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doit être exempte de pimprenelle et do hy'ome doux.
Soins d’entretien. — Pendant Thiver, on épierre ; il faut plâtrer au printemps â la dose de 400 kg. par hectare.
Récolte. — J^a première année, le sainfoin produit une bonne coupe; la deuxième est pâturée. Après trois ans, les bromes^ le chiendent^ la pimpreneile envahissent les sainfoinnières, et il faut défricher.
Le sainfoin est toujours converti en foin ; on le coupe à floraison complète, généralement en juin. Il est nécessaire de faner avec toutes les précautions voulues pour que les feuilles et les fleurs ne se détachent pas.
Par la dessiccation, 100 kg, se réduisent à 33.
Rendement. — On obtient en récolte moyenne 4 à 5 000 kg. de foin.
Utilisation du fourrage. — Le foin de sainfoin est un des meilleurs pour les animaux domestiques. C’est un excellent fourrage ; il a seulement le défaut de vieillir vite et de devenir par suite poussiéreux.
Après défrichement du sainfoin, on peut cultiver une céréale d’hiver ou do printemps. — J. Tribondeau.
5i»aiiit-€«lroniiaise (Race). — Race bovine de la vallée de l’Ariègo.
D’après M. Sanson, son nom lui vient de ce que les meilleurs sujets se produisent aux environs de Saint-Girons.
Elle possède la plus grande analogie avec la race gasconne, mais sa conformation est plus courte. Les vaches sont aussi plus fortes laitières; elles fournissent presque tout le lait consommé à Toulouse (Yoy. Gasconne [Rage] ).
f^aladc* — Nom donné à plusieurs plantes potagères entrant dans la consommation journalière. Citons : la chicorée^ la laitue^ la màche^ le pissenlit^ la romaine (Voy. ces mots).
!§»aler0 (Race de). — Nom donné à la race bovine que l’on rencontre en Auvergne.
Voici les caractères qu’en donne M. Sanson. La taille chez le mâle va de l'”,40 â de 1“,30 à 1*”,35 chez
la femelle.
Le squelette, toujours volumineux, n’est cependant pas grossier. Le dos est droit, long, la croupe allongée avec forte saillie à l’attache de la queue.
La poitrine est généralement profonde et ample, ainsi que le reste du corps ; les masses musculaires étant bien développées, les cuisses sont épaisses. Les membres relativement courts ne sont que rarement déviés {F'ig,),
La peau, toujours épaisse et le plus souvent dure, forme au cou un fort fanon, un peu rétréci â sa partie
moyenne. Elle est pourvue dans l’ensemble de la race des trois couleurs do poil, rouge, blanche et noire, avec forte prédoniinance de la première. I^e mufle est rosé, parfois marbré de veines grises ou noirâtres. Les cornes, d'un ]>laDC
Bœuf de Salers.
grisâtre dans la plus grande partie de leur étendue, sont toujours noires â leur pointe.
Ija race de Salers se rencontre surtout dans les monts d’Auvergne et c’est principalement autour des villes de Salers, Riom-ès-Montagne, Anglars et Trizac que se trouvent les meilleurs sujets.
Pendant l’hiver, les animaux sont nourris à l’étable. Avec le retour des beaux jours, les troupeaux vont à la montagne ; chacun d’eux est en général composé de quarante vaches, d’un jeune taureau de l’année précédente et de vingt veaux. Durant la saison estivale, le lait des vaches est converti en fromage, les veaux n’en tètent qu’une très faible partie, ayant été préalablement isolés dans un compartiment désigné sous le nom de parcou. Cette parcimonie dans l’alimentation des jeunes est un obstacle à Tamélioration de la race : le développement et l’accroissement des formes se trouvent considérablement retardés.
Quoi qu’il en soit, ces veaux ne rentrent point l’hiver à l’étable ; ils se sont refaits à la fln de la saison et sont mis en vente sous le nom de boum^ets. I^es marchands qui les achètent les amènent en Saintonge et dans le Poitou.
Les cultivateurs de ces localités b s font bistourner et les dressent au joug. Ils accomplissent de légers travaux, sont en même temps Tobjet de soins particuliers et doublent souvent de valeur dans l’espace d’une année. Ils changent tous les ans de propriétaire, chacun d’eux réalisant chaque fois un bénéfice sérieux. A l’âge de quatre ou cinq ans, ils sont livrés à la boucherie.
La chair des animaux de Salers est très appréciée ; on leur reproche seulement â l’abattoir de fournir une proportion trop élevée de viande de troisième catégorie.