PHYLLOXERA
Phylloxéra (Carte <ie France montrant les régions qui ont été ravagées par le).
la V igétation accuse des dépressions, les vignes meurent complètement suivant des lignes concentriques autour du point d’attaque. La maladie, comme on Ta dit souvent, fait tache d'huile- Ravages causés par le phylloxéra. — Les premières taches ont été constatées à Pujaut, près ïloquemauro (Gard) et près de Bordeaux en 1865, mais rinvasion paraît remonter à 1863; c'est en 1868, nous l’avons dit, que l’insecte fut reconnu et dénommé 2yhyl~ loxera- Depuis cette époque, tout le vignoble français a ^^été envahi, le phylloxéra poursuit sa marche vers le iNord et vers l’Est, il paraît certain que dans un avenir peu éloigné toutes les vignes seront atteintes {Fiy
Mesures prises pour combattre le phylloxéra. — En 1874, la loi du
juillet a créé un prix de 300 000 fr.
au profit de l’inventeur d’un moyen efficace pour détruire le phylloxéra.
Ce prix n a pas encore été décerné.
Les procédés curatifs consistent dans la submersion des vignes et le traitement par les insecticides.
La submersion des vignes no peut être pratiquée que dans des cas particuliers, lorsque la situation du vignoble le permet.
Les insecticides (sulfure de carbone, sulfocarbonate de potassium) ont donné quelques résultats, mais n’ont pas été suffisants pour arrêter le fléau. En outre, le prix en est assez élevé ; c’est une façon à ajouter périodiquement à bien d’autres et qui vient grever le prix de revient de la récolte.
Beaucoup do crus ordinaires ne pour-
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raient supporter cette augmentation de frais.
Heureusement^ nous possédons une métliode sûre de reconstitution : elle consiste dans le gretïage des variétés françaises sur les plants américains résistants au phylloxéra (Voy. Adaptation, Vigne). — J. Tribondeau.
l*li> toplitliorn. — Le Phytophthora infestans est un champignon do la famille des Péronosporees, très voisin du Peronospora viticoLa.
Il se développe sur les feuilles de pommes do terre, en amène rapidement le jaunissement et la chute, de sorte que les tubercules ne mûrissent pas et ne fournissent qu’une récolte insignifiante. Do plus, ces tubercules ne so conservent pas pendant l’hiver; ils pourrissent rapidement.
Le P. infestai^s détermine la maladie dite vulgairement maladie des pommes de terre; il atteint aussi les tomates. On le combat par la bouillie Viordelaiso ou bourguignonne (Voy. Peronospora).
l^iepoiile* — Nom d’un cépage du Midi de la France, cultivé surtout en I^anguedoc et en Provence. Il produit un vin de qualité, estimé.
On distinguo plusieurs variétés : le picponle gfds^ le no 17* et le blanc. Ce sont des cépages essentiellement méridionaux ; on
les soumet
a la taille courte.
■»ie. —
Voy. Robe.
Le pied a pour base la troisième phalange ; son examen est surtout im P O r tant chez le cheval ; nous devons donc nous y arrêter (i^V/.).
e pied est composé à rintérieur de parti es osseuses et charnu es, recouvertes par le sabot ; il est admirable ment conformé pour recevoir le poids du corps, car il est fort et élastique.
La troisième phalange comprend l’os
Carpe. •
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Métacarpe.
irc j)halauge.
2epha.
3 tpi) a,
Pied du cheval (Squelette du).
du pied en forme d’une visière de casquette ; en arrière et supérieurement, l’os naviculaire vient renforcer l’articulation.
La deuxième phalange est aussi un peu comprise dans le sabot; tous ces os sont réunis par des tendons dont la moindre blessure peut amener la nécrose et une boiterie incurable.
Tissus du pied. — L’os est enveloppé par de la chair qui est en sorte la continuation de la peau, elle porte des feuillets qui engrènent avec les feuillets de la paroi; en dessous, cette chair forme le tissu velouté dont les villosités s’enfoncent dans la sole.
A la partie supérieure du pied, nous trouvons un bourrelet qui a pour mission de sécréter la boîte cornée ou sabot-
Sabot. — Le sabot renferme les os, les tendons, les tissus ; il comprend trois parties : la paroi ou muraille, la sole et la fourchette.
La paroi est oblique de haut en bas et d’arrière en avant; c’est la partie visible quand le pied repose à terre. Le bord supérieur renferme une gouttière où vient se loger le boui^relet.
La sole forme le plancher du sabot ; elle est sécrétée par le tissu velouté.
Elle représente un croissant logé entre la paroi et la fourchette {Pig-)*
La sole doit être concave ; son bord est intimement uni avec la paroi ; il n’en saurait être autrement,
La fourchette recouvre le coussinet plantah'^e ; elle repose sur le sol. Elle est constituée par de la corne élastique qui, lorsqu’elle est comprimée, se dilate latéralement et force les talons à s’écarter.
Il faut distinguer dans la fourchette : la pointe, le coi'ps et les braiiches ou g lûmes.
La pointe est pyramidale; elle correspond à l’os du pied.
Le corps se divise en deux branches et se continue avec les glômes. Les lacunes qui existent entre les branches facilitent la dilatation du pied.
Entre la fourchette et la sole, il existe des arcs-boutants formés par la paroi qui s’infléchit en arrière. C’est un ressort qui se dilate en même temps que la fourchette.
Le pied est nourri par un système de réseau vasculaire ; il reçoit aussi des nerfs qui assurent la sensibilité.
Défectuosités du pied. — Pied gy^mid.
Sole (Sabot du cheval vu en dessous pour montrer en S la).
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— Le pied grand est trop volumineux par rapport au corps ; le cheval est maladroit. Ce pied est sujet aux bleimes.
Pied petit. — Il a Tinconvénient de comprimer les tissus et de déterminer une sensibilité exagérée; Tappui est douloureux.
Pied plat. — La sole en est plate, les talons bas et écartés; fourchette forte. Ce pied est sujet aux bleimes et à la foulure de la sole.
Pied comble. — Exagération du pied plat; la sole est convexe, bombée. Le ied comble arrive souvent à la fourure qui rend Tanimal inutilisable.
Pied encastellé. — Les talons sont peu écartés, la fourchette comprimée devient quelquefois atrophiée. Il en résulte des boiteries et quand Tanimal est au repos il soustrait le pied à Tappui en le portant en avant. On dit alors « qu’il montre le chemin de Saint- Jacques ».
Pied de travers. — Le poids du corps est inégalement réparti sur le pied, les aplombs sont faussés, l’animal devient cagneux ou panard (Voy. Aplombs).
Pied pinçard. — L’appui se fait en pince. Celle-ci est redressée, se rapproche de la verticale; il peut en résulter des seimes (Voy. Seime).
Pied rampin. — Exagération du précédent.
Pied mauvaise corne. — Toutes les parties en sont minces, tendres et faciles à couper. La ferrure devient difficile; par la marche, les tissus souscornés sont exposés à être lésés.
Pied maigre. — La corne en est sèche, mince, dure et cassante.
Pied cerclé. — Il présente des cercles à la surface des saoots; ces cercles se produisent quand les animaux restent longtemps à l’écurie. Le pied cerclé peut être aussi un indice que l’animal est sujet à la fourbure, parce que dans les deux cas la corne pousse irrégulièrement.
Pied dérobé. — La muraille est irrégulière, la corne s’en va en éclats.
Les fers tiennent difficilement, l’utilisation de l’animal devient souvent irrégulière.
Piecl-tileii. — Nom vulgaire d’une espèce de champignon comestible ( 2Vzcholoma nudum) qu’on trouve assez fréquemment dans les bois du centre et du nord de la France {Fig.). La surface du chapeau est couleur oeige ou noisette; le pied étet toujours recouvert d’un duvet violet très caractéristique ; les spores sont blanches.
Ce champignon est, avec le champignon de couche, la seule espèce que l’on sache cultiver artificiellement. Le Service du Blanc de Champignon, à
ITnstitut Pasteur, fournit au public à la fois la semence et la manière de cul-
tiver le pied-bleu, comme le champignon de couche.
IMétin* — Maladie particulière au mouton qui a son siège à l’ongle du pied. Elle débute dans l’espace interdigité et so traduit au début par de la boiterie. Puis on observe un suintement autour des onglons qui tendent à se décoller. Si l’on ne faisait pas intervenir un traitement approprié, la dernière phalange finirait par s’ulcérer tout entière et peut-être môme par se carier.
Dès que l’on s’aperçoit de la présence du piétin, il faut soigner les animaux atteints. On a recommandé l’application de goudron, d’huile de cade, d’alun calciné mêlé d’acide sulfurique, etc. Toutes ces préparations sont longues à employer quand on possède un nombreux troupeau sur lequel la maladie sévit. Ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de déposer à la porte des bergeries des bacs remplis d’une solution très concentrée de sulfate de cuivre : les moutons s’appliquent eux-mêmes le traitement en entrant et en sortant de la bergerie.
Sans compter que le reniède est d’une efficacité absolument certaine.
Il faut éviter en outre, autant que possible, de conduire les animaux sur des chemins boueux, pour ne pas augmenter l’irritation.
PiétiiiL (Maladie des Céréales). — Le piétin est constitué par une altération do l’entre-nœud inférieur de la tige du blé, produite par un champignôn, Y Ophiobolus graminis. Les cultivateurs désignent cette affection par l’expression de maladie du pied du blé ou piétin.
Voici ce que l’on observe et comment M. Prillieux décrit la maladie. « Les entre-nœuds inférieurs des pailles attaquées, quand on les a débarrassés des