PRÉ
nay, sur un sol silico-argilcux, a adopté la composition suivante pour dos prairies d’une durée de trois années :
Trèfle ordinaire.
fl kilogr.
— liyt>ri(le 3
— blanc i —
Minette . <2 —
Kay-grass vivace 2 —
" — d'Italie 2 —
Dactyle 2 —
Houlque laineuse 4 —
Fléolc des prés 3 —
Total. . , 2o kilogr.
Il faut s’attacher en semblable cas à obtenir de suite un sol bien garni qui s’oppose au développement de l’agrostide stolonifère et de la petite oseille, deux plantes adventices des plus nuisibles en terrains non calcaires.
Dans une autre circonstance, sur des terrains d’une nature essentiellement différente, renfermant beaucoup do calcaire, à l’Ecole pratique d’agriculture de Saint-Bon, on a obtenu de bons résultats du mélange suivant
Trèfle ordinaire
Luzerne
Trèfle hybride. ...
— blanc
Fldolc
Houhiuc laineuse. . , .
Ray-grass anglais. . .
Fromental.
Dactyle
Total. . . 22kgi>50
Voici, d’après M. Boitel, un autre exemple de mélange pour terre calcaire argileuse, caillouteuse, en sol peu profond :
Sainfoin
Minette 3
Anthyllide 3
Trèfle blanc i 200
Ray-grass anglais 7 500
Brome des prés fl
Fétuque ovine 1 500
Fléole des prés 0 500
Total.
Quand les produits du sol ne sont plus en rapport avec sa valeur, il est tout indiqué de défricher, de faire rentrer dans l’assolement la prairie épuisée, pour la fertiliser et l’améliorer par l’emploi des engrais et des amendements.
Prairies artificielles. — Les plantes constituant les prairies artificielles sont presque toujours des Légumineuses; nous avons étudié à leur place le trèfle, l’anthyllis, le sainfoin, la luzerne. On cultive encore les raygrass anglais et d’Italie. On pourrait aussi comprendre dans cette appellation l’association des Graminées diverses : fromental, dactyle, ray-grass vivace, houlque, etc., désignées par l’expression de prairies temporaires de Gœtz.
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Les prairies artificielles sont établies quand le climat et le sol ne sont pas favorables aux plantes qui composent les prairies permanentes. Ces prairies donnent les premières années un assez grand rendement, elles sont peu coûteuses d’entretien, et quand il s’agit de Légumineuses, celles-ci empruntent à l’air une grande partie de l’azote qui leur est nécessaire. En outre, ces plantes présentent encore un autre avantage, c’est que, parleurs racines, elles vivent dans les couches profondes du sol où elles puisent les éléments nécessaires à leur développement. La couche active du sol se trouve ainsi d’abord ménagée, enrichie ensuite, aux dépens du sous-sol, des éléments minéraux rapportés par la décomposition des racines des plantes constituant la prairie artificielle.
Généralement, les prairies artificielles no sont composées que d’une ou deux [Dlantes ; on les soumet au fauchage et es regains sont très souvent consommés sur place. Ces prairies forment la base de la production fourragère des plateaux calcaires et contribuent dans a plus large mesure à leur prospérité.
— J. Tribondeau.
IPrccocité (Zootechnie) . — On désigne sous le nom do précocité la diminution do la période de croissance des animaux domestiques. Autrement dit, les animaux précoces arrivent beaucoup plus vite à l’état adulte, lequel s’accuse par une formation plus rapide du squelette coïncidant avec une plus prompte évolution des dents permanentes (Voy. AgeL
Pendant assez longtemps, on a pu croire que la précocité était exclusivement l’apanage des races anglaises :
c’est ce qui explique pourquoi le Durham, le Di.shley et le Southdown ont été si recommandés et si employés par les éleveurs français pour améliorer nos races bovines et ovines. On ne saurait nier les services que ces premiers animaux précoces ont pu rendre en maintes circonstances, mais actuellement que les questions d’alimentation sont de mieux en mieux comprises, on peut s’apercevoir que tous les animaux sont susceptibles de devenir précoces.
La théorie de la précocité est du reste formulée par M. Sanson de la façon suivante :
<c Dans les conditions normales, il y a toujours, une partie de l’année, une saison , durant laquelle l’animal mammifère abandonné à ses instincts ne trouve à se nourrir que tout juste assez pour s’entretenir en vie. Dans nos climats tempérés, c’est le froid qui, arrêtant la végétation, amène la situation dont il s’agit. Dans les climats chauds, c’est
la sécheresse. En moyenne, cela dure environ six mois. Durant ce temps, ralimentation est précaire non seulement sous le rapport quantitatif, mais encore sous le rapport qualitatif, en raison de la faible digestibilité des végétaux desséchés. Les jeunes sujets en période de croissance restent à la fin de la saison ce qu’ils étaient au commenoement. L’évolution de leur squelette s’est arrêtée pour ne reprendre son mouvement qu’avec le retour de la végétation, fournissant des matériaux en quantité suffisante pour subvenir à la fois aux nécessités de Tentretien et à celles de l’accroissement. Les choses étant ainsi, il y a lieu de penser que la durée normale de la période de croissance que nous observons chez nos animaux domestiques n’est point la môme que celle des animaux sauvages des memes genres. Nous savons d’ailleurs pertinemment, pour l’avoir pu constater, que chez nos Bovidés, notamment, cette durée s’est en général raccourcie par le seul fait des progrès réalisés en agriculture et aussi dans les modes communs d’entretien du bétail pendant la saison d’hiver. Il y a lieu de penser aussi que le maximum d’aujourd’hui n’a pas été nécessairement celui dotons les temps.
<c Quoi qu’il en soit, imaginons qu’au lieu de subir ces temps d’arrêt amenés par l’insuffisance périodique des matériaux de construction, l’évôlution du squelette se continue sans interruption, ces matériaux lui étant fournis artificiellement et dans les mêmes conditions de digestibilité que celles qui ap-
f)artiennent aux jeunes végétaux dont ’animal se nourrit naturellement. Le gain sur la durée normale de la période de croissance sera facile à calculer.
Sur les cinq années de celle de nos grands animaux, où il y a quatre temps d’arrêt de six mois chacun (de novembre à avril), ce gùin sera de quatre fois six mois, ou de vingt-quatre mois, ou de deux années. Or, c’est précisément ce que l’expérience démontre. On sait que les plus précoces sont adultes dès l’âge de trente-six à trente-huit mois. Sur les soixante de la période normale, ils en ont gagné environ vingt-quatre.
Chez ceux qui le sont moins, il est évident par là que les temps d’arrêt n’ont pas été complètement supprimés, mais seulement réduits.
« Il est clair, d’après cela, que la condition nécessaire et suffisante de l’achèvement hâtif du squelette se trouve uniquement dans l’alimentation, et que par conséquent il est en notre pouvoir de régler celle-ci de façon à provoquer cet achèvement selon notre volonté.
« Il suffit d’abord d’assurer au jeune animal l’allaitement le plus copieux possible et prolongé jusqu’au moment du sevrage normal. Il y a longtemps qu’un de nos plus habiles éleveurs, M. de Béhague, en a fait la remarque ; point de précocité sans cet allaitement copieux, du moins point de précocité au maximum. La bonne exécution du sevrage est aussi de grande importance.
Cela s’entend des précautions à prendre pour ménager la transition entre l’alimentation lactée et l’alimentation végétale. Le changement brusque provoque dans la nutrition un trouble dont les effets ne se réparent ensuite que lentement. C’est un temps perdu pour l’évolution du squelette. Ensuite, soit au pâturage, qui est le régime normal des herbivores durant la belle saison, soit à l’habitation, la ration toujours suffisante pour satisfaire complètement l’appétit, qu’il faut stimuler au besoin, doit présenter, durant la première année et la plus grande partie de la deuxième, une relation nutritive non moins étroite que 1 : 3, durant la troisième, cette relation passera progressivement de I : 3 à I : 3,5, pour arriver vers la fin à I : 4. » (Voy Alimentation, Ration, Relation nutritive.)
PréflorAî^^on. — Se dit de la disposition des diverses pièces florales, lorsque la fleur est encore à l’état de bouton. La préfloraison est caractéristique pour certaines familles, ou certains genres de plantes. Les Mauves ont la préfloraison tordue^ les Pavots la préfloraison chiffonnée ; dans la fleur des Papilionacées , où l’étendard recouvre les pièces voisines, la préfloraison est dite vexillaire , etc.
Préfoliaiison. — Se dit de la disposition des feuilles dans le bourgeon foliaire : lapré/iforaison (voy. ce mot) n’est donc qu^in cas particulier de la préfoliaison, s’appliquant au bourgeon floral. L’étude delà préfoliaison n’a d’importance qu’à un point de vue purenient scientifique.
Prèle. Les prêle des marais, prêles sont des
plantes du genre Equisetum^ de la fa-