MACHINES A VAPEUR
1, Machine à vapeur avec géneratcuv lubu\airc à thuume directe
(Coupe).
2. Machine à vapeur avec générateur tubulaire à retour de flamme (Coupe).
3. Machine à vapeur (Locomobile à flamme directe de Lefebvre-x\lbarcl).
iÉil
VAPEUR
VEA
prcsfiion; on Tappello machine à lente lorsque la vapeur cosse d’affluer dans le cylindre avant que le piston soit arrivé à fond do course : en
Machine à vapeur (Coupe du cylindre de la)-
eiTct, à partir du moment où la communication avec ia chaudière est interceptée, la vapeur n’agit plus qu’en se détendant et sa pression diminue do plus en plus dans le cylindre à mesure que le piston progresse.
Le tiroir ù pleine pression, simple et rustique, est appliqué aux locomobilcs agricoles et le tiroir à détente, compliqué et coûteux, est généralement réservé aux machines Axes, car il permet de réaliser une économie de 6 à "25 0/0 du charbon qui serait brûlé par une machine à pleine pression de même force.
Locotmobile agricole. — Les locomobiles sont pourvues, ainsi que nous l’avons dit plus haut : soit d’une ciiaudière tubulaire à flamme directe que l'on peut mettre en pression en 1 h. 1/4; soit d’une chaudière tubulaire à retour do flamme qui demande 1 h. 1 /2 à 2 heures pour sa mise en pression, mais consomme moins de charbon que la précédente en marche continue.
La locomobile agricole à flamme directe de Lefebvre-Albaret com-
prend : une chaudière A, formant dôme de vapeur, chauffée par un foyer intérieur; une chaudière B à faisceau tubulaire; une boîte à fumée fermée par une porte de nettoyage G ; une cheminée en deux pièces CC'; un cylindre 1) muni d’un tiroir E et dune glissière F; une bielle et une manivelle ; deux grandes poulies H IL formant volants; un régulateur à boules I, un tube de prise de vapeur muni
d’un robinet d’arrêt c et d’un robinet graisseur a; deux soupapes à ressort bb ; un sifflet d et un liâii en fonte J supportant tout le mécanisme.
Celte machine comporte, en outre :
un tube do niveau d’eau ; uu manomètre métallique; une pompe d’alimentation et une bâciio pour réchauffer 1 eau d’alimentation.
La locomobile à retour de flamme du mémo constructeur possède un mécanisme récepteur semblable.
La force des locomobiles le plus ordinairement employées dans les fermes varie do 3 ù 8 cliovmux-vapcur ; elles sont à haute pression et sans condensation, et leur prix oscille entre 1000 fr. par cheval, pour les petites forces et 750 fr. pour les forces moyennes. Les bonnes locomobiles consomment environ 3 kg. de houille par cheval- heure et le prix de revient du cheval -heure fourni par une locomobile do 6 ch. vap., travaillant 10 h. par jour, pendant 150 jours par an, peut s’établir ainsi :
iVino’iissemoiit en ITi ans k 4 0/0 (le 4 S0(k tV. (prix d une locomobile do »> clievaux-
v:»prm> 431
Hepurations à 2 0/0 par an. . 90
Total 527 74
Cotte somme, qui représente l’amortissement et rentretien annuel, doit être répartie sur chaque journée do travail ; or nous avons supposé 150 jours par an, nous aurons donc :
Amm-tisscnient et ri^parations (527 IV. 74 pour I5ü jours), pour un jour 3<’*‘52
Combustible : 00 chevaux liciire à 3 kg. par cheval heure, soit 180 kg. à 32 fr.
la tonne 5 76
Conducteur (ouvrier rural ordinaire) 3 50
Graissage, cbilïons 0 75
Total 13 ^>53
Cette dépense journalière de 13^*',53 correspond à un travail mécanique de 60 chevaux-heure : le cheval-heure revient donc à 0^*',‘2^. Si le nombre des journées de travail était plus considérable, ce prix de revient diminuerait ; il augmenterait dans le cas contraire.
Vttrccli* — Voy. Engrais.
Veau. — C’est le nom du petit de la vache : la femelle est dite vêle. Ces appellations se conservent jusqu’à la tin de la première année, époque à laquelle le veau devient taiirillon ou bouvillon : la génisse.
Les veaux sont entretenus pour l’élevago ou l'engraissement.
Les veauxd élevage doivent recevoir après le sevrage une alimentation
choisie, pour développer le système osseux et les masses musculaires.
Les veaux d'eng:rais no sont pas en moyenne livrés à la houclierie avant l’â^e (le trois mois. Pour avoir des veaux de première qualité, il faut hmr donner du lait à satiété, et on doit éviter de leur faire consommer ni fourraj^es tihreux, ni aliments concentrés qui nuisent toujours à la blancheur de la viande. On arrive à ce résultat en leur mettant une muselière en osier {F'uf.).
A trois mois, un veau nourri dans ces conditions arrive à peser 150 kg. ; cette spéculation constitue donc pour l’éleveur un bénéfice assuré.
Von€lao;:;e. — I^a récolte des raisins prend le nom de vendange ; c’est le dernier des travaux du vignoble.
Pour retfectuer, il faut bien choisir le degré de maturité du raisin ; à ce moment, le pédoncule de la grappe est plus jaunâtre, moins rigide et moins résistant, la grappe devient pen dante. Les grains se détachent tacilement des pédicelles, ils deviennent mous et translucides, le jus est sucré. Il importe de bien choisir l’époque où la plus grande quantité de sucre est accumulé dans les raisins, car c’est le sucre qui fournira l’alcool. L’alcool rend non seulement les vins capiteux, il a encore pour but de dissoudre les essences et les corps gras qui doivent donner le bouquet.
La pratique de la vendange est excessivement simple. Elle consiste à détacher les grappes en coupant le pédoncule au couteau ou au sécateur.
On laisse sur les ceps les raisins pourris et les verjus. Chaque vendangeur met sa récolte dans un panier en osier ou en boi^* étanche; le produit des paniers est versé dans les hottes portées à dos d’homme. Les hottiers transportent la vendange à travers la vigne jusqu’aux charrettes garnies de cuves appelées halonges. Le raisin est alors dirigé vers le vendangeoir où se fabriquera le vin.
yeiitléeniie («itce). — Race bovine de l’ouest (le la France, encore désignée sous le nom de Parthenaise (Voy. ce mot).
Ver ià j^oie. — Le ver à soie est la larve d’un pa[>illon appelé le bombyx du mihuer {JJombyx mori). C'est, comme on l'a dit souvent, le plus utile de tous les insectes.
A l'état parfait, le papillon possède à peu près 0'", 01 d’envergure avec une coloration blanc jaunâtre. Par la ponte, la femelle donne environ 400 œufs, vulgairement (jualifiés de graines.
A l’éclosion, les œufs donnent naissance â une petite larve de .3 mm. de longueur ; cette larve subit quatre mues avant de posséder sa taille complète. C’est alors une chenille formée de douze anneaux, dont l’avantdernier porte une corne recourbée {Fig.). Avant de se transformer en
Ver à soie.
nymphe, la chenille se file un cocon.
Elle possède â cet efiét sur les côtés du corps des glandes sécrétant une
substance visqueuse c[ui constitue la soie par solidification. Le cocon est arrondi à ses extrémités, souvent resserré au milieu {Fig.).