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I .os espèces principales sont

la cardamino des prés {('avda-^

^ 77Ü7ie prate7isis)^ bien connue avec ses fleurs lilas, appelée vulgairement cresso7i des Cï'esso7i de cheval (êV//.); la cardamino hérissée (C. /<?/'suUi)\ la cardamino des bois (C. sijlvatica').

cûretère. — La cardèro {Thpsacus fulloiunn)^ appelée aussi chat'do7i d boniietiey^ chardoyi à foulon, est une plante bisannuelle do la famille des Dijisacées. Elle est cultivée pour scs inflorescences en capitules plus ou moins allongés, plus ou moins cylindriques, armés de bractées membraneuses recourbées au sommet et qui servent à cardey^ les étoffes de laine {Ing.).

La cardèro n’est pas très exigeante sur la nature du sol ; elle demande

JLa grotte du Chien.

seulement des terres saines, do fertilité ordinaire, bien exposées au soleil; c'est Taction du soleil (|ui fait acquérir aux bractées leur résistauce-

Cardamine des prés. Gardére.

Les semis so font au printemps on pépinière ou en place. Dans le premier cas, on est obligé do recourir à la transplantation en sejitcmbro ou octobre, soit à Taido du plantoir, soit à la charrue, en espaçant les pieds sur la ligne à 0"',10, les lignes étant distantes do 0’”,70 {Fi(/.), I^es semis

Inflorescence de la cardére.

en place se font en lignes, sur terre nue, ou dans une céréale qui sert d’abri, à raison de 8 à 10 kg. à Thoct.

Après la moisson, il est indispensable do donner des binages suivis d’éclaircissage pour exposer convenablement les plantes; on termine les soins d’entretien de première année par un buttage, afin de préserver les cardères du froid et do riiumidité.

Au printcm])S do la deuxième année, Iq sol est nctto^^c, ameubli par un binage et à partir do co moment la plante se développe vigoureusement.

On écimo les tiges maîtresses pour obtenir des^ tiges secondaires fournissant dos tètes plus longues et plus régulières. Da récolte est successivo comme la floraison, les tètes sont détachées au fur et à mesure qu’elles prennent une teinte blanchâtre; à co moment les bractées possèdent toutes leurs qualités do résistance. La dessiccation so fait en les suspendant sous des hangars ; lors(iu’eUc est obtenue, les tètes sont mises en pannets de 30 à 10.

Un hectare peut fournir 150 000 à 300 000 tetos, valant, les plus belles, r> à 7 francs le mille. ].,cs tiges servent de combustible, les graines sont consommées par les volailles.

CttiHloii. — Plante i>otagèrc do la famille des Composées {Cynara cardancidu^s). VA\o est bisannuelle, portant des feuilles blanchâtres plus ou moins épineuses selon les variétés. La lige principale est constituée par un rhizome trapu (iiii so ramitio en so développant, chaque ramitication so terminant par des capitules do Heurs bleues scmWables à celles do 1 articliaut. J.cs graines sont oblongues, grises, rayées do brun.

On mange les cotes des feuilles et de la racine, préalablement blanchies.

Les principales variétés sont le cnrdoyi de Tours ^ épineux ; le cardon plein^ sans é]>inesou incrine

(qv/.)- ,

Le caroon so multiplie par graines semées en avril sur couche ou immédiatement en place.

Le premier procédé a Tavaiitago de no fairo ^ oteuper le sol que [)ondant un t O ni P s m O i n s long. Les semis sur couche so font en rayons,

les jeunes plants sont repiques dès qu’ils ont deux feuilles en plus des cotylédons. Le repiquage so tait dans des godets do 0^,09 de diam. disposés sur une vieille couche; après la transplantation , on arrose , on met les châssis qui seront recouverts de paillassons pour faciliter la reprise. La mise en place s’effectue dans le cou-

Gardon.

DICTIONNAIRE d’aGRIGULTURE.

CAR

CAR

rant do mai, Jorsqno la racine dos plantes commence à contourner Tintériour du pot. On plante les cardons à 1 m. en tous sens sur un terrain bien préparé en les sortant du pot sans briser la motte à laquelle ils adlièrent.

Quand on sème sur place, on fait sur la planche à 1 m. de distance, en tous sens, des trous que Ton remplit do terreau, {)uis on sème deux ou trois graines dans chacun d’eux. A la levée on conserve seulement le pied le plus vigoureux. Comme les cardons font peu do progrès ]iendant le premier mois do leur végétation, on peut, pour utiliser le terrain, contrej>lanter (piclques rangs de romaines ou do chicorées qui seront récoltées avant répoquo où les cardons occupent tout l’espaco.

Vers le mois de septembre, on commence le blanchiment du cardon au fur et à mesure des besoins de la consommation. A cet effet, on commence par lier les tiges avec de la paille et on enveloppe ensuite do paille toute la plante en no laissant voir que Textrémité des plus grandes feuilles ; un léger buttage termine l’opération.

Au bout do quinze jours à trois semaines les côtes sont ‘l)lanches et susceptibles d’etre mangées. A l’approche de l’hiver, le cardon doit être rentré dans la cave aux légumes où on le fait blanchir sous couverture; de la sorte, il est facile d'on conserver jusqu’en mars.

€Jarcx. — Genre de plantes monocotylédoncs, do la famille des Cypé-

Garex.

racées; en français on les désigne sous le nom de laîches. Les carex sont caractérisés par un rhizome vivace et ramifié portant des rameaux appelés tiges, constitués par des feuilles sinmics, planes, à gaine entière L’inflorescence est en épi, le plus souvent monoïque; le fruit est un akène.

IjCs carex sont surtout très abondants dans les lieux humides, les bois à sol frais et les prairies marécageuses. Les feuilles rudes, renfermant beaucoup de silice, ne constituent qu’un foin dur et grossier refusé des animaux, de sorte que la seule utilisation pratique, c’est d’employer les laîches on litière. Le mèilleur moyen de les faire disparaître réside dans l’adoption du drainage, dont l’action doit ôtro complétée par l’apport d’engrais phosphatés .-scories ou [>hosphaics fossiles.

I^es espèces principales (pic l’on rencontre dans les prairies humides sont les Carex ])7Wcox^ C, dioica^ C\ hirta, C. leporina^ C . glauca, C . cijjjeroides^oic.

C’arie. — Maladie des céréales, qui attaque le grain et le rend i m propre à la consommation.

Elle est occasionnée par un chanijiignon, le Tilletia caries^ lequel se développe dans Tovairo et en transforme Tintericur en poussière noire fétide. L’épi atteint présente quelques différences avec ceux restés sains; il est plus court, les glumos s’écartent légèrement; quant à Tovairc, en

Coupe d'un grain de blé carié.

Epi carié.

apparence, son développement est à peu près normal {Fig.). La niaticro amylacée est remplacée par une masse de spores noirâtres d’une odeur très désagréable, due au U'iméth^laminc, raiipclant la marée ; aussi désigne-t-on encore cette affection sous le nom do maladie des harengs {Fig.).

La jiropagation do la carie a lieu par les si^orcs qui se réi)andent sur les grains et les pailles lors du battage; la pénétration du mycélium issu de la germination des spores se fait par le collet des plantes sur les premiers entre-nœuds. Le remède réside dans Je sulfatage des semences (Voy.

Sulfatage).

CAri^imiic. — Cépage du midi do la France, réunissant l’abondance à

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