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Achillée mlllefeuille

ilêvcloppcmont qui occupent trop souvent la place des especes fourragères et les empêchent de donner des i)roduits abondants. Il faut donc les détruire.

Les mousses , les lichens sont des végétaux cryptogames que Ton rencontre surtout dans les prairies épuisées.

I^eur disparition est du reste facile à obtenir; il suflit d’épandre à Thectare 4 à 500 kg. de sulfate de fer pulvérisé.

Création d’une prairie. — Climat. — I..O développement non interrompu de rherbe suppose un climat humide, accompagné d’un ciel nébuleux donnant souvent de la pluie, mais en petite quantité à chaque fois ; des hivers doux sans gelées trop intenses et des étés peu chauds, de manière que le sol soit toujours frais, l'atmosphère chargée de vapeur d’eau qui maintient les plantes en état de turgescence : dans ces conditions, rallongement du gazon est à peu près continuel.

Sols. — Les terrains convenant le mieux à l’établissement des prairies ou dos herbages sont les alluvions composées do sable, d’argile et de calcaire; c’est sur de semblables formations que sont situés les herbages les plus célèbres do la Normandie, du Charolais et du Nivernais. On y engraisse parfaitement les animaux.

Sur les sols granitiques, la chaux et l’acide phosphorique font défaut, mais quand on apporte ces éléments, on peut obtenir des prairies d’une grande productivité.

Les terrains schisteux ont des propriétés herbagères bien différentes.

Quand les schistes ont fourni par leur décomposition des argiles rouges très imperméables, la prairie ne peut y avoir qu’une durée très limitée. Les chaulages et l’application des phosphates fossiles donnent les premières années de bons résultats, mais les rendements ne tardent pas à s’affaiblir, les agrostis, la flouve , envahissent le terrain, les Légumineuses disparaissent, la mousse à son tour s’empare du sol ; il faut défricher et procéder à une nouvelle création. C'est le cas des terrains schisteux de la Bretagne.

Les terrains crétacés forment presque toujours des surfaces peu fertiles; on ne peut y installer que des prairies temporaires qui fournissent les dernières années des pâturages à moutons. Telle est le cas de la Champagne pouilleuse.

Les alluvions modernes, déposées par les fleuves et les rivières, forment des terres propices à la prairie ou à l’herbage, surtout quand les cours d’eau ont traversé des roches calcaires et qu’ils déposent avec le carbonate do chaux des matériaux constituant un limon frais et perméable. Ces conditions se trouvent réalisées pour un certain nombre de vallées dont le sol est en prairies naturelles depuis un temps immémorial (vallées de la Saône, de la Moselle, de la Meuse).

Préparation du soi. — Nous supposons qu'il s'agit d’un terrain de bonne qualité présentant les conditions agrologiques que nous avons examinées

f\ouv donner une bonne récolte de foin.

1 est de toute nécessité d’effectuer une

PRAIRIE

PRAIRIE

préparation complète par des labours et des hersag’os, voire môme dos roulag-es, afin d’obtenir un ameublissement complet. Si la surface est trop sinueuse pour permettre plus tard le tonctionnement de la faucheuse ou la répartition de l'eau, il faut niveler le terrain.

Il ne faut pas perdre de vue le nettoyage qui sera obtenu par la jachère ou la culture des plantes sarclées, de façon à diminuer autant que possible la présence des plantes nuisibles qui envahissent trop souvent les prairies.

Si la composition du sol est incomplète, il faudra y remédier par des apports de calcaire, d’acide phosphorique, de potasse ou d’azote. I^cs engrais incorporés avant l’ensemencement produisent de meilleurs résultats que ceux répartis en couverture après la création de la prairie.

On agira toujours sagement en donnant au terrain une fumure de fumier do ferme de 30 à 40 000 kg. par hectare, et on complétera par les phosphates ou superphosphates la provision d'acide phosphorique qui pourrait faire défaut au sol. Il faut que l’analyse chimique accuse 4000 kg. d’acide phosphorique à l’hectare et 5 0/0 de chaux pour que l’on puisse se dispenser de donner ces éléments.

Choix des semences à confier au sol.

— Beaucoup d’agriculteurs , par une économie mal entendue et inexplicable, ensemencent leurs prairies avec des fonds de greniers, des fenasses renfermant la plupart du temps en quantité considérable des graines de plantes nuisibles qui envahissent

alors la nouvelle surface gazonnée.

Il est bien préférable lie ne semer que des graines pures en s’assurant toutefois do la valeur utile de ces semonces (pureté et faculté germinative). Les fravides sur les graines des prairies se pratiquent d’une façon courante et avec d’autantplus d'aüdace et d’impunité que le cultivateur n’est pas généralement à meme de s.'on apercevoir (Voy Semences).

En examinant succinctement la flore des prairies, nous avons vu qu’elle est composée d’un grand nombre d’espèces appartenant à des familles bien différentes. Beaucoup do ces plantes sont inutiles ; il no faut donc pas les semer.

M. Boitel, dans son important ouvrage sur les prairies, insiste beaucoup pour (jue rensemencement des prairies se fasse avec des plantes de réelle valeur et possédant des propriétés nutritives remarquabl es. Ce sont pour les Graminées:

le paturin commun, le paturin des prés, le vulpin des prés, la flcole, le ray-grass vivace, le fromental, Tavoine jaunâtre, le dactyle et la fétuque des prés.

Les meilleures I^ëgumineuses sont : le trèfle blanc, le trèfle ordinaire, le trèfle hybride, la luzerne, la minette, le sainfoin. Bien entendu, les conditions climatologiques et agrolpgiques se chargent de modifier cette flore, et d’autantplus que le cultivateur aura moins tenu compte de l’affinité des espèces pour le sol qu’il met en valeur. Ensuite, pour maintenir la prédominance dos espèces ensemencées, il est de toute nécessité de se conformer à la série des soins d’entretien qui sont indiqués ci-après :

Tableau indiquant, pour les principales graines : leur pureté et leur

FACULTÉ germinative; LA QUANTITÉ^A EMPLOYER A L’HECTARE; LE POIDS DE

l^hectolitre ; — le nombre de graines par hectare; — le nombre de graines

PAR MÈTRE carré; LE PRIX DU KILOGRAMME*, LE PRIX A l’hECTARE.

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