sera basé sur les règles que nous avons énoncées en traitant des engrais phosphatés ; leur assimilation et leur aosorption ont lieu d’après les principes qui ont été développés. — J. Tribondeau.

l^liylloxcrA. — Le Phylloxéra vastatrix est un insecte de l’ordre des Hémiptères. Il a été découvert en France en 1868 dans le Gard, les Bouches-du-Rhône et Vaucluse, alors que depuis déjà trois ou quatre années les vignes du Midi dépérissaient.

Pour étudier le mode de développement de ce minusci^je insecte, nous allons considérer l’œuf déposé sur les racines des ceps de vigne à l’arrièresaison par la femelle sexuée {Fig* /).

Cet œuf hiverne, résiste aux intempéries et n’éclôt qu’au printemps, lorsque la température atteint environ 10®.

L’insecte qui en sort est une femelle

aptère, longue de sur 0*"*",50 de

large ; sa couleur est jaunâtre ou jaune brun ; son corps est formé de segments ; il a des yeux, des antennes, six pattes. Sous la tête s’insère un bec ou rostre très long qui sert à piquer les racines de la vigne et à les désorganiser {Fig. 2).

La femelle issue de l’œuf d’hiver possède la singulière propriété do donner, sans être fécondée, plusieurs générations d’insectes (qui sont d’ailleurs uniquement femelles) ; on dit qu’il y a parthénogénèse. c’est-à-dire reproduction sans fécondation. Ce curieux cas se retrouve du reste chez beaucoup de pucerons.

Vingt jours après son éclosion, cette femelle se met à pondre 25 à 30 œufs jaunes et grisâtres. Au bout de huit jours les œufs donnent des larves qui subissent trois mues avant de devenir adultes; ce sont, nous le savons, des femelles. Vingt jours plus tard, ces femelles se mettent à pondre de la même façon, si bien quœn supposant cinq à six générations dans le courant de la belle saison, une seule femelle du printemps a dans sa postérité 24 millions de descendants.

Vers les mois d’août et de septembre, plusieurs femelles subissent une quatrième mue et se transforment en nymphes {Fig . «9), on aperçoit alors sur les côtés des sortes de fourreaux qui sont des rudiments d’ailes. Après une cinquième mue apparaissent des loxeras ailés qui essaiment et vont causer plus loin de nouveaux ravages {Fig. 4).

Ces ailés, en tombant sur les vignes, s’y fixent au moyen du rostre et pondent des œufs blancs jaunâtres. Chaque femelle ailée en pond un petit nombre {Fig. 5) ; les uns sont petits, ils donnent des phylloxéras sexués mâles {Fig. ^), les autres plus gros donnent des femelles {Fia. 7).

Ces insectes n ont pas de rostre, pas de tube digestif, ils ne sont donc pas constitués pour vivre longtemps. C’est du reste ce qui arrive ; ils s’accouplent immédiatement et, avant de mourir, la femelle pond sur les écorces un œuf unique., Vœuf d'hiver {Fig. <5*), que nous avons pris comme point de départ du cercle biologique du phylloxéra.

Si l’on examine les racines de vignes attaquées par le phylloxéra {Fig. 9), on voit les radicelles renflées et leur tissu ne. tarde pas à se décomposer. Les grosses racines sont ensuite attaquées et il est facile de distinguer à l’œil nu, dans les fentes des écorces, des amas d’insectes qui épuisent rapidement les ceps{Fig. Extérieurement, dureste,

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