‹ Dictionnaire-manuel-illustré d'agricultureChapitre 44 sur 394 · BATTU · texte numérisé non relu

BATTU

Fléau

1 boiiimc

lf.:;0à2fr.

Dépiquage

G cb.3b.

Il bl.

l^uO à 2 fr.

Roulage

2 cb.

3 11. 4. t'em.

30 bl.

1 fr.

Batteuse à bras

7 h O mm es

14à 18hl.

Ifi» lf,40

Batteuse com binée

^ ebe.-vap.

8 hommes

80 à 100 bl.

Of.ooàOf.Go

Batteuse à double nettoyage

10 cb.-vap.

20 P ers.

250 hl.

Les quatre premiers procédés d’égrenage donnent du grain non vanné, le 5® du grain vanné, et le 6® du grain vanné, nettoyé et criblé; les procédés 2, 3 et 4 brisent plus ou moins la paille ; entîn les trois premiers procédés laissent dans l’épi de 3 à 7 0/0 de grains, CO qui, pour une récolte de 30 hl. à l’hectare, correspond à une perte do 1 à 2 hl. par hectare. Il y a donc grand avantage à préférer les batteuses mécanicjues, bien que la j)remicre mise de fonds soit assez élevée.

Un certain nombre de plantes granifères sont battues par d'autres moyens :

Le blé noir ou sarrasin est souvent égrené à la perche en guise de fléau.

Le seigle, lorsque sa paille doit servir à la couverture des meules, au liage des gerbes ou à la fabrication des paillassons, est souvent battu à la truie : l’ouvrier réunit les tiges par poignées et frappe les épis sur un lort madrier de chêne plus ou moins ar-

rondi et porté par quatre pieds, quo Ton appelle la truie, ou sur un tonneau.

Enfin les légumineuses : pois, haricots, fèves, féveroles, v^esces, gesses et lentilles, sont souvent égrenées à la perche ou au fléau.

nattoiisc. — Los batteuses sont des machines destinées à égrener les récoltes ; on distingue : 1^ les batteuses ordinaires ou batteuses à céréales qui traitent le blé, l’avoine, l’orge, le seigle et, parfois, le colza, la navette, les pois, les fèves, les jarosses, les haricots et le sarrasin (cependant le colza et le sarrasin sont plus souvent battus au fléau) ; 2*^ les batteuses à graines fourragères qui égrènent la luzerne, le trèfle et la minette; 3® les batteuses à maïs que l’on appelle égrcneuses (Voy. Egheneuse).

Batteuse à céréales. — Les batteuses à céréales se divisent en doux classes suivant la forme du batteur ;

batteuse américaine d’Atkinson, ou batteuse en bout, dans laquelle la paille est^ présentée perpendiculairement à Taxe d’un batteur armé de dents, les épis en avant (le batteur est très court) ; 2® batteuse écossaise do Meickle, ou batteuse en travers, dans laquelle la paille est engagée parallèlement à 1 axe d’un batteur armé de battes (le batteur a, dans ce cas, une longueur égale ou supérieure à celle do la paille).

Enfin les batteuses sont souvent accompagnées d’organes accessoires, et on distingue ainsi : 1® les batteuses simples, qui sont dépourvues d’appareils de nettoyage ; 2® les batteuses combinées ou à simple nettoyage, qui sont suivies d’un tarare ; 3« les batteuses à double nettoyage, qui comportent deux tarares, un crible, un ébarbeiir et un trieur.

Batteuse en bout. — La batteuse en bout, représentée en coupe par la figure, comprend un cylindre batteur A et un contre-batteur B armés de dents pyramidales et inclinées. Le batteur A reçoit, par l’intermédiaire dos roues FE et e, un rapide mouvement de rotation d’environ 600 tours par minute dans le sens indiqué par les flèches.

Les gerbes déliées sur la table C sont engagées, par petites poignées, les épis en avant, entre les dents du batteur et du contre-batteur et là, sous l’action des chocs et des froissements, les grains sortent de l’épi et tombent, avec la paille, sur le plan incliné D, et do là sur le sol.

Si les épis battus ne sont pas complètement vides, il faut rapprocher le contre-batteur du batteur en serrant

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