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Bleue géante

« Sur cotte vue, les radicelles (relevées à l’aide de supports, parce qde je

le buttage plus tard servira d’auxiliaire. « C’est là une erreur capitale ; à la

Eomme de terre, il faut, comme à la etterave, des labours profonds et, parmi les conditions qu’exige la cul ture intensive de cette plante, celle-ci est absolument essentielle

« Sôn importance est facile à eta-

celles où les rendements sont les plus satisfaisants.

Préparation du sol. — Tout ce cpii n'aurais pu les faire llgurer^ tôxitèl se rattache à ce sujet, ainsi que la for- droites sur mon cliché photoi?rapliim^ tihsation, a ete traité avec une grande apparaissent dans leur entier (iévolon compétence par M. Aime Girard dans peinent; la longueur on est de 1'" Ao SGS instructions pratiques su?' l aniélio- et il suffit do les imaginer détachées 7'ation de la cidtare de la pomme de de leurs supports pour aussitôt se renterre industrielle et fourracjeve. En dre compte du chemin qu elles avaient VOICI les passages remarquables : parcouru à travers le sol

« C’est un préjugé fortement enra- « Ces longues radicelles, il faut néciné chez un grand nombre de culti- cessairement leur frayer la route si vateurs que, pour la préparation du l’on veut que la plante aille aü loin sol destiné à la pomme de terre, un tra- chercher de l’eau et les matières fertivail sunerficiel est largement suffisant, lisantes nécessaires à sa végétation « Habitués à voir, au moment de la et, pour y parvenir, il n’est qu’un seul récolte, les tubercules se présenter, en moyen : c’est celui qui consiste à général, à fleur de terre, nombre de ameublir le sol aussi largement que personnes considèrent qu’avant de possible, à recourir, par conséquent mettre le plant en terre, il suffit de aux labours profonds. ^ ’

recourir à de légers labours auxquels | « I^’outillage agricole moderne rend,

du reste, facile l’exécution de ces labours profonds ; un bon brabaut descendant à 0"b25, suivi d’une petite charrue fouilleuse qui, sans versoir, lait foisonner la terre, en place môme,^ et sur une épaisseur de 0'",15 encore,’ y suffit amplement.

« C'est toujours pendant la période hivernale qu’il convient de faire ces labours profonds; retardés jusqu’au printemps, ils exposeraient, surtout en terres fortes, le cultivateur à des déboires nombreux.

« Sur le champ ainsi ameubli, dont la terre va, sans cesse, s’améliorant sous l’influence des gels et des dégels, le cultivateur devra, à Tavance, transporter ses fumiers pour, au printemps, par un deuxième labour, les enfouir en meme temps que les engrais complémentaires qu’il destine à sa culture.

« Sur ce deuxième labour, un hersage soigné viendra terminer la préparation du sol ; mais il faudra se garder d’aplanir celui-ci à l’aide du rouleau ; le plombage du sol est particulièrement nuisible à la levée de la pomme de terre. »

Fertilisation. Choix des engrais. — Toujours d’après M. Aimé Girard, « do toutes les questions qui intéressent le planteur de pommes de terre, la plus délicate, certainement, est la question des engrais.

« Quelle doit en être la nature?

Quelle doit en être la proportion? Et, d’abord, ces engrais sont-ils nécessaires ?

« Il y a peu de temps encore, on les

Pomme de terre Jeuxey.

blir ; et c’est ce que je me suis proposé de faire en mettant sous les yeux du lecteur la figure ci-dessus. Celle-ci reproduit un pied de pomme de terre

Jeuxey enlevé au sol le 20 septem- croyait à peu près inutiles ; la pomme V — 1000 ^ — I ‘terre, disait-on généralement, est

bre 1888, au moment où les feuilles commencent à flétrir, à l’aide d’un procédé, qui m’a permis de récolter tous les organes de la plante, aussi bien les tiges et les feuilles que les tubercules et les radicelles

une plante peu exigeante; elle trouve dans le sol et dans l’atmosphère tous les matériaux que son alimentation exige.

« Les recherches que j’ai faites dans ces dernières années, les résul-

tats obtenus depuis quatre ans par mes collaborateurs viennent do montrer combien cette opinion était loin de la vérité.

« I^a j)onimo do terre est, au contraire, sous le rapport des engrais, une plante très exigeante, et si, sans fumure, elle peut, dans tout terrain, donner une récolte misérable, c’est seulement quand les engrais lui sont ort’orts en abondance qu'elle fournit de hauts rendements et que ses tubercules acquièrent une grande richesse en fécule ; elle no rond que quand elle a reçu.

<c Les éléments fertilisants dont elle réclame l’apport sont d’ailleurs, comme pour la plupart dos plantes cultivées : l’azote, l’acide phosphorique, la potasse, la chaux, etc.

« Ces engrais, elle veut en être largement pourvue. Je ne saurais, dès à présent, indiquer quel poids do ces divers éléments une récolte de 30 000 à 35 000 kg. de pommes de terre riches enlève à un licctaro do terrain, mais je puis dire que ce poids est beaucoup plus considérable qu’on ne le croit généralement et que, par suite, le cultivateur, s’il veut obtenir dos résultats de cet ordre, no doit pas craindre d'etre généreux en engrais ; à moins de prodigalité excessive, il est certain d’être payé par la récolte.

Mais si, au point de vue des quantités d’engrais qu'elle réclame, la j)omme de terre a do grandes exigences, elle n’en a guère au point de vue de la forme sous laquelle ces engrais lui sont présentés, et depuis quatre années j’ai vu, sur les nombreuses cultures aux(|uclles mes collaborateurs ont bien voulu m’associer, obtenir des rendements aussi beaux soit avec le fumier seul, soit avec le fumier additionné d’engrais minéraux, soit avec les engrais minéraux seuls.

« De l’étude des résultats qui m’ont été communiqués cependant, comme aussi do mon expérience personnelle, il semble résulter que'la méthode la meilleure soit celle qui consiste à donner au sol une bonne demi-fumure ou fumier, pour compléter celle-ci par un apport abondant d’engrais complémentaires.

a Je me garderai bien cependant de donner une formule fixe. Beaucoup le désireraient, je le sais, et je reconnais qu’il y aurait là une solution fort commode, mais cette solution, en bien des cas, ne serait qu’un leurre. Je suis l'adversaire des formules toutes faites ; si consciencieusement qu’elles soient combinées, elles ne sauraient satisfaire à tous les cas. Chaque sol a, suivant sa constitution géologique, i

suivant sa composition chimique, des besoins particuliers, et c’est seulement lorsqu'il possède ces deux données que le cultivateur peut déterminer ou faire déterminer la proportion d’éléments fertilisants que le sol réclame.

« Faire établir, par l’analyse scientifique, la constitution physique et la composition chimique du terrain auquel il va confier la pomme de terre; réclamer, comme conséquence de cette anal3\se, des indications pratiques sur la nature et la proportion des engrais nécessaires à sa culture ; acheter à des maisons dont la marque est connue, soit directement, soit par l’intermédiaire des syndicats, ces engrais à l’état isolé: les mélanger cliez lui, tout simplement, à la pelle ; ne jamais surtout accepter les produits merveilleux qui lui sont offerts par des inconnus, telle est la marche que l’agriculteur doit suivre s’il veut que l’argent dépensé en engrais constitue un bon placement.

U Tout en restant au point de vue que je viens d’indiquer, je dois pourtant donner ici sur l’emploi pratique des engrais appliqués à la culture do la pomme de terre, autant d’indications que peuvent m’en fournir mon expérience jjersonnelle et celle de mes nombreux collaborateurs.

w C’est, bien entendu, à un terrain de composition moyenne que ces indications devront s’appliquer et je m’efforcerai de les maintenir dans le domaine de la généralité.

« Pour obtenir sur des terrains do cette nature de hauts rendements et de grandes richesses, ceux de mes collaborateurs qui ont eu recours à l’emploi de fumier seul en ont toujours porté la quantité à 40 000 kg., quelquefois meme à 50 000 kg. par hectare.

« Ce fumier, bien entendu, pour la culture de la pomme de terre, comme pour toute autre, doit être en un état différent suivant la nature du terrain ; si ce terrain est léger, il le faut court et déjà fait; si ce terrain est compact, au contraire, il le faut long et même paillcux.

« Aux fumiers d'étable ou d écurie, les cultivateurs voisins des grands centres substituent avec avantage et avec économie les gadoues de villes; c’est à l’aide de cet engrais qu’ont été, à ma connaissance, obtenus les plus grands rendements.

« Généralement, cependant, c’est à l’action combinée du fumier et des engrais complémentaires que la culture intensive de la pomme de terre demande les h:^its rendements en poids et les grandes richesses en fécule.

« C’est dans ces conditions que je cultive pour ma part, et ce sont cos conditions également qu’ont adoptées depuis quatre ans les deux tiers do mes collaborateurs. Presque tous ceux qui, parmi eux, ont réussi, c’est-à-dire ont obtenu des rendements de 30 000 kg.

et au-dessus, avaient fait usage, par hectare, de doses de fumier et d’engrais complémentaires comprises dans les limites ci-dessous :

Fiuîiier 2o 000 kg. à 35 000 kg.

Supcrphospliate de —

chaux 300 — à 000 —

Sulfate de potasse. . 250 — à 300 —

Nitrate de soude. . . 200 — à 300 —

« En certaines circonstances, j’ai vu substituer, sans inconvénient, le chlorure de potassium ou la kaïnite au sulfate de potasse; de meme, au lieu de superphosphate, quelques agriculteurs ont ajouté au sol des scories de déphosphoration et le rondement n’a point paru en être modifié; mais, par contre, les phosphates naturels, simplement moulus, n’ont, en général, donné que des résultats ordinaires; à la composition des engrais enfin, quelques personnes ont fait intervenir le sulfate d’ammoniaque, le sang desséché, les tourteaux d’arachide, etc.

U Tous ces engrais sonfbons, mais ce sont à coup sûr les combinaisons de la première sorte qui, bien accommodées à la nature des terrains, doivent être regardées comme les plus simples et en meme temps les plus efficaces.

« Le fumier et en meme temps que lui les composés phosphatés et potassiques doivent alors être enfouis au labour de printemps et, plus tard, le nitrate de soude semé à la volée, soit on une fois, quelques jours après la levée générale, c’est-à-dire en mai, soit mieux en deux fois, en mai d’abord, à la fin de juin ou au commencement de juillet ensuite.

« Si, enfin, l’agriculteur croit devoir renoncer à l’emploi du fumier, ce que je crois toujours regrettable, il devra porter le poids de l’engrais phosphatépotassique à 1 200 ou 1 500 kg. par hectare,le poids du nitrate de soude à 400kg.

« C’est toujours à plat et sur la culture entière que ces engrais doivent être répandus ; la coutume qui consiste à placer dans chaque poquet l’engrais qu’on croit nécessaire au développement du tubercule que ce poquet va recevoir est défectueuse.

« C’est dans le tubercule de plant, en effet, et non dans le terrain qui rentoure que la plante, aux premiers jours de la lovée, va chercher les aliments dont elle a besoin. Mais lorsque, ayant grandi, elle lance ses radicelles à travers le sol, elle n’a plus que faire

des engrais emmagasinés au point de départ : elle a tout avantage au contraire à les trouver dans le sol, disséminés, aussi loin que possible de ce point.»

Choix des tubercules destinés à la plantation. — C’est encore à M. A. Girard que sont empruntées les lignes qui suivent ; on ne peut du reste résister à l’envie de les reproduire :

« Généralement, les plants sont mis en terre, comme ils viennent, et sans choix ; meme c’est une coutume que do livrer à la vente tous les beaux produits et de réserver pour le plant tous les rebuts ; on no saurait agir avec plus de maladresse.

« A chaque tubercule appartiennent des qualités de reproduction qui se retrouvent intactes dans sa descendance; tout tubercule provenant d’un sujet à grand rendement fournit, ])resquo à coup sûr, une récolte abondante et riche, et, réciproquement, tout tubercule provenant d’un sujet à faible rendement ne produit, généralement, qu’une maigre récolte; d’où cette conclusion nécessaire : c’est aux touffes à grand rendement qu’il convient do demander les tubercules de plant.

a Cos touffes à grand rendement, il est du reste aisé de les reconnaître à l’avance; j’en ai donné le moyen, en établissant par des constatations nombreuses (]*u’il existe toujours (pour une variété donnée, bien "entendu) une relation presc^ue proportionnelle entre la puissance do la végétation aérienne qu’une touffe de pommes de terre développe et l’abondance de la récolte souterraine que cette toufic fournira.

Si les tiges sont hautes, couvertes de belles feuilles d’un vert sombre, les tubercules, au pied, seront nombreux et lourds; si les tiges sont maigres, si le feuillage qu’elles portent est d’un vert jaunâtre, ils seront peu nombreux au contraire et de faible poids.

« Pour opérer la sélection, le cultivateur possède donc un procédé très simple ; celui-ci consiste à marquer, dès le mois do juillet, les sujets à végétation vigoureuse pour, avant l’arrachage général, faire de ces sujets marqués une récolte partielle à laquelle on demandera exclusivement les tubercules de plant. Répétée pendant deux ou trois années, cette sélection mettra aux mains du cultivateur un plant de premier ordre dont il ne lui restera plus qu’à surveiller la descendance.

« Parmi ces tubercules de race, il lui faudra cependant, s’il veuf assurer la régularité do ses rendements, faire un choix encore ; suivant leur grosseur, on effet, les triants fournissent des récoltes différentes.

« I^cs petits ont une puissance productive quelquelois énorme, mais leur faible poids s’oppose toujours à ce (pio cette productivité aboutisse à un rendement élevé sur une surface donnée ; aussi ne peut-on les planter utilement qu’en les réunissant au nombre de deux ou trois dans un môme poquet.

« I^es moyens et les gros donnent, en général, des récoltes peu différentes et, par suite, c'est chose inutile que de sacrifier les gros pour la plantation ; les moyens, à moindre frais, donneront, liabituellement, des récoltes aussi belles.

« C'est donc au pied des touffes vigoureuses que, toujours, le cultivateur devra prendre ses tubercules de plant; autant que possible, ceux-ci, pour que le rendement soit uniforme, devront être tous de jioids égal, et c’est parmi les moyens qu’il les faudra choisir.

« Le poids do ces tubercules moyens est, naturellement, différent suivant les variétés ; mais on peut dire qu’en général, pour les variétés à grand rendement, il doit être compris entre 80 et 120 gr.; pour les variétés à rendement ordinaire, entre 50 et 80 gr.

« Ces tubercules choisis, le cultivateur, s’il veut mettre son plant à l’abri de mainte avarie, doit les planter entiers, non coupés et exempts de toute blessure.

-c( En général, c’est de toute autre façon que Ton opère ; pour économiser le plant, la plupart coupent et recoupent les tubercules quelquefois jusqu'à ne laisser qu’un œil à chaque fragment.

« Cette coutume est mauvaise et c'est souvent à une diminution considérable de la récolte qu’elle aboutit.

« l^a théorie indique qu’il en doit être ainsi et la pratique le confirme.

Toute section, toute blessure faite aux tubercules est en effet une porte ouverte pour les spores des champignons qui déterminent la pourriture, pour les germes des microbes qui produisent la gangrène du pied, etc. Si l’année est sèche, le mal pourra quelquefois prendre peu d’importance; mais, si Tannée est humide, l’invasion des tubercules par ces parasites deviendra, dans ces conditions, singulièrement facile et souvent on verra la culture aboutir à un véritable désastre.»

11 peut arriver, cependant, que dans certains cas il y ait pénurie de tubercules, et alors le cultivateur est obligé de recourir au sectionnement des plants. Suivant les remarques de M. Schribaux, il faut alors couper les tubercules dans le sens de la longueur, do façon à obtenir deux moitiés également vigoureuses portant sensiblement le même nombre de germes. La

coupe en travers présenterait l’inconvénient d’obtenir des moitiés ombilicales beaucoup moins productives que les^ moitiés terminales.

Époque de la plantation. — Le moment le plus favorable à la plantation des pommes de terre s’étend de mars à la première quinzaine de mai. On plante à bras ou à la charrue.

L’essentiel, c’est que les plants soient régulièrement répartis pour que chaque pied soit bien aéré. L’espacement reconnu le plus convenable, d’après les expériences de M. A. Girard, consiste à planter en lignes distantes de 0*",60 et à placer sur la ligne les tubercules à 0’",50. Dans ces conditions, on possède 330 pieds à l’are.

Soins d’entretien. — Après la levée, il faut donner des binages à la houe à cheval et les compléter sur les rangs à la houe à main. Ces façons doivent être renouvelées autant qu’il est nécessaire pour maintenir le sol propre et meuble. La série des soins d’entretien doit se terminer par un buttage quand les tiges ont atteint 0®,25 à 0'”,30 ae hauteur.

Maladie de la pomme de terre. — La pomme de terre est attaquée par un champignon, le Phytophtora infestans, dont les ravages sont rapides et terribles. Généralement, le mal se manifeste dans le courant du mois de juin, par dos alternatives de pluies et de chaleur. Au début, on remarque, à la partie inférieure des feuilles, des taches livides qui brunissent peu à peu et finissent par détruire complètement le contenu des cellules. Le champignon parasite est alors entré dans la profondeur des tissus, et il émet, paiç les stomates, des rameaux nombreux!

portant les spores à leur extrémité. Ce sont ces spores qui constituent ensuite des mo^œns de propagation très rapides et très puissants.

Le sulfatage des tubercules n’est pas efficace contre la maladie ; seulement, Taspersion des feuilles avec une dissolution de sulfate de cuivre a donné de bons résultats. Toutefois, pour avoir son plein effet, le traitement doit être préventif et la première aspersion s’appliquera avant l’apparition du mal.

On peut employer le sulfate de cuivre en mélange avec plusieurs autres substances, mais on a surtout recours aux préparations dites bouillie bordelaise' bouillie bourguignonne^ employées pour combattre le mildew de la vigne.

On peut aussi utiliser la formule Michel Perret au saccharate de cuivre.

On fait dissoudre 2 kg. de sulfate de cuivre dans 15 litres d’eau ; 3 kg. de cristaux de soude y sont projetés en dissolution. Quand la précipitation du cuivre

est faite à rétat de carbonate, on ajoute j elles, qu’on charg-era de 0*”,35 do terre 200 à 500 gr. do molasse. Après diges- | au moins et que Ton trouvera avantion de vingt-quatre heures, on ajoute tage encore à couvrir d’un léger abri 85 litres d’eau. La bouillie ainsi obtenue en paille.

est vert foncé, très adhérente et n’en- J « Si les tubercules doivent être concrasse pas le pulvérisateur utilisé pour servés à l'abri, mais sur le sol, les tas la répandre. On estime qu’il faut géné- devront être éloignés des murs, mainralement, pour deux: traitements, 18 hl. tenus, si cela est possible, par do pede liquide par hectare, CO qui représente lites cloisons en planches et couverts une dépense d’environ 25 francs. de meme do paille et de terre ; toutes

Récolte. — Ija récolte se fait lorsque les précautions seront prises enfin pour les tubercules sont mûrs, ce qui se J les garantir contre la gelée d’une part, reconnaît au flétrissement des tiges; d’une autre contre l'atteinte d’une temen outre, à ce moment, la peau des j pérature trop élevée, tubercules ne s’exfolie pas, elle est « Dans ces conditions, les tubercules, parfaitement adhérente. s’ils ont été récoltés mûrs et sains, pour-

L’arrachage se fait à bras, au but- j ront sans s’altérer, meme sans germer, toir ou encore avec des arrache-pom- attendre l’époque de la plantation. » mes do terre (Voy. Arrachage). Quand J Rendements. — Ils sont excessivement on opère au buttoir, il faut refouiller variaV:)les ; pour être rémunérateurs, ils les rangs à la houe à main, car il res- J doivent atteindre 25 et 30 000 kg. par terait sans cette précaution beaucoup hectare.

de tubercules dans le sol. Si la terre j Usages. — La pomme do terre conest humide, les tubercules doivent res- J stitue un bon aliment pour les animaux ter sur le sol, exposés au soleil peu- à l’engrais, mais il faut la donner cuite ; dant quelques heures, alin de ne les j crue, elle est laxative et peut occarentrer que bien secs. sionner des diarrhées. Voici sa compo-

Conservation. — Les pommes de terre sition moyenne :

se conservent en celliers ou* en silos, ^

à l’abri des gelées, de la lumière, de la Fécule. *. *. . *. . . *. *. *. *. ’ . ! .* , 20

chaleur et de l’humidité. Voici les près- ] Cellulose et matières poétiques. . . l.Go criptions recommandées par M. A. Gi- ( Albumines et matières azotées. 2,12 . I Matières grasses . 0,11

ce En premier jamais les tuber- j Sels organiques et minéraux. . 1,00 4,35

cules ne doivent etre entassés en masses j ■

profondes; dépasser une épaisseur de j 100.00

1 m., c’est s’exposer à. voir les tas s’é- j La fécule est extraite industriellechauffer et bientôt entrer en décom- ment.

position. ^ j D’après do récentes expériences, la

« En second lieu, la température à j fécule peut entrer dans 1 alimentation laquelle les tubercules sont exposés ne des veaux do boucherie, en mélange doit jamais s’abaisser à 0*^ ; jamais non j avec le lait écrémé, plus elle ne doit s’élever au-dessus de j M.Gouin, des environs de Nantes, pré- 10^ à 12^ : c’est la température dite j conise à ce sujet la méthode suivante : d’orangerie, qui convient le mieux à j On expose la fécule sur un feu assez la conservation de la pomme de terre, j doux avec un peu moins de la moitié « En dernier lieu, enfin, les tuber- | du lait destiné au repas des veaux; on cules ne doivent être rentrés qu’après remue fréquemment pour l’empecher maturité com])lète ; s’il en était autre- J de se prendre en mottes et l’on retire ment, s’ils étaient encore gorgés d’eau, j du feu au premier bouillon, leur altération, quelques soins que l’on j II n’y a plus qu'à ajouter le reste du prenne, deviendrait difficile à éviter. j lait et à faire boire ensuite le breuvage « Si les tubercules doivent être en- j encore tiède, silés à l’extérieur, en plein champ, ja- | On substitue la fécule mêlée aù lait mais les silos ne seront, comme les | écrémé cinq à six jours après la naissilos à betteraves, établis sur le sol et | sance des veaux. En prenant la préen hauteur; toujours ils seront creu- j caution de ne pas laisser les jeunes sés, et, pour leur établissement, on j animaux téter la mère, ils acceptent aura soin do choisir un terrain d’un le breuvage à la fécule sans difficulté, égouttage facile. Les tranchées ne de- Il n’est même pas besoin de recourir vront pas alors mesurer plus de 1 m. au biberon, comme lorsqu’il s’agit de de profondeur; de 2 m. en 2 m., elles { la farine de viande.

seront recoupées par des cloisons en j Quant à la dose de fécule, elle atterre. Sur le fond du silo, on étendra teint 50 gr. par litre de lait écrémé, une couche de paille longue et sèche, j Dans l’industrie de la fécule, on obpuis, au-dessus des tubercules ensilés, tient un résidu, la pulpe, employée à une couche de paille et de feuilles sè- I la nourritui'e des animaux.

POMMIER

602 — POMMIER

Par la saccharification do la féculo, on obtient la glucose.

— Arbre fruitier de la famille des Pomacées. De taille moins élevée que le poirier, il atteint généralement 10 m. de hauteur.

Do pommier {JMalufi communis) est cultivé dans le jardin fruitier et le verger. Des espèces auxquelles on a recours au verger sont le plus souvent destinées à la fabrication du cidre (Voy. Ciohe).

Caractères. — Les rameaux du pommier sont pubescents, ils portent des feuilles alternes {Fifj. /) ; les fleurs sont d’un blanc rosé {Fig. 2) ; le fruit forme la pomme, gloliulouse, à chair ferme, de saveur acide ou sucrée, suivant les variétés.

Sol. — Do pommier vient dans presque tous les sols, sauf dans les sables ou la craie ; il demande néanmoins pour bien se développer des terres profondes.

Multiplication. — On multiplie le !

pommier de semis ou par grene. Les sujets obtenus do semis sont eu.x-mômes généralement gretfés.

Dans le jardin fruitier, on greffe sur doucin, espèce moins vigoui-euse que le pommier commun ou franc ; pour les petites formes (en cordons) on greffe sur Paradis. Dans ces deux cas, on adopte la greffe en écusson.

Quand il s’agit de créer un verger, le pommier est grelfé en fente sur franc.

Dans le jardin fruitier, il sera surtout soumis aux petites formes; celle qui lui convient le mieux est le cordon horizontal. Mais on peut aussi l’obtenir en palmette, en vase, en gobelet, etc. (Voy. Taille).

Variétés. — Nous ne donnons ici que les pommes à couteau :

Variétés d’été. — Le Borowitski^ jaune clair qui mûrit en août {Fig. S).

I^e liambour d'été.

A^ariétés d’automne. — Le Gravenstein, maturité octobre {Fig. 5).

La reine des reinettes^ à peau lisse, jaune citron, à chair jaunâtre.

Variétés d’hiver. — calville blanc {Fig. 4)^ le calville 7'oiige {Fig. 6‘), la reinette dorée {Fig. 7), la belle-fleur rouge {Fig. 8), le Fenouillet gris {Fig. 9)^ la reinette du Canada {Fig. fO)^ Vapi rouge {Fig. H).

L obtention des rameaux fruitiers se pratique comme chez le poirier, avec cette différence que, pour ce dernier, la taille est un peu plus courte parce que les yeux sont plus rapprochés.

Maladies du pommier. — Le chancre est la plus redoutable ; il se traite comme sur le poirier.

Insectes nuisibles. — On trouve les mêmes insectes que sur le poirier, mais le pommier est en outre attaqué par la

pyrale des j)ommes {Fig.) et le puceron

lanigère {Fig.). Celui-ci atteint principalement le bois; il s’établit sur les jeunes branches par colonies, pro-

Forme aptère Forme ailée très grossie,

très grossie.

Puceron lanigère.

ments et des crevasses qui amènent la désorganisation des tissus et peuvent entraîner la mort des arbres {Fig.).

I.e puceron lanigère est très difficile à détruire ; un des meilleurs moyens consiste à b a d i geonner au pinceau les parties envahies avec des solutions de pétrole au huitième ou au dixième.

Le traitement doit être renouvelé plusieurs fois et appliqué avec persévérance.

Culture du pommier à cidre dans le verger. — Pour créer un verger, on peut avoir recours aux plants greffés par les pépiniéristes, ou bien établir une pépinière dans laquelle on greffera les meilleures variétés.

Pépinière. — Klle sera située dans un sol fertile et profond, bien labouré

POMMIER

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