‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 371 sur 394 · so · texte numérisé non relu

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— de pavot . . ,

— de sésame . .

— dç tournesol .

Le prix des tourteaux e.xotiques ou indigènes doit être calculé d’après le cours actuel des matières fertilisantes : azote, 1^*',50; acide phosphorique, potasse 0^*‘,40 le kg.

Le plus souvent, leur valeur commerciale est plus élevée que leur valeur engrais, de sorte qu’ils constituent une fumure onéreuse.

Emploi des tourteaux. — Ce sont des engrais à décomposition rapide et qui produisent leurs effets la première année. 11 faut les répandre avant les semailles, car quelquefois ces substances rancissent rapidement sous l'action de ferments particuliers qui pourraient être nuisibles aux graines si elles étaient en contact avec eux.

Les tourteaux sont répartis en poudre ; les commerçants profitent souvent de cet état pour y introduire des matières inertes, du sable par exemple.

IjCs tourteaux ne constituent pas des engrais complets, car ils sont presque toujours pauvres en acide phosphorique et en potasse.

C’est surtout dans les terres légères où la nitriiication est rapide qu'ils l)roduisent les meilleurs r(>sultats ; en terres fortes, leur décomposition est lente, avant de les appliquer aux terres acides, il faut que celles-ci aient été chaulées.

Les tourteaux conviennent aux céréales, aux betteraves, au chanvre, au lin ; on les répand à raison de 1000 à 1500 kg. par hectare pour les cultures de blé ; do 2 000 à 2 500 kg. pour les betteraves.

Des tourteaux dans T alimentation. — JjQS tourteaux sont très employés pour compléter les rations. I^eur caractéristique, c’est d'ètre très azotés; ils renferment peu d’eau et contiennent tous les éléments utiles à la composition du corps animal; matière azotée, matières grasses, sels divers et acide phosphorique. Leur coefficient do digestibilité est élevé, la relation nutri-

tive très resserrée

: ce sont

donc des éléments très concentrés. On les einploiq comme adjuvants en les associant aux pailles, aux topinambours, aux pommes do terre, aux betteraves, aux pulpes qui fournissent des glucosides.

Les tourteaux entretiennent la peau souple, le poil brillant et lui.sant. Ils conviennent dans l’élevage, la production laitière et l’engraissement.

Quand on commence à donner des tourteaux, les animaux les consomment généralement mal ; il n’en faut donc au début fournir que do petites quantités. Dans l’élevage on a rarement intérêt à dépasser la quantité de 1 kg. à 1*^P,500 par jour ; pour l’engraissement on va jusqu’à 2 et 3 kg.

Jfessentiel est de voir par la bascule si l’augmentation do poids est en raison de la quantité consommée. — J. T.

Xoiirtcrcllc. — La tourterelle est un oiseau de l’ordre des Gallinacés {Colomba turtwr). Elle n’est que de

Tourterelle.

passage en France, arrive en mai et passe l’hiver dans le Midi. Son plumage est très varié, avec la tête cendrée, le dos grisâtre, le ventre blanc, les pattes rouges

Ija tourterelle niche dans les grands arbres et fait deux pontes par an. Elle vit de graines, d'insectes et de mollusques.

Traiito. — c'est Topération par laquelle on extrait le lait des mamelles des femelles laitières (vache, chèvre, brebis). Il faut une certaine habileté manuelle qui ne s'accfuiert (|ue par l’apprentissage. La plus rigoureuse propreté est do règle.

On recommande de traire les vaches trois fois par jour plutôt que deux. Le lait ainsi fourni est plus abondant (au moins un dixième en plus), sans qu'il soit rien changé au régime de l’animal; il est aussi légèrement plus riche en beurre (Voy. Lactation).

Vritii^liiifiiiirtce* — On désigne ainsi le régime des troupeaux des climats chauds, conduits, pendant la belle saison#, sur les pâturages des montagnes. C’est ainsi que les moutons d’Espagne émigrent dès qu’arrive l’été vers les hauteurs de la Vieille-Castille et du Ijéon, les moutons de Provence et do l’Italie, vers les Alpes.

Vraiii^platitiiÉioii. — Certaines plantes, délicates dans le jeune âge, no se sèment jias â demeure; il* faut les mettre dans des lieux privilégiés qu’on appelle des pépinières.

Quand les jeunes plants sont suffisamment développés, il faut les arracher ])our les mettre en place. La transplantation est une crise pour le végétal, il faut donc l’efiTectuer avec tout le soin possible.

Les plants arrachés sont réunis en bottes pour en faciliter le transport.

Avant de repiquer, il faut pratiquer V habillage. Cette opération consiste â diminuer la longueur des racines en coupant à la serpette les parties mutilées ou écorcliées. Les feuilles sont aussi raccourcies pour éviter une trop grande évaporation d’eau.

La transplantation se fait ensuite au piquet, â la houe ou â la charrue.

Dans l’une ou l’autre méthode, il faut,

f)Our assurer la reprise, faire adhérer a terre aux racines : c’est ce qu’on appelle bien borner le plant.

Pour réussir la transplantation, il faut en outre que le plant soit enterré jusqu'au collet; bien choisir le moment d’un ciel brumeux qui présage la pluie; arroser au besoin, en cas de grande sécheresse, à raison de un demi-litre d’eau par pied.

XrunsportÉ^* — Le transport des denrées, engrais et fumiers dans la ferme ou de la ferme aux champs constitue une des charges les plus onéreuses que la culture ait â supporter; les denrées agricoles ne pou-

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