PIG
gaines desséchées et grisâtres qui les couvrent, présentent dés plaques brunes plus ou moins étendues, et, do plus, on voit, même sur les parties dont la couleur naturelle n’est pas altérée, do nombreux points noirs très ténus, mais cependant visibles à l’œil nu. L’intérieur de la paille est altéré ; elle est cassante et brunâtre. »
Les tiges, quelque temps avant la maturité, se courbent sur le sol, les grains restent maigres et la récolte peut être très compromise.
On a recommandé, pour mettre obstacle â la propagation du mal, do brûler les chaumes, de répandre du sulfate de cuivre, le tout du reste sans résultat.
Ce qu’il y a de mieux, c*est de ne pas faire revenir le blé trop souvent sur le même terrain, il est d’observation parfaite que la maladie sévit surtout dans le pays do culture industrielle, où les assolements sont à courte rotation, comme betterave et blé. Knsuite, raj)j)lication d'engrais phosi)hatés, les semailles à 0*",Q0, le binage des blés à la houe mécanique qui assainit le sol, les hersages, les roulages, toutes opérations qui fortilicnt les pieds en augmentant le tallage, peiivœnt diminuer sinon empêcher la gravité du mal. — J. T.
us connu
l^i^eon. — Le ])igcon est un oiseau de l’ordre dos Gallinacés; il vit à l’état sauvage et à l’état domestique.
Pigeons sauvages. — Le p est le pigeon ramier (Columda palumbiLs).
Le ramier est gros, il mesure 0*",35 du bec â l’extrémité de la aueue. Son bec est Diane, les pattes rouges ; le ventre blanc et cendré, les ailes cendrées, la queue noire àTextromité {Kig.).
Le ramier vit par couples comme du reste tous les pigeons. La femelle pond deux œufs, qui sont couvés alternativement par elle et par le mâle pendant dix-sopt jours.
Très souvent il y a deux couvées par an.
La chair des pigeonneaux est excellente.
Ces oiseaux émigrent pendant l lüver, mais il en reste encore de nombreuses bandes, surtout dans l'Ouest.
Ils nichent dans les bois, vivent de graines, de faînes, do glands et s’abattent à roccasion sur les champs de choux, de navets, de colza. Ce sont des oiseaux nuisibles.
Le biset sauvage est peu répandu chez nous.
Pigeon ramier.
Pigeons domestiques. — Il en existe un grand nombre de races qui sont élevéespour la consommation.
Les plus appréciés sont les romains^ les mondains et les mon t aub ans.
Los mondains surtout, sans avoir la taille des romains, sont recherchés â cause de leur fécondité : ils font une couvée Pigeon mondain,
par mois (/^iç.).
Lo l)iset domestique descend du biset sauvage ; on l’élève beaucoup en colombier ; il a lo défaut d’être petit, mais sa chair est très estimée.
Entin les amateurs recherchent les boulants^ le pigeon carrier^ le pigeon dragon^ etc.
i^i^eonnier. — L’élevage du pigeon se prati([ue dans le colombier ou pig eonnier .
Quand on n’a qu’un petit nombre de pigeons, on se sert du pigeonnierapj)lique, comprenant deux à trois cases renfermant autant de couples {Fig,),
Le pigeonnier peut être aussi établi dans un local quelconque, un grenier
Pigeonnier (Cases à pigeons), par exemple. On fabrique alors des
PIN
PIN
cases de de hauteur, O™, 30 de
largeur et 0’",30 do profondeur {Fig.).
Dans chacune des cases, on dispose des nids en plâtre ou on terre {Fig.).
On peut aussi élever Nid en plâtre,
les pigeons
en volière (/w/7.).Dans ce cas, le pigeonnier est entouré complètement par un grillage ; les dimensions varient avec le nombre des pigeons que Ton veut élever. La nourriture et beau se distribuent dans l’espace abrité au-dessous des cases.
Alimentation. — Les pigeons domestiques doivent être nourris avec des grains do froment, d’avoine, de sarrasin, d’orp^e, do vosces, do gosses, de pois. Ils sont friands d’aliments salés, qui peuvent leur être distribués sous la forme d’une queue do morue. C’est un excellent moyen pour r.etenir au pigeonnier les oiseaux qui tendraient à s’en écarter>
Le colombier doit être entretenu dans un grand état de propreté, si l’on veut éviter que les pous et les puces
on pins à deuœ feuilles et en pins à ciïig feuilles . 11 y a Vjien aussi des ]^ins a trois feuilles, mais ils sont exotiques. Pins à deux feuilles. — Pm sylcestre.
Pin sylvestre.
Pigeonnier-volière.
inquiètent les pigeons. Il faut donc enlever très souvent les fientes et badigeonner les murs et le^sol â la chaux.
Pin* — Le genre Pin {Pinus), do la famille des Abiétinées, du groupe des Conifères, renferme des espèces importantes.
Pour leur étude, nous les diviserons
— Le pin sylvestre [P. sylvestins) est vulgairement désigné sous le nom de jnn de liiga., de liassie^ pin de mature^ pinasse. Cultivé en massif serré, il s’élève jusqu’à 40 m. ; au contraire, s’il est isolé, il se rarniïîe, s’élance peu et buissonne {Fig.),
I^es feuilles sont glauques, longues de 5 à 6 cm., coriaces ; les cônes mesurent 4 à 5 cm.; l’écorce est rougeâtre jusqu’à 12 et 15 m.do hauteur; au delà, elle est formée par des lames rouges qui s’emboîtent les unes dans les autres.
Ifenracinement du pin sylvestre est variable suivant les sols où il se développe, pivotant ou traçant d’après la plus ou moins grande profondeur. La végétation est médiocre dans les mauvais sols ; il pousse vite en plaine, mais le bois ne vaut rien. C’est en montagne, où il croît lentement, qu’il acquiert toutes ses qualités.
Le pin sylvestre résiste aux plus grands froids ; en 1879-80, les pins maritimes ont gelé en Sologne sous l’influence d’une température do — 35®, les sylvestres ont résisté.
Le bois du pin sylvestre est souple, élastique ; on remploie pour les poteaux télégraphiques et la mâture des navires. Comme produits accessoires, les souches sont distillées pour obtenir du goudron ; les cônes peuvent servir à allumer le feu.
Pin de montar/ne. — Le pin do montagne ou pin à crochets {P. montana) so distinguo par ses cônes luisants, qui possèdent vers la base des apophyses saillantes on forme do pyramide quadrangulairo.
Le pin à crochet est souvent un petit arbre buissonnant ; il peut cependant acquérir dans do bonnes conditions ^5 m. de hauteur, mais sa croissance est si lente qu’il lui faut pour cela Tâge de doux cents ans.
Le bois du pin do montagne est employé en charpente ou en menuiserie; sa térébenthine est vendue sous le nom de baume des Carpathes.
Pin Laricio. — Le pin laricio {P.
Ln?^zcio} a des feuilles de 0"*,10à 0*”,15 de longueur, intermédiaires entre celles du pin sylvestre et du pin maritime. On en distingue deux variétés : 1® le phi Laricio de Corse; 2® le pin Laricio d'Autriche.
Lopin laricio do Corse (/^. L. corsica)a des feuilles caractéristiques, d’un vert clair, chiffonnées ; c’est un arbre qui peut atteindre 40 m. de hauteur. Sa tige est régulière, droite, cylindrique, à écorce noirâtre. Il préfère les sols sableux, feldspathiques ou granitiques de la Corse. Son bois est lourd, résineux, moins estimé que celui du pin S3dvestre; on l’utilise en ébénistgrie et pour la fabrication des traverses des chemins de for.
Le pin Laricio d’Autriche (P. L. austriaca)y vulgairement pin noir d* Autriche^ a des feuilles droites, non chiffonnées, presque piquantes. C’est en France un arbre lorestier, il aime les terrains siliceux et réussit en sol calcaire. Dans la Champagne pouilleuse, il vient aussi bien que le pin sylvestre et présente l’immense avantage d’etre peu attaqué par le bombyx du pin.
Dans le Midi, son bois est très résineux; dans le Nord, on l’utilise comme chauffage.
Pin maritime. — Le pin maritime (P, maritima)^ vulgairement désigné sous les noms de pin des Landes^ pin de Z/orrfeawo:, est excessivement répandu en Gascogne, où il forme d’immenses pignadas dans les dunes et les landes.
On le retrouve en Bretagne, en Sologne et jusqu’au Mans. Il aime les sables profonds ; aussi a-t-il été précieux pour tixer les dunes des bords de la mer. Il vient aussi assez bien en sol mouillé, do sorte qu’on le voit réussir en Bretane ; seulement il ne lui faut pas plus e 3 0/0 de calcaire; il est calcifuge.
On reconnaît le pin maritime à ses feuilles longues, surtout dans le jeune âge; elles peuvent acquérir alors 0"',25; sur les arbres adultes, elles mesurent toujours 0*”,10. Les cônes
ont 0“,14 â O"", 18 de long sur 0"‘,05 â 0"',06 de large; luisants quand ils sont jem>es, ils ternissent en vieillissant. Les graines ont 0"’,008 à O'^jOlO do long ; elles sont à deux teintes, une grise et une noire (Pig.).
Le bois du pin maritime est blanc jaunâtre â l’aubier, rougeâtre au cœur. On en fait des caisses d’emballage, de la charpente qui dure peu, à moins qu’il no soit injecté au sulfate* de cuiv^ro. C’est un mauvais chauf- Pin maritime
fage ; il pétille (Rameau avec cône),
trop, inconvénient que l’on peut toutefois évdterpar l’écorçage.
Dans les I..andes, le pin maritime est soumis au résinage ou gemmage (Voy, Gemmage).
Pin pignon. — Le pin pignon {P. pinea)^ vulgairement 7?iu parasof pin bon^ pin d'Italie {Pig.)^ diffère à l’état adulte
Pin pignon.
de tous les autres pins. Son tronc se dégarnit, sa cime reste isolée en parasol. Los cônes sont très gros, roux,
PIN