‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 5 sur 394 · ABE · texte numérisé non relu

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rintérieur dos fleurs, pour y recueillir le miel LFig*)-

Le thorax porto les ailes et les pattes, les premières au nombre do quatre, les dernières formant trois paires do plus on plus longues, au fur et à mesure que Ton va vers rabdomon.

L’o r g an i sa t ion des pattes postérieure s mérite d'attirer notre attention ; un des cinq articles les CO m po s a nt présente une cavité, désignée sous le

nom de corbeille^ Patte d’abeille, dans laquelle peut s’entasser le pollen végétaux {Fig.).

L’abdomen est formé de six segments, le dernier laissant passer Vaiguillon.,

recueilli sur les

Abeille : Appareil venimeux très grossi,

qui est en communication avec l’appareil à venin. Cet aiguillon est armé de

dents dont la pointe regarde la base du dard, do sorte que celui-ci reste dans la blessure produite {Fig.).

Ces trois parties du corps n’ont pas chez tous les sujets la mémo forme et la môme dimension.

La mère a la tôto petite, le thorax ellipsoïde, les ailes courtes laissant dépasser beaucoup l’abdomen {•Fig.).

l^os môles ont la tôto très forte, le thorax cylindrique, de grandes ailes, les pattes sans cor-

Abeille mère ou reine (avec aiguillon).

Abeille ouvrière (avec aiguillon).

Abeille mâle (sans aiguillon).

beille; ils sont do plus dépourvus d’aiguillon {Fig.). L’ouvrière possède une petite tète, ressemblant à colle de la mère, son thorax est excessivement velu, les ailes sont plus courtes q^io chez les mâles

(/'Tv-). .

Pour vivre, transporter le miel et produire la cire, les abeilles doivent posséder un appareil d’élaboration et un appareil de sécrétion de la cire. Le premier est constitué par les organes digestifs, qui comprennent un jabot ou œsophage servant de réservoir à miel, rcstomac , et enfin les intestins. La sécrétion de la cire, extraite du miel, so fait par dos glandes abdominales et ensuite, d’après les observations de M. Blanchard, elle s’écoule à. l’extérieur, par simple filtration, aux points do ionction des segments do l’abdomen.

(Chaque colonie comprend de 20 à 30 000 individus et une seule reine; la population est surtout formée d’ouvrières ; on y rencontre seulement un millier do mâles.

lia mère vit à peu près 5 ans et n’est fécondée qu’une seule fois; elle pond chaque année 50 000 œufs euvi-

ron , soit 250 000 pendant toute son existence. Les ouvrières forment deux classes : les pourvoyeuses, qui s’occupent de récolter le miel, puis de nourrir les jeunes ; les civières ou nrcJi itectes, sécrétant la cire et meublant riiabitation. Celle-ci, désignée sous le nom de présente à l’intérieur des

rayons de cire, formés j)ar une cloison médiane, à laquelle sont accolées sur les deux faces des cellules hexagonales (/MV/.),lesunes servant <le r é s e r vo i r à miel, les autres destinées à l’élevage des ouvrières, des mâles ou desreines. Les cellules de reinesse trouvent placées sur les bords des rayons, Cellules hexagonales, elles ont l’aspect ovalaire et sont de grandes dimensions.

Los rayons étant terminés, la mère abeille se met à pondre un œuf dans cliaque cellule ; aussitôt après, intervicnnent les ouvi-ièrcs pour activer réclosion et faire les provisions. Les œufs ou couvain éclosent au bout du troisième jour ; c’est à partir de ce moment que les larves doivent ôtre nourries; les )>utineuses y j)Ourvoient en leur donnant une ])âtee formée de miel et de j)ollen. Cinq ou six jours après, les cellules sont murées avec de la cire; la larve {Fig.) enfermée

Larve d'abeille. Nymphe d'abeille.

s'enveloppe d’une pellicule soyeuse, et se transforme en nym})he {Fig.). Après 21 jours pour les cellules d’ouvrières, 21 pour celles des mâles, les insectes arrivent à l’état parfait; les ouvrières essuient, nettoient, puis offrent du miel aux nouveau-nés qui, à dater de ce moment, font partie intégrante de la colonie.

Depuis avril jusqu’à mai les naissances d’ouvrières sont considérables, elles diminuent ensuite et la mère dépose alors, dans les grandes cellules latérales, des œufs susceptibles de donner naissance à des mères (Fig.), si les ouvrières prennent la précaution de les nourrir abondamment. Ces larves

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de reines mettent seulement une quinzaine de jours pour acquérir leur complot déveloi)pement ; toutefois elles demeurent ])risonnières jusqu’à l’éj)oque où elles doivent être à la tète d’un essaim.

L'essaimage se produit lorsque, par les pontes et les éclosions successives, les habitants de la ruche sont devenus trop nombreux. A ce moment, une des mères,retenue prisonnière, déchire les enveloppes qui la retiennent, se met à la reclîorclie de la vieille reine et lui livre bataille, jusqu'à cequecelle-

ci ait résolu de quitter la place. Cette ancienne mère entraîne avec elle un certain nombre de sujets qui se fixent à sa suite à la première branche d’arbre rencontrée, formant une sorte de grappe qui constitue Vessaùyi {Fig.).

Cellules latérales dans lesquelles l’abcille-mère, avant de partir avec l’essaim, a déposé les œufs qui donneront naissance à de nouvelles mères.

Quelques ouvrières explorent alors les environs, et no tardent pas à découvrir un lieu qui servira de refuge aux émigrants.

Dans l’ancienne ruche, la jeune reine commencera immédiatement à pondre dès qu’elle aura é^ fécondée, et il arrivera fréquemment qu’un deuxième essaim, suivi quelquefois d’un troisième, se forme dans l’espace de quinze jours, pour ne laisser au noyau primitif que le contingent voulu.

A rapproche de l’automne, lorsque les fleurs ont disparu et que les provisions sont terminées, les ouvrières tuent les mâles à coups d’aiguillons,

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