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Plantation. — La plantation s’exécute en juillet ; les bulbes sont-dëposés dans de petites rigoles profondes de 0,’"20 ; les rigoles sont elles-mêmesdistantes de 0*^,20.
Pour planter un hectare, il faut IbO 000 à 800 000 bulbes.
Les safraniè-
res sont généralement d i V isées en planches de l’",30 de largeur séparées par des sentiers dans lesquels circulent les ouvrières chargées de donner des sarclages et de pratiquer la récolte.
Récolte. — Elle a lieu à Tépoque de la floraison, du 15 septembre au 15 octobre; quelquefois, dans leGâtinais.
elle se prolonge jusqu’au 11 novembre. Les fleurs sont détachées en coupant les corolles avec les ongles.
A la ferme, on pratique l'épluchage qui consiste à enlever les stigmates.
Ceux-ci sont soumis à la dessiccation et renfermés dans des boîtes en chêne garnies intérieurement de papier buvard.
Rendement. — Il dépend de Tâge des safranières. Dans le Gâtinais, on récolte :
Safran.
ire année i^ kilogr.
' Après la floraison, les feuilles se développent; on les récolte en avril-mai.
Un hectare en fournit 700 à 1 000 kg., que l'on emploie à la nourriture des bêtes bovines.
Les safranières durent trois ans. A l’arrachage, on effectue un triage des bulbes pour enlever ceux qui sont altérés.‘>
Maladies. — Les oignons de safran sont sujets à une affection occasionnée par un champignon, le JRhizoctonia crocorum ou mort du safran. Ceux qui sont atteints doivent être brûlés; en outre, le safran ne doit pas revenir ensuite avant huit ou dix ans sur le même terrain.
H^aig^néc» — La saignée est une
opération chirurgicale qui consiste à retirer de la circulation une certaine quantité de sang. On a tendance à employer la saignée sans qu'il y ait nécessité de le faire. Son application doit être faite par le vétérinaire; lui seul peut ju^er de Turgence à l’effectuer.
^Ainfoin. — Plante fourragère, do la famille des Légumineuses, emplovée à la créaticm des prairies artificielles {jFig.). On désigne vulgairement le sainfoin sous les noms de foin de Bour^ gagne., crête de coq., etc.
Caractères.
— Les racines du sainfoin sont pivotantes, sa tige s’élève à 0"*, 60 et 0"',75dehaut.
Au sommet, les tiges por-
tentdes fleurs Sainfoin,
en grappes
roses qui donnent naissance à une graine réniforme de couleur brune et luisante.
Terrains. — Pour bien réussir, le sainfoin demande des terres fraîches et profondes, mais il produit encore de bons résultats sur des sols peu fertiles : c’est la plante fourragère par excellence des terrains calcaires maigres.
Variétés. — On distingue : P le sainfoin ordinaire; 2° le sainfoin chaud ou à deux coupes : c’est la variété la plus recommandable.
Fertilisation du sol. — Une récolte de 4 500 kg. de fourrage sec enlève au sol .
Azote 8lkg »
Acide phosphoriquc 21 ,2
Potasse 80 ,6
Chaux . . . , 65 .7
En terrain pauvre en chaux, il faut apporter l'élément calcaire par des chaulages ou des marnages; en sol calcaire maigre, on doit fournir de la potasse et de l’acide phosphorique.
400 kg. de superphosphate minéral et 150 kg. de chlorure de potassium donnent le résultat désiré ; ces engrais seront enfouis par le labour qui précédera le semis de la céréale dans laquelle on répandra le sainfoin.
Semis. — Il se fait d’après les principes appliqués pour la luzerne. (Vo3^ Luzerne). I^a semence est répandue enveloppée dans la gousse à raison de 150 à 180 kg. par hectare. La semence