‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 360 sur 394 · TAR · texte numérisé non relu

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Le taillis composé porte à sa surface des réserves qui ont 3, 4, 5 fois râge de la coupe et qui durent 2, 3, 4 et 5 révolutions. Ces réserves portent différents noms suivant le nombre des révolutions qu’elles ont parcourues.

Le baliveau ou baliveau de Vâge a l’agc de la coupe.

Le moderne a2fois Tâge de la coupe.

ancien de Z**® classe^ a 3 fois l’âge de la coupe.

1^'ancien de classe^ a 4 fois l’âge de la coupe.

La vieille-écorce accomplit 5 révolutions et plus.

Très souvent ces réserves sont nuisibles aux taillis par leur couvert et leur ombrage, aussi est-il important d'établir un bon plan de balivage pour qu’elles ne soient pas un obstacle â l’accès de la lumière.

Les taillis ont des révolutions plus ou moins longues. Le chêne, le charme, l’orme, s’exploitent â vingt ou vingtcinq ans ; le châtaignier, vers neuf ou dix ans; le bouleau, le tremble, le tilleul, entre douze et quinze ans.

L’abatage a lieu de novembre à mars, sauf le cas où il faut écorcer sur pied (Voy. Abatage, Egorgement).

— On nomme tallage l’émission de bourgeons adventifs au collet de certaines plantes. I^es céréales et un grand nombre de Graminées des prairies tallent beaucoup.

Dans la pratique agricole, on favorise le tallage par le hersage et le roulage des céréales après l’hiver. Le passage de ces instruments déchire un peu le collet des

Ï)lantes, fait adhérer la terre avec es racines et le collet, et provoque la formation de talles vigoureuses.

Dans les prairies, le roulage détermine le même phénomène.

Xan. — Le tan n^est autre chose que l’écorce de cliêne moulue qui doit servir au tannage des cuirs.

Au sortir des fosses des tanneries, le tan prend le nom de tannée.Cette substance est employée sous forme de mottes comme combustible ; on peut aussi l’utiliser comme litière (Voy. Litières). ' Xitn^ttel — La tangue est une sorte de sable de couleur grise ou blanc jaunâtre, déposé dans les baies et les anses de la Manche.

Cette tangue est constituée par un mélange de coquilles marines avec des débris de roches granitiques pulvérisées sous l’action des flots de la mer.

D’après les analyses elfectuées par I. Pierre, la tangue renferme 25 â 46 0/0 de carbonate de chaux, 45 à 720/0 de sable et d’argile et on y trouve

souvent de l’acide phosphorique et de la potasse, jusqu’à 1 0/0 de chacun de ces éléments.

Le poids du mètre cube de tangue oscille entre 1 000 et 1 400 kg.

La tangue se transporte d’avril â fin juillet; elle est extraite par les riverains de la côte appelés tanguiers^ qui la vendent 0^*',50 à 1 fr. le mètre cube.

Avant d’enfouir la tangue, il faut la laisser exposée â l’air pendant deux mois environ pour que l’eau do pluie enlève le sel qu elle contient.

I^es doses â employer varient depuis 5 jusqu’à 100 me. d’après la qualité.

La tangue agita la façon des marnes ; seulement, son action est moins épuisante, car souvent elle contient de l’azote, de l’acide phosphorique et de la potasse en quantités appréciables.

Xttiiiiée. — Voy. laTiÈRES, Tan.

X«ti*«trc* — Les tarares sont des appareils de nettoyage qui produisent un courant d'air régulier grâce auquel ils classent par ordre de densités les matières qui leur sont conllées : les corps lourds, â peine déviés par le courant d’air, tombent presque verticalement alors que les corps légers sont entraînés plus ou moins loin. Ou distingue le tarare souffleur et le tarare aspirateur.

Tarare souffleur. — Le tarare souffleur comprend essentiellement {Fig.)

des palettes PP montées sur un arbre horizontal A ; ces palettes animées d’un rapide mouvement de rotation aspirent l’air extérieur par les ouïes O et le rejettent suivant les flèches sous le crible C'.

Les grains contenus dans la trémie T sont distribués par la vanne V que l’on règle à l’aide de la vis X et de la manette M ; ils tombent sur le crible

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