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sures que la crainte de l’invasion d’une maladie rendrait nécessaires.

Le Gouvernement est autorisé à prescrire, à la sortie, les mesures nécessaires pour empêcher l’oxportation des animaux atteints de maladies contagieuses.

Pénalités. — Toute infraction aux dispositions des art. 3, 5, 6, 9, 10, 11, § 2, et 12 de la loi de 1881, sera punie d’un emprisonnement do 6 jours à 2 mois et d’une amende do 16 à 400 fr.

Seront punis d’un emprisonnement de 2 à 6 mois et d’une amende do 100 à 1000 francs :

Ceux qui, au mépris des défenses do l’administration, auront laissé leurs animaux infectés communiquer avec d’autres.

2® Ceux qui auront vendu ou mis en vente des animaux qu’ils savaient atteints ou soupçonnés d’être atteints de maladies contagieuses.

3® Ceux qui, sans permission de l’autorité, auront déterré ou sciemment acheté des cadavres ou débris d’animaux morts do maladies contagieuses quelles qu’elles soient, ou abattuscomme atteints de la peste bovine, du charbon, de la morve, du farcin et de la rage.

4® Ceux qui, même avant l’arrêté d interdiction, auront importé en France des animaux qu’ils savaient atteints do maladies contagieuses ou avoir été exposés à la contagion.

Art. 32. Seront punis d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 100 à 2000 fr. :

1^ Ceux qui auront vendu ou mis en vente de la viande provenant d’animaux qu’ils savaient morts de maladies contagieuses quelles qu’elles soient, ou abattus comme atteints de la peste bovine, du charbon, de la morve, du farcin et de la rage.

2® Ceux qui se seront rendus complices des délits prévus par les articles précédents s’il est résulté de ces délits une contagion parmi les autres animaux.

Toute infraction aux dispositions de la loi, non spécifiée dans les articles ci-dossus, sera punie de 16 fr. à 400 fr. d’amende.

Si la condamnation pour infraction à l’une des dispositions do la loi remonte à moins d’une année, ou si cette infraction a été commise par des vétérinaires délégués, des gardes champêtres, des gardes forestiers, des officiers do police à quelque titre que ce soit, les peines peuvent être portées au double du maximum fixé par les précédents articles.

Les frais d’abatage, de transport, de quarantaine, de désinfection, ainsi que tous les autres frais auxquels peut

donner lieu l’exécution des mesures prescrites en vertu de la présente loi, sont à la charge des propriétaires ou conducteurs d’animaux.

Kn cas do refus dos propriétaires ou conducteurs d’animaux de se conformer aTix injonctions do l’autorité administrative, il y est pourvu d ol'iîce à leur compte.

Les frais do ces opérations seront recouvrés sur un état dressé jiar le maire et rendu exécutoire par le souspréfet. Les oppositions seront portées devant le juge de paix.

Lorsque les étamincs(Voy.

Etamines) sont mûres, elles laissent échapper des grains plus ou moins impalpables que l’on appelle pollen g.).

Ce pollen n’est autre chose que l’élément mâle de la fécondation chez lesvégétaux.

La forme des grainsdepol- Icn varie avec chaque Pollen (Crains très genre de grossis de),

plantes.

Les grains de pollen sont d’habitude recouverts de deux membranes, l’une interne qui s’appelle Yintine^ l’autre externe, Vexine.

Sous l’influence de l’humidité, le grain do pollen se gonfle, la membrane se distendit s’allonge, le pollen germe, en formant le tube pollinique. Si cotte ermination a lieu sur le stigmate d’une eur de même espèce, le tube pollinique s’allojige à travers le style et l’ovaire et va féconder les ovules.

■L*oly$50iices. — Famille de plantes dicotylédonées. Les genres principaux cités dans ce dictionnaire sont: la patience {Rumex)\ la renouée {Polygonum). Dans le genre Polygonum, on trouve une plante à grains alimentaires, le sarrasin (P. fagopyinim).

— Les polysocs sont des charrues â plusieurs corps ou charrues multiples, destinées à exécuter les labours ordinaires et les déchaumages.

I^es labours ordinaires en terre peu consistante sont faits très économie quement par un bisoc conduit par trois chevaux et un homme, tandis que deuX' charrues ordinaires réclameraient qua-»

tre chevaux et deux hommes.

Pour les déchaumages, une profon-^ deur de 0'*^,03 â 0''\08 est suffisante ; or les charrues multiples sont, de toutes les charrues, les seules capables d’effectuer un labour aussi superficiel : les avantages des polysocs sont donc encore plus marqués dans ce cas.

Deux â trois chevaux suffisent pour des déchaumeuses à 5 et mémo 6 isocs.

IV' ■ i ! '■ ■ .

<rléchaumeusc à cinq socs | do terre est une plante alimentaire roues latérales sont mon- I fourragère et industrielle. Klle est

originaire de T Amériqiie du Sud, car c’est au Pérou et au Chili que les Kspagnols la trouvèrent lors do la conquête de ces pays (1535). On retrouve de nos jours cette plante à l’état sauvage au Chili où elle a été ramassée par Dar- V in dans lesCor-

Déchaumeuse à cinq socs.

tées sur essieu au déterrage et gl ago do la

coudé et servent aussi au r é profondeur con-

dillères, à une altitude considérable.

La pomme de terre fut introduite plusieurs fois en Europe et se répandit

très lentement. J1 fallut en France

Brabant polysoc.

jointeraont avec la vis do la roue d’avant. Le dernier corps de charrue possède seul un contre , afin ([ue la dernière raie soit nettement découpée pour guider rinstruinent au prochain voyage.

Àu bout du champ, le laboureur abaisse le grand levier et, le V)âti étant presque en bascule sur les deux grandes roues, il appuie légèrement sur le mancheron d’arrière pour soulever la roue d’avant et faire pivoter tout rinstrument.

. 11 existe également, pour faire des déchaumages à plat, des brabants polysocs qui offrent les memes

avantages, mais sont cependant plus lourds à manœuvrer.

Les polysocs, étant très stables, se conduisent seuls et font un travail très rapide.

IVavail des polysocs. — On admet que les bisocs labourent environ 80 a.

à. par jour, les trisocs et

les polysocs déchaumeurs 1 *^*'*,50 à 2 ha.

JRrix des polysocs. — Les bisocs coû-

rénergiqiie intervention de Parmentier pour montrer tout le parti que fon pouvait tirer de cette précieuse Solanée.

Caractères. — La pomme do terre présente des liges souterraines se renflant sur une certaine partie de

mulation do la fécule, des tubercules qui constituent la partie comestible de la y)lantc {Fig,),

I^es feuilles de la pomme do terre sont composées, à folioles do grandeur inégale. I^es Üeurs sont placées en bouquets terminaux, de couleur blanche, rose, lilas, bleuâtre, violette ou rougeâtre {Fig.), Chaque variété possède une couleur spéciale et cons-

Pomme de terre.

tante qui peut servir à la caractériser. I^e fruit est une baie verdâtre, de la grosseur d'une petite prune, devenant plus pâle et quelquefois blanche â la maturité {Fig,),

Variétés. — Klles sont en très grand nombre ; on peut les classer suivant la forme et la couleur des tubercules.

I. Jaunes rondes. — C/iare, variété ancienne, à tubercules d’un beau jaune, arrondis, â germe violet ; la peau est gercée, la chair ferme, jaune, fine, très farineuse. La floraison do cette variété est nulle, le feuillage réticulé.

RicJiter's Imperator , bonne variété de grande culture, riche en fécule et très productive. Les tubercules sont déprimés, jaune pâle, â germe violet; les fleurs sont aussi violettes {Fig, /).

Canada^ variété très productive, riche en fécule. Les tubercules sont gros, à germes roses, les fleurs blanches.

Czarine, variété méritante à grand rendement. Les tubercules sont arrondis, jaunes, rosés autour des yeux.

Cette variété est de bonne conservation {Fig. 2).

Jeuxy ou Jeancée^ vulgairement vos gîenne ou lorraine; très bonne variété de grande culture, très répandue dans les environs de Paris et les Vosges. Les tubercules sont gros, à germes roses.

Chardon^ à tubercules très volumineux, arrondis irrégulièrement, très renflés entre les yeux, ceux-ci se

trouvant logés au fond de cavités profondes; les germes sont roses, les tiges présentent une teinte cuivrée, et portent des fleurs roses. Variété très résistante â la maladie {Fig, S).

II. Jaunes longues. — Magnum bonum, très vigoureuse et très productive, â tuberçules oblongs ; chair jaune pâle, germes toses et fleurs roses

Marjolin ou kidney hâtive^ variété de culture potagère, hâtive, mais peu productive {Fig, 6),

J aune longue de Hollande^ presque disparue sous l’influence du Peronospora {Fig, 6). Elle approvisionnait la halle de Paris et se trouve remplacée par la

Quarantaine de Noisy, qui a hérité de sa vogue et de ses qualités.

Institut de Beauvais^ excessivement productive, tubercule jaune, à chair blanche , d ’ excellente conservation {Fig, 7).

III. Roses ou Rouges rondes. — F arineuse rouge, â tubercules gros, arrondis, d’un rouge un peu jaunâtre.

Variété très vigoureuse et très résistante â la maladie.

Merveille d'Amérique, à tubercules rouge intense ; la chair jaune pâle est nuancée de rouge à l’intérieur. Bonne variété de grande culture {Fig. 8),

IV. Roses ou Rouges longues. — Bose hâtive ou early rose, vigoureuse et hâtive, se formant presque avant l'apparition de la maladie. Tubercule aplati, allongé, arrondi aux extrémités et faiblement entaillé aux yeux. 11 est de couleur rose pâle plus ou moins saumonée. Les germes sont roses et se développent promptement {Fig. 9).

Saucisse,^nv\été d’arrière saison, très cultivée dans les environs de Paris ; elle possède une certaine analogie avec l’early rose, mais les tubercules sont plus rouges et la chair bien jaune.

Vitelotte, longue et cylindrique, présentant des 3^eux très enfoncés ; l’épluchage de cette pomme de terre entraîne tant de déchets qu’elle a été remplacée par la Pousse-dehout, plus lisse. Ce sont deux variétés de culture potagère.

V. Violettes. — Violette de Jersey, précoce, de bonne qualité, mais peu productive.

Bleue géante ou Blaue Biesen, à très grand rendement, à tubercule très gros, allongé, de couleur violette. C’est une variété recherchée pour la distillerie et la féculerie {Fig. iO).

Terrains. — Les pommes de terre se développent dans presque tous les terrains â condition de les ameublir profondément ; l’humidité seule est préjudiciable. Naturellement, les terres d’alluvions, les terres franches, les terres argileuses non compactes sont

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