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Chez les moutons atteints de cachexie aqueuse, lorsqu’au pâturage la tête est maintenue basse pour la dépaissance, l’eau du sang, filtrant à travers les tissus, vient s’accumuler dans l’auge et détermine une tumeur que les bergers appellent bouteille^ dans leur langage imagé. Cet œdème disparaît partiellement ou totalement lorsque les animaux sont couchés, la tète relevée.

^iine. — L’aune (écrit parfois improprement aulne) est un arbre de la famille des Bétulacées; le type du genre est l’aune glutineux {Alnus cjlntinosa)^ connu vulgairement sous le nom do vergue. Les ramifications de cet arbre sont peu abondantes, les pousses sont triangulaires, les feuilles et les boutons glutineux. L’écorce est lisse, verdâtre, les fleurs apparaissent en février et mars. Les feuilles présentent encore comme caractères, d’être échancrées en haut , obcordiformes, peu nombreuses, donnant par conséquent un couvert léger. Les fleurs mâies sont disposées en un cliaton allongé, les fleurs femelles en un chaton courtqui ressemble à un petit cône de pin {Fiff.).

L’enracinement de l'aune est traçant, ce qui fait qu’on peut l’utiliser pour retenir les terres en talus; son sol de prédilection est un terrain léger, frais, même marécageux. Le bois do l’aune est mou, il pourrit facilement aux alternatives do sécheresse et d’humidité, mais il résiste dans l’eau : on peut donc on faire des pilotis. p]n outre, l'aune est employé dans la fabrication des cliaises et des sabots.

L’aune blanc (A. iiicana) se distingue par les feuilles, blanchâtres en dessous ; elles sont en outre acuminées, peu ou point glutineuses. Cette espèce drageonne énormément, se développe bien dans les sols meubles et frais, mais non marécageux.

L’aune cordiforme (A. cordata) a les feuilles d’un beau vert, acuminées et dentées en scie; il fleurit en fin décembre et janvier. Les fruits sont volumineux, les bourgeons pointus.

Cette espèce réussit en sol calcaire, peu profond, et cependant elle est fort peu répandue.

Il vent;* — L’auvent est un abri, installé à la partie supérieure des murs garnis d arbres fruitiers, pour

préserver ces derniers des brusques refroidissements du printemps . Les auvents peuvent être constitués par des lames en bois blanc, imbriquées comme les tuiles d’un toit, et se recouvrant de deux centimètres ; on peut y substituer des paillassons ou de grandes ardoises.

Les auvents sont portés par des potences, flxes ou mobiles, scellées ou agrafées dans la muraille à l’aide de crampons (Voy. Abri).

^tivernçoe et liovidéjs

d’), — Les moutons de l’Auvergne se rattachent à la race de la Marche et du Limousin ; quant aux animaux do l’espèce bovine, ils sont compris sous la dénomination Aiihrac et de Salers (Voy. Marche, Aubrac, Salef^s).

ALvnneeN. — Le point important pour le cultivateur du xx® siècle, c’est de n’entreprendre l’exploitation d’un domaine qu’avec des capitaux suffisants, lui permettant, lors de. son entrée en jouissance, de posséder les instruments nécessaires à la culture, le bétail utile pour la transformation des produits ou la production de la force ; d’acheter les engrais indispensables à la production économique, comportant la diminution des prix do revient par l’augmentation du rendement. Les sommes qui doivent être ainsi disponibles constituent nécessairement des avances., que les économistes désignent le plus généralement sous le nom de Capital cV exploitation.

Le capital d’exploitation no comprend pas seulement le bétail de trait ou de rente, les instruments, les semences, les engrais industriels, les aliments aclietés au dehors pour la nourriture du bétail, le mobilier do l’écurie, de vacherie, etc.; il doit encore comprendre des avances en argent, c’est-à-dire des sommes disponibles. Cet argent liquide est nécessaire pour acquitter les gages des domestiques, les salaires, le fermage, les impôts, et attendre les résultats ou le rapport des ventes de produits différents, tels que le lait, le beurre, les fromages, etc.

Il est bon également d’avoir un capital toujours disponible, pour parer aux récoltes insuifisantes des mauvaises années. Enfin il est nécessaire que l’exploitant ait la faculté de pouvoir faire à son sol certaines améliorations dont il a la certitude do retirer les avantages dans le courant de son bail : chaulage, irrigations, assainissement par les fossés. Quelle que soit l’importance des sommes qu’il est ainsi nécessaire à''avancer au sol, il faut établir, avant de les immobiliser, des calculs de prévision, afin

Aune (Hameau avec cliatons males à gauche et cônes femelles à droite).

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do se rendre bien compte do rintorct qui sera retiré du capital onpfa^ô.

C’est la condition du succès et le moyen do fragncr do Tardent en agriculture, si l’on adopte simultanément les principes rationnels do l’élevage et do la culture.

viiiit-tritiii. — Lorsque le support d'une cliarruo est indépendant de l’agc et formé do deux roues, il prend le nom d’avant-train. 11 comprend alors les deux roues, leur essieu, les i‘égulateurs secondaires aux([uels s’attache la chaîne d’attelage, le bâti et la sellette qui porto Tage de la charruc(/^V(/.). C’est la sellette qui con-

Avant-train.

stitue dans ce cas le régulateur principal, aussi bien pour la profondeur que pour la largeur.

L’avant-train rend la charrue plus stable et assure ainsi l’uniformité de la largeur et de la profondeur du labour en exigeant moins d’elforts de la part du laboureur. Il diminue également la traction des animaux (V'^oy.

Charrue).

7%veliiie. — Fruit do l’avelinier, arbrisseau qui n’est qu’une variété do noisetier. Les avelines de Provence et du Languedoc sont renommées.

— C’est l’art d’élever les oiseaux pour tirer profit de leur chair, de leurs plumes, do leurs œufs.

I^’élevage des oiseaux de basse-cour, constituant ce qu’on nomme la volaille, est souvent un appoint non négligeable dans une exploitation agricole (Voy.

Basse-cour).

Avoine. — Plante fourragère et granifèro de la famille des Graminées, paraissant issue de l’avoine nue, cultivée en Chine.

L’avoine cultivée ou commune {Avena satina) s’étale d’abord sur le sol, en formant une touffe d’où s’élèvent des chaumes de 0'^,50 à 0’",80, munis de fouilles linéaires aiguës, ciliées, portant à leur base une longue gaine embrassant la tige. IjCS fleurs

sont disposées en paniculos, le fruit est un caryopse allongé, iiuluvié i)ar les glumclles à maturité.

D’a])rès M. L. de Vilmorin, cette espèce comprend cinq variétés ;

l*’ L\ivoi)ie noire de /Irie {Fi(/ .), très estimée dans les environs de Paris, à l)anicule forte Inen garnie de fleurs; les deux grains du môme épillct ont souvent le incrne volume, ce qui fait qu’elle est encore désignée sous le nom d’avoine double ou fourchue, — Les avoines de Iloudan, do Beauco.

de Soissons, sont des sous- variétés.

Avoine noire Avoine jaune

de Brie. de Flandre.

2^ Los avoines grise ou yioire de Bretagne sont des variétés d'hiver; elles se sèment à l’automne; elles sont très cultivées en Bretagne, dans le Maine et la Beauce (avoine d’hiver de Beauco).

3^ Avoine blanche de Géorgie : c’est le type de toutes les avoines à grains, blancs, à panicules lâches, ce sont des avoines de printemps. avoine blanche de Itussie s’y rattache, do môme les variétés dites avoine jaune de Flandre {Fig avoine des Salines,

4? Avoine à trois grains^ sans intérêt pour nous.

5® Avoine orientale de Hongrie^ facilement reconnaissable aux pédoncules très courts do la panicule, rangés du même côté, formant une sorte do grappe, d’où elle a tiré son nom d''avoi7ie à grappes ou d'avoine unilatéraie.

DICTIONNAIRE d’aG RICULTURE.

AVO

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L’avoino est une plante des climats tempérés ; elle souffre des grands froids et dos grandes chaleurs. Les variétés d’hiver sont surtout cultivées dans la zone des arbres à feuilles persistantes ; les avoines de printemps donnent de bons résultats dans les plaines du Nord et du Centre.

Ifavoino n’est pas exigeante sous le rapport de la nature du sol. Très souvent les cultivateurs no fument pas et no rôi)andent pas d’engrais complémentaires ][)our la culture de cette plante. C’est une faute, il faudrait répandre en sol pauvre :

Supcrpliospliolc (le (îliauxà io 0/0. . 400 kg

Chiorure de i)Olassiiun à îiO ». . 100 »

Nitrate de soude {après la levée). . loO »

I^our les avoines d’hiver cultivées après céréales, le sol doit être préparé on donnant d’abord un labour de déchaumage, puis un labour de semis en so[)tcmbre. Après 2)laiites sarclées, on donne seulement un labour ordinaire; — après défrichement do luzerne, on pratique un labour un mois avant les semailles. Ces façons sont complétées par des hersages, mais les mottes ne sont pas nuisibles pour l’avoine d’hiver ; elles constituent au contraire un abri conti'e les gelées.

S'il s’agit d’avoines de printemps, on aura soin de pratiquer un labour avant l’hiver, et un autre au moment des semailles, puis la préparation est achevée par des scaritiages et des hersages.

Les semences doivent être do la dernière récolte, bien nourries et bien luisantes; il faut les chauler et les sulfater (Voy. Sulfate) pour les préserver du charbon.

L’avoino d’hiver se sème en septembre; les avoines de jirintemps, à partir de février : Avoine de février remplit le arenier.

La quantité de semence à répandre à l’hectare est d’environ S?50 à 300 litres. Les semailles se pratiquent à la volée ou en lignes (Voy. Semis et Semoir); la germination se fait attendre au moins quinze jours.

En mars, lorsque le sol est bien ressuyé, on roule les avoines d'hiver pour faciliter le tallage (Voy. Tallage).

En avril et mai, il est nécessaire de pratiquer des sarclages pour la destruction des mauvaises herbes. — L’avoine d’hiver est surtout envahie

f)ar la folle avoine, le ray-grass pill, a petite oseille, les bromes, la ravenelle, l’agrostis traçante. — L’avoine de printemps est souvent arretée dans sa végétation par la moutarde sauvage (moutardon, sauve), les coquelicots, le chiendent.

La récolte se pratique dans la première quinzaine de juillet pour l’avoino d’hiver, dans le Maine et la Bretagne.

Les variétés do 2)rintomps se récoltent de fin juillet à mi-septernbre suivant l’époque du semis. — La moisson se fait par les j)rocédés connus (Voy.

Moisson)^ le javelage ne doit pas excéder 4 à 5 jours, au bout desquels on met en gerbes et en dizeaux.

Los rendements sont des plus varia- ])les; ils sont en moyenne de 40 lil.

pour les avoines d’hiver, do 30 hl.

pour les variétés de printem{:>s, mais les exceptions sont nombreuses. Les avoines d'hiver pèsent de 50 à 5-2 kg.

l’hectolitre; celles du printemps do 48 à 50 kg. — Pour 50 kg. de grains, on récolte 80 à 100 kg. de paillé.

L’avoino est l'aliment par excellence des chevaux, botes à laine, volailles et lapins. Avant de la donner aux animaux, elle doit être criblée, ])our enlever la j^oussière et les pierres. L’avoine possède des projoriétés excitantes et stimulantes, en môme temps qu’elle renferme tous les j^rincipes d’une bonne alimentation.

La paille est aussi bien acceptée des animaux; enfin les balles j>eiivent entrer dans les rations, en mélange avec des racines et plus particulièrement les betteraves (Voy. Ration). — J. Tribondeau.

.iLVOrtenient. — L'avortement est caractérisé par l’expulsion du fœtus hors do la matrice avant le terme de la gestation, mais avec cette particularité que le foetus n’est pas viable.

Les causes de ravortemeat sont souvent déterminées par une mauvaise alimentation ou un travail excessif.

Cependant, il arrive parfois que dans les exploitations les mieux tenues se manifeste, sur resi:)èce bovine, un avortement éj^izootique, paraissant se propager par voie do cont^ion. C’est une véritable calamité qui sévit alors et occasionne des pertes considérables dans les étables sur lesquelles elle s’abat. La plupart du temps, quand les femelles avortent, les envelopjics du fœtus ne sont pas immédiatement ex2)ulsées. C’est un inconvénient grave, car, outre le déjiérissement des animaux, la surface du délivre renferme, paraît-il, les microbes propagateurs de Laficction.

Dès (lu’un cas d’avortement épizootique se manifeste dans une étable, la bête malade doit être isolée ; si elle ne délivre pas, il faut lui pratiquer des injections phéniquées à la tenipérature du corps de l’animal, à raison do 1 gramme d’acide phéniquo par litre d’eau. Les locaux seront complètement désinfectés à l'acide phéniquo

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