‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 295 sur 394 · Mangeoire àbufiet (Coupe cl profil · texte numérisé non relu

Mangeoire àbufiet (Coupe cl profil

POU

POU

I^a pâtéo ost distribuée aux poussins soit dans des augettes 6)^ soit sur

dos billots 5)-

l^oulHln. — Le poulain est le produit luâle do rétalon et de la jument, jusqu’au moment où il prend scs premières incisives d’adulte, ce qui a lieu entre doux ans et demi et trois ans.

Jus(iu*à l’age de dix-huit ou vingt mois, le })oulain doit vivre le plus souvent au parc, en liberté ; on lui distribue aussi une petite quantité d’avoine indispensable pour donner de la taille et fortifier les muscles- Pendant le dressage qui commence à vingt mois, le poulain recevra toujours une excellente alimentation ; il faudra le conduire doucement pour ne pas le fatiguer ; on évitera de le mettre entre les mains d’un charretier brutal qui le rendrait méchant et souvent rétif.

— Oiseau de l’ordre des Gallinacés. La poule (F'ig.) est le plus commun des oiseaux de basse-co u r .

Le mâle porte le nom de coq (Fig.); les jeunes sontlesj90î/5s 1 ?i .s ; plus gros, ce sont les poulets.

Les œufs constit U e n t le produit le plus important de la Poule commune, poule; ils

jouent un grand rôle dans l’alimentation do l’homme. Leur emploi se com-

prend du reste facilement, car ils renferm ent des substances très alibiles : matière azotée, matièregrasse,du soufre, des sels.

Les plumes sont e m- x P 1 o y é es en ** literie.

La viande des po U 1 e s Coq commun,

est très estimée, celle des jeunes est plus appréciée : elle est blanche, très nutritive, d’une digestion facile. Les vieux animaux ne sont bons qu’au pot-au-feu.

Les races de poules sont excessivement nombreuses. La poule commune existe partout ; elle est rustique, ne

craint pas les intempéries, pond beaucoup et donne les plus grands bénéfices.

Les diverses races de poules sont étudiées à leur ordre dans ce dictionnaire.

Les poulettes commencent à pondre en automne ou au printemps, suivant l’opoque à laquelle elles sont nées. La première année, elles pondent 1S?0 œufs , la deuxième, 130 ; la troisième, 110 à 120; ensuite la ponte diminue beaucoup ; il ne faut donc pas garder les poules après trois ans.

Lorsque la ponte est complète, la poule cherche à couver, elle change de voix, on dit qu’elle glousse. Les précautions dont il faut l’entourer sont indiquées au mot Incubation.

Pouliclie. — La pouliche est le produit femelle de l’étalon et de la jument.

I^oulie. — La poulie est une roue à gorge en bois ou en fonte qui peut tourner autour d’un axe fixé dans une chappe à crochet.

Poulie fixe. — La poulie A

étai accrochée à un point fixe, on artache au bout d’une corde le fardeau Q et on exerce un effort P à l’autre extrémité de la corde; on a... P = Q.

La poulie fixe, sans amplifier l’effort, a seulement pour but de permettre àl’homme de prendre une position aisée quand il veut soulever un fardeau.

Poulie mobile. — Le fardeau Q {Fig.) est accroché à la chappe de la poulie mobile B et la corde, après avoir passé sur la poulie fixe A, reçoit l’effort P.

La mobilité des poulies fait que les deux brins de corde a et h supportent la môme tension et que cette tension

est égale à P; on en déduit... P =

Moufle. — Si l’on enfile plusieurs

POU

PRAIRIE

poulies sur le même axe dans une môme chappe, on forme une moufle.

Un équipage formé d’une moufle fixe et d’une moufle mobile constitue un palan (Voy. Palan).

Poiiliiiière. — La poulinière est la jument entretenue et exploitée en vue de la reproduction.

PotilNarcl* — Le poulsard est un cépage commun dans les vignobles de la Franche-Comté. Il fournit un bon raisin de cuve en même temps qu’il est très apprécié pour la table. I^a maturité est de deuxième époque d’après M. Pulliat.

Pourpier* — Genre de plantes de la famille des Portulacées.

L’espèce la plus connue est le pourpier potager {Portulaca oleracea) cultivée comme plante potagère et dont les feuilles sont mangées cuites ou crues. La culture est des plus simples : semé en mai^ le pourpier peut être coupé deux ou trois fois pondant la saison d’été.

Poiirriflié. — Sous ce nom, on désigne uhe maladie de la vigne ayant son siège sur les racines et déterminant par leur décomposition la mort des ceps.

Le pourridié est occasionné par un champignon parasite, mais on ne paraît pas savoir bien déterminer auquel attribuer les méfaits. Pour MM. Foôx et Viala, c’est le Dematophora necatrix M. Prillieux l’attribue au

liœsleria hypogect^ tandis que M. Millardet croit qu’il est occasionné par XAifaricus rnelleus

Peut être cos trois champignons sontils suscoptil)los do ])rodiiire la maladie.

Dans tous les cas , ce que l’on observe clairement, c’est que les racines de vignes atteintes de / pourridié sont dé- ^ composées, que leur tissu devient spongieux et que le mycélium d’un cliampignon est souvent apparent.

Ce mycélium se propage à travers le sol, gagne les ceps de proche en proche en produisant des taches souvent assez semblables à celles du

Pourridié (Pied de vij<ne attaqué t)ar le Deinatophora necatrix).

Pourridié {Agariciis nielleiis au pied d'un cep).

phylloxéra. Seulement l’examen des racines indique de suite quelle peut être la nature du mal.

Le pourridié se développe surtout dans les terrains humides. Le seul remède consiste dans l’arrachage des souches. Avant de replanter les parties envahies, il faut les cultiver pendant quatre ou cinq années, afin que les germes des champignons se détruisent complètement.

Pousse. — La pousse du cheval n’est pas à proprement parler une maladie, mais un symptôme qu’on observe dans diverses maladies et en particulier dans V emphysèvie ÇVoy. ce mot).

— Le nom de prairie ou de pré s’entend dans son acception la

PRAIRIE

PRAIRIE

plus largo do tout© surface gazonnée produisant do ; cette hcrbo com-

posée généralement, en majeure partie, do plantes de la famille des Graminées, est consommée soit sur place, soit à Tétahle en vert ou en sec.

On divise les prairies en natiirelles^ en permanentes artificielles et en prairies temporaires.

Los premières se sont formées d’ellesmèmes sans le concours do rhomine qui n’a qu’à les maintenir ; les secondes ont été créées par l’agriculteur dans des conditions calculées et déterminées. Elles sont destinées à rester en herbe un temps qui n’est pas précisé, mais que l’on sui>pose toujours devoir être long.

Quand la surface du sol a été remaniée et qu’il a été effectué des travaux assez considérables pour répartir les eaux et les déverser uniformément, on ^ la 2)rairie d'art.

Le mot d'enidoicche a été appliqué pour désigner des herbages d’une haute productivité sur lesquels on peut j)ratiquer rengraissement des animaux de l’espèce bovine sans recourir à d’autres aliments complémentaires; le nom de pâturage doit être réservé aux parties produisant j)Our diverses causes une herbe qu’il serait peu avantageux de transformer en foin et que Ton utilise alors sur place ; enfin le terme de pacage est laissé aux surfaces garnies d'une herbe rare et courte, utilisable seulement par des moutons ou des bovins de races très rustiques.

Importance des prairies. — Dans les pays d’Europe, la production de l'herbe a une importance capitale : c’est le foin qui assure au bétail le fond de ses provisions d’hiver, c’est le foin qui permet d’entretenir sur l’exploitation d’une façon constante un nombre déterminé d’animaux ; c’est par ce moyen que l’on augmente ou maintient tout au moins la production du fumier qui reste, meme après les découvertes de la chimie et l’emploi des engrais industriels, la base de toute entreprise agricole bien sage et bien raisonnée. De sorte qu’encore aujourd’hui on peut dire avec Jacques Bujault :

Qui a du foin, a du pain ;

Si tu veux des blés, fais des prés.

Propriétés des plantes qui forment le gazon. — Les plantes qui constituent Je gazon sont excessivement variées.

Elles sont annuelles, bisannuelles, vivaces ; leurs propriétés sont très différentes : il y en a de douces, d’astringentes, de toniques, d© rafraîchissantes, de vénéneuses.

On peut les classer en plantes utiles et en plantes nuisibles.

D Plantes utiles. — Les plantes utiles peuvent être divisées à leur tour en plantes princijyales et en plantes secondaires.

A. Plantes utiles principales. — Elles forment nécessairement la dominante du gazo. ; leurs propriétés sont d’être nutritives, succulentes, bien acceptées des animaux ; leurs graines sont dans le commerce.

Les plantes utiles principales appartiennent à deux familles bien distinctes, celle des Graminées et celle des Légumineuses.

Graminées. — Les Graminées sont les plus nombreuses ; elles sont annuelles, bisannuelles ou vivaces, à développement variable suivant les sols.

I^a tige est généralement creuse, avec des nœuds plus ou moins espacés, d’où partent des feuilles longues et linéaires. Les fleurs sont jDOtites, sans éclat, renfermées dans un épillet.

Ces Graminées jouissent de la propriété de taller^ c’est-à-dire qu’à leur base et de l’intérieur de la gaine sortent des rejets qui poussent quelquefois droit en haut; d’autres fois, ils percent la gaine perpendiculairement à elle-même et émettent des stolons qui rampent dans le sol ou à sa surface.

Ces caractères sont importants à bien saisir. Si, en effet, on n’a recours qu'à des plantes émettant des rejets droits, on aura une herbe claire, il faut donc ajouter pour garnir le pied, des plantes se ramifiant à la base comme les Légumineuses qui en se développant fourniront un gazon dru et serré, d’un fort rendement.

Voici les principales Graminées dont les différentes espèces se rencontrent dans les prairies.

Genre Poa. — Le groupe des pâturins comprend le paturin des prés et le paturin commun.

Le paturin des prés {P. pj'atensis) est vivace, à rhizome traçant ; son inflorescence est étalée, la tige est lisse au-dessous des épillets {Pig- / ). C’est une plante commune en terrains fertiles, frais ; elle a le défaut d’être trop hâtive.

Le paturin commun (P. trivialis) possède des stolons aériens; sa tige est rude au-dessous de l’inflorescence ; il est plus tardif que le précédent.

Les pâturins sont bien acceptés des animaux.

Genre Bromus. — I^es bromes sont des plantes de qualité médiocre et peu recommandables pour former, les prairies. Leur principal mérite est de s’accommoder des sols les plus arides {Fig.).

Genre Agrostis. — Les agrostis sont des plantes très communes en prairies fraîches. L’agrostis stolonifère (A. stoloniferà) {Fig. 14) est considérée par

PRAIRIE

-- 622 — PRAIRIE

quelques auteurs comme très utile dans les pàturag^es en raison do sa résistance au ])iétinemont ; de plus, elle repousse continuellement. Dans les champs, elle est nuisible et se propage avec facilité par ses stolons. C'est le fiorin grass dos Anglais.

L’agrostis vulgaire (A. vulgaris) se développe bien on terrain soc

Genre Dactylis. — Le dactyle pelotonné ou aggloméré (Z>. (jlnmcvata) 4) est lino graminée fourragère d’un très fort rendement et poussant avec une vigueur incomparable. Les mérites de cette plante au point de vue nutritif sont fort discutés. Tandis que les herbagers normands lui attribuent peu de valeur alimentaire, la plupart des auteurs recommandent d’employer le dactyle en mélange dans les prairies, sans 'doute à cause de sa rusticité et de son grand développement. Toujours est-il que le foin en est dur et grossier.

Genre Holcus. — I^alioulquo laineuse (//. lanatus) {J^^ig, 5) est très commune dans les prairies fraîches. Kilo est très envahissante, car elle vient à maturité avant la fauchaison et donne beaucoup de semences. Si elle domine par trop, le foin que Ton récolte est léger, blanchâtre et tend â devenir poudreux.

Genre Phleiun, — - La i^hléolo des prés (i^. pratense) {Fig- 0) est encore connue sous le nom de Timothy grass.

Kl le fournit une herbe très nutritive; elle a le défaut d’etre un peu tardive. Ses graines sont nues^ rondes, très coulantes.

Genre Briza, — I^abrize moyenne ou amourette {B, media) {Fig. 7) forme un gazon assez compact: les moutons s’en montrent très friands.

Genre Avenu. — Il comprend Vavoine élevée ou fromental f A. elatior) {Fig. 8). Le fromental vient dans les lieux frais, mais non sujets à l’humidité stagnante ; sa tige atteint facilement alors 0’",90 à 1”’,50. La production est abondante, mais le fourrage dur.

L’avoine jaunâtre (A. flavescens) est une excellente graminée, malheureusement ses graines sont très chères.

Genre Cynosurus. — La crételle {C. cristatus) [Fig. 9) est une plante de petite dimension ; elle n’a pas de mauvaises qualités, mais on doit se contenter de la plante spontanée, qui donne du reste un foin de bonne nature.

Genre Anthoxant hum. — Comprend la douve odorante {A.odoratum) {Fig. /d), plante vivace qui croît un peu partout. C’est une espèce fourragère de peu de valeur, mais elle possède l’avantage de donner au foin un arôme particulier très recherché du bétail. Il est inutile

de la semer, elle pousse assez à l’état sauvage.

Genre Alopecur us. — Lesvulpins sont de très bonnes plantes; les tiges atteignent 0’",80â 1 m. de hauteur, elles sont garnies de larges fouilles succulentes qui donnent un excellent fourrage.

La seule espèce à cultiver est le vulpin des prés (A. pratensis) ( Fig. i i). Elle est précieuse pour les terrains argileux et humides ; elle oppose une grande résistance aux froids. On recherche le vulpin des prés â cause do son grand développement, qu'il n^acquiert toutefois en entier qu'au bout de la troisième année. Une des grandes qualités du vulpin, c’est aussi de repousser rapidement après la faux et de donner un regain très abondant.

Genre Festuca. — La fétuque des prés {F. pratensis) {Fig. 13) est la plus intéressante, c’est une plante très rustique, commune en prairie fraîche.

La fétuque élevée {F. elatior) est également très méritante.

Sur les terrains secs, calcaires ou siliceux, la fétuque ovine {F. ovina) fournit un bon i:>âturage pour les moutons.

Genre Lolium. — On distingue surtout deux variétés dans les prairies : le ray-grass anglais (Z. perenne) {Fig. iS) et le ray-grass d’Italie \L. italicum).

Le ray-grass anglais ou vivace est le seul qu’il convient de recommander pour la création des prairies permanentes. Il donne un fourrage précoce, très bien mangé du bétail ; il repousse bien en pâturage. Sa graine est â bon marché et généralement d’excellente qualité.

Légumineuses . — Il n’y a pas de bonnes prairies sans Légumineuses, et sans la présence de ces plantes le foin ne possède pas une très grande valeur nutritive. La science est d’accord en cela avec l’observation. On sait dans le domaine de la théorie et mieux encore dans celui de la pratique que l’herbage pourvu de trèfle blanc engraisse mieux les animaux que celui qui en est dépourvu. On sait encore que les prairies établies sur les terrains granitiques, siliceux, pauvres en Légumineuses par conséquent, produisent du foin de qualité inférieure à celui des terres calcai-res, où le sainfoin et les trèfles poussent en abondance.

L’association des Légumineuses et des Graminées est du reste absolument indiquée par le mode de végétation de ces plantes : les racines plutôt traçantes des Graminées vivent dans la couche superficielle du terrain, dans le sol actif ; au contraire les Légumineuses vont chercher par leurs racines pivotantes dans les couches profondes du sol inerte

PRAIRIE (suite)

GRAMINÉES (Fin)

Page 1