C : Boîte à leviers qui peut osciller autour do l’axe
B : Grand levier sur lequel agissent les ouvriers pour faire mouvoir la boîte C ; EE bielles articulées à la boîte C par des broches DD et terminées par des clavettes sauteuses FF.
Les clavettes FF à biseau agissent comme un encliquetage pour faire tourner l’écrou A d’un trou pour chaque oscillation de la boîte C : quand les biseaux sont tournés dans un sens, l’écrou serre; il desserre, lorsqu’ils sont tournés en sens inverse. Enfin lorsque les broches DD sont placées dans les trous cl cl., la pression transmise devient plus forte {Fig. 12).
Un exemple montrera la puissance de ce mécanisme : dans le pressoir qui a 4 mq. de surface do claie, le multiplicateur calculé est de 5 500; c'est-àdire que, deux ouvriers exerçant à l’extrémité du levier B un effort de 60 kg., l’écrou produira une pression de 60 X 5 500 = 330 000 kg.
Dans tous les pressoirs à vis, les frottements absorbent 70 0/0 do l’effort, la pression réelle s’abaissera donc à environ 100 000 kg., soit ^^^^.bOO par centimètre scarré de surface.
Pressoir Marmonier. — Le pressoir Marmonier, dit pressoir américain est encore un tj^pe à leviers multiples.
B : Plateau-écrou percé de trois rangées concentriques de trous (Fig. 14).
D : Crapaud qui reçoit la pression de l’écrou ;
C : Plateau portant les clavettes sauteuses ; ce plateau, qui joue le même rôle que les bielles du pressoir précédent, est articulé d’un côté en P, de l’autre en G;
G : Boîte à leviers qui reçoit la grande barre de manœuvre H et transmet ses oscillations au plateau C.
Avec ce mécanisme, le multiplicateur do l’effort est très voisin du chiffre précédent ; les trois rangées de trous du plateau B donnent trois multiplicateurs, c’est-à-dire trois pressions croissantes pour un même effort.
50 Pressoû^ hydraulique. — La presse hydraulique est susceptible de donner, si besoin est, des multiplicateurs encore plus considérables que les appareils précédents, mais son principe est assez connu pour que nous puissions nous borner à signaler l’existence d’un modèle réduit, applicable aussi bien aux pressoirs sur roues qu’aux pressoirs fixes : ce modèle, construit par M. Cassan, de Bourgoin, peut remplacer les autres mécanismes de pression.
Perfectionnements aux pressoirs dis^ continus. — 1® La vis à filet rectangulaire B (Fig. 15) est avantageusement remplacée par la vis à filet trapézoïdal A, parce que, d’une part, \k section d’encastrement e f du filet sur le noyau de la vis est plus grande que la section c d pour un même pas a b (d’où plus grande solidité) et que, d’autre part, rhuile de graissage descend sur le plan incliné e g pour venir lubrifier la face inférieure f h du filc( qui frotte contre l’écrou (d’où diminution des pertes par frottement).
2® Pour éviter les fuites à l’endroit où la vis K (Fig. 11) traverse la maie D, on place une bague en fonte B qui rend le joint étanche en comprimant un anneau de caoutchouc C.
3^ Pour empêcher la vis de fléchir et de se fausser lorsque le marc, inégalement réparti sur la maie, s’affaisse irrégulièrement, M. Marmonier divise le crapaud (Fig. 16) en deux parties F et S taillées en forme de rotule. Le blain E peut alors, sans accident grave, prendre une position inclinée.
Dans le même ordre d’idées, M. Paul interpose des ressorts d’acier aa{Fig . / 3} entre le crapaud b et la charge c. Ces ressorts sont d’ailleurs indispensables lorsqu’on remplace le blain et les poutres de pression plus ou moins élastiques par des pièces métalliques dépourvues d’élasticité.
4® L’emploi de planchers à clairevoie ou claies d’égouttage, aussi bien à la partie supérieure du pressoir qu’à la partie inferieure, est favorable à l’écoulement du liquide.
5^ Dans le même but on peut utiliser,
pressoir (suite)