Fétuque des prés 13. Ray-Grass 14.Agrostis stolonifére
(A, Epi.— B, E[)illet.~C, Graines). (A, Epi. — B, Epillet.—C, Graine). (A droite, une graine).
PRAIRIE
PRAIRIE
ot du sous-sol les éléments nécessaires à leur nutrition.
IjCS tiges des Légumineuses ne se comportent pas non plus do la inéMic façon ((uo celles des (Graminées. Au lien de taller et do monter isolément, elles se rarnilient ; quelquefois les tiges sont droites^ comme dans la luzerne, le sainfoin, le trèlle rouge; d’autres Ibis elles sont ascendantes ou couchées, comiiie dans la luj)ulino et le trèfle h3d)ride ; ramj)antes dans le trèfle blanc.
Les Légumineuses redoutent un excès (riuimidité du sol et demandent pour réussir et se inaintouir la présence de réléinent calcaire.
Voici les princii)aiix genres :
Genre Medlcaqo, — La luzerne cultivée (J/, sai'wa) /5) ne croît nas
spontanément dans les prairies; elle doit être semée au moment do la création.
I^a minette ou lupulino (d/. lupulina) (Fir/. /7) est excellente on ])rairies.
()n rencontre encore quelquefois la luzerne maculée (J/, inaculata), (|ui n’est pas à ])ropager, car elle fournit un foin brun.
Genre Trif'olhcm. — Le trèfle des prés {T. pratense) {Fif/. fO) constitue une bonne plante de prairie, sa souche est vivace, rameuse; il est commun dans les prés bien fumés et bien entretenus.
IjO trèfle blanc ou rain})ant ( 7\ 7'epens) {Fi(j. 19), vulgairement triolet, est très commun dans les herbages de la Normandie, du Nivernais et du Charolais.
Il repousse très bien sous la dent des animaux; il possède une valeur nutritive très élevée. Dans une prairie à faucher. il n’est pas utile d’en semer do grandes quantités : 2 kg. par hectare sont sufJisants.
I^e trèfle hybridc{ T.h}jljridu77i){Fif/\1 8) procure d’excellents résultats dans les terrains frais.
Tous les trèfles divers fournissent un bon fourrage.
Genre Onohrychis, — Le sainfoin {O, sativa) {Fig . ^0) est abondant en sol calcaire sec; il constitue d’ailleurs un fourrage de tout premier ordre.
Genre Lathyriis. — La gesse des prés {L. p7^atensis) {Fig. se montre dans beaucoup de prairies^ mais toujours en
{petite quantité; elle fournit un foin de 3onne nature.
Genre Lotus. — Le loticr corniculé {L. corniculatus) {Fig. 21) donne également de bon fourrage; il est peu difficile sur la nature "du sol et mérite d'etre propagé. Il a l’avantage de réussir meme en sols liumides si l’on veut ap porter des engrais phosphatés et sur tout des scories.
Genre Vicia. — Les vesces sont des plantes très fourragères qui plaisent beaucoup aux animaux. On rencontre
surtout çà ot là, dans les prairies, la vesce à bouquet ( V. cracca) ot la vesce des haies ( sepium).
D. l^LANTES UTILES SECONDAIRES.
Kilos sont toujours en nombre trop considérable, surtout dans les prairies mal entretenues. Elles sont de familles diverses et peuvent communiquer au foin un arôme jiarticulier qui exerce sur rensomble do la masse des propriétés toniques et digestives.
Genre Cardaniine. — I^acardamine des prés {C .jjratoise) {Fig. 2S) vient abondamment dans les prairies liumides.
Genres Ajuga et Centaurea. — Le buglo {A. reptans) est une plante j^récocc qui tend à envaliir les prés négligés; il en est de meme des centaurées, surtout la centaurée jacée (Ceniaurea jacea){Fig. 24).
Genre Ac/tillea. — L’achillée millefeuille (A. j\rtlle folium) {Fig . ^5)est souvent trop commune ; elle est vivace, astringente et tonique.
Genre JJaucus. — La carotte {D. carota) croît en pâturages un peu secs ; elle tend à devenir, par ses nombreuses graines, tro[) envahissante.
Cjonve l^iantago. — Les jilantains sont à saveur bien caractéristique ; ils sont apéritifs.
Genre Pimprenelle. — I^a pimprenello est assez commune en pâturages secs et calcaires; elle est tonique.
Genre Spirea. — La spirée ulmairc {S. Ubnaria), vulgairement reine des prés, vient en prairie fraîche; elle est bien mangée des animaux; elle possède des propriétés astringentes et diurétiques.
Genre Yale^'iana. — La valériane est amère, assez commune en pâturages secs.
Plantes nuisibles. — Certaines plantes des prés sont nuisibles au bétail ; d’autres nuisent au pâturage.
Les premières sont les plantes vénéneuses; elles renferment des principes âcres, narcotiques, irritants, qui peuvent occasionner des accidents dans la digestion et meme la mort des animaux.
Citons l’aconit, l’aiV, Vanénione, Xo, ciguë, le colchique, lo. lohélie, X œ^^anthe safrané, les renoncules.
Les plantes nuisibles au pâturage comprennent, des espèces parasites sur les Graminées comme les mélainpyres, les rhinanthes, les euphraises. D’autres végétaux comme les ajoncs, les genêts, la bruyère, le prunier sauvage, les ronces, sont aussi très nuisibles au pâturage.
Les carex, les joncs, forment dans les prairies humides des toulïes délaissées du bétail.
Les rumex, les sauges, les mauves, la coiisoudc, sont des plantes à grand
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