‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 384 sur 394 · AUTEURS · texte numérisé non relu

AUTEURS

M Mütitz 75 à 100 hectol.

<le vin <lu Midi.

MM. x cl .Marcs, l■20 liccUd d' Arainon

Azote

Acide pliosptioriciuc.

Potasse

Chaux

Magnésie

74kg

.45kîT

Il faut remarquer que le vin luimême n’enlève que des quantités insignifiantes de principes fertilisants.

D une manière générale, on a reconnu que les engrais azotés avaient une action manifeste sur la végétation et la fructification; ils sont presque toujours à conseiller.

Des engrais phosphatés et potassiques activent la nitrification et augmentent la qualité.

D’autre part, il faudra se préoccuper de la chaux dans les sols manquant de calcaire, et l’apporter autant que possible avant la plantation.

Le plâuo donne de bons résultats dans les sols riches en matière organique.

Exemples de fumures destinées à la vigne. — Voici, à titre d’indication, des formules préconisées par le Congrès de Montpellier en 1893 pour des vignes produisant de 50 à 100 iiectolitres de vin à l’hectare :

fre année. 10 0ü0*t€r fumier ou l’équivalent d’en grais organique.

240 superphosphate de chaux, IG 0/0.

120 chlorure de potassium ou sulfate de potasse.

240 plAtrc.

100 nitrate de soude.

2o année. 480^^^ snporph osphatc de chaux.

2é0 chlorure de potassium ou su ha le do potasse.

480 plâtre.

150 nitrate de soude.

3e année. 10 000kg fumier ou l’équivalent d'engrais organique.

280 superphos{)hate de chaux.

140 chlorure de potassium ou sulfate de potasse.

280 plàtic.

150 nitrate de sonde.

4« année. oGükg snper[)!ios{)hatc de cliaux.

2S0 chlorure de potassium ou sulfate de potasse.

5(>0 plâtre.

200 nitrate de soude.

On augmentera ainsi progrossivemeiit au fur et à mesure que pourra s’accroître la Jertilité du vignoble et, do cette façon, on améliorera la qualité des produits récoltés.

Epoque de l’emploi. — Les engrais organicjues et les engrais minéraux non azotés doivent être appliqués le plus tôt possible après la chute des feuilles, au plus tard au 1*** mars.

l^cs engrais minéraux azotés au (rrintenips, du D** mars au D** avril.

Mode d’emploi. — Il est préférable de mettre les engrais tout autour des souches et do les enterrer aussitôt après; do plus il est bon d’enterrer profondément, tous les cinq ou six ans, au centre des interlignes, des matières organiques à décomposition lente, do manière à favoriser le développement des racines.

Engrais verts. — Les engrais verts dans les vignes ne sont guère recommandables que pour les milieu.x peu sujets aux gelées j)rintanières, dans les vignes élevées sur fils do fer ou ëchalas, dans les vignes en gobelets à grands écartements.

Les végétaux que l'on einjilaie de préférence sont : le trèfle incarnat dans les terres silico-argileuses meubles, le lupin blanc dans les terres peu ou pas calcaires, la moutarde blanche et la navette dans tous les sols.

On les sème un peu avant ou après les vendanges, sur une bande de 60 à 80 cm., au centre des interlignes; de celte manière ils ne gênent pas les travaux d’hiver et le feuillage n’étiole pas les jeunes pousses au printemps avant l’enfouissement, qui a lieu généralement fin avril, commencement de mai.

On complète les engrais verts par des apports d’engrais phosphatés et potassiques, mis au moment de leur ensemencement.

Dans le cas de production dépassant 50 hectolitres de vin à l’hectare, il est bon de forcer les doses d’engrais minéraux.

VIGNE

— 751 — VIGNE

(Procédés de iiiiiltiplicatioiis €le lu). — I^cs procédés ordinaires de inultiplication de la vigne sont : le bouturage, le greffage et le provignage (Voy. ces mots); excej)tionnellement on emploie le semis lorsque l’on veut créer des variétés nouvelles.

Bouturage. — Choix des boutures.

— La bouture doit provenir d’un sarment bien aoûté, exempt de traces do grêle ou do maladies cryptogamiques ; on sélectionnera les pieds les plus Iructifèros.

L'enracinement est meilleur lorsque la bouture est prise près de la base du sarment, et à ce point de vue les boutures à crossetto /) offrent plus

de garantie de reprise que les boutures simples (/'Vf/. ^) ; on ne doit employer celles-ci ([ue lorsque les bois sont rares ou d’un prix élevé.

On donne de 30 à 50 cm. aux boutures de producteurs directs et de sujets à greffer sur place après l’enracinement, 25 cm. à celles qui sont greffées à l’atelier.

Conservation des boutures. — Il est toujours préférable de planter aussitôt après la taille dos pieds mères, la reprise est meilleure. Dans le cas contraire, on doit conserver, et le mieux est de réunir les boutures par paquets de 100 à 200 et de les mettre en jauge, en faisant émerger au-dessus du sol l’extrémité des bois que Ton recouvre de paille ou de feuilles en hiver.

Les boutures greffons sont stratifiées horizontalement dans du sable fin ; on veillera à ce que ce sable se maintienne toujours frais en aérant ou en arrosant légèrement selon qu'il tendra à être trop humidc'xni à se dessécher.

On retirera les boutures de la jauge ou du sable quelques jours avant l'emploi et on les plongera dans l'eau vive.

J^rûparation des boutures à planter.

— On écorcera le bas des boutures qui sont d'une reprise difficile : Jacquez, Herbemont, etc. ; on supprimera les yeux destinés à être enterrés pour les boutures qui émettent facilement des drageons après le greffage : Rupestris divers et leurs hybrides en général ; hors ces cas particuliers, pas de préparation spéciale.

Plantation en pépinières. — Les boutures greffées à l’atelier sont planrées en jauge à 0'’M5 les unes des autres, les rangs étant à 0''^,60 ; mêmes distances pour les boutures non greffées; placer les lignes à 0*",80 dans le cas de boutures à greffer en pépinière.

Il est bon de butter après la plantation {Fig- S), en laissant sortir l'œil terminal, sauf dans les cas de boutures

greffées à l’atelier que l’on recouvre complètement.

La plantation à la charrue doit être laissée de côté ; préférer le pal-fourchette {Fig. b) ou instruments analogues pour les terres meubles; un ouvrier armé de ce pal et aidé d’une femme ou d’un enfant peut planter 2 000 boutures par jour.

La plantation en jauge nécessite une équipe de 3 hommes et d’une femme ou d’un enfant qui plantent par jour 6 à 8 000 boutures.

Greffage. — Systèmes de greffage usités pour les vignes. — Le grelfage aérien {Fig. 4) n’est guère employé (pie par des amateurs; il permet de substituer un cépage nouveau à un autre sans sacrifier la récolte avant la reprise du greffon, on peut encore, avec lui faire i)orter plusieurs variétés de vignes à un même cep.

A côté de cette greffe exceptionnelle, les systèmes les plus recommandables sont ' 1® la greffe anglaise {Fig. t?)'; 2^ la greffe en fente simple de côté {Fig. 7) ; 3® la greff'e en fente pleine {Fig. ,9); 4“ la greff'e en fente double {Fig . / /).

Les deux premiers systèmes sont destinés au greff'age des boutures ou des sujets racinés d’un an ou deux au plus; ies deux autres sont réservés pour le greffage des sujets plus forts ([ue les greffons.

Règles générales . — La reprise étant d’autant j)lus facile que le sujet aoûté est plus jeune, ne greffer qu’exceptionnellement des ceps âgés de plus d’un an ou deux.

Les sujets greffés doivent avoir au moins G mm. au petit bout; on prati([ue le greffage aussi près que possible d’un nœud et on laisse généralement deux yeux au greff'on.

Outils pour le greffage. — Le simple greffoir ou la serpette maniée par des ouvriers exercés donnent des résultats au moins aussi bons que les meilleures machines au point de vue de la perfection du travail.

Ligatures. — La meilleure est constituée par le raphia; la ficelle et les ligatures métalliques sont à rejeter; quant aux bouchons de liège percés pour la greffe en fente ou perforés et fendus pour la greffe anglaise, ils donnent d’excellents résultats, mais l’opération est plus coûteuse.

Epoque du greffage. — Les greffesboutures qui sont mises en pépinière au début de la végétation sont faites à Tavance à l’atelier et conservées par petits paquets de 10 à 15 ou isolément par stratification dans du sable I frais.

Pour les greffes en place, on opère

VIGNE

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