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sablo pour obtenir des tôtes bien développées, C’cGt en avril que Ton choisit sur chaque souche les œilletons à transplanter en ayant soin de les détacher avec un talon et de raccourcir Texfrémité dos plus lon^ues^ feuilles.
IjG terrain est défoncé à large-
ment fumé, et on fait à la bêche des trous espacés de 1 m.
en tous sens. Les plants sont placés à la main, on serre légèrement la terre autour du collet et on arrose pour faciliter la reprise. Pendant la première année, on peut utiliser le terrain entre les artichauts par les romaines ou les chicorées d’été. IjGS soins qu’elles réclament favorisent le développement de l’artichaut, en môme temps que les produits indemnisent des frais de plantation. En août ou septembre, on récolte quelques tôtes, généralement de petit volume.
Chaque année, à l’automne, il faut avoir soin d’enlever les vieilles tiges, de couper les feuilles trop longues, puis on réunit par un lien la touffe qui reste. Enfin, en novembre, on butte les pieds aux deux tiers de leur hauteur, et pendant les gelées les buttes sont recouvertes de feuilles ou de litière. Dès que da température s'adoucit, il faut avoir bien soin d’enlever la couverture, car les artichauts pourriraient. En février, quand les froids sont passés, il faut débutter les artichauts; on les fume avec des engrais rapidement assimilables et on donne un labour. Dans le courant de cette deuxième année , en juin généralement , quelques tôtes sont complète ment formées ; il faut les récolter quand elles ont acquis leur complet développement.
On consomme \g réceptacle (Voy. Réceptacle) et la base des écailles de la fleur
Œilleton
d’artichaut.
Coupe d’une tête d’artichaut.
Une plantation d’artichauts bien entretenue peut donner un produit soutenu pendant quatre années.
— Plante de la famille des Aroïdées, aj:>pelée vulgairement gouet et pied de veau. L’arum tacheté
(A. macidatinn) croît dans les lieux frais et ombragés ; les feuilles sont engainantes , souvent marquées de tacljes brunes ou noires. Au centre do ces ieuilles apparaît l’inflorescence, formée par un spadice disposé en massue Les
fruits sont constituéspar de petites baies rouges comestibles.
La racine renferme de Tarn i d O n qui sert, dans quelques pays, à l’alimentation, et Arum vulgaire pour blanchir (Fleur, feuille, fruit), le linge.
-- Genre de plantes do la famille des Graminées dont l’espèce la plus connue est V Ai^undo donax ou roseau canne do Provence. Les tiges atteignent fréquemment 4, 5 et 6 m.
do hauteur, en climat chaud, sur le bord des eaux. Elles sont utilisées pour les clôtures et les lignes de pôclie.
i%iseairicles« — Vers intestinaux ayant quelque ressemblance avec le ver de terre. Chaque espèce animale est sujette à nourrir les ascarides, c’est ainsi que Ton distingue celui du mouton {Ascaris ovis)^ du porc {A,sidlla)^ du cheval {A. megalocepliala).
Les ascarides sont expulsés sous l’action de vermifuges, qui doivent toujours ôtre ordonnés par le vétérinaire {Fig,).
Ascaride lombricoïde (Ver intestinal).
ilLi^per^Co — L’asperge {Asparagus officinalis) est une plante potagère de la famille des Asparaginées {Fig,).
Elle est vivace par un rhizome souterrain, qui produit chaque année des bourgeons appelés vulgairement turions,, constituant la partie comestible. Quand les rameaux se développent et fleurissent, on distingue des pieds mâles et des pieds femelles ; l’asperge est donc dioïque.
On cultive plusieurs variétés ; 1® Tas-
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perfro do Hollande; 2® les asperges liàtivc et tardive d’Argenteuil, la dernière est la plus recommandable.
I^asperge so multiplie par graines. Les semis se pratiquent en mars et jusqu’au 15 avril, sur un sol bien préparé et i)ien amende par du terreau. Autant que possible, il tant semer en lignes espacées do 0"",30, et les graines sont distantes sur la ligne de 0“',04 à 0*”. 06; elles sont ensuite recouvertes de 0'",05 de terreau bien fin. La levée s’elfoctue 5 à 6 semaines après le semis; ])endant le cours de la végétation, il faut enlever les mauvaises herbes, éclaircir à 0*^,10 sur les lignes, et arroser pendant la sécheresse. — 1^0 plant bien traité peut être mis on place à la lin de la première année; h ce moment, la souche est formée
Rameau d’asperge avec fruits.
Pousse
qu’on
mange.
Grifle^
Racines.
Pied d’asperge.
d’un grand nombre de racines avec au centre un ou plusieurs bourgeons, le tout constituant ce qu’on appelle la gri/fe (Fig.).
Avant la transplantation, il faut avoir clioisi et préparé soigneusement le terrain destiné à l’aspergerie. Inutile de tenter la culture sur des sols à humidité stagnante. A l’automne, on incorpore à la terre végétale, par are, 500 à 600 kg, de gadoues, boues do
ville ou fumier bien décomposé ; au printemps, on ouvre des tranchées distantes do 1"',10 d’axe en axe d’une largeur de 0”’,60 et profondes de 0’’’,15. La terre extraite des tranchées est mise alternativement à droite
Plantation d’asperges.
et à gauche, de sorte que la surface présente une série do billons. Dans le fond des tranchées et tous les O’”, 90, on forme de petits monticules, élevés d’environ 0’",06 à 0"’,08, sur lesquels on déposera la griffe qui sera recouverte de 0"’,05 de terre.
Pendant l’été, le sol sera maintenu meuble et frais; il faut proscrire les plantations intercalaires de choux ou de haricots A l’automne, on coupe les tiges à 0"™,10 au-dessus du sol, puis on répand au fond des trancliées 0’",05 de fumier. Quand arrive le printemps on remet sur le fumier 0’^,05 de bon terreau En avril et mai, les asperges se montrent, mais il no faut en récolter que fort peu pour no pas épuiser les pieds. Dans le cours do la deuxième année, le sol doit être maintenu frais, propre, et fumé à l'automne.
Au printemps de la troisième année, il faut procéder au buttage, consistant à ramener sur la griffe une épaisseur de 0™,95 de terre prise sur les billons La récolte commence en avril ; elle s’effectue soit avec des couteaux spéciaux, soit en fouillant les buttes et ramenant ensuite la terre en place.
A l’automne, les tiges sont coupées à 0’",10 au-dessus de terre, les billons sont reformés, les griffes recouvertes de fumier. Quand arrive le printemps de la quatrième année, terreautage et nouveau buttage ; pendant l’été, binages et sarclages. Avec ces soins, une plantation d’asperges peut durer 10 à 15 ans.
L’asperge redoute les ravages des larves do criocères qui mangent les feuilles. Il n’y a aucun moyen pratique de les détruire. Les vers blancs sont aussi nuisibles.
Pour la vente, les asperges sont
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mises en bottes formées au moyen do moules spéciaux
Moule pour former les bottes d'asperges.
.%i9piriEii. — Cépage cultivé dans le Gard, T Hérault et TAude. Il y a des variétés noires, grises et blancTies. He raisin qu'il donne fournit un bon vin de table.
— L’assainissement des terres a pour objet l’éloignement des eaux surabondantes qui nuisent aux récoltes. Si les eaux couvrent le sol, l'opération à effectuer prend le nom do dessèchement (Voy. Dksskchement); si elles se trouvent à une faible distance au-dessous do la surface, il faut recourir au drainage (Voy. Drainage). Enfin on peut exhausser le sol, pour le soustraire à l'humidité, par des dépôts de limons (Voy. Colmatage).
— Un aliment est dit assimilable lorsqu’il se présente sous un état tel qu’il est susceptible, apres digestion, d’assurer dans une large mesure les fonctions économiques do l’animal (travail, production de la viande, du lait, do la laine, etc.). L’assimilabilité dépend du coefficient de digestibilité (Voy Digestibilité).
Pour les plantes, les éléments assimilables sont ceux qui peuvent être absorbés par les racines (Voy, Alimentation DES végétaux).
— C’est le phénomène qui s’accomplit lorsque les parties assimilables de l’aliment arrivent à faire partie intégrante des tissus qu’elles doivent régénérer. La nature intime de cet acte nous échappe complètement; nous devons nous borner h la constatation.
ALis^soleiiienit. — On définit l’assolement par ces quelques mots ' C'est la succession méthodique des plantes agricoles sur le même champ, La so/e désigne l’étendue de surface qui reçoit la même plante; le temps qui s’écoule pour qu’une plante revienne sur la môme sole porte le nom de roiation.
L’origine des assolements, autrement dit le principe de la variation dos récoltes, est très ancien ; les Romains pratiquaient l’alternat, et leurs
vieux auteurs disent sous diverses formes : Que la terre se repose en cfianqeant ~de récoltes.
Les partisans convaincus do l’alternance ont émis pour défendre leurs idées un certain nombre de théories que le cadre de cet ouvrage permet simplement do citer. C'est ainsi que successivement fut admise la nécessité du repos de la terre nour qu’elle devînt à nouveau fertile; ensuite ai>parut la théorie de V antipathie supposée des plantes., puis celle de Y excrétion des plantes., énonçant que les végétaux laissaient dans le sol des déjections nuisibles aux espèces congénères. Toutes cos dissertations plus ou moins séduisantes no reposaient cependant sur aucune base sérieuse et no venaient k l’appui d’aucun fait bien observé.
Mais, depuis que l’on sait faire l’analyse des plantes et celle des sols, on n’a pas eu de peine à remarquer qu’il existait une relation constante entre un certain nombre d’éléments contenus dans les unes et les autres. I^e problème do l'alimentation dos végétaux (Voy. Alimentation des végétaux) s’est trouvé résolu, et fort logiquement on est découléo la théorie de V alternance nécessitée par V épixisement du sol.
La pratique a reconnu depuis fort longtemps qu'il est impossible d'obtenir sur le môme sol deux récoltes consécutives, productives, de froment par exemple. C’est que le blé et toutes les céréales demandent à la terre beaucoup d’azote, qui vient nécessairement à faire défaut si l’on fait succéder ces plantes à elles-mêmes. Pour la même raison, la pomme do terre, très exigeante en potasse, no peut être cultivée indéfiniment sur Je môme terrain. — Les plantes do la famille des Ijégumincuses (luzerne, trèfle, sainfoin, etc.) réclament également do grandes quantités de potasse, suffisantes pour expliquer la nécessité do l'alternat avec d'autres plantes cultivées. Mais leur mode spécial de végétation mérite de nous arrêter un instant. Ces Légumineuses possèdent des racines très longues, pivotantes., allant par conséquent fouiller les couches inférieures du sol pour y trouver les éléments fertilisants qui leur sont nécessaires. Ces plantes occupent le sol toujours pendant plusieurs années, de sorte qu’à l’époque du défricliement, le sous-sol est très appauvri. Pour qu’une légumineuse puisse revenir sur ce terrain, il est indispensable que les eaux ramènent dans le sous-sol, par filtration, les éléments et surtout la potasse qui a disparu. Cet enrichissement
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dos couches infëriouros no pout ctro toutofois (pio très lent, puisque los propriétés absorbantes do la terre arable s’y opposent. De là donc la nécessité d’alterner la culture des lépfumineuses avec colle dos céréales. Mais, en Tespôce, le cultivateur retire de cette opération des avantaf^es considérables.
C’est que, effectivement, non seulement los léi^umineuses n’ont pas vécu dans la couche active, mais encore elles l’ont enrichie do principes fertilisants et surtout d’azote. Nous avons insisté à dessein sur cotte faculté aux articles : Amkliohantes (Plantes) et Terre ARABLE. C’est uniquement du reste sur cos considérations qu’est basé Vassolemeyit sidéral de M. Georges Ville (Voy. Kngrais verts).
La connaissance des exigences spéciales des plantes cultivées, vis-à-vis de tel ou tel élément fertilisant, constituant pour chacune d’elles ce que l’on a appelé la dominante^ ne sont pas encore suftisantes, à l’époque actuelle, pour résoudre d’une façon parfaite le problème do ralternance. On pourrait objecter, qu’avec les engrais du commerce, avec les formes assimilables qu’ils présentent, il est possible d’offrir aux récoltes d’une laçon presque mathématique l’azote, la potasse, l’acide phosphorique, la chaux, qui leur sont nécessaires pour parcourir toutes leurs phases de végétation. Seulement, il ne faut pas oublier que le développement dos propriétés physiques des terres a la plus heureuse inlluenco sur la décomposition des engrais et leur assimilation. L’ameublissement, la division à l’extrcmo des particules du sol est nécessaire pour que les racines aient partout une facile pénétration. En outre, en faisant intervenir de temps à autre des plantes racines (betteraves, pommes de terre, etc.), qui demandent des soins spéciaux, l’agriculteur fera utilement la guerre aux plantes adventices. Voilà donc encore une autre nécessité de l’alternat, car il est facile de comprendre que sur un sol rempli de mauvaises herbes celles-ci font une concurrence redoutable aux plantes agricoles. Le nettoiement du sol s’obtient pratiquement par la jachère (Voy.
Jachère), par la culture des plantes sarclées ou nettoyantes par opposition, à la dénomination de 2jta7ifes salissantes réservée aux céréales. Les plantes dites étouffantes : vesces, pois, concourent encore au nettoiement du sol.
Entin l’apparition des maladies cryptogamiques, l’invasion des insectes et des rongeurs, exerçant presque toujours leurs ravages sur des espèces spéciales et déterminées, plaident en-
core en faveur de l’alternat. Si, par exemple, les céréales sont envahies parle charbon {Yoy , Charbon), comme les spores de ce champignon ne se dévelopi)cnt que sur les plantes do ce groupe, que dhin autre côté la faculté germinative des dites spores so perd dans le sol au bout de 18 mois à 2 ans, il est clair qu’en intercalant une récolte fourragère entre deux céréales, et en prenant d’ailleurs pour la préparation des semences (Voy. Sulfatage) les précautions voulues, on évitera le développement de la maladie. On pourrait raisonner de même par analogie à l’égard des insectes nuisibles qui dévastent les récoltes.
C’est en tenant compte des données que nous venons d’exposer et en les combinant avec le climat, la composition physique et chimique des sols, les débouchés, que le cultivateur déterminera la nature do son assolement et la rotation de ses cultures.
Citons maintenant quelques formules d’assolements. Dans les pays où la culture industrielle est très développée, sur des terres très fertiles, on pratique l’assolement biennal :
1*^® année : chanvre, lin, tabac, betteraves, etc.
2® aimée : froment.
Dans le Tarn, où la culture du maïs réussit parfaitement sur les alluvions, on a la rotation :
1**® année : maïs.
2® année : froment.
L’assolement triennal est employé sur une grande partie du territoire français. C’est celui de tous les pays de plaines où la culture des céréales est presque obligatoire, où l’élevage des moutons est encore rémunérateur.
La formule classique de cet assolement est la suivante :
D® année : jachère.
2® année : froment.
3® année : avoine.
Il faut ajouter, cependant, que la jachère tend à diminuer, que la première sole est souvent occupée par une plante sarclée ou fourragère, ou ar aes prairies artilicielles de courte urée. I^es terres maigres se trouvent aussi très bien de l’utilisation de la jachère par les engrais verts. Toutes ces pratiques suggérées par la science tendent à la production fourragère, au développement de l’élevage, à l’enrichissement du sol. Lajachère doit être autant que possible abandonnée ; elle n’a sa raison d’être qu’en des circonstances particulières (V03'’. Jachère).
L‘‘assolement do 4 ans est usité lorsque le sol et le climat se prêtent à la culture des fourrages et que d’un autre côté la production animale donne d’im-