BATTEUSES
Batteuse en bout à bras.
Batteuse en bout à manège.
BAT
BAT
les tuerons une manœuvre inverse s'imposerait si, au contraire, les grains étaient brisés.
('ette batteuse peut être mue à bras d'homme (Ab/.), et dans ce cas, elle est simple et dmnande 7 à 8 hommes pour la manœuvre : 1 ouvrier pour engrener, 1 ouvriers aux manivelles et ^2 ou 8 ouvriers pour sépar(?r le grain d’avec la j>aille avec des lourches, et enlever les ])roduits du battage.
Lors(pic la batteuse est actionnée j)ar un manègcî (/’b/.), elle peut recevoir en outre des sccoueurs pour séparer le grain de la paille.
j^e batteur denté d Atkinson n’est actionne par une machine à vapeur qu’en Amérique où il l’ait partie de batteuses combinées.
Le batteur denté détériore beaucoup Ja paiJlo,mais cela est parfois un avatitage, ainsi que nous le verrons i)lus loin.
Le batteur à battes, décrit ci-dessous, est rarement employé pour l»attrc en bout ; cependant, dans l'Ouest, on trouve des batteuses de ce type solidaires de la locomobile, que l’on api)elle pour ce fait : loco-balteuse.^.
Batteuse en travers à simple nettoyage. — Cette batteuse {Fkj.) comprend un batteur A, à claire-voie, armé de 8 à 1*2 battes en fer cornière et un contre-batteur IL également à clairevoie, qui enveloppe le batteur sur les deux cinquièmes de sa circonférence, puis des appareils do nettoyage que nous allons énumérer en suivant la marche des produits battus.
Les gerbes sont délices sur la table supérieure de la batteuse et engagées entre le batteur et le contre-batteur à peu près parallèlement à l’axe. J^es produits du battage tombent sur les secoueurs à jalousie C, mis en mouvement par l’arbre à vilebrequin b ; ce secoueur sépare, d’un côté la paille battue qui sort suivant la ilèclie et arrive sur le tablier T où des ouvriers la lient, et de l’autre côté le grain qui tombe sur le ])lan incliné 1), et de là sur le crible à paille brisée E. Ce crible sépare à son tour la paille brisée qui tombe sur le sol sous la machine, et le grain qui passe sur le plan incliné F et de là sur le crible à balles J. Ce deuxième crible reçoit le vont d’un souffleur G qui entraîne les balles au dehors et laisse passer le grain. Enfin les grilles II et 1 classent le grain en deux grosseurs et éliminent la poussière.
Les produits séparés par la batteuse sont donc ainsi répartis : T, paille battue ; U, paille brisée, grosses pierres et menue paille; V, gros grains et grains vêtus; X, poussièi’e; Y, gz'ain
moyen, et Z, balles et corps légers.
I)(‘s planches verticales à charnières ou lie simj)les toiles a empéclicMt le grain d’etro lanr*é au dehors par le batteur, une caisse (f renferme les cribles do rechange j)Our l’orge, l’avoine, etc.
hêifliufe, — Si la j)aille qui tomlzc en T contient encore du grain, il faut rapprocluîr le batteur du contre-batteur; il faudrait au contraire l(?s écarter si les grains recueillis en V et y étaient brisés.
Si les balles qui tombent en Z entraînent avec elles du bJé vêtu, c’est que le vent du ventilateur G est trop violent : on peut alors ou bien aveugler en i)ariie les prises d'air <lu ventilateur, ou bien relever la plancJjctte c que l’on appelle la ventello. D'uno manière géjjéralc, on n’a pas avantage à rendre le vent trop violent, jzarce que les g-rains qui seraient entraînés avec les balles seraient perdus.
La figure représente une batteuse locomobile en travail à proximité do la gerbière ; on évite* ainsi de transporter les gerbes qui sont sujettes à s’égrener en roule ; un homme délie les gœrbos, un homme les engage dans la machine, un autre lie la paille battue et un dernier surveille le nettoyage et change les sacs. Des ouvriers supplémentaires apportent les gerbes et emportent la paille battue après l’avoir liée; leur nombre varie avec l’étendua ou la distance des meules et des granges.
On se sert quelquefois de machines à battre mues par un manège à plan incliné A ou trépigneusc. Les gerbes sont délices sur la talde supérieure D, la paille battue tombe sur le tablier C et le crible à balles est en D. Les organes de la batteuse sont réduits, ce qui rend le travail imparfait, et on verra à l’article Mankge les avantages et les inconvénients de ce mode d’emploi do la force du cheval.
Batteuse en travers à double nettoyage. — La batteuse en travers à double nettoyage, reju’ésontée en coupe par la figure, comprend deux parties distinctes : 1*^ une ])reinière partie on tous points semblable à celle des batteuses à simi)lo nettoyage : A, batteur ; B, contre-batteur ; C, secoucurs do paille à jalousies ; E, crible à paille brisée; H et I, cribles à balle et à poussière; et, 2® une seconde partie ajoutée à la droite de la machine et comprenant les appareils do second nettoyage : L, chaîne à godets qui élève le grain et le déverse soit dans un ébarbeur J, soit dans une vis polisseuse ; puis un ventilateur (non représenté) rejette les hotons et les
BATTEUSES (suite)
Batteuse en travers à simple nettoyage.
Coupe d'une batteuse en travers à simple nettoyage.
Batteuse à simple nettoyage en travail.
mCTIONNAIRE d’agriculture.
BAT
BAZ
(grains vêtus sur lo criV)le K, et lo grain passe enfin dans un crible calibreur K qui le sépare en trois ou quatre catégories.
I/ébarbeur .1 est employé quand la machine traite de l’orge; pour les autres graines, on no se sert que de la vis qui les nettoie et achève d’end’enlevcr la poussière.
l^es machines à double nettoyage emploient 10 hommes et 10 temmes.
Batteuse à graines fourragères. — I^e trèfle, la luzerne et la minetlo sont souvent passés d'abord dans une batteuse à céréales qui sépare les tiges et les feuilles, puis dans une machine s))éciale qui sépare la graine des fruits.
Lo plus souvent les deux opérations sont ortectuées par une seule machine qui aflecte alors la disposition de la ngure. A est un batteur écossais ordinaire, dit batteur ébourreui\ itui détache les épillots, appelés bourre ^ des tiges et des feuilles; C est lo socoueur à jalousies qui rejette au dehors les tiges "ijattues ; D est un cril)le qui retient les tiges lu'isées mais laisse passer les épillets ou bourre ; ceux-ci sont conduits par lo double fond K dans un batteur tronconique L, dit batteur éhosseur. Ce second batteur détache les graines,
f)uis les grosdécliets sont retenus par O crible F et les balles par le crible II, soumis à l’action d’un |)romier ventilateur I. Une cfiaîne àgodets OO' remonte lo grain dans un second tarare J K, d’où il tombe dans des sacs.
Los jiroduits séparés par la machine se classent ainsi : T, tiges battues; TJ, tiges V)risées et menue paille ; V, balles; X, pierres; Y, gros déchets, déliris dos épillots, et Z, bon grain.
Iié(jla(je. — Si la bourre était incomplcteinont battue, il faudrait serrer lo batteur ébosseur en le ])oussant sur son axe, ])uisqu'il est tronconique.
Travail des batteuses. — Kn admettant, ce qui est une moyenne, que 2'25 kil. de gerbes donnent 1 hectol. de blé (Garola), nous trouvons les résul-
tats suivants
HECTOI..
oe GHAIV