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ABE

Les quatre membres étant ainsi entravés, on attache une corde à l’un des anneaux toujours disposés intérieurement, et on la fait passer à travers les trois autres anneaux. Kn tirant, on ramène les quatre membres sous le clievalqui perd l’équilibre et tombe du côté où on l’a d’ailleurs poussé à l’aide d’une autre corde passée autour du corps. — On doit toujours faire tomber l’animal sur un lit très épais de paille ou de fumier.

Almtajço (Sylviculture). — L’abatage des bois a pour elfet de séparer par divers instruments, généralement au niveau du sol, les brins ou la tige, do la partie inférieure constituée par la base du tronc avec les racines, et qui porte le nom de souche-

On peut abattre des taillis ou des futaies.

I^es taillis sont exploités pendant le repos de la végétation ; cependant dans les climats à hivers très rigoureux, il ne faut pas couper avant février, car les souches seraient exposées à la gelée. D’autre part, ce serait une mauvaise chose que d’attendre le moment où la sève se met en circulation : il y aurait perte de bois, de sève et comme corollaire les souches seraient affai- Vjlies. Suivant le diamètre des rejets à sectionner on emploie la serpe ou la cognée. Quel que soit l’outil, les conditions suivantes doivent être remplies : plaie très nette, en pente, sans éclatement de souche ni déchirures d'écorce. Si le sol est très sain, on coupe rez de terre; s’il est humide, un peu plus haut; enfin quand les souches sont vieilles et que les essences drageonnent, on peut les rajeunir en coupant au-dessous du collet. Les rejets de châtaignier et de hêtre doivent être tranchés dans la jeune écorce.

Après l’abatage, les brins sont couchés dans le même sens et disposés en ramiers prêts à être façonnés.

Ij’abatage des futaies doit être aussi pratiqué quand la sève est au repos. Si les arbres sont jeunes, par ex. : de 40 à 50 ans et suscej)tibles de repousser, on abat proprement au ni veau du sol, avec la cognée, en é vitant de faire une coupe creuse. Celle-ci se pratique pour de vieux arbres, d’une grande valeur; la tige est ainsi allongée souvent de 0"™, 50 par l’évidement de la souche. Cette méthode est encore désignée sous le nom de coupe en pot ou en cul noir- C’est toujours une faute d’adopter ce procédé, car l’extirpation des souches est ensuite excessivement difficile. Si' elles restent dans le sol, elles sont gênantes ; en etfet rien d’utile ne croît sur elles ni autour d’elles; en outre elles ne pourrissent que lentement et

servent de refuge à de nombreux insectes dévastateurs des bois. Pour éviter ces inconvénients il n’y a qu’à en pratiquer l’arrachage.

Que l’abatage se fasse par extraction de souche ou à la cognée, lorsque les arbres sont très élevés, une précaution essentielle consiste à les ébrancher pour empêcher l’éclatement du tronc lors de la chute ; les fûts peuvent être dirigés , au moyen de cardes fixées au sommet, vers le lieu où ils doivent tomber.

i%bcillc. — Les abeilles sont des insectes domestiques, désignés vulgairement sous le nom de mouches à miel ; elles fournissent le miel et la cire. Depuis la plus haute antiquité on a utilisé ces précieux auxiliaires; c’est ainsi que Virgile, Varron, Columelle, Palladius ont consacré de longs écrits aux produits des abeilles et à l’établissement du rucher. Cependant il faut reconnaître que les mœurs et les caractères des abeilles restèrent à peu près inconnus jusqu’à Réaumur, qui eut l’honneur d’établir leur histoire naturelle.

L’abeille est classée dans l’ordre des Hyménoptères (du grec : hymen, membrane; pteron, aile), dont le caractère

Erincipal est d’avoir quatre ailes memraneuses; elle appartient à la famille des Apidées et au genre Ajns. On distingue plusieurs espèces, au premier rang desquelles il faut placer l’abeille commune (Apis mellifica) ; viennent ensuite : l’abeille italienne (A. ligusiica), l’abeille d’Afrique ou abeille caffre' (A. caffra), l’abeille unicolore (A. unicoLor), et quelques autres mal étudiées, par conséquent sans intérêt.

Les abeilles vivent en colonies plus ou moins peuplées ; il faut distinguer trois sortes d’individus :

P La mère ou reine.

2» Les mâles ou faux bourdons.

3® Les ouvrières.

11 est intéressant de posséder quelques notions sur la structure des abeilles afin de se rendre compte de leurs moyens d’action. On aperçoit facilement la tête, le thorax et Vabdomen-

La bouche est l’organe principal de la tête ; sa constitution permet d’apprécier la manière dont l’alieille prend sa nourriture. Elle se compose de la lèvre supérieure, formée de mandibules qui servent à la préparation de la cire ; la lèvre inférieure comprend des palpes labiaux et maxillaires, au centre desquels se trouve la langue, terminée en forme de paume de main. La langue est douée do mouvements rétractiles, de sorte qu'elle peu^. facilement explorer

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