SUR
tance en distance et multipliant les plantes par marcottage naturel comme chez le fraisier.
^toiiintes. — Ce sont des ouvertures microscopiques parsemant l’épiderme de la tige et des feuilles; les stomates sont abondants surtout à la partie inférieure de celles-ci (Voy. Feuiliæ).
Les stomates sont constitués par de petits organes formés de àeux cellules convexes d’un côté, concaves de l'autre, laissant entre elles la bouche ou ostiole
I^es stomates servent à la transpiration et à la respiration des végétaux.
— On nomme stcatification l’opération qui a pour but de préparer les graines à enveloppes dures, à la germination. On se sert aussi de ce moyen pour conserver les graines dont les propriétés germinatives se détruisent promptement au contact de l’air.
La stratification consiste à déposer les graines dans un récipient plus ou moins grand par couches alternatives avec du sable. Le premier lit à la partie inférieure est formé par le sable, de meme aussi le dernier cpii doit être assez épais pour empêcher la dessiccation des graines.
La stratification pratiquée à l’automne dans du sable légèrement humide active le développement de la radicule et de la tigelle ; dans les premiers jours du printemps, les graines stratifiées peuvent être confiées au sol. Leur développement se poursuit alors normalement; elles ont été pendant l’hiver soustraites à l’action des froids et des insectes.
Dans la pratique du greffage des vignes françaises sur les espèces américaines résistantes au phylloxéra, on fait stratifier les grefies-boutures pour hâter la formation des bourrelets de soudure.
— Ce sont les livres généalogiques des différentes races chevalines. Leur organisation est la même que celle des herd-books (Voy, IIeud-book).
^tibnier^iou des vi^noN. — C’est l’apport sur la surface d’un vignoble d’une couche d’eau suffisante pour empêcher l’aération du sol et son maintien pendant un temps assez long pour asnhyxier et noyer le phylloxéra. La suomersion est le seul moyen réellement efficace que l’on ait trouvé jusqu’à présent pour mettre la vigne française à l’abri des ravages de ce terrible insecte. Malheureusement elle ne peut être établie partout et dans tous les terrains ; elle est assez coûteuse et elle doit être renouvelée tous les ans.
La submersion est impossible sur les coteaux, elle cesse même d’être applicable dès (jue la pente générale du terrain dépasse 0‘",005 à 0’",010 par mètre; enfin elle ne peut pas être emj)loyéo lorsque le sol et le sous-sol sont trop perméables. Dans ce dernier cas les pertes par infiltration accroîtraient énormément le volume d’eau à élever ou à fournir et Topération serait absolument inefficace parce que l’eau, se renouvelant trop rapidement, entraîne do fines bulles d’air qui suffisent à entretenir la vie du phylloxéra.
D’une manière générale la submersion sera de longue durée : 1® dans les terres perméables ; en hiver ; 3® dans les régions méridionales. Elle pourra, au contraire, être écourtée : dans
les terres compactes qui sont rapidement purgées d’air et où l’infiltration est faible; *2® en automne car l’insecte est plus vulnérable pendant la période d’activité que pendant la période d’engourdissement ; 3^ dans les régions septentrionales où la multiplication de l’insecte est moins active.
Pour fixer les idées, on caractérise la perméabilité d’un terrain par rabaissement, en 24 h., du plan d'eau qui le recouvre; cet abaissement étant dû à la fois à l’infiltration et à l’évaporation.