‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 359 sur 394 · TAI · texte numérisé non relu

TAI

1 ® Donner aux diverses parties de Tarbro la plus grande quantité de lumière possible.

Permettre la circulation do la sève.

3® Répartir également cette sève entre les branches de charpente.

4® Laisser à Tair la facilité de circuler également dans tout Tarbre.

Los arbres fruitiers soumis à la taille reçoivent différents noms en raison du lieu où ils sont plantés : arbres en espaliers^ lorsque, placés contre un mur, ils figurent un plan d'un certain développement, de peu d’épaisseur, dont une seule face se garnit de productions fruitières; arbres en contre-espaliers lorsque, sans être plantés ni élevés contre un mur, on leur donne la forme adoptée pour l’espalier; arbres en plein vent, quand ils sont plantés au milieu d’un jardin, non palissés, avec des branches ou des rameaux sur toutes les faces.

Dans ces diverses situations, on fait prendre aux arbres différentes formes.

Formes d espaliers. — La palmette comprend une tige portant plusieurs séries de branches parallèles distantes entre elles de 0"',30. On distingue des palmettes à simple et à double tige ; des palmettes à branches obliques et des palmettes à branches horizontales {F’ig , /).

La distance à oVjserver entre les palmettes varie de 4 à 6 m. suivant la vigueur des espèces.

Le candélabre diffère de la palmette par le relèvement des branches de charpente à angle droit ou à pan arrondi. On fait des candélabres à trois branches {Fig^ ^), a cinq branches {Fig- 4) et à six branches {Fig, 5); la distance qui doit exister entre eux s’obtient en multipliant le nombre de branches qu’ils doivent avoir par O"’ ,30.

l^éventail affecte la forme d’une patte d'' oie {Fi g. 3), les arbres sont plantés à 4 m. les uns des autres.

Ces formes sont surtout employées pour le poirier.

Le pêcher est surtout élevé en U simple et en U double ; les branéhes de charpente sont espacées de 0'”,50, garnies de rameaux fruitiers tous les 1”',15 ou 0"’,50.

Enfin la forme la plus simple est le cordon vertical {Fig. 6) ou le cordon oblique {Fig. 7). Ces deux dernières sont surtout employées pour le poirier. Les arbres sont plantés à 0™,50.

En contre-espalier, on a recours aux mêmes formes en leur donnant la plupart du temps moins de hauteur.

Pour les pommiers, il faut y ajouter le cordon hoinzontal {Fig. 8), disposé parallèlement au sol. On le met en bordure d’allée ou sur la plate-bande du mur. Les sujets sont espacés de2à3 m.

Treilles. — J^a vigne en espalier ou

contre-espalier porte le nom de treille.

En espalier, la vigne est élevée surtout sous forme de cordon horizontal et do cordon vertical. La taille dite à la Thomery est obtenue par des cordons horizontaux superposés {Fig. 9).

Chaque pied de vigne est distant de son voisin de 0®b50'

La vigne s’établit encore en cordons verticaux avec ff",70 d’écartement d’un plant à l’autre. Pour les murs très élevés, on fait des cordons verticaux alternes; l’un garnit la base de l’espalier et l’autre le sommet {Fig. 10).

Arbres en plein vent. — Deux formes sont principalement adoptées : lapyramide et le fuseau.

La pyramide comprend une tige branchue do la base au sommet; les branches du bas sont plus longues que celles du haut {Fig. 11).

Le fuseau occupe moins de place et produit davantage. La tige porte sur toute sa longueur des branches courtes garnies de rameaux fruitiers. Les arbres en pyramide doivent être espacés de 3 m. ; on adopte 1*",50 pour les fuseaux {Fig. 1^).

Principes généraux de la taille. — Quelle que soit la forme donnée à un arbre, pour qu’elle soit durable, il faut que la sève se répartisse également dans les branches du même degré. En ce qui concerne l’obtention des productions fruitières, il est indispensable d’avoir une connaissance parfaite du mode de développement aes boutons à fleurs pour les faire naître et les conserver. Cette aptitude ne s’acquiert que par une étude sérieuse dont les principes ont été posés pour chaque espèce fruitière (Voy. Cerisier, Pêcher, Poirier, Pommier, Prunier). — J. T.

TAillis* — I^e taillis est un mode d’exploitation des bois et des forêts qui consiste à couper périodiquement les rejets fournis par les souches quand ils ont atteint les dimensions suffisantes pour l’obtention des produits qu’ils doivent fournir.

Les essences cultivées en taillis sont : le chêne, qui fournit l’écorce pour la tannerie ; le châtaignier, exploité

f)our la fabrication des cercles ; le boueau, pour le chauffage ; le micocoulier de Provence, en vue de l’obtention des fourches ; le chêne, le charme, le frêne, l’ormeau, l’érable, pour le chauffage.

On distingue le taillis shnple et le taillis composé.

Le taillis simple est celui qui est coupé périodiquement à blanc-étoc ou dans lequel on ne laisse que quelques baliveaux qui ne dépasseront pas deux fois Tâge de la coupe.

Le temps qui s’écoule entre deux coupes porte le nom de révolution.

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