‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 298 sur 394 · SC · texte numérisé non relu

SC

— ordinaire. . .

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Minette. .......

Sainfoin

PRAIRIE

PRAIRIE

Voici quelques compositions recommandables pour diverses natures de terres.

Les herbages du Nivernais en terres d’alluvions riches et calcaires sont créés avec la formule suivante :

Paturin des prés 10 kilogr.

Fléolc 10 —

Hay-grass vivace 10 —

Fétuque des prés 10 —

Trèfle blanc 10 —

Total. . . 50 fcilogr.

Ce mélange pourrait être applicable aux embouches de la Normandie et des Flandres.

Pour prairie à faucher, on terrain fertile, M, Boitel recommande :

Paturin commun 10 kilogr.

Fléole 5 —

Ray-grass vivace. ..... 10 —

Frornental 5 —

Dactyle 5 —

Fétuque des prés 5 —

Trèfle blanc 2 —

— ordinaire 4 —

— hybride U —

Minette 2 —

Total . . 52 kilogr.

Autre formule pour terrains moins frais que les vallées, en coteau ou plateau fertile :

Paturin commun 10 kilogr.

Ray-grass vivace 10 —

TreÛe ordinaire 4 —

— hybride 2 —

Frornental 10 —

Dactyle 10 —

Trèfle blanc 2 —

Luzerne 2 —

Minette 2 —

Sainfoin 10 —

Total. . . 02 kilogr.

Pour prairie à faucher en sol calcaire, profond et perméable, en coteau ou plateau, M. Boitel recommande :

Paturin commun. . . . • .

40 kilogr.

Rav-grass vivace

Frornental

Avoine jaunâtre

Dactyle

Trèfle blanc

— ordinaire

Luzerne

Minette

Sainfoin

Total. . . 75 kilogr.

Composition pour terrain calcaire, pierreux, très perméable, do moyenne fertilité (Boitel) :

Ray-grass vivace 10 kilogr.

Frornental 40 —

Avoine jaunâtre 10 —

Dactyle 5 —

Trèfle blanc 2 —

ordinaire 4- —

Minette 4 —

Sainfoin 30 —

Ânthyllis 4 —

Total, f • 70 kilogr.

Semis^ époque. — Le semis se fait soit au printemps, soit à l’automne. En climat tempéré, doux, humide, on choisit Tautomne parce que la levée s’effectue avant les premiers froids; les plantes poussent presque tout l’hiver et donnent un fourrage assez al)ondant dès la première année.

Dans le cas contraire, on sème au printemps.

Le semis s’effectue dans une récolte protectrice convenable, qui abrite les plantes fourragères du froid ou de la chaleur, et donne un produit en attendant celui de la prairie. Ce procédé est tout particulièrement recommandé par le docteur Stebler, directeur de la Station d’essais de semences à Zurich. On peut également semer sur terre nue; mais le procédé qui consiste à confier les semences à la terre ombragée^ présente encore cet avantage de nuire au développement des plantes adventices et il faudrait alors s’en débarrasser par un sarclage dont les frais sont toujours assez élevés.

Les espèces à emploj^er comme récoltes protectrices sontVavoine^ qui est certainement la céréale la plus à recommander. Elle se développe très vite et donne de bonne heure un assez bon fourrage. Il ne faut pas du reste lui laisser prendre un trop grand développement, car elle nuiraitau jeune semis.

Le seigle, l'orge, le colza peuvent encore être employés comme récoltes protectrices, mais toujours à la condition de les semer clairs et de les couper en vert.

Dans la région de l’Ouest, pour les semis de printemps, on emploie très avantageusement le sarrasin de Tartarie. Semé en mai avec les plantes fourragères, il se développe rapidement, Tes protège contre la chaleur et dès le mois d’août cède le terrain à la récolte qu’il a abritée. On le répand à raison de 30 litres à l’hectare.

Enterrement de la semence. — Le recouvrement de la semence doit s’opérer à plusieurs fois et par des procédés qui varient suivant le volume des graines. Il faut d’abord semer la plante destinée à servir de récolte protectrice, puis on l’enterre par un hersage. On sépare les Légumineuses et les Graminées et dans chacune des deux familles , on réunit ensemble pour les semer isolément les graines présentant à peu près la même densité, de sorte que par la projection elles soient lancées et réparties uniformément. On les recouvre ensuite avec des herses légères et on termine l’opération par un roulage commun.

PRAIRIE

PRAIRIE

Sohis tV entretien de la prairie. — La prairie est créée; il faut veiller à ce que les plantes conllées au sol no soient pas cnvaliics par les espèces de mauvaise nature. Assurément la flore spontanée de la localité apportera toujours un contingent d'herbes qui n’ont pas été semées; mais il sera aussi peu élevé que possible si le cultivateur cherche à s’en débarrasser par des sarclages, et apporte au sol des engrais appropriés à la nature du terrain et aux exigences des plantes.

Plantes nuisibles. — En prairie, les plantes nuisibles ne peuvent guère se détruire que par des sarclages qui sont assez coûteux, mais il ne faut pas les négliger la première année. Pour les espèces annuelles , le fauchage avant floraison procure un résultat satisfaisant.

11 faudra penser chaque année à enlever les pierres qui gênent le fauchage, les feuilles des arVjres qui étiolent le gazon, maintiennent une humidité permanente et favorisent le développement des mousses.

Animaux nuisibles. — Comme animaux nuisibles, il faut citer les ^^,j^es, les campagnols, les ve-' l^xancs, les fourmis.

Les taupes occasionnent des dégâts par les monticules qu’elles forment superficiellement et par les galeries , surtout en coupant les racines des plantes. Il faut les détruire par les pièges et épandre les taupinières.

Les campagnols rongent les plantes au-dessous du collet et détruisent le gazon.

Le virus Danysz donne de bons résultats pour leur destruction, il en est de môme des grains arséniés (Voy.

Campagnol).

Les vers blancs sont excessivement redoutables ; ils se nourrissent des racines des plantes et les toufles de gazon ne tardent pas â périr. Tous les procédés recommandés pour la destruction sont loin d’avoir pleinement réussi. On doit essayer le Botrytis te-> nella (Voy. Hanneton).

Les fourmis amoncellent les fourmilières, qu’il faut épandre.

Excès d’bumidité. — L’excès d’humidité peut être très préjudiciable à la prairie ; l’eau stagnante détermine la pousse des joncs, des carex, do plantes aquatiques sans valeur. Les parties qui soulîrent du séjour prolongé de Teau otfrent une végétation tardive et donnent un foin grossier.

Il faut donc assainir les terrains humides par des rigoles souterraines ou par des rigoles ouvertes qui, dans la plupart dos cas, sont du reste suffisantés.

Manque de fraîcheur. — Si l’humidité est très nuisible à l’herbe, le manque de fraîcheur, d’un autre côté, entrave l’allongement des plantes fourragères.

Quand on peut donner de l’eau â la prairie, il faut la répartir aussi uniformément que possible, de façon à la dépouiller de toutes les substances fertilisantes qu’elle tient en suspension.

« L’eau fait l’herbe », dit-on avec juste raison. Le talent de l’agriculteur est de savoir bien Tutilisor par les irrigations.

Epuisement et fertilisation. — On ne saurait trop maintenir la prairie en état de fertilité. L’analyse chimique donne sur ce point les plus précieuses indications.

D’après M. Joulie, pour être fertile, un sol doit renfermer par hectare, dans une couche de 20 centimètres d’épaisseur :

Azote 4 000 kilogr.

AeiOc pliospliorique. . 4 000 —

Otasse 40 000 —

Chaux 20 000 —

Les plantes soulfrent quand elles n’ont pas â leur disposition des quantités suffisantes d’azote, d’acide phosphorique, de potasse et de chaux, et encore ces substances doivent-elles se rencontrer dans un sol meuble, frais et perméable. Pour que la prairie se maintienne en production constante, il faut lui restituer la totalité de la potasse, de la chaux et de l’acide phosphorique enlevés par les récoltes. Pour l’azote , il paraît démontré qu'il est inutile de 1 ai)porter en aussi grande quantité qu’il a été enlevé. Cc])endant les engrais azotés produisent de bons résultats sur les Graminées fourragères.

Pour calculer l’épuisement d’une prairie, il y a lieu do se rendre compte, par l’analyse chimique, des éléments fertilisants qui ont été enlevés au sol. La composition chimique des plantes est naturellement fort variable suivant les sols. La môme espèce fourragère récoltée dans un terrain riche on potasse et en chaux contiendra beaucoup plus de ces éléments que si elle a végété sur un sol qui ne les renfermait qu'en petite quantité. La nature des espèces entrant dans la composition du foin, l’association variable des Graminées et des Légumineuses seront des causes qui pourront modifier l’analyse chimique du foin. Aussi, pour se rapprocher do la vérité, on devra calculer répuisement suivant la composition des espèces dominantes formant le produit récoltéo

PRAIRIE

PRAIRIE

Tableau indiquant la composition des principales Graminées et Légu. MINEUSES DE PRAIRIES PAH 1 000 KILOGRAMMES DE FOIN CONTENANT J4 0/0 d’eaU D’apkês Wolff.

ES1>ÈCES

AZOTE

ACIDE

PHOSPHORIOUE

POTASSE

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