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CHAMPIGNON — 152 — CHAMPIGNON

masse arrondie qui est entourée d'une membrane épaisse, la protép:eant pendant l’hiver. A la saison suivante, quand des eonditions favorables à la végétation se i)roduisent, l’œuf ^erme soit en zoosporan(^c, soit en produisant directement un ou plusieurs comdiophores, et ce sont ces conidies qui, emportées par le vent, peuvent, en se déj)osant sur les orfjranes verts de la vi^ne, germer à leur tour et occasionner ainsi le retour de la maladie.

4® ^f1JxomiJCi}tes, Ici rapj)areil tatif est déj>ourvu de membranes do cellulose, et seule la spore a une membrane cellulosique. Cette sY>ore fçerine en présence d’une goutte d’eau, en émettant une zoospore unique, c'est-àdire une masse protoplasmique animée do mouvements amiboYdes. Cette masse après avoir X)erdu son cil peut se multiplier ])ar simple constriction médiane et donner ainsi naissance à des myxamibes mobiles avec pseudopodes. Mais ces myxamibes peuvent, à un moment donné, se fusionner ])our donner alors une masse gélatineuse plus ou moins importante : le plasinode ou plasmodium^ et c’est ce plasmode qui, par ditférenciation externe ou interne, donne dans le premier cas un kyste, dans le second un sporange à nombreuses spores.

Le Plasmodiophora brassicæ est un myxomycète qui vit en parasite sur la racine du chou. Les zoospores, après avoir pénétré les cellules superficielles, ne tardent pas à se fixer, les plasmodes qui en dérivent envoient leurs prolongements amiboïdes dans les cellules voisines, et successivement ces plasmodes se transforment en un amas de petites sj)ores.

Cette maladie du chou se reconnaît par des excroissances plus ou moins volumineuses de la racine ; excroissances provoquées par l'irritation que cause le plasmodium sur les cellules voisines qui, tant qu’elles demeurent vivantes, se multiplient l)eaucoup.

Champignons comestibles et champignons vénéneux. — L’emploi des champignons dans l’alimentation de l’homme est immémorial. I^a plupart des champignons comestibles sont récoltés dans les lieux où ils croissent naturellement, le plus souvent dans les l)ois ou les prairies, et il n'y a guère que le champignon de couche et la truffe qui soient soumis à une culture régulière (Voy. Truffe).

Les principaux champignons comestibles sont, ovitre la trutfe et le champignon do couche : l'oronge franche ou dorade, les mousserons, le tricholome nu ou pied-bleu, quelques lactaires et plusieurs russules, la chante-

relle comestible {Fig.), les clavaires, certains bolets ou cèpes, l’hydnc bosselé, quelques pézizes et la plupart des espèces de morille ( Voy. Agaric, Bolet, Hydne, Morille, Moussp:ron, Oronge, Pézize, Pieu-bleu).

l^cs champignons vénéneux les plus dangereux sont parmi les Amanites et les Volvaires, qu’on reconnaît facilement aux traces de volve que présentent la base du pied ou la surface du chaj)eau (Voy. Amanite).

Les champignons comestibles ne présentent pas de caractères spéciaux propres à les faire discerner *, le seul moyen d’apnrécier les qualités nonnes ou mauvaises d’un champignon qu’on récolte est de bien connaître I#s caractères distinctifs de l'espèce à laquelle il appartient, et do

savoir si <^’ctte espè-Qhanterelle comesco est comestible ou tible.

non. L’emjioisonne-

ment par les champignons entraîne le plus souvent des accidents graves et on ne peut les conjurer que par un traitement très énergique, pour lequel l'intervention du médecin est nécessaire.

Lorsque l’on a affaire à des champignons suspects, le plus sage est de s’en abstenir; il faut surtout se défier des préjugés populaires d’après lesquels une pièce d argent ou une bague d]or noirciraient au contact des champignons vénéneux qu’on fait cuire, ou bien encore l’oignon blanc prendrait une couleur bleuâtre ou brune en cuisant avec ces champignons. De même les caractères tirés de l’odeur, de la saveur et de la couleur du réceptacle, considérés dans une espèce douteuse avant ou après cuisson, peuvent conduire aux erreurs les plus fâcheuses; aussi on fera bien, à défaut do déterminations scientifiques, de ne récolter dans une localité aonnée que les champignons qui, au dire des habitants, ont fait leur preuve comme bon aliment. Toutefois il est un procédé mis en lumière par Fréd. Gérard, qui permet, paraît-il, d'enlever aux champignons vénéneux, leur principe nuisible, do telle sorte qu’ils puissent être ensuite consommés sans danger.

Voici comment M. Duchartre a décrit ce procédé : « On coupe les champignons en quatre morceaux s’ils sont très gros. On en met 500 gr. dans un litre d’eau additionnée d’une cuillerée de bon et fort vinaigre et de deux cuillerées de sel marin. On les laisse

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macérer dans ce liijuide pendant au moins deux licnires, après quoi on les lave à fiî^rando eau. On It's met onsuit(3 dans un vase rempli d’eau iVoide qu’on pose sur le feu. Api'èsun (juarl d’iienro à une dcmi-licure d’éi)ullition, les i ham-* pif^nons ont jierdii tout leur i)rincii>o nuisildo; on les lave encore, et ils sont dès lors en état d’ètrc })r('parés pour la table sans que Ton ait rien à redouter de leur ingestion. » Il faut toutelbis remarquer qu’après ce traitement les champif^nons sont devenus plus ou moins insipides et coriaces.

Commerce des champignons. — Le commerce des champignons comesti' blés présente une assez grande activité, surtout à rautomne. Alin do sauvegarder la santé publique, la vente et le colportage des champignons sont soumis à des règlements de police spéciaux, au moins dans les grandes villes. Ainsi, à Paris, les cliampignons dont la vente est tolérée sont : le champignon de couche, le bolet ou cèpe, la chanterelle, la morille^ la trutfc et, depuis 1890, Thydnc bosselé, vendu sous le nom impropre de mousseron. — Ch. julien.

CJittnere. — Plaie qui se développe sur les arbres fruitiers et les arbres forestiers ; elle paraît occasionnée par un champignon, le Nectria ditissima^ d’après IM. Pr illieux. Le même auteur recommande de traiter le chancre avec une solution concentrée de sulfate do fer, à laquelle on ajoute un peu d’acide sulfurique pour la rendre plus corrosive.

dmnfreiii. — C’est la ])artie de la tête dos animaux s’étendant entre la ligne des yeux et les naseaux. Chez le cheval, cette région doit être droite et largo parce qu’alors la respiration est aussi active que possible. On a remarqué que beaucoup de chevaux ayant le chanfrein busqué étaient fréquemment atteints du cornage chronique (Voy. Vice rédhibitoihe).

diAiitei*olle« — Champignon do la famille des Agaricinées ; sous le chapeau, on trouve des plis remplaçant les lanies. La chanterelle ou girole se contourne au pied ; elle pousse dans les terres siliceuses; sa chair est lîl>ro-membraneuso Il no faut pas la confondre avec la chanterelle vénéneuse, qui dégage une odeur fétide.

CliAiivre. — Plante textile de la famille des Urticées (Cannabis sativa).

Le chanvre est cultive en France dans l’Anjou, la Touraine, la Picardie, la Bourgogne, la vallée do la Garonne et en Limagne.

C’est une plante dioïque (Voy.

DioÏque) à. tige creuse, portant des

feuilles palmatiséqiKîcs, dentées en scie. I.a tige atteint une hauteur do l'",r)0 à 3 m., le fruit est formé par une capsule brune ou grise désignée vnlgairenx'nt sous le nom de chènevis

Variétés. — Kn Franco, on cultive surtout b* chanvre commun ; le chanvre de Piêinonl ^ recommandé ])our les terrains très fertiles, est une variété du précédent.

Terrain. — Pour obtenir de bons ])roduits du clianvro il faut lui donner des terres profondes, fraîches et fertiles.

Le sol doit toujours être parfaitement préparé, bien ameubli et profondément labouré.

Fertilité. — - Il faut donner de fortes fumures assimilables. Si l’on ne disj)Ose que do fumiers pailleux, il est nécessaire de les enterrer deux ou trois mois avant le semis nour qu’ils se décomposent. Une excellente pratique consisterait à compléter la fumure par des engrais alcalins et azotés.

Semis. — I..C chanvre craint beaucou{> le froid; aussi ne le sème-t-on qu’en avril et mai, lorsque la température atteint La quantité

de graines à répandre à l’hectare est 100 à IbO litres si on demande de la filasse grossière et résistante ; on élève la pro])oriLon à 300 et 350 litres si on veut obtenir de la lîlasse très tine.

Les semis se jiratiquent à la volée; on recouvre les graines au râteau ou â la herse légère ; dans l’un comme dans l’autre cas, il faut prendre la précaution de bien enterrer les graines, car les oiseaux en sont friands.

Après le semis, le sol reçoit souvent un paillis formé do chènevotte, afin d’éviter à la surface la formation des croûtes qui nuiraient â la sortie des cotylédons. Ce paillis peut préserver en outre des ravages des oiseaux.

Soins d’entretien. — Dans les terres dont la propreté laisse trop à désirer, on est forcé d’enlever la mercuriale annuelle et la moutarde sauvage.

Le chanvre redoute encore la cuscute et l’orobanche rameuse : çes deux plantes parasites seront détruites dès qu’on les apercevra.

Récolte. — Elle se fait par arrachage quand les tiges ont atteint leur complet développement. L’opération se pratique en deux fois, en commen-

Chanvre (Port (le la plante).

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canl par les ti{?es luâlos (AV/;.), lorsque les feuilles sont jaunes, ce qui arrive

Chanvre (Tige mâle).

prénéralement en juillet ou dans la première quinzaine d’aoùt.

I^es tiges femelles sont reti-

rées 15 à 90 jours plus tard, en ayant soin do no pas les égrener. Souvent, comme la récolte des graines est secondaire, beaucoup do cultivateurs enlèvent à la fois pieds mâles et pieds femelles pour simplifier la récolte et obtenir une filasse plus homogène. Au fur et à mesure de l’arrachage, les pieds sont réunis en bottes do 0^,15 de diam. à la base, liées aux deux extrémités et dressées pour activer la dessiccation.

Si on a récolté séparément les pieds femelles à maturité, on retire les graines en engageant les extrémités dans un peigne ou séran. Un hectare en produit 8 à 12 hl., du poids de 50 à 52 kg. l’un.

Extraction des fibres. — On commence par assortir les tiges en formant trois lots : tiges fortes, tiges moyennes, tiges fines, puis on sup-

?)rimo les racines et les tètes des >rins. On remet en bottes.

Rouissage. — La pratique du rouissage a pour but de faire dissoudre le principe gommo-résineux qui réunit les fibres entre elles et la chènevotte. Il s’opère une fermentation pectique

qui transforme la pectose en pectine soluble et en acide pectique insoluble qui s’en va en poussière.

Le rouissage se fait à l’eau ou à la rosée.

Le rouissage à l’eau a lieu à l’eau dormante ou à l’eau courante.

Dans le premier cas il s’effectue dans des trous dits routoirs ayant 1 ou 2 m. de profondeur; on 0I3tient par ce procédé de la filasse brune, moins résistante que par la deuxième méthode, plus adoptée.

A l’eau courante, tes tiges sont submergées dans les ruisseaux et les rivières : les bottes sont placées horizontalement les unes sur les autres et maintenue.s au-dessous du niveau do 1 eau à 1 aide de forts madriers.

La durée du rouissage est variable; elle est suffisante quand les fibres corticales se détachent de la partie centrale ou chènevotte. On retire alors le.s bottes, on les délie, et on les fait sécher contre un mur, une haie ou des perches placées horizontalement à 1 mètre au-dessus du sol. Au bout de cinq jours, les tiges sèches sont remises en bottes et amenées à la ferme dans un local bien sec à l’abri des rongeurs.

Le rouissage à la rosée consiste à étendre les tiges^sur un terrain enga-

Chanvre (Tîgc femelle).

zonné, en couches minces et régulières, retournées de temps à autre

avec dos bajprnottos. Ce rouissa^o est ])liis loii^ ([u'à Teau courante ou dormante.

Torréfaction. — J^a torréfaction a

f>our but ilo dessécher couiplèloinent (' c hanvre. Kn petite culture, cotte dessic'cation se fait dans un foura[)rês renlèvement du pain ; dans la grande culture, ou a recours au hdloir, sorte de petite tour de ô à S m. de diamètre. 1^0 hàloir j>résênto deux étages ; je supérieur sert à emmagasiner le chanvre debout; dans l'inférieur se trouve un fourneau que l’on cdiauflTe dout'cment. Par ce moyen, on obtient un sécdiage complet et peu coûteux.

On proc*ède ensuite au broyage.

Broyage ou teillage. — Il pour but de séparer la chénevotte des fibres; il s’opère avec la broie. Au moyen d'un iovier, l’ouvrier appuie sur lc‘S tiges mises en travers de l’instriiment, et en frappant à plusieurs reprises, il arrive à hriscr les chêne vottes et û séparer les libres AV//.).

Peignage. — Après le teillage , on peignis la filasse A l'aide do sérans ou peignes formés de dents d’acier et

Broyage du chanvre.

rapprochées plus ou moins les unes des autres. La filasse bien peignée, exem]>to de chénevotte, est mise en écheveaux pesant 4 ou 0 kg. vendus au commerce.

Rendement. — On obtient par hectare‘*2 000 à 2 500 kg. do tiges sèches qui donnent 7 A 800 kg. do filasse; dans les terres do vallées fertiles, le produit do la filasse s'élève jusqu’à 1 000 et 1 *200 kg.

Usages. — Avec ja filasse, on fabrique du fil, de la toile, des cordages.

La graine de chanvre est donnée aux

volailles, elle active la ponte des poulos. On jxMit aussi en extraire do I huile ; le tourteau résidu de la fabrication .sert d’engrais, il dose 7 0/0 do phosphate et G 0/0 d’azote.

— Le co(| ([ui a été émasculé porto 1(^ nom de chapon^ la [>oulo devient j)0}il<irde.

Kn ce ïpii concerne l’opération (Voy. Castu.vtion .

Los chapons et les poulardes engraissent très facilement; cette industrie est très prospère dans le Maine, la llresso et la Normandie.

t'Iiarjiiieoii. — Voy. CAnANouE.

t liarUon. — Voy. Cahbone.

C'IiitrItoii (^Lvi.AniF: contagieuse).

— On disting-uo deux variétés de chu?'bon : le charbon bactéridien ^ occasionné par un microbe ai)i)clé bactéridie : le chaî'hon bactérien^ j>roduit par un autre microbe, une finctérie.

Charbon bactéridien. — Désigné encore sous lo nom de fièvre charbonîiruse, do chaydton ajtnjileclif/uej de sayif/ de rate, (^uand il sévit sur les moutons, le rliarl)on bactéridien est éminemment contagieux et mémo suscej>tiblo de se transmettre Arhomme. 11 atteint du reste surtout l’espèce ovine et a fait autrefois d’irnnicnses ravages parmi les troupeaux de la I^eaucc.

Les caractères généraux do la fièvre charbonneuse s'accusent do la l’acon suivante : les animaux perdent raj)pètit, ils cessent do ruminer, la respiration et la circulation sont irrégulière.s, activées et subitement diminuées; ensuite, les sujets atteints sc livrent A des mouvements insolites, tels (pic lo piétinement et le tournoiement, puis surviennent des écumes aux lèvres et aux naseaux, de la diarrlu'^e sanguinolente et enfin la ‘mort A brève échéance. J.»a maladie peut durer trois ou quatre jours, mais la marche peut être aussi plus rapide et foudrover les animaux dans 1 espace de vingt-quatre A quarante-huit heures.

A l’autopsie, on constate la tuméfaction des viscères (foie, rate, reins), la congestion des muscles, la couleur noire du sang resté visqueux non coagulé.

Au microscope, on aperçoit des globules sanguins déformés et des bdtonnets qui constituent la bactéridie charbonneuse.

Les ex])ériences do Pasteur ont montré (pic les germes des bactéridies sont susceptibles de se transmettre par les voies digestives, ou A la faveur des plaies, dans le tissu cellulaire.

IjCS troupeaux de la Bcance s'infestaient du reste de cette façon. Tl était de coutume en effet, avant do

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connaître la contag^ion do cetto maladic> d’onfouir les animaux qui suecombaient au charbon dans les cliamps soumis à la culture, l^cs vers de terre, au Ijout do quehiues années, ramenaient à la surface les germes des l)actéridies, et, en consommant les herbes adventices des chaumes ou les éj)is laissés ])ar la moisson, les moutons s’inoculaient le sang de rate. De* là rexpression de champs maudits adoptée i)ar les < ultivateurs pour désif^rner les pâturages où la fièvre charbonneuse s’était contractée.

Pasteur a trouvé j>ar ses méthodes de cultures des virus^ le moyen d’atténuer l’action do la bactéridie et d’appliquer la vaccinatiofi cfiarhoimeuse.

C’est un immense service rendu à Tagriculture et à l’élevage français.

I^’opération doit être pratiquée par un vétérinaire, car elle nécessite les connaissances anatomiques de l’homme de l’art.

Charbon bactérien. — Désigné sous le nom de charbon symptomatique, il est dû à une bactérie anaérobie et sévit surtout sur l'espèce bovine.

Au début, les animaux manifestent de la tristesse et ne ruminent plus ; ils éprouvent des frissons, des tremblements, les extrémités se refroidissent, juiis Surviennent des coliques et un peu de météorisation. Mais ce qui est le plus caractéristique, c’est l’apparition de tumeurs aux cuisses, à 1 encolure, au poitrail, à la croupe et à l’épaule. La terminaison la plus générale est la mort.

D’après les recherches do ]MM. Ar loing, Cornevin et Thomas, la vaccination est le seul moyen de prévenir la maladie dans les "milieux où elle sévit avec intensité.

D’après la loi du 21 juillet 1881, tout possesseur d’animal atteint de maladie charbonneuse est tenu à certaines prescriptions très importantes vis-à-vis do l’autorité supérieure ; il doit donc les connaître et les appliquer s’il veut éviter des poursuites correctionnelles particulièrement graves dans le cas de charbon (Voy. Police sanitaire).

dmrUoii (Champignon). — Î^Ialadie cryptogamique atteignant nos céréales, occasionnée par un champignon transformant les enveloppes florales et l’ovaire en une poussière noire inodore.

Le charbon des céréales est du genre Ustilago, famille des Ustilaginées. Le mjxelium du champignon s’introduit dans la plante après sa germination, s’étend dans les tissus, arrive dans les organes de la fructification, et là se développent les spores

noirâtres que nous connaissons {Fig.).

A la maturité, les spores sont emportées par le vent ou tombent dans les chamjis au moment de la moisson, de sorte que nécessairement le sulfatage des semences (Voy. Semence) est impuissant pour enrager complètement la propagation du champignon.

Il faut avoir soin, lorsque la maladie est très dévelopj)ée, de faire succéder des plantes fourragères à la culture des céréales, afin que les spores du charbon perdent avec le temps leur faculté germinative (Voy. Champignon).

Cliarbon de f»ois. — Résidu obtenu i)ar la combustion incomplète

du bois. Les bois choisis proviennent en général de taillis âgés de 20 à 25 ans. I^e charbon est fabriqué par le procédé des meules (Fig.).

La meule terminée est recouverte de feuilles, de terre et de gazon. La combustion doit être conduite lentement ; elle est arrêtée au bout de quelques jours quand la fumée qui se dégage est de couleur bleuâtre.

Un charbon de bonne qualité doit avoir conservé la forme et la texture du ))ois ; il est sonore, sa cassure est brillante. Le charbon trop cuit a l’aspect gerçuré ; peu cuit, sa cassure est terne, sa couleur jaunâtre.

Cliurdon» — Genre de plantes de la famille des Composées, de la tribu des Carduacées. Ce sont des végétaux très envahissants. Ils se distinguent par leurs feuilles souvent épineuses et leurs capitules arrondis. On les confond souvent avec les cirses (Voy. Girse), qui ne valent pas mieux, mafs dont on peut les dilïérencicr par les aigrettes des fruits ne possédant pas do ramifications plumeuses.

I.a multiplication rapide des chardons est souvent désastreuse; aussi faut-il se hâter de les détruire avant l’épanouissement de leurs fleurs.

Los principales variétés sont le chardon crépu (Carduus crispus)^ le chardon penché (C. nutayis), le chardon à îietites têtes (C. tenuifloriis).

Des arrêtés préfectoraux s’appuyant sur la loi du 24 décembre 1888 peuvent

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