CHAUX
kg.
Kg.
Kg.
Kg.
F'oin de prairie
ir» »
Paturin coiniuun
Palurin des pri^s
Vulpin des prés
Fléolc
Uay-grass vivace
Froinental
Avoine jaunâtre
Fétucjue des prés
Trcllc blanc
— hybride
— ordinaire
Luzerne
nette
Sainfoin
Antiiyllidc .
•Il '
D’apres ces chiffres, une récolte de foin de 6000 kg*, enlèverait au sol, en tenant compte de la composition donnée pour le foin de prairie :
Azote \>3
Acide phospliorique "25 8
Potasse 00 »
Cliaux 57 0
Pour restituer au sol les 96 kg. de potasse, il faudrait employer 19 000 kg. de fumier consommé, contenant :
Azote 5,8 X 10 = 1 10 -2
Acide phosphor. . 3,4 X 10 = 04 0
Potasse 5 x 10 = 05
Chaux 0,8 X 10 = 180 2
à 10 fr. les 1000 kg., ce serait une dépense de 190 fr.
Mais l’expérience a démontré qu’il était inutile de rendre tout Tazote enlevé et par la fumure que nous venons d’indiquer on apporterait trop d’azote, trop d’acide phospliorique et trop de chaux, qui d’ailleurs, engagés dans les combinaisons organiques du fumier, ne sont yias solubles. On fera donc mieux d’employer des engrais chimiques et la composition des foins, de concert avec l’expérience, indiquera les quantités à apporter.
Une partie de l’azote pourra être restituée par 100 ou 150 kg. de nitrate de soude à l’hectare.
U’acide pliosphorique sera rendu sous forme de phosphates fossilès avec 1 ou 500 kg. par hectare, ou bien par ^00 kg. de phosphates précipités, ou encore par les scories de déphosphoration.
La potasse sera donnée par le chlorure de potassium à raison de 200 kg.
par hectare.
Quant à la chaux, le développement des Légumineuses, la présence ou l’absence de la petite oseille indiqueront si elle doit être ramenée au sol. Elle est alors mise sous forme de composts faits avec de la chaux, de la tangue ; les marnages sont aussi tout indiqués quand on peut se procurer cet amendement à peu de frais.
Le purin produit toujours d’excellents résultats sur les prairies ; on doit en alterner l’emploi avec celui des engrais chimiques. Il faut l'additionner de moitié ou des trois quarts de son volume d’eau. Sous cet état, on le répartit par des rigoles si la prairie est à proximité de la ferme ou bien on le transporte au moyen d’un tonneau spécial (Voy. Purin).
Eimisemént et fertilisation des herbages. — La dépaissance épuise moins l’herbage que le fauchage ; les praticiens savent très bien qu’une prairie naturelle pâturée une année sur deux est d’un meilleur rapport que la même prairie toujours fauchée. Les déjections et les urines restituent au sol une partie des éléments absorbés.
L’épuisement de l’herbage est d’une appréciation plus difficile que celui de la prairie fauchée. On sait cependant que, suivant la spéculation à laquelle on se livre, la quantité d'éléments prélevés pour un même poids vif nourri et entretenu est essentiellement différente. Ainsi l’exploitation des vaches
PRAIRIE
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laitières épuise plus le sol que la production de la graisse ; de môme l’élevage des jeunes animaux exporte du sol la chaux et Tacide phosphorique nécessaires pour former la charpente osseuse.
Les meilleurs embouches du Nivernais sont exclusivement consacrés à des animaux d’engrais. I^e trèfle blanc forme la majeure partie de l’herbe; les terrains sur* lesquels ils reposent sont d’une inépuisable fertilité et on ne leur restitue rien. Du reste le trèfle blanc jouit, comme toutes les Légumineuses, de la propriété de fixer l’azote de l’air; en outre, la graisse exportée par les animaux d'engrais, n'enlève au sol que du carVjone, de l’oxygène, de l’hydrogène ; elle ne le prive donc pas de substances minérales, les seules qu’il soit important de restituer au sol.
Dans les contrées peu calcaires, comme le sol granitique des Vosges, on emploie les irrigations et la charrée ; l’herbage granitique, syénitique et schisteux du Cotentin, se soutient par les composts de tangue et de fumier.
Clôtures et abris de l’herbage. — Les clôtures bien établies évitent des frais de garde ; elles permettent de fractionner les parties de l’herbage et de ne les faire consommer qu’au moment voulu ; on peut, par ce moyen, observer facilement l’alternat entre le fauchage et le pâturage.
Dans le Nivernais, les clôtures sont faites avec l’épine noire qui otfre un obstacle impénétrable aux animaux du dehors. On se sert encore de fils de fer, de feuillards bien tendus sur des piquets au moyen de raidisseurs. Il faut bannir les ronces artificielles.
En Normandie, la clôture est la haie vive avec de grands arbres, lesquels nuisent le plus souvent â riicrbago en le privant du soleil.
Les herVjages doivent être garnis de frottoirs sur lesquels les animaux viennent se gratter. Enfin il faut établir des abreuvoirs ; puis, si les animaux restent toute l'année dans la prairie, on les abrite sous des hangars ouverts seulement du côté le moins exposé au froid et à la pluie.
Règles à observer dans la consommation de l’herbage. — Le nombre des animaux à nourrir et à engraisser doit être proportionné à l’abondance de l’herbe. Il ne faut pas surcharger Vherbage^ c’est-à-dire mettre un nombre trop grand d’animaux qui tondent de trop près et se nourrissent mal. D’un autre côté, si l’oii veut que l’herbe soit bien utilisée, elle ne doit pas dominer le bétail. Pour que les herbes soient bien consommées, sans refus^ on fait généralement succéder les chevaux
aux vaches ou aux bœufs. Les moutons coupent l’herbe trop près du collet; on ne doit les laisser que peu de temps si on a reconnu la nécessité do les faire passer sur l’herbage.
Produits de la prairie. — Quand on est obligé de faucher, l’herbe verte est transformée en foin par le fanage (Voy. Fauguaison, Fenaison).
Rendement. — Les rendements des prairies sont très variables ; on s’en rend facilement compte quand on examine les conditions si diverses, qui ont été énumérées, dans lesquelles elles sont établies. On considère 4000 kg. à l’hectare comme une bonne récolte, mais très souvent les prairies négligées, humides, non fumées, ne fournissent que 1500 kg. de foin de mauvaise qualité (Voy. Foin).
Prix de revient. — Le prix de revient du foin varie dans de vastes limites; on peut rétablir comme suit ;
Loyer du sol par hectare et
impôts 75 francs.
Fauchage 42 —
Fanage, transport du foin. . 25 —
Emmagasinage 40 —
Total. . . 122 francs.
Pour un produit de 4000 kg., c’est 30 fr. par 1000 kg.
Les prairies temporaires. — I^es mélanges de graines recommandés pour la création des prairies permanentes s’emploient pour des sols riches et fertiles qui assurent la permanence du gazon. Mais sur les terrains siliceux ou argilo-siliccux, situés dans des conditions défayorables, ne pouvant recevoir d’eaux fertilisantes, les bonnes plantes ne tardent pas à disparaître meme après l’emploi des engrais po tassiques et phosphatés.
On ne peut avoir dans ce cas que dos prairies temporaires qu’il faut défricher, lorsqu’elles donnent par leur maigre végétation des signes certains d’épuisement. 11 faut procéder alors à de nouvelles façons aratoires, elfectuer à nouveau le nettoiement du sol, donner de nouvelles fumures pour constituer un fonds de réserve d’éléments nécessaires aux plantes.
Pour l’établissement du gazon, on a recours encore aux Graminées et aux Légumineuses, mais on doit éviter de faire en semences des dépenses considérables, car la durée do ces jDrairies n'est en général que do trois, quatre ou cinq ans.
I^a Bretagne utilise le ray-grass et le trèfle ordinaire (15 kg. de ray-grass et 8 kg. de trèfle). On y associe encore do la fléole, du fromental, du vulpin et quelquefois de la houlque laineuse.
Aux environs de Nancy, M. Paul Ge-
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